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Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo

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MessageSujet: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Lun 7 Avr - 14:49


Borné, vous avez dit borné ?
Gimli & Elorin


Stong.
Le couteau d'Elorin se plante dans l'encadrement de la porte avec un son que la semi-hobbite juge très satisfaisant. Stong, avec un petit vrombrissement alors que la lame tremble sous le choc. Elorin est installée à l'autre bout de la taverne, ses pieds nus poilus et noirs de crasse sont croisés sur la table avec un sans gêne qui passe inaperçu dans le bordel général de la taverne, semblable à toutes les tavernes de la Terre du Milieu. Elle est installé avec nonchalance sur sa chaise, comme un sac, se balançant sur deux pieds de la chaise, sans sembler se soucier du déséquilibre.

A côté de ses chevilles, une écuelle vide, impeccablement nettoyée du ragoût qui y a été versé, une dizaine de minutes auparavant. On a beau être à l'autre bout du monde, on n'en reste pas moins un petit hobbit qui tient à ses multiples repas par jour – même si bon, ils sont plutôt maigrichons pour des repas d'hobbit et qu'il y a plus de bière que de protéines dans son estomac, mais qui en a quelque chose à faire ? D'accord, selon les normes hobbite, Elorin est tout simplement squelettique, d'une maigreur maladive et si elle re-mettait les pieds en Comté, sans doute que ses voisins iraient à l'encontre de leurs principes bien-pensants pour la mettre devant une platrée de nourriture hobbite et saine.
Son chapeau est posé à côté, et ses oreilles prennent l'air entre deux mèches rousses – très exactement, entre une tresse où est accrochée un saphir et un tas de noeuds à gauche, et un méli-mélo de tresses et des pièces d'or  droite. Deux oreilles légèrement pointues au milieu d'une chevelure rousse digne d'un nain qui s'échappe de sous le bandeau qui tente de gérer le schmilblick – sans succès.
Elorin tient d'une main sa chope de bière presque vide, et glisse l'autre sous son manteau usé pour y puiser ses couteaux de lancer , un par un pour les lancer sans même regarder.

Stong.
Un deuxième couteau vole à travers l'auberge, manque de planter un type-qui-n'avait-rien-à-faire-là-sérieux-c'est-quoi-ces-manières et se plante à côté du premier couteau. Une serveuse sursaute et pose son regard sur les armes ; naïve, elle lève la main pour les déloger du bois et les chaparder – Elorin connaît ce regard – lorsque la voix de la hobbite claque :

«- Tu l'touches, j'te plante ! »


Le couteau qu'elle tient par la pointe et agite entre ses doigts agiles prouve son argument et elle n'a pas l'habitude de manquer sa cible.
Sa mère se serait jetée dans la Brandywine à l'entendre parler ainsi, serait morte de honte avant de l'entendre brailler aussi fort et l'aurait récurée des orteils à la pointe des oreilles en pestant comme un nain – la politesse en plus.- de la voir dans cet état. Elle lui aurait aussi nettoyé la bouche au savon en voyant cet éclat sournois dans ses yeux bleus et en entendant son vocabulaire fleuri. En même temps, trente seconde de son nouveau mode de vie foutrait un anévrisme à la mère d'Elorin.

Elorin est parfaitement heureuse, elle. Son estomac est plein, sa bourse n'est pas tout à fait vide, le degré d'alcoolisme des humains qui l'entourent augmente de minute en minute – bientôt elle pourrait se servir dans leurs poches comme si elle était une reine faisant son marché -, ses cheveux sont lourds de ses richesses, sa chope est … presque vide. La rouquine descend le fond de sa chope et la tend à une serveuse qui passe.

« - Une autre. »

Ce n'est pas la première, ni la dernière. Disons qu'elle vient de découvrir les charmes de la bière naine – proximité d'Erebor oblige – et que ça accentue encore son ( gros ) penchant alcoolique. Elorin est une alcoolique finie, rongée par l'alcool jusqu'au bout des oreilles, et qui risque de mourir dans les dix prochaines années dû à un coma éthylique ou à une quelconque saloperie due à sa consommation non-stop d'alcool. Elle boit tout le temps, et tient très bien l'alcool, comme le prouvent ses jolis lancers, nets et précis.
Gloire aux nains pour avoir chasser le vilain dragon de la Montagne et s'être remis à fermenter leur fabuleuse bière. C'est un délice et ses oreilles frémissent de joie alors que ses lèvres se retrempent dans le liquide ambré. C'est bon. Sans cesser de boire à grands traits, la jeune femme tire un nouveau couteau de sa ceinture et le relance d'un geste vif en direction de la porte....

… et épingle une barbe rousse au chambranle de la porte.
Stong.
Oops. Personne n'est censé être à cette hauteur, okay ? Erreur honnête, malencontreuse, mais honnête. Pourquoi y  a-t-il une barbe à un mètre de hauteur , hein ? C'est pas dans le marché.
Mais c'est drôle. Très drôle : Elorin en recrache la bière qu'elle est en train d'avaler, s'étrangle et tousse à qui mieux mieux et alors qu'elle se penche en avant, les pieds de sa chaise retombant lourdement sur le sol.  La semi-hobbite tousse et rit aux éclats, prête à se péter la gueule. Pas prête à sauver le nain, par contre, cherchez pas les héros dans cette taverne.


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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Mer 9 Avr - 21:41

I'LL KILL YOU 'TILL YOU'RE DEAD.
Groumph.
Rien qu'avec ce mot, je résume toute la situation. Quoi ? Non, je ne suis pas grognon. Si j’étais grognon, je jurerais sur tous les poils de ma belle barbe. Je suis juste fatigué, oui, ça se peut, en voilà la preuve. ‘Faut dire que me voilà à vadrouiller depuis deux bonnes semaines, seul, accompagné de mes fidèles haches et d'un petit bout de ma fortune. Deux semaines que j'ai quitté Erebor et son Royaume fier, deux semaines que j'ai fugué - quel mot honteux - simplement parce que je n'en pouvais plus. Que la honte descende sur moi, j'ai failli à mon honneur et à ma promesse d'être toujours là pour soutenir Fíli lors de sa régence. Mais paradoxalement ... Et bien double honte sur moi, mais je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie. Parcourir la vaste Terre du Milieu à pieds, rafraichir les orcs de leurs têtes inutiles, vivre des aventures dignes de ce nom ... Voilà ce dont je rêvais depuis longtemps, et qui change agréablement de compter les pièces d’un vaste trésor.
Évidemment, la compagnie des miens me manque. Ma famille. Mes amis. Les rires et les chants nains remplissant la cité d'Erebor, le bruit des marteaux frappant l'or, les longues nuits à boire, les entraînements à la hache contre Ori et Kili ... Mais je ne le dirais pas. Je ne le montrerais pas non plus. Ma fierté, par Mâhal ! C'est tout ce qu'il me reste.

Le véritable problème ne vient pas d'un manque d'orcs à égorger, ni même de véritable compagnie - naine évidemment - en y repensant. Non. Le véritable problème est celui du manque cruel d'orientation dont je souffre. En effet, j'ai la désagréable impression de tourner en rond de façon vulgaire et peu flatteuse depuis deux heures, et l'admettre reste pire que tout.
Oh jusque là, j'ai eu une chance honteuse, pour avoir pris la bonne direction et être arrivé jusqu'à une bourgade assez vivante pour pouvoir contenir une taverne digne de ce nom. Le reste en revanche, serait plutôt le signe d'une vengeance sournoise et vicieuse, résultant certainement de ma trahison envers les miens. Les Dieux doivent se venger et rire de mon sort à l'heure qu'il est. La preuve étant, qu'alors que j'ouvre la porte en bois sale de l'établissement à priori peu ragoutant, désireux de trouver un repas chaud et au mieux un endroit sec où me reposer, je me retrouve fiché comme un vulgaire pigeon, une dague dans ma magnifique, merveilleuse et précieuse barbe. Je vous laisse imaginer la suite de l'histoire, et ma fureur allant avec une stupéfaction toute aussi grande.

« PAR LA BARBE DE MES ANCÊTRES ! QUEL EST LE SALE *jurons Khuzdul* QUI A OSE … ?!!!»

Il m’a tout de même fallut un petit temps de réaction après le sursaut que j’ai pu avoir. Hé ! Pour la défense de mon honneur meurtri, je ne m’attendais à ce que quelqu’un manque de m’écharper ! Que personne ne réponde encore, je ne dis pas, mais de là à m’ignorer en prime ! Quelle bande  de malpropres ! Tous des … Ce mot resterait intraduisible dans votre langage. Tout comme la tête que je peux tirer, en voyant quelques poils de ma barbe tomber au sol, ma barbe dont je suis si fier, cadeau de notre dieu, distinction de notre race, symbole suprême de notre grandeur et de notre virilité … Vous voulez une mort atroce et douloureuse ? Touchez à la barbe d’un nain, et vous verrez ce que les mots « hache effilée » désignent, et de très près. Et mes yeux ne cessent de scruter l’intérieur miteux, faisant des allers et retours meurtriers entre mon  bien  le plus précieux endommagé et les personnes susceptibles d’avoir pu commettre ce crime de lèse-majesté , les poings serrés sur mes haches, rouge de colère et de rage …  Jusqu’à tomber sur l’origine d’un rire tonitruant hautement blessant et déplacer.
Une femme de petite taille, aux oreilles pointues et aux longs cheveux sales – sans parler de ces pieds terreux et poilus au possible – qui se bidonne jusqu’à presque se pisser dessus, manquant même de se casser la gueuler au milieu de ces débris de bouteilles.  Une Hobbite. Et si habituellement je ne manquerais jamais de respect à une femme, le contexte et mon état de colère change amplement la donne.  D’un geste violent et rageur,  j’enlève le poignard de ma barbe, avant de le jeter à terre, et me diriger d’un pas furibond jusqu’à cette ivrogne, prêt à dégainer ma hache et à lui rafraichir la coupe. Je la regarde de haut en bas, encore plus en colère qu’à mon entrée, avant de lancer de ma voix rauque, en rogne, ayant du mal à maîtriser mes mouvements et me retenant véritablement pour ne pas causer de drame.

« Je peux savoir ce qu’il y a de drôle au juste ? »

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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Ven 9 Mai - 23:12


Borné, vous avez dit borné ?
Gimli & Elorin


« PAR LA BARBE DE MES ANCÊTRES ! QUEL EST LE SALE *jurons Khuzdul* QUI A OSE … ?!!!» Le cri réussit le miracle de se faire entendre par-dessus le brouahaha général et généralisé ( et surtout bruyant ) de l'auberge. La victime – non franchement, il ne méritait pas ce nom, c'était un accident, et à part trois poils et sa dignité, Elorin n'avait pas franchement causé beaucoup de dégâts, faut se calmer un peu, hein. La prochaine fois elle viserait son œil.

« - Mon couteau ! »

Crache-t-elle, non feule-t-elle. Elorin saute sur ses pieds, renversant sa chaise au passage – mais pas sa chope qu'elle tient toujours en main, sens des priorités et de l'équilibre de l'alcoolique notoire oblige - et ses oreilles sont retroussées de colère. Elo est une voleuse et si ce qui est à toi est à elle, ce qui est à elle est strictement à elle. Je sais pas qui est le crétin qui a inventé le concept de république des voleurs, où des voleurs partageraient leur butin et ne seraient que paix et amour, eux contre le reste du monde, mais ce devait être un poète ou un idiot du même acabit. Il n'y a pas plus attaché à la propriété privé qu'un voleur.
C'est son couteau que cet abruti barbare vient de jeter au sol sans cérémonie. Et autant elle peut défendre ceux qu'elle lance dans la porte, autant il y a des chances qu'on lui chaparde celui tombé au sol , et c'est très loin de lui plaire.

Mais bon, elle a un autre problème. Enfin, un autre truc se plaçant entre elle, la porte et son couteau et comme le dit truc est plus grand et plus large qu'elle... et il est drôle aussi. Dès qu'Elorin repose son regard sur le nain, son sourire à fossettes revient dare-dare au souvenir de la scène précédente. Il est drôle le nain, elle l'aime bien tiens. Bon, il va certainement pas l'aimer, mais personne ne l'ame en général, ce n'est pas son rôle.

En tous cas, le type roux semblait en colère. Fou furieux, alors qu'il s'approche d'un pas furibond. Elorin devrait se cacher. Elle devrait utiliser son habileté naturelle à se faire la malle et dégager vite fait. Elle est une semi-hobbite agile et voleuse, face à un nain grossier et brutal incapable de protéger sa foutue barbe d'un pauvre petit poignard ( innocent ) volant à travers une auberge.

« Je peux savoir ce qu’il y a de drôle au juste ? » J'espère que tu as de la bière et du temps devant toi, mon brave ami, parce que si Elorin doit te faire une liste de tout ce qu'il y a de drôle présentement, on est pas fini. Enfin, la hobbite comptait faire la fermeture de la taverne, de toute façon. Nous disions donc : le nain, sa barbe coincée, son joli lancer de couteau, la coïncidence, l'humour (très) pourrit d'Elorin, son air furieux qui ne lui allait absolument pas, et l'alcool qui courait dans les veines usées de la semi-hobbite.

« -Ta barbe maître... roux ? »

Elorin agite vaguement la main, faute d'un meilleur mot à employer que roux. Maître roux. C'est un nain, ma vieille. Barbe, un peu plus grand que toi et l'haleine d'un bouc : nain. Un nain, maître nain, c'est comme ça que tu devrais l'appeler, si tu n'avais pas décidé d'être impolie et irrévérencieuse par simple esprit de contradiction.

En plus elle est à la hauteur de sa barbe. Elle est jolie la barbe en soi, mais franchement, ils ne devraient pas mettre autant de tresses là dedans, pour un hobbit malicieux c'est une invitation à tirer dessus, et dans le cas d'Elorin, a prélever les bijoux qui ferment les dites tresses. C'est un bon objectif, songe-t-elle soudain, en reluquant l'un des fermoirs. Ca l'occuperait dans tous les cas, et la voleuse en elle frétille d'intérêt à l'idée. Voler est plus fort qu'elle, de toute façon.  

Elorin lève le regard fièrement pour soutenir le regard furibond du nez de ses propres iris malicieux.  La semi-hobbite croise les bras sur sa poitrine, tout en tenant précautionneusement sa chope dans sa main droite – elle est gauchère, mais la droite était jusqu'alors utilisée pour lancer des couteaux dans les clie...chambranles de porte. Gimli est un peu plus grand qu'elle, mais la rousse voit ça plus comme une invitation à le chambrer et à le foutre en rogne que comme une raison de baisser les yeux, son froc et d'aller emmerder quelqu'un d'autre.

« -T'es drôle et j'ai fait un joli lancer, c'est drôle. Donc si tu veux pas te remettre là haut pour jouer la cible miniature, fous le camp et gâche pas ma soirée en grognant. Santé ! »

Avec un sourire sarcastique, Elorin lève sa chope sous le nez du nain – au nez et à la barbe du nez, si vous me pardonnez l'expression avant de rouler des yeux et de se détourner dans l'intention d'aller chercher son couteau avant qu'on lui vole. Elle était là pour boire et gagner des pièces, pas pour supporter la puanteur des nains. Quoique. On lui avait dit que les nains pouvaient être drôles à emmerder et qu'ils tenaient bien l'alcool : cela pourrait être l'occasion de tester ?


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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Dim 1 Mar - 10:16

Borné, vous avez dit borné ?
ft. une demi hobbit alcoolique.

Son couteau. Son couteau ? ET MA BELLE BARBE ALORS ? Ceci dit, elle du cran. Soyons honnètes, je suis encore en rogne – salement en rogne – mais .... mais je me calme. D'un coup. Etrange. Je reste à fixée l'inconnue alors qu'habituellement je hurlerais tous les beaux diables et je renverserais les tables. Mon couteau, a t-elle feulé, avant de sauter sur ses pieds. Il n'y a pas à dire, peu de personnes tiendraient tête à un nain – et elle vient de gagner un point d'honneur à ne pas renverser sa bière. Bière. Bière naine. Bière de notre peuple. C'est ça qui me calme – la voir boire un vrai breuvage saint digne de ce nom et pas la pisse chaude que serve – parait-il – les elfes et qu'ils nomment vin. Bière naine. Elle gagnerait presque mon respect.

« -Ta barbe maître... roux ? » Je la regarde, cherchant à savoir si elle se fiche de moi. Elle semble honnête. Honnête dans le sens où elle ne ment pas. Ma barbe ... Ma barbe la fait rire ? Je baisse mes yeux sur l'objet de fierté – de virilité naine et je constate que ... Par Mahâl, elle a raison. Un nain avec une barbe trouée, malgré le fait que cela m'étreigne le coeur de l'avouer, c'est risible. Ma barbe, ma belle et précieuse barbe tressée par endroit avec goût et dévotion ... a un trou. Je fixe la hobbit – qui semble grande. Sa bière. Son sourire. Ma barbe. Qu'elle reluque. Et je me mets a sourire un peu malgré ma colère. Un grondement sort de mes entrailles, remonte dans ma gorge et je me mets soudain à rire alors qu'elle termine sa phrase. Les autres nains auraient été outré et je le suis, clairement. Mais elle tient toujours sa choppe avec précaution -  me semble t-il – et elle continue de me tenir tête alors qu'elle est plus fine et plus petite tout en buvant le précieux breuvage de mes ancêtres. Ce qui me rappelle que c'est une situation aussi risible que le trou dans ma barbe. Alors j'explose, de colère et de rire, ou juste de rire je ne sais plus. Je m'en tiendrais presque les côtes, mais à la place, je pose ma main gigantesque sur l'épaule mince de la hobbit – décidément bien plus grande que la description que m'en faisait mon père, redevenant sérieux. Au fond, je suis toujours en rogne. Mais maintenant, j'ai envie de rire malgré les grognements que je peux proférer.

« Attends, c'est quoi ton nom ? » Je la regarde, avant de ramener ma main contre moi. Petite, frêle, mais avec son caractère on aurait pu penser à une naine si ce n'est ses pieds poilus et le manque cruel de barbe. Je remarque qu'un serveur passe et je gueule, histoire de me faire entendre parmi le brouhaha incessant « Deux bières supplémentaires ! » Sans lâcher la petite teigne insolente du regard. Après brève réflexion, je compte bien laver l'affront de ma barbe, et comme elle semble tenir l'alcool ... « Concours de bière ! Toi contre moi, et le vainqueur paie. » je lui lance, avant d'aller m'installer à sa table qu'une serveuse redresse.

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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Ven 13 Mar - 18:39


       
       Gimli & Elorin
       Borné, vous avez dit borné ?
J
e suis experte dans l'art de casser les peids d'autrui, art délicat d'insupporter toute rencontre juste pour le plaisir, qui se couple nécessairement avec celui d'éviter les coups. Vous avez vu ma frêle carcasse ? Pour une hobbite, j'ai rien de délicat et ( contrairement à d'autres, oui, okay suivez mon regard, je ne comprends pas comment ce cher Bilbo a pu survivre face aux nains. Vous l'avez vu chouiner dès qu'il se cogne un orteil contre un meuble ? Et jurer, d'accord, pour ça je suis fière de lui. Mais c'est vraiment le plus résistant de mon côté maternel, imaginez les autres ) me prendre un sale coup des grands battoirs pourrait faire mal.

Pourtant, c'est sans crainte aucune que je nargue le nain que je viens d'agres...auquel je viens de retailler délicatement et amicalement la barbe. Aucune agression et je suis polie, je vois pas de quoi vous voulez parler. Circulez, il n'y a rien à voir. Je me mords la lèvre inférieure, les yeux rieurs alors que le nain me regarde, regarde sa barbe, me regarde... Il a du mal à percuter apparemment, il n'en sera que plus facile à dépouiller.  Je m'apprêtais à tremper mes lèvres dans ma bière – de l'alcool, l'essence de mon existence – lorsque il percute.
Et pose la main sur mon épaule. Il rit, aussi.
Les deux sont des évènements...imprévus. J'ai l'habitude de faire des doigts d'honneur à tout bout de champs aux humains et aux hobbits, mais les nains sont encore un terrain ( de jeu ) inconnu pour moi. Je les maîtrise mal – pour l'heure, le narrateur se bidonnant joyeusement, je présume que cela va bientôt changer, en bien. Mais est-ce que ce nain là, le rouquin, sera ma première victime ou simplement un entrainement foiré, ça reste à voir. Je m'attendais sérieusement à me devoir sautiller, me pencher, éviter un coup, lui couper la barbe en passant et foutre le camp dare-dare ( les habitudes ont la vie dure ) et... il se gausse, le fourbe.

En même temps, il me démolit adroitement l'épaule, vengeance subtile s'il en est, je vais avoir un bleu avec ta paluche de merde, connard -  tellement loin de ce qui se passera face au deuxième nain rencontré, ah les joies du narrateur. Ma bière en main, je parviens à croiser les bras, j'hausse l'oreille et le fusille du regard. Facile de se foutre des petits hobbits joufflus, mais personnellement je suis à moitié humaine, et c'est pas vraiment mon style. Alors je me méfie, et j'attends que l'ogre roux finisse de rire à gorge déployée. C'est vraiment une bestiole bizarre...  « Attends, c'est quoi ton nom ? »

« - En quoi ça t'intéresse ? »

Je feule presque. La méfiance a bon dos, je le connais pas ce type, et je viens de le le martyriser. Avec un nom, il pourrait porter plain...ouais, okay, je retire ce que j'ai dit, de toute façon mon ardoise est telle qu'une plainte de plus ou moins n'y ferait guère de différence. « Deux bières supplémentaires ! Concours de bière ! Toi contre moi, et le vainqueur paie. » … Non mais il se fout de ma gueule ? Je l'attaque, il paie à boire ? Me paie à boire ? Il est croisé hobbit pour être aussi naïf et stupide. C'est clair, c'est net et décidé ad vitam eternam, j'aime les nains.
Je reste un instant, immobile, plus stupéfaite que je daigne bien l'admettre. Mon buste pivote pour le suivre du regard, alors qu'il regagne ma table, puis, je hausse les épaules. Pourquoi pas, après tout.

Je cours récupérer mon couteau, et au retour, intercepte la serveuse qui arrivait à notre table au même moment, pour lui voler les chopes. Les deux bières c'est pour moi, et je le signale clairement lorsque je m'installe sur la chaise – trop grande pour moi. Je tiens les deux chopes dans l'enceinte de mes bras, regard noir par-dessus la mousse sur mon vis à vis, les jambes relevées sur ma chaise, les genoux contre le rebord de la table. Pas toucher à ma bière, ma bière à moi.

« - Elorin. »

S'il croit que je vais payer. Déjà que je roule sous la table...ce serait inédit. Les hobbits sont de tenaces buveurs croyez-moi : faire la fête et boire un coup est tout à fait dans nos mœurs, mais vomir ou être ivre mort est si peu convenable que notre organisme a sciemment décidé que nope, cela n'arriverait pas de sitôt. Et j'ai acquis une certaine réputation, que je tiens à défendre jusqu'à la mort ( ivre ) . Le regard fier et plein de défi ( qui a dit arrogance ? ), je lève ma chope pour en descendre une première moitié à grandes gorgées. Je la repose ensuite – même la vermine doit respirer – avec vigueur sur la table de bois. Je dois avoir une moustache de mousse, ce qui ajouté mon apparence globale ne doit pas flatter ma dignité, mais cela ne m'empêche pas de le fixer, les oreilles dressées et un sourire sarcastique aux lèvres. J'ai fait machinalement joué mes trois doigts restants, resistant à la cleptomanie qui me hante.

«- Alors nain ? Prêt à vendre tes bijoux de barbe pour payer ? Ca vaut quelque chose ces pécadilles ? »

Non, parce que je les veux ces trucs là. Et si je dois le souler à mort pour pouvoir bosser tranquillement...Faisons ça. Arnaqueuse et saoûleuse de nains . Cela me plaît bien comme titre.
WILDBIRD
 


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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Ven 21 Aoû - 22:51

Borné, vous avez dit borné ?
ft. une demi hobbit alcoolique.

Je suis sûr de ne pas perdre ! Question de fierté, ça vengera ma barbe. Elle est tenace cette fille. Et bizarre, sacrément. Je la regarde, attendant toujours sa réponse qui tarde. Ca m'intéresse parce que je veux savoir le prénom de celle qui va me payer une tournée. Je le pense, mais ne le dit pas. Et puis, merde, elle a quand même fait un beau trou dans les poils de ma jolie barbe. Je m'attable, affable, attendant que les bières soient servies alors qu'elle revient avec son couteau. Je crois que ce couteau, c'est comme ma hache, une connotation sacrée les relient à nos êtres. Mes haches ce sont mes seules femmes, fidèles, toujours à l’affût, et elles font mouche souvent. Bon sang de quelle espère vient elle ? C'est pas une elfe. Les elfes, d'après mon père, puent la malhonnêteté à plein nez, avec leur senteur boisée et fleurit, leurs grandes jambes fines imberbes et leur foutu regard circonspect. Un elfe ça vous regarde de haut et ça n'attend qu'une chose, rire de vous et vous foutre au cachot sans bouffer. Des connards, les elfes. Mais la demoiselle n'a part l'air d'être ainsi, avec ses doigts en moins. Une camarade d'aventure, une laissée pour compte elle aussi, qui semble aimer se battre autant que d'être sur la route. Peut-être a t'elle du sang de nain malgré son coté fluet ? Bah. Je n'ai jamais vu d'oreilles pareilles.

« Moi c'est Gimli. Gimli, fils de Gloin le flamboyant » je reprends, fièrement. Je ne vais pas lui serrer la main, car elle me pique les choppes sous le nez alors qu'elles arrivaient fraîchement. Je m'en vais pour grogner, m'exclamer quelque chose, puis je regarde son manège, presque choqué. Bon sang. Une vraie naine ! Mahâl aurait-il eut des enfants cachés ? Peut-être vient elle d'autres collines après tout. Entre son envie de tuer pour protéger sa bière et son couteau précieux ça ne peut être que ça.
Elle me lance un regard fier et plein de défi, je ne peux que rétorqué d'un sourire de connivence. Soit amie, ce soir buvons. J'attends que la serveuse revienne avec deux autres bières, que je lui prends d'emblée avec force, la remerciant au bas mot avant de reporter mon attention sur la petite vermine qui paiera la note. Elle lève sa choppe qu'elle descend à la vitesse naine, et je rirais presque en voyant sa moustache de mousse et sa vigueur. Que c'est bon, je pense, je me croirais chez moi. Je lève à mon tour ma chopine pour la boire goulûment, d'un trait pour ma part, laissant le liquide couler un peu le long de mes lèvres pour se perdre dans les poils roux. Je repose ma choppe – vide – à coté de moi avec autant de force que la sienne, grand sourire sur les lèvres – tu vas perdre, petite – avant de la fixer droit dans les yeux de nouveau, tiquant légèrement sur sa dernière phrase.

« Par la barbe de mes ancêtres, ne m'insulte pas ! Ce sont des vraies, de l'or nain, l'or de la famille, l'honneur des guerriers ! Mes précieux. » je grogne, fièrement, posant ma main sur l'un des bijoux de ma barbe que je serre doucement, avec respect et révérence, un amour inconsidéré dans les yeux - je tuerais le premier qui y touchera -, avant de me réinstaller au fond de cette maudite chaise trop grande, frappant du poing sur la table au moment même où un long rôt nain ne m'échappe. Je m'essuie la bouche du dos de la main, ignorant le reste de l'assemblée, prenant déjà la seconde choppe sans m'excuser du manque de politesse. Je serais parmi les miens, ils renchériraient, mais ils ne sont pas là puisque je les ai abandonné lâchement. Soudainement j'ai honte … Je la regarde de nouveau, ses oreilles trop longues, sa taille trop svelte pour qu'elle soit vraiment charmante, son air de gobelin prête à bouffer le premier qui touchera à sa boisson. Je souris, fugacement, avant de prendre une gorgée de ma seconde bière. Tu vas perdre, gamine.

« Et toi, qu'est-ce que tu es ? » je marmonne, le nez dans ma bière, m’interrogeant. « Est-ce que tes bijoux te viennent de ta famille aussi ? J'espère que tu en auras assez pour payer la prochaine tournée, à moins que tu n'aies de la bonne monnaie sonnantes dans tes fripes ! » A ses dires, je fais signe à la serveuse qui va nous en chercher d'autres. Dépêchons, allons ! J'ai soif, j'ai la nuit devant moi et j'ai hâte de gagner contre cette chose qui se croit si maligne.

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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Mar 22 Sep - 22:53


    Gimli & Elorin

     

     Borné, vous avez dit borné ?
« Moi c'est Gimli. Gimli, fils de Gloin le flamboyant »

"Hm, hm."


Les lèvres serrées, le nez en l'air, j'acquiesce d'un air sciemment solennel. Grandiloquent. Sérieux. Imprégné. Tu parles Glaucome, tu m'intéresses. Gloïn la torche était bien connu pour être tout feu tout flamme. Il s'était peut-être brûlé la barbe un jour ? Vu comment ces petites bêtes étaient sensibles du poil. Bref, la généalogie, je connaissais par la passion que mes congénères avaient pour ... ça; une longue liste de noms ,d'ancêtres, de squelettes dans le placard et de concours de salades ou de tomates gagnées à plus ou moins de reprises. Pour le peuple nain ça doit être....pareil. Aussi chiant.

Je hmhmhm encore un peu, mais je descend docilement ma chope. La bière. Il n'y a que ça de vrai, avec l'or et bordel que c'est bon. Lorsque je repose ma chope, vide, lourdement contre le bois de la table, Gimli a repris : « Par la barbe de mes ancêtres, ne m'insulte pas ! Ce sont des vraies, de l'or nain, l'or de la famille, l'honneur des guerriers ! Mes précieux. » Evidemment que je vais t'insulter tocard. L'honneur des guerriers, par-dessus ma tete, l'or nain, pas du tout. Un large sourire s'étend lentement sur mon visage alors que j'attrape au passage ma deuxième chope.

"Contente de le savoir."

Je suis son mouvement des yeux, alors qu'il porte la main à l'un de ses bijoux de barbe - Je cligne des yeux, j'ai le regard céruléen, des yeux ronds, innocents, d'enfants, de hobbits. Il faut crier au vol dans les rues encombrées : par réflexe, tous vérifient à chaque fois que leur objet le plus précieux se trouve toujours dans le poche, dans leur besace, dans leur bourse, et ensuite, le tour est presque joué, il suffit d'avoir les mains baladeuses, de viser l'as découvert en priorité.

Un rôt, chez moi ce n'est pas synonyme d'honneur. Moi ? Je m'en bats la couenne avec ma première robe ( horrible, elle a finit dans la rivière, lacérée et maculée de pattes de chien ) même si je me lance pas dans un concours. Déjà parce que j'ai des choses plus importantes à faire ma bonne dame, vous croyez vraiment que dépouiller un nain ça se fait tranquillement entre deux rôts et un pet baveux ? Tudiou. Le vol c'est un art. La cleptomanie vulgarise un poil ça, je vous assure, je ne vais pas partir en sérénade sur mon hobby préféré. Non. Je vais dépouiller ce nain poilu et doré.

J'aime pas comme il me regarde. M'examine. Cela me donne envie de lui faire un bras d'honneur - quand les hobbits me regardaient comme ça, ça finit toujours en grabuge : peigne toi les tifs, mets une robe, lave-toi les pieds. Quand les Hommes me regardent comme ça, y a du mépris et du grabuge à venir. Quand c'est un nain ? 404 not found. Aucune idée, je connais pas ces bêtes là - poilu, barbu, ça a le regard vif et la descente facile. Or, bière, peu de manières. On pourrait être amis, si l'amitié avec des gens riches avaient du sens pour moi. Je l'observe en retour, les oreilles légèrement plissées en arrière. Méfiance, curiosité, le chat de demi-hobbit que je suis, accroupie sur cette chaise trop grande, mes genoux encadrant ma chope - pas trop grande pour mon foie, ça c'est parfait. Autant il sourit, autant je grimace, montrant légèrement les dents lorsque je ne suis pas occupée à boire goulument; pas touche à ma bière le nain, à moi. Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est à moi. Et a un trou dans ta barbe alors me regarde pas comme ça abruti.

« Et toi, qu'est-ce que tu es ? » C'pas poli de demander aux gens ce qu'ils sont dirait ma mère. Surtout dans le cas d'une la voisine du smial de gauche , mais hey, la Comté est la Comté. « Est-ce que tes bijoux te viennent de ta famille aussi ? J'espère que tu en auras assez pour payer la prochaine tournée, à moins que tu n'aies de la bonne monnaie sonnantes dans tes fripes ! » ... Mes . Bijoux. Ah ouais. Oulà. Qu'il est niais. Je crache un peu de bière par le nez même, merde, c'est dégoutant, ça a un sale goût et ça gâche un peu de cette bière qui était, à la base, pas si mauvaise. Avec une grimace et un injure ( svouplait ) je m'essuie le nez, reprend mon souffle et une gorgée de bière.

"T'es con ou tu le fais exprès ?"
Je rigole doucement, amusée à ses dépends, et le regard pétillant - toujours une mauvaise nouvelle. " Je veux dire, y a ma trogne dans les quatre coins de la terre du milieu, sur les affiches. " Bon d'accord, pas tout à fait dans les quatre coins. Au Gondor surtout, où la prime est la plus grosse. Mais un peu des fois ailleurs, je le sais, je me fais coursé. "Et non, c'est pas pour le concours du plus mignon hobbit du coin. Déjà parce que Milo y serait pas, vu son haleine de wa... bref. Ou alors t'es pas assez grand pour y voir.... A moins que tu vois double, déjà ?"

Je taquine, je provoque, levant ma chope pour la vider d'un trait. Moi, faudrait que je mange, peut-être. Il faut toujours que je mange, c'est mon côté hobbit qui parle. Contrairement à Kiteria, je suis pas trop exigeante sur la fréquence de mes repas - plutôt de mes boissons - et l'alcool suffit en général à faire taire mon estomac grognon. Mais quand même, je dis jamais non à un plat et parfois, un estomac plein à ras bord de liquide, ça rappelle que je suis hobbite et pas dromadaire. Enfin. Mi-hobbite, mi-humaine et mi-pocharde derrière. J'attrape la bière que dépose la serveuse près de nous avec vivacité, me détendant comme un ressort et j'ajoute nonchalamment :

"Rapportez du ragoût et de la bière".


Bah quoi, je ne vais pas payer, autant me gâter. Après lui avoir rendu ma deuxième chope, vide, je me déplie et reprend la posture dans laquelle le nain - Gimli - m'avait perturbé. Chaise en déséquilibre, pieds sur la table et je claque mes trois doigts ensemble pour me vanter fièrement : "J'suis une raclure, maître nain. Pourriture. Les bijoux sont pas à moi, je les ai piqué. Mais les tiens devraient payer la prochaine tournée. Et mes fripes t'emm.."

Pas touche à mes fripes. Y a pas de monnaie dedans. Dans mes cheveux et dans mon chapeau, ouais ça par contre. Mais pas touche, il n'y a pas plus parano qu'une voleuse. Ah si : une voleuse parano qui entame sa troisième chope et qui va pas s'attarder en si bon chemin.


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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Dim 8 Mai - 13:46

Borné, vous avez dit borné ?
ft. une demi hobbit alcoolique.

Définitivement pas une naine. Déjà parce qu'elle est pas barbue – même les naines ayant peu ou pas de barbes ont de jolis poils sur les bras et les jambes au minimum – ensuite parce qu'une naine serait flattée ou du moins me raconterait les péripéties de ces ancêtres. Une vraie naine ne me traiterait pas de con et ne rendrait pas sa bière par le nez – quel gâchis, qu'elle tristesse ! Bon. Pas elfe, pas naine. Pas humaine non plus. Gobelin ? Non, ils sont pas du genre à faire la conversation et ils puent plus qu'elle. Oh remarquez … Mon père me parlait souvent de Bilbo. Serait-elle hobbit ? Mais Bilbo était mignon et maniéré comme un elfe, elle était clairement loin de ce schéma là. Peut-être que les femmes hobbits étaient des teigneuses et tenaient plus du nain que du hobbit mignon ? A moins qu'elle n'ait été élevée par les miens – du coté de Norgord peut-être. J'y retournerais bien d'ailleurs, au moins voir comment Ferrin se portait – peut-être que ces deux là se connaissaient d'ailleurs, si elle était de coin. Enfin. Je grogne à son insulte, reprenant une gorgée de bière pour pouvoir ensuite réépliquer correctement, mais cette teigne me coupe dans mon élan et me laisse comme deux rond de flans.
Sa trogne ? Affichée ? Je plisse les yeux et termine ma bière tandis qu'elle m'explique – comprenez que je n'ai pas fait attention à ces maudits bouts de papiers humains, bons pour les humains, pas pour les nains, surtout lorsqu'il ne s'agit pas de panneau indiquant quel chemin prendre pour rejoindre la Comté. Recherchée la petite ? Je termine ma bière en la faisant claquer sur la table, avant de sursauter à ses dires et attraper ma hache avec hargne – une voleuse, tu es en train de parler à une voleuse.

« Personne ne touchera à mon or ! »

Je vois rouge, mine de rien, et je m'éloigne quelque peu de la table en grognant, une main sur ma barbe, l'autre restée sur ma hache. Qu'elle soit hobbit ou tout autre chose n'a plus d'importance, si elle touche à ma barbe encore une fois ou à ma bourse, je la tranche en deux. Question de fierté naine, je ne me ferais pas avoir. Cependant pour une voleuse elle est sacrément honnête, de quoi piquer ma curiosité un peu plus. Restant tout du moins à distance raisonnable, je m'interroge à présent sur ces complices – un certains Milo, donc, dont il faudra que je me méfie si je le croise en chemin. Je jure en khûzdul cependant, lorsqu'elle insulte ma taille et mon état de santé – je vais lui faire ravaler ses mots sans manière gentleman si elle continue à provoquer ainsi mon égo.
« Je n'ai pas fait attention à ces maudites affiches. »« beaucoup de ragôut. Et le double de bières ! » que je puisse lui claquer le bec une fois pour toute. Je l'observe reprendre nonchalamment son ancienne posture, tandis que je reste tendu comme le manche d'une hache : droit, raide, piquet. Elle continue de parler, et je l'écoute, attrapant une autre choppe pour la vider – mais alors qu'une fois de plus je vais pour répliquer, je note des mouvements suspect à nos cotés. Ce n'est pas la serveuse avec du ragoût ou de la boisson, mais des humains armés et à l'air patibulaire. Qu'est-ce que c'est encore que ce foutoir ? Je jette un coup d'oeil à la hobbit – car c'est ce qu'elle semble être au final – me demandant si ce sont des amis à elle, des types qu'elle aurait égaré volontairement en chemin, ou si c'est l’appât du gain qui les amène. Vu leur air renfrognés et déterminés, ce serait plutôt la seconde solution. Même plus moyen de faire un concours de boisson tranquille, bordel !

« Dégage le nain, on a des trucs à régler avec la fille. »

Pardon ? Mais il veut tâter de ma hache ? Je termine pourtant ma boisson sans bouger, avant de leur lancer un regard, et lui balancer ma choppe – vide – dans la figure en réponse – on ne gâche pas la bière, voyons. « Sois poli, face de gobelin décomposé. Tu vois pas que tu nous déranges ? Je reste, j'ai payé, et si ça t'pose un problème, approche toi donc de ma belle hache, elle va t'aider à négocier. » Et ça vaut pour tous les cons présents, car un défi est un défi, qui qu'elle soit et quoi qu'elle est fait par le passé. Je ne quitterais pas ce taudis avant qu'il soit fini, les détails gênants on les règlera après.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.
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MessageSujet: Re: Borné vous avez dit borné ? | Gimli & Elo   Dim 22 Mai - 23:04


    Gimli & Elorin

     

     Borné, vous avez dit borné ?
Mon front fin et gracieux, blanc d'albâtre à l'exception faite de la marque de crasse qui le balaie heurte violemment ma paume aux doigts agiles. Ce qui, vu ma position hautement improbable est une foutue oeuvre d'art équilibriste. Avoir l'air à la fois nonchalante ET blasée par mon interlocuteur n'est pas un combo si facile à achever. Mais foutrequeue. Qu'il est con.
« Personne ne touchera à mon or ! » C'est qu'il est fier et menaçant le bourge. Tout en parlant d'or, ça me donne des frissons dans le moignon. Et un peu envie de ricaner comme une putain de hyène, sa réaction.  Et de montrer les dents, lever le menton et le regard fier de la chiure de pavé et de demander si c'est un putain de défi. Techniquement, vu qu'il paie la tournée et la bouffe, j'y touche à son or et je vais même le transformer biologiquement. Je m'affale encore un peu le dos contre le dossier de ma chaise, pour l'observer, regard turquoise comme deux fentes de ruses et de calcul. C'est ma première rencontre avec un nain et je ne sais pas s'il est représentatif de son peuple - je suis l'exact opposé de ma mère après tout - mais si ouais... je vais les coller comme la peste le lépreux. Ils sont drôles. Un peu cons, montent vite sur leurs grands chevaux - et se rendent un poil ridicules ce faisant, mais je regarde avec respect peu de gens et admiration personne alors mon avis sert sans doute à que tchi présentement. Ils ont de l'or et aiment la bière, et on peut roter en leur présence. Vous savez ce qu'ils manquent pour qu'on deviennent les meilleurs amis du monde ? Qu'ils soient de bons pigeons.
On va tenter, qui ne tente rien n'a rien et frileux voleur à deux mains et le ventre vide. Une main serrée sur une hache m'a jamais arrêté. C'est galère de couper avec une hache quelque chose d'aussi proche qu'une main dans vos poches ou pantalons sans couper une partie de vos parties du même coup.

Il s'en va pas trop loin pour autant le bougre.  C'est outré, ça gueule fort, ça s'indigne, mais ça va pas loin. Curiosité, ou il a faim et soif ? Amour du danger ou manque d'instinct de survie ?  « Je n'ai pas fait attention à ces maudites affiches. »

«- Je croyais que t'aimais l'or le nain ? T'es tellement vert de la ville qu'on dirait un elfe. »

Je prête beaucoup d'attention aux affiches - déjà pour savoir à quel point je dois jouer au cafard qui se planque sous l'escalier et fait sa vie en profil bas - et aussi parce que... non je ne suis pas au-dessus de vendre mes compatriotes vermines. J'en apprécie globalement certains, mais rarement assez pour ne pas boire ma bière s'ils sont en feu devant moi. La plupart ? Mépris, coups bas, haine et crachats. Si je peux me débarrasser d'une raclure à qui je dois des thunes en en gagnant moi même c'est une foutue belle journée. Et si je peux me moquer d'un p'tit nigaud roux dans ce genre une bière à la main.. c'est pas mal. Je me moque gentiment, un sourire moqueur aux coins des lèvres - il est sympa en soi. Mais il va pas survivre dix minutes après être sorti de l'auberge, même si moi je lui fais pas de coups fourrés ( et sachant que je vais lui en faire un, vous pariez quoi sur sa durée de vie ? Ouais, moins long que moi à descendre ma chope, je sais ) .

« beaucoup de ragôut. Et le double de bières ! » Un large sourire étire mes lèvres. Ca c'est mon nain - mes yeux pétillent. Apparemment il tient pas assez à son or pour ne pas le dépenser pour quelqu'un qui va le détrousser dans dix minutes à tout casser.  J'ai la dale et je plonge le nez dans ma chope tout en surveillant les alentours et le retour de la serveuse avec "beaucoup de ragout". Le nain vient d'acheter mon affection et compagnie en trois mots, c'est-y-pas-formidable.

«  Dégage le nain, on a des trucs à régler avec la fille. » Mentalement : merde. A haute voix:  pas un son. Moment de filer à l'anglaise dans le plus grand silence.  C'est mon signal ça - mes oreilles se dressent dans ma crinière hirsute et je plisse légèrement les yeux pour observer les nouveaux venus depuis ... euh, en regardant par-dessus le nain. Là, à vue de nez hobbit, ils me disent strictement rien, mais en général les grandes gens qui en ont après moi...on de bonnes raisons d'en avoir après moi. Mais je me fais généralement pas chier à observer leur minois - qu'ils soient mes victimes ou mes créanciers. Ils ont certainement des trucs à régler avec moi, mais les bons comptes font les bons amis et j'ai pas d'amis. Je descends ma chope du coup, avalant le reste de bière d'une traite en les regardant par-dessus le rebord de la chope. Je vais manquer de temps pour le ragout, fais chier. « Sois poli, face de gobelin décomposé. Tu vois pas que tu nous déranges ? Je reste, j'ai payé, et si ça t'pose un problème, approche toi donc de ma belle hache, elle va t'aider à négocier. »

Ma chaise en retombe sur le sol pourrit de l'auberge et je manque de m'étouffer.
Qu'Yvanna m'écoute une fois par an, je pige que rien aux nains. On vient se rencontrer, je viens de le menacer de le dépouiller comme la vile fripouille que je suis et... il me protège ? Enfin, je suppose. Je connais pas le sentiment d'être protégée, alors je fais peut-être erreur sur la question tout est possible. Peut-être qu'il réponds surtout à "dégage" et qu'il refuse de bouger comme le nain-bécile qu'il est. Sauf que du coup il est entre eux et moi, et sa hache à la main.
Stupide, mais mignon.
Je veux dire, je n'ai pas besoin d'un chevalier servant. Déjà parce que j'ai pas franchement une gueule de princesse et que la détresse c'est pas mon truc.
C'est stupide. Parce que je peux facile voir les événements se déclencher et le nigaud des montagnes va déclencher une bataille généralisée - la preuve, l'un des grands types se reçoit une chope vide sur la tronche et qu'il n'a pas l'air ravi de se bouffer des tessons. L'avantage de la situation de déjà vu c'est que je peux y foutre mon grain de sel, tirer profit du grabuge et me tirer ni vu ni connu. Merci pour la bière.

Deux types foncent vers le nain et la hache, quelqu'un pousse un cri (de soutien. A qui ? ) dans la taverne, un tumulte commence à naître comme à chaque fois qu'une hache vole. Ca serait bien le moment, personne ne regarde le mini machin que je suis, mais... c'est une question de déshonneur. Je bondis de ma chaise, pose brièvement mes fesses sur la table pour pivoter mes jambes de l'autre côté et redescendre sur le sol de l'auberge. Juste à temps pour envoyer mon coude dans la tronche d'un des humains qui a passé le barrage nain. Plus petite et plus maligne, je me penche pour éviter son assaut, roule à terre et enfonce un couteau à angle droit dans son tibia. Je le retire aussitôt alors que le sang cigle à mon visage et que je me retrouve par la force des choses derrière Gimli, le nez tout proche de ses cheveux et barbes – des poils roux hirsutes avec de l'or dedans. Je tends la main, je saisi les mèches dans les doigts, une mèche au bout de laquelle pend de l'or...

« -Putain de bordel de merde »

Putain ça serait criminel de laisser passer ça. Sauf qu'une des brutes veut me choper par mes propres cheveux et que je dois lâcher prise pour l'éviter. Et me contenter de la bourse que je lui chaparde en le poussant, en apparence pour me débarrasser de mon assaillant. Je crache dans son œil et je roule par terre – non pas gracieusement en roulade avant. Sur le côté, mode ivrogne qui tente de sortir du lit. Mais ça marche, je me faufile entre les jambes, me redresse juste à temps pour voler une assiette de ragout des mains d'une serveuse. J'en gobe la moitié le menton dans l'écuelle avant d'éructer au nain aux prises avec les sales types patibulaires :

« - J'ai gagné ! »

Je veux dire. Je lancerais bien un couteau sur son assaillant pour l'aider, mais j'ai les mains prises – à gauche, une bourse, à droite une assiette, je suis trop loin pour un coup de boule et de toute façon j'en perdrais mon chapeau, et mes jambes sont occupées à se barrer.


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