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Can you feel ?... | ft. Gimli

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TALES OF MIDDLE EARTH



MessageSujet: Can you feel ?... | ft. Gimli   Mar 15 Nov - 19:47
Can you feel ?...
Gimli & Legolas



Jamais le prince, durant son millénaire de vie, n’avait autant souffert. Dans tous les sens possible et inimaginable du terme. Autant pour son égo – il n’avait jamais été mis à terre aussi rapidement. Son ego avait été piétiné aussi sûrement qu’il s’était fait attrapé et qu’on s’était acharné sur l’elfe, pris dans les filet, incapable de faire quoi que ce soit que subir les coups, se débattant pour rien, dans le vide, faiblissant et gaspillant son énergie pour rien. Outre son ego, son corps avait plus souffert que jamais. Il avait cru, un moment, qu’il allait rejoindre Mandos. Sur son initiative, afin de ne plus subir cette dégradation de sa personne, cette douleur qui parcourait son corps. Mais il avait été plus fort, son esprit d’acier s’était accroché à ce à quoi il tenait ; son père, qui avait déjà perdu une reine (sa mère), Gabrielle qu’il considérait comme une petite sœur, une petite cousine, Tauriel, évidemment… Gimli, aussi.

Pourtant, vu l’état de son corps, il s’était dit plusieurs fois : autant partir maintenant. Autant rejoindre Nana, les elfes ancestraux qui attendent à Valinor, même si cela signifiait passer par Mandos avant. Son épaule déboîtée était sans doute ce qu’il le faisait le plus souffrir, d’autant plus qu’il ne parvenait absolument plus à se servir de ce bras, sinon pour bouger ses doigts, son poignet, et encore cela le faisait souffrir. On lui avait remis l’épaule, on soupçonnait des fractures, on avait remué un peu son coude, mais de toute évidence, son bras resterait inutilisable pendant un bon cycle lunaire au moins. Un mois sans pouvoir tirer à l’arc. On lui avait complètement bloqué le bras dans un plâtre made in Erebor. C’est-à-dire affreusement solide. Une torture. Mais ce n’était pas tout, si seulement… Il ne parvenait plus à marcher non plus, ni même à tenir debout, ses ligaments de son mollets gauche ayant été coupé. On allait le mettre dans une sorte de fauteuil avec des roues s’il voulait se déplacer, jusqu’à ce qu’il guérisse. Il se sentait tellement diminué. Oh, sur toute sa vie elfique, cela n’allait rien représenter de plus que le temps d’un souffle, que l’écoulement d’une larme ; un instant éphémère dans une vie éternelle. Mais pour le moment présent, il trouvait cela réellement trop long…

Pauvre petit elfe n’étant plus capable de rien par lui-même. Même parler, les premiers temps, avait été une torture. Sa lèvre avait été ouverte, il avait eu le goût du sang dans la bouche – de son sang – et le liquide rouge avait imprégné sa chemise. Le sang noble du prince elfique avait coulé, et sa lèvre ouverte avait été une torture avant qu’elle ne se referme. Heureusement que les elfes guérissait plus vite que la moyenne ; et malgré tout il souffrait encore, et son corps était parsemé d’hématomes qui commençait lentement à disparaître plus ou moins.

L’elfe n’avait pas été transporté à l’infirmerie, mais dans sa chambre. Il était trop grand pour les lits, trop… Elfique. On s’était bien occupé de lui, il n’avait pas à se plaindre de ça. Mais personne ne restait longtemps auprès de lui, et, loin de sa forêt et incapable d’y retourner, Legolas se trouvait mélancolique et seul. Comme il aimerait être à nouveau petit elfe et réclamer son Ada. Il patientait, on lui apporterait à manger, sans doute, et de l’eau. On viendrait vérifier ses blessures. Quoi d’autre ?

L’elfe fixait le plafond. Qu’est-ce qu’il lui avait pris de partir comme ça pour Erebor ? D’abandonner sa forêt, son père revenant de voyage, ses fonctions de prince. Pour quoi ? Se jeter dans une bataille qui n’était pas la sienne, dans laquelle il n’avait pas sa place, suivre un nain un peu trop roux et qu’il appréciait un peu trop ? D’ailleurs, où était-il, ce nain ? Gimli était chez lui, auprès des siens. Au royaume des nains, les elfes ne sont pas rois. Pas même prince. A peine hôte. Thranduil serait dans une telle colère s’il voyait l’état de son fils. Mais pourquoi était-il seul ? La dernière souffrance était celle du cœur. Il ne saurait dire exactement si cela faisait deux heures, deux jours ou deux semaines qu’il attendait ici. S’il sombrait parfois dans un étrange sommeil elfique où s’il restait éveillé, immobile, incapable de bouger. Il penchait plus pour les deux jours, vu qu’on était déjà venu le nourrir, vérifier son bandage au mollet, son plâtre (en pierre, il en était certain)…

Mais Gimli ? Ou était-il ? Il n’y avait que lui, soudainement, qu’il voulait voir. Qu’il attendait. Et il se maudissait intérieurement. Pourquoi cela devait tomber sur lui, pourquoi, comme un elfe – un prince elfe – pouvait désirer avec autant d’ardeur la présence d’un nain, et souffrir à l’idée qu’il ne se souciât pas de lui ? La tristesse qui transperçait son cœur quand son esprit s’attardait trop sur ces pensées ne pouvait pas le tromper – il éprouvait des sentiments qui dépassaient le stade de la simple amitié, qu’il avait refoulé depuis trop longtemps maintenant. Il ferma ses yeux, laissant une larme couler le long de son visage pâle. Maudits Valars, pourquoi lui infliger cela à lui ?...





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MessageSujet: Re: Can you feel ?... | ft. Gimli   Mer 16 Nov - 14:13




"Can You Feel...?"



Le trajet du retour fut calme en comparaison de cette étrange bataille qui avait fait rage dans ce tunnel. Pour le nain, ce n'était qu'un combat ordinaire. Mais comment avait-il pu être assez aveugle pour oublier la donnée principale de cet échec ? Il en avait lui-même fait la remarque au tout début de leur périple. Car si un nain était parfaitement à son aise dans ces longs corridors sombres et éloignés de tout, ce n'était le cas des elfes. Eux qui étaient si grand et fin, brindilles parmi les arbres. Ainsi, tout s'était enchaîné comme des dominos de bois. L'incommodité de la marche, doublé à cette embuscade. Ils avaient fait de l'elfe leur cible de pointe. Il fallait avouer qu'il était comme une luciole dans ces souterrains, et que porter un panneau en forme de cible ne l'aurait pas rendu plus visible. Il avait été l'anomalie du groupe, et cela l'avait rendu victime. Tout cela par la faute de Gimli. C'était en tout cas ce qu'il se maugréa dans sa barbe le reste du temps. Après l'avoir amener à des guérisseurs, il s'était tristement éclipsé pour se rendre compte de l'état du reste du groupe. Il fallait aussi discuter des résultats qu'avait apporté cet expédition, bien que plutôt infructueuse en terme de victoire. Ensuite seulement, il partit s'enquérir de sa propre santé. Le nain avait foncé tête baissé pour sauver la proie elfique dans le filet, et s'il s'en était sorti avec peu de blessures, c'état par chance. Mais voyez également l'état de ses plaquettes d'armures, de son casque et de ses immenses épaisseurs de vêtements pour affronter le froid glacial des souterrains d'Erebor ! Voyez à présent, un "simple" elfe. Enfin...non pas qu'il était simple. C'était tout de même le prince de Mirkwood. Gimli soupirait bien lourdement.

Cela faisait deux jours à présent qu'il n'avait osé aller jusqu'à la porte de l'elfe. Il ne se sentait pas prêt à faire face à cet lancinante culpabilité. Par son entremise, Legolas avait risqué sa vie et il était bien loin la légende des elfes invincibles, duquel rien ne touche rien ne blesse. Il occupait son temps comme il le pouvait, prenant surtout soin de réparer ses armes et son armure durement blessé durant l'attaque. C'était une sorte de rancune qui l'empêcher de s'y rendre, une rancune contre lui-même. Il se disait également que l'elfe voulait rester seul, blessé dans son orgueil. Pourtant, cela lui manquait, curieusement. De ne plus pouvoir se moquer de lui peut-être. Le nain ne comprenait pas très bien ce qui le faisait passer chaque jour devant la porte sans pour autant la frapper. Ce n'était pourtant pas dans la fierté naine que de fuir ces responsabilités. Mais c'était bien plus profond que de la fierté naine, le blessant davantage encore qu'une lame orc. Une fois, il avait posé une main sur la porte, s'apprêtant à l'ouvrir. Mais une voix l'appelant pour demander de ses nouvelles l'avait détourner de son but. Et jusqu'ici, il était resté muet. Il fallait qu'il porte son courage et qu'il y aille. Il ne serait pas dit dans les couloirs d'Erebor que Gimli ferait le piètre pleutre devant un elfe, nom d'un caribou ! Il se défit de ses plaques d'armure et troqua son imposante cotte de maille contre une tenue plus tranquille. Il ne fallait surtout pas croire que les nains manquaient de classe. Peut-être qu'ainsi, le guerrier voulait montrer qu'il déposait les armes, et que son entrée n'occasionnerait aucune lutte d'aucun genre. C'était peut-être trop chercher dans l'esprit de Gimli, tandis qu'il chercha dans ses affaires, un petit joyaux d'un or brillant et clairsemé d'éclat aspirant la lumière du soleil. La mettant dans sa poche, c'est l'âme plus tremblante encore que sur un champ de bataille qu'il se mit en route pour la chambre de Legolas. Oh, elle n'était pas bien loin, malheureusement. Jamais encore Gimli ne s'était senti si...mal à l'aise. Ce n'était pas son genre et cela le révulsait au plus haut point. Cognant la porte de manière toute sauf discrète, il entra sans prendre la peine d'attendre une réponse. Refermant silencieusement la porte, il fit quelques pas dans la chambre, observant son ami et compagnon de bataille.

- Vous semblez aller mieux.

Très simplement, Gimli sortit alors le joyaux de la taille d'une petite paume et le posa sur la table de nuit. S'étant donc bien avancé dans la pièce, il se permit de jeter un coup d’œil au regard de Legolas. Il ne fit aucun commentaire sur la larme qui s'y était coulé. Le nain était à chaque seconde plus impressionné de ses préjugés sur les elfes. Ceux-ci étaient donc capable de pleurer ? La neutralité si souvent visible chez eux était donc feinte. Faisant jouer une dernière fois le joyaux entre ses doigts et la table, il l'ausculta une dernière fois pour être bien sûr qu'elle était parfaite. Il l'avait gardé sur sa propre table de nuit depuis son déménagement en Erebor, et à présent plus que jamais elle lui évoquait de bons souvenirs. Aujourd'hui, c'était le reflet du soleil sur les cheveux de l'elfe qu'elle lui rappelait. Il se surprenait à penser cela et bien entendu, le stress n'avait pas quitté ses jambes, bien qu'il le cachait extraordinairement bien. Plongeant à nouveau son regard dans ceux de Legolas, il dit d'un air grave et solennel.

- Je suis désolé, ce n'était pas une mission pour vous, j'aurai du m'en rendre compte. (Un instant de silence le prit alors, cherchant à tout prix à se combler pour ne pas laisser de malaise.) Quelque part, vous avez risquer votre vie pour le peuple des Nains...ce n'est pas rien ! (Ici, ce fut un petit rire qui s'échappa, presque moqueur mais plus taquin.) Humpf.

Gimli n'évoqua pas le moindre mot à propos du joyaux. Il n'en avait pas envie et ne savait pas même quoi dire. J'espère que la lumière qui se reflète dans les esquisses de ce joyaux vous divertira un peu durant votre convalescence ? C'était de l'elfique ça, pas du nain. A vrai dire, il ne savait pas lui même pourquoi il voulait lui offrir ce cadeau. Il aurait du venir avec deux bonnes pintes de bière naine. Peut-être le demi-homme allait-il tout simplement reprendre son joyaux et repartir. Son malaise qu'il avait cherché à faire partir tout en parlant était revenu. Et la seule chose qu'il put faire pour se donner une contenance, c'était de regarder l'elfe, cette incroyable créature qui paraissait à cette seconde la chose la plus fragile de toute la Terre du Milieu, avec son air renfrogné de nain. Mais il n'était pas en colère contre Legolas, mais bien contre lui-même.

- Je comprendrais que vous voudriez rentrer le plus tôt possible à Mirkwood.









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