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Sweet love | Manech & Dastan

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MessageSujet: Sweet love | Manech & Dastan    Jeu 17 Juil - 22:01




Sweet love
Manech & Dastan

Une journée comme les autres sous le lourd soleil de l'harad. Les rayons du soleil de mon pays jouaient avec les colonnes de pierre et les fins voilages qui cherchaient en vain à nous protéger de la chaleur ambiante. La fin d'après-midi était à peine moins chaude que le point du jour, mais je n'aurais pas échangé cela pour toute la pluie du nord de la Terre du Milieu. Je m'étais contenté de faire l'aller retour entre mes cités et Fangorn – car c'était bien le nom de la mystique et étrange forêt d'où j'avais emporté une elfe plus étrange que son lieu de vie – mais j'en avais eu assez de ces nuages qui faisaient pendre une épée de Damoclès au-dessus de mon équipée. Ici, la pluie était une bénédiction rare et apprécie, là-haut...ils semblaient avoir de l'eau à n'en plus savoir que faire et j'appréciais de sentir le froid quitter mes os pour laisser placer à la douce caresse de l'astre solaire.

Simplement vêtu d'un pantalon bouffant et léger, d'une tunique courte aux délicates broderies, pieds nus sur le marbre froid de la pièce, je tentais de rattraper ce que je manquais durant ma brève absence et les moments passés avec Sin depuis mon retour. J'aurais pu faire confiance à mes hommes, les laisser régler les menues affaires des cités que je gouvernais et me reposer sur mes lauriers – après tout, Furie n'envisageait en général plus de m'attaquer, et j'allais épouser Haânkhès : les risques d'invasion étaient moindres à l'heure actuelle  - pour continuer à explorer Arda et à éduquer Sin . Mais ce n'était pas dans mes habitudes, ni dans mes principes. De dernier né, je suis passé à seigneur, et ce n'est pas par un sourire de bellâtre indolent.
Depuis le début d'après-midi, je suis penché sur mes parchemins, roulant des yeux par intermittence. Des idiots. Je suis entouré d'idiots, et alors que la fin d'après-midi s'annonce que les courants d'airs commencent à balayer la pièce, je suis forcé de corriger leurs erreurs une à une.

Ou du moins, je m'y essayais de toutes mes forces.

Les conseillers sont censés vous seconder et vous aider, mais celui qui tentait de me parler depuis une quinzaine de minutes commençait me donner envie de l'envoyer chez Furie par coursier. Pour la séance d'empalage de samedi prochain, histoire de fêter mon retour dans cette partie du monde, je suis sûr qu'il ferait sensation.  Mon mariage avec Haânkhès approchait à grands pas, et je m'en moquais toujours éperdument. La seule raison pour laquelle j'avais accepté ce marché... était que ni elle ni moi ne nous faisions la moindre illusion : il s'agissait bien d'un marché, d'un contrat politique et non pas d'une amourette à deux sous. Alors non, je n'étais pas « disposé » à écouter ses propositions quant au festin donné à cette occasion.  Que la belle sans occupe si cela lui chantait, mon ordre quant à « un mariage somptueux » me suffisait. L'intérêt que j'éprouvais quant aux frais et à la mise des mariés s'arrêtait à l'apparence que nous donnions, point. Je préférerais de loin m'occuper de Sin, me plonger dans mes livres, jouer aux échecs avec Furie et m'amuser avec Tyr plutôt que de perdre du temps à ces imbécilités. Du temps, je n'en avais jamais assez.

Lorsque la tenture se leva pour laisser passer un serviteur, j'étais sur le point d'envoyer le conseiller visiter les crocodiles habitant l'étang artificiel du jardin attenant à la salle. Je levais la main pour le couper, alors que l'intrus parlait déjà d'un ton précipité « - Monse...» et se faisait interrompre, voire bousculer sans cérémonies par l'homme qu'il tentait d'introduire. L'homme, l'ami, l'amant, le dresseur d'oliphant, perdu de vue depuis plusieurs années maintenant - Un changement de vie draconien pour moi, une vie sur les routes pour lui. Surprise, pourtant il est parfaitement reconnaissable. Il est sans doute le seul être au monde à pouvoir porter aussi bien la poussière de nos déserts et la sueur marquée du contact des oliphants. L'âge le marque également, comme moi-même et son existence est sans doute moins douce que celle, douce comme le miel, aigre comme les jeux politiques, que je passe ici. Mais cela lui va bien, et je le reconnais. Et plus encore, je suis ravi de voir un ami qui ne compte pas m'empaler dès que j'ai le dos tourné - plus rare que l'oasis en plein désert.

« - Manech ! »  Je souris spontanément, et claque des mains pour chasser les troubles-fêtes qui comptaient rester parmi nous. « -Ouste ! » Je n'attends pas qu'ils aient totalement débarrassé le plancher pour m'avancer vers mon ami, un sourire aussi joueur que ravi, ouvrant les bras pour une accolade amicale.
Manech dans un palais. Voilà une drôle de vision à laquelle je n'avais jamais pensé, et mon esprit s'agite dans la joie des retrouvailles, pressentant que la soirée risque d'être animée avec un maître oliphant dans nos murs.

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MessageSujet: Re: Sweet love | Manech & Dastan    Ven 2 Jan - 2:05
Sweet love


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rock'n'burn

Les lumières dansent, les couleurs forment un kaléidoscope hypnotisant. Je me laisse entraîner dans cette élégante débauche d’un soir. Des volutes de fumée lentement empoisonnent les poumons et surtout les esprits des vivants. J’erre dans un monde mystique où les lois humaines n’ont plus aucune emprise. Une hanche, femme ou homme, me frôle, esquisse une chorégraphie dans un flou artistique. Les genres ont tendance à méchamment se mélanger dans ce ballet des amours perdues. Ce ne sont que des corps névrosés et complètement ravagés par l’alcool et les encens illicites de l’Harad. Paradoxalement, je me sens revivre. Ces parfums enivrants chassent les infortunées visions qui hantent les jours et les nuits. Affalé sur des tapis, je tente de stabiliser les pensées filantes. Il n’y a qu’une raison pour me pousser à vouloir perdre tout sens commun : une nouvelle qui m’a laissé dans un triste état d’hébétude. Mon ex fiancée va se marier avec mon ami d’enfance. Connaissant le personnage, l’étonnement a fait place à la fureur. On n’épouse pas impunément d’anciennes amantes…surtout cette femme, un danger public, une démone politique. Elle ne ferait qu’une bouchée de lui, n’est-ce pas ?

En tout cas, cette nouvelle douloureuse et irrationnelle a été le prétexte d’une telle soirée. Oublier les soucis dans l’impur et le déshonneur. Je ne vais pas en mourir de honte, rassurez-vous. Mais cela m’afflige plus que de raison. Afin d’éclaircir cette fumeuse affaire – pour ne pas dire foireuse – je fais route jusqu’à la cité du bel ami et me retrouve quelques jours plus tard devant le palais de ce dernier. Pompeux, architecture surchargée, mais il faut reconnaître le bon goût royal. Cependant, pour rien au monde je n’échangerais ma vie contre la sienne, faite de belles parures et de repas somptueux. Une vie oisive que je m’épargne depuis toujours en parcourant les routes de la Terre du Milieu.

L’entrée est fracassante comme on s’en doute. Vêtu chichement, torse nu à peine recouvert par un keffieh poussiéreux couleur sable et pantalon de toile brune, je force le passage. Ici maître oliphant. Tel un animal sauvage, je bouscule un serviteur qui manque de tomber. Je ne mesure pas ma force, c’est un fait éclatant. Furie dans le regard, je pourrais planter la tête de ces types, ces carpettes humaines, au bout d’une pique tant leurs courbettes et manières me tapent sur les nerfs. Aucune parole audible ne peut sortir de ma gorge, je me contente d’un grognement sévère de mauvais augure. « C’est ainsi qu’on traite ses amis, en volant leur fiancée ? » Le poing part brutalement, cognant la joue du beau seigneur. Alors qu’il chancelle et avant qu’il ne s’affaisse, je le rattrape par le col de sa tunique exhalant le luxe à foison. « Haânkhès… La chériras-tu ? » La colère est profondément ancrée dans un passé qui saigne comme une hémorragie sentimentale.

La jalousie s’empare de mes mains qui resserrent leur prise avec une violence inouïe. Parce qu’il est bien né, il peut donc prétendre à l’épouser. Sois damné. Si jamais Dastan ne la traitait pas avec tous les égards qui sont dus à sa caste, à sa noblesse et à sa beauté, il n’aurait clairement pas une vie paisible, et certainement pas la longévité. Toutefois je calme mes pulsions assassines et lâche le traître. « Comment peux-tu me faire ça ? » Déchirure en pleine amitié. Ma voix doit résonner dans tout le palace, ameutant moult serviteurs et gardes. Je m’en contrefiche. Je serais même prêt à en découdre pour obtenir…quoi donc ? La vérité, aussi dérangeante soit-elle ? Un coup de couteau de plus en pleine poitrine ? Ou une explication qui tienne la route, qui puisse convaincre ma déraison de ne pas tuer l’un de mes rares amis ? « Tu es comme un frère pour moi, Dastan. » Voix assombrie par le ressentiment. L’amour haineux que je lui porte fige mon visage dans un masque belliqueux.


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MessageSujet: Re: Sweet love | Manech & Dastan    Mar 6 Jan - 0:24


       

       Dastan & Manech
       Sweet Love
J
e mène une vie oisive et policée. Le désert s'arrête à ma porte, l'ombre naît sur mon seuil, la civilisation s'agite entre mes doigts comme une flammèche. L'Harad est une contrée complexe et bigarrée et nos souks montrent l'incroyable eccentricité de ses habitants. Nos jours sont brûlants, nos nuits froides à mourir. Pays de contraste et de surprise, plus encore en Al-Amrûn où mes ancêtres ont établi leur loi, et où je savoure les oxymores, paradoxes et autres flammes inopinées à l'unisson desquelles vibre mon âme. Entre mes murs ? La civilisation, le vin elfique qui coule à flots, les complots sont murmurés sur la soie des divans, les corps unis à l'ombre des arbres, les débats philosophiques étouffés par les tapis de prix entre les bibliothèques qui croulent sous les ouvrages. Au-dehors de ma cité ? Un monde brûlant, trop grandiose pour être capturé, sur lequel le nom de ma race s'imprime en lettres capitales, sur je règne, mais de la même manière que joue avec les tigres dans mes jardins.

Lorsque j'étais jeune, ce désert brûlant m'attirait comme une flamme attire un papillon de nuit, et je tentais de m'y brûler avec tous les caprices d'un prince bien né. Oliphants, bordels des bas fonds, fumoirs établis dans le désert, jeux dangereux avec la faune, la flore et les gens de l'extérieur. J'en garde comme un amour déraisonné, je sais où je suis, qui je suis et ma place dans le monde mais j'aime ce qui peut me brûler, ce que je ne peux avoir.
Manech est un symbole emblématique de cette sauvagerie qui ne m'appartient pas, sur lequel je pose mon nom mais pas de chaîne. Sa peau est brûlée par le soleil alors que la mienne, bien que naturellement plus hâlée est cajolée par baumes, presque nu dans mon palais d'atours où il y a plus de soierie au sol et sur les murs que sur sa paume.
Je l'aime, mon frère, mon ami. Des individus qui méritent ce nom il y en a moins que d'oasis en Al-Amrûn, alors j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Etrange n'est-ce pas, quand on sait que je vais épouser à la femme qu'il a aimé ? Détruire une amitié pour les beaux yeux d'une femme n'est pas mon genre, cependant. J'accorde trop de prix au lien qui m'unit à Manech. Ou trop peu de prix aux niaiseries sentimentales qui n'ont jamais eu grande importance pour moi.

« C'est ainsi qu'on traite les amis, en volant leur fiancée ? »
J'accueille la fureur de Manech avec un sourire, je chavire alors que son poing vient heurter ma pommette.  Mouvement adroit pour ainsi dire ; me couper la parole pour m'empêcher de le noyer sous les belles paroles.  Je suis le serpent sous la fleur, et il n'y a guère de personnes capables de me tenir tête lorsque je me mets en tête de convaincre, d'avoir le dernier mot. Ce n'est plus sa fiancée. Sommes nous encore amis ? Contrainte d'Etat. Amour passionné entre moi et la belle. Mille excuses pourraient franchir mes lèvres, mais je ne lui ferais pas l'affront.
S'il me laisse un jour parler. Pour l'heure, ma joue est en feu, et je chavire. J'aurais du m'y attendre, mais la violence est un spectacle pour moi, la sauvagerie m'est devenue étrangère, l'assaut imprévisible. Manech m'empêche de tomber, me soutenant dans un étau auquel je ne peux échapper. « - Haankhes, la chériras-tu ? » Il m'étreint dans un étau, semblant prêt à m'étrangler sur place alors que son regard se plante dans le mien.  Le monstre aux yeux verts, il a le meurtre au fond des yeux et le ressentiment, la haine ont volé la place de la camaraderie qui nous unissait. Il serait capable de me tuer, en plein milieu de mon palais, moi qui ai envoyé ailleurs mes hommes.

Si j'avais peur de la mort et de la souffrance, je pourrais être effrayé. Mais non, je me contente de me tenir debout, de tenter de garder mon équilibre précaire, de lever les mains doucement pour plaider une innocence que nous savons tout deux que je ne possède plus depuis longtemps.  Je fréquente trop la couche de Tyr pour être effrayé d'une telle violence, je ris trop avec Furie pour craindre le sang, je suis trop avide de ce mélange de cruauté et de beauté. Je ne devrais pas aimer cela. Pas autant.
« - Comment peux tu me faire ça ? »
Il souffre, et la déchirure présente dans sa voix me tord de ma torpeur sadique. Mille autres, j'aurais moquer cette souffrance d'amant éperdu, mais il fait partie des quelques êtres dont la souffrance me torture, dont le chagrin me contamine. Comment ? D'un claquement de doigt, d'un oui devant l'autel, je devrais lui répondre avec un cynisme et moquerie.  

« - Non. »

Je réponds lorsqu'il me relâche enfin. Mon vêtement de soie est presque déchiré, je frotte doucement ma barbe pour atténuer la douleur qui s'y est propagé. Je m'écarte d'un pas, reprenant mon équilibre et mon souffle.Je répète avec un haussement d'épaule :

« Non. Non je ne la chérirais pas, tu me connais mieux que ça Manech. »


Certitude désintéressée. Bien sûr que non. Dastan chérir Haankhes ? Cela sonne comme une de ces fables du nord-ouest, mais cela est risible. Chérir, aimer, des mots qui me sont étrangers, qui glisse sur moi sans m'atteindr. J'aurais cru qu'il l'avait oublié depuis le temps, que la blessure s'est apaisée ; le souvenir effacé. Je suis trop léger dans mes affections pour comprendre une telle morsure, il faut croire. J'ai sous-estimé son affection pour elle, sur-estimé le temps, le vent et les oliphants.

«  - La respecter, la traiter comme elle le mérite, évidemment. Mais il n'est nulle question d'amour, ne me prends pas pour un fol. »


Je secoue la tête, la question est presque outrageante. « - Tu es comme un frère pour moi, Dastan » La voix est sombre, tranchant violemment avec les propos et touche une corde de mon cœur, semblant raviver l'esthète sanguin derrière le bellâtre. La façon dont il le dit brise mon être et sous-entends qu'il doute de moi.  En quelques pas, je le rejoins et pose mes mains sur mes épaules pour le regarder avec attention. Fermement, lentement pour l'en convaincre.

« - Et toi pour moi. Par les dieux, je te chéris plus que je n'ai pleuré mes frères de sang, Manech. »

Mes deux aînés sont morts, et je ne pense à eux que pour me réjouir d'avoir pris leur place. Mes mains se posent sur ses joues alors je le regarde par en-dessous, presque front contre front.

« Tu n'as nul besoin d'être jaloux, je me moque de ta dame. » Est-ce vraiment réconfortant.  « Au contraire, mon palais est ton palais. Peut-être aurais-je le plaisir de te voir plus souvent ? » Je taquine avec un sourire en coin, cherchant à apaiser la brûlure qui m'envahit alors que je crois son regard hanté de la haine :« - Ne devrais-tu pas plutôt m'inquiéter pour moi ? »

Je mime l'innocence, grands yeux d'enfants écarquillés. La lionne a de longues dents et j'admire sa manière de manier le fouet. Impitoyable, cruelle, déterminée. Tout ce que j'aime chez mes partenaires politiques. Et chez mes partenaires de lit, oui, mais je ne parviens pas à considérer Haankhès ainsi. L'idée de former un duo royal avec elle et de faire coucher à nos pieds nos ennemis me plaît beaucoup plus.

WILDBIRD


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