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• Flashback ❧ « Are you lost ? » [PV : Taghrid]

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MessageSujet: • Flashback ❧ « Are you lost ? » [PV : Taghrid]   Sam 4 Avr - 23:57

« Are you lost ? »


Comme d'habitude, j'étais réveillée une à deux heures avant le lever du soleil. Sortant de la torpeur qui me servait de sommeil réparateur, j'avais ouvert les panneaux coulissant se situant à l'est. Puis, comme chaque matin, je m'étais assise là, sur le rebord. Les yeux fixés vers l'horizon. Wang s'était levé, baillant à s'en décrocher la mâchoire, pour venir se recoucher à côté de moi, son flanc contre ma cuisse. Ce grand tigre en plein dans la fleur de l'âge ne me lâchait pas d'une semelle. Jamais. J'avais toujours aimé la compagnie des bêtes, et surtout depuis la disparition de mon père. Alors évidemment j'en avais vu vivre et mourir des dizaines et des dizaines depuis le temps, mais je préférais cela que vivre seule. Bien sûr je ne l'étais pas au sens stricte du terme, mais enfin... Vous comprenez. Et puis, les émotions simples qui émanaient des animaux m'apaisaient. Auprès d'eux, mon empathie devenait moins lourde à porter, il me semblait...
D'une main, je caressais la fourrure marbrée du tigre, qui ferma les yeux de contentement. Les miens ne quittaient pas le lointain. J'aimais voir l'obscurité céder peu à peu la place à la lumière, et contempler le soleil renaître, chaque fois au même endroit. Les rayons ne projetaient jamais les mêmes couleurs, selon les saisons et le temps, et j'adorais admirer ce spectacle sans cesse renouvelé.

Mais ma journée ne s'arrêtait pas à cela, loin de là. Une fois vêtue correctement, je devais assister aux doléances que le peuple pouvait me rapporter -ce qui parfois prenait du temps- puis déléguer mes ordres du jour à mes conseillers, envoyer des messagers aux tribus voisines, estimer le niveau de nos réserves de nourritures en vue de l'hiver qui approchait à grands pas... Enfin, tout un tas de choses dont toute souveraine doit s'acquitter, et qui ont le don de rendre une vie monotone.
C'est pourquoi, vers le milieu de l'après-midi, j'avais quitté mes lourdes robes, mes bijoux et mes parures, pour revêtir des vêtements plus discrets. Au fond, peu importait, puisqu'on me reconnaissait à ma chevelure blanche dès le premier coup d'oeil, et mes gens étaient habituées à me voir déambuler dans la ville, mais... Je n'aimais pas sortir apprêtée comme si je recevais d'importantes personnalités. Là, j'étais plus libre de mes mouvements, plus légère. Et je me sentais plus proche des personnes sur lesquelles je veillais.

Comme toujours, Wang n'avait pas voulu rester bien sagement au palais. Têtu comme une mule, le fauve s'était invité de son propre chef, et je me retrouvais donc à parcourir les étals du marché de Ming Yue avec un garde du corps aussi encombrant qu'inutile. Enfin, au moins avait-il le mérite d'amuser les enfants... Je leur recommandai néanmoins de ne pas trop s'approcher, la bête n'appréciant guère d'être touchée par des gens qu'elle ne connaissait pas. Quelques mots que je lui glissais en Elfique suffirent à faire taire ses feulements d'avertissement, et le ramenèrent au calme. Je le récompensai d'une caresse tendre entre les oreilles. Autour moi, les gens ressentaient diverses émotions : de la joie, de l'inquiétude, de la curiosité... Rien de franchement négatif, ce qui me mit en confiance.

Alors que je parcourais du regard la marchandise d'un négociant d'herbes ayant reçu tout récemment des plantes venues de l'ouest lointain, je sentis qu'on me heurtait la jambe. Perplexe, je tournai mon regard vers le fautif... Ou plutôt, la fautive. Une adorable enfant à la peau dorée comme le miel et aux jolies boucles brunes, qui à l'évidence avait eu la tête dans les nuages. Je retins un sourire de naître sur mes lèvres. A peine en retrait derrière moi, Wang tendit le cou vers la fillette pour la flairer curieusement. Un signe de la main de ma part suffit à lui interdire d'avancer davantage.

- Te serais-tu perdue ? Que fais-tu toute seule ici ?

Car à l'évidence, elle était seule. Ming Yue était peut-être une cité paisible, mais ce n'était pas pour autant qu'il ne fallait pas surveiller ses enfants...
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MessageSujet: Re: • Flashback ❧ « Are you lost ? » [PV : Taghrid]   Mer 29 Avr - 0:02



Are you lost ?

ft. Fang Yin


Are you a princess ?

Le Nord. Le Nord coloré et chatoyant, son soleil aveuglant et sa jade brodée d'or au sommet des palais qui scintille. Je m'en mets plein la vue, de cette contrée inconnue et colorée, pleine de finesse et d'élégance, bien plus que la nôtre plus rêche et sauvage. Je regarde à gauche, à droite, en hauteur, sans jamais regarder mes pieds, manquant de trébucher souvent sur le parterre, émerveillée et apeurée à la fois. Maman m'a dit de ne pas m'éloigner, mais pourquoi Erathuil pourrait et pas moi ? Et puis je ne vois pas pourquoi ils visitent sans ma petite personne. Je sais faire attention quand même !
Comme à mon habitude, j'ai suivi mon frère, passant outre l'interdiction formelle. Se jouer des gardes est facile, vous savez, il suffit d'entrer dans le charriot qui contient les livres – sorte de bibliothèque d'appoint – et de sortir par la trappe du dessous. Ils n'y voient toujours que du feu, surtout quand ce sont des nouveaux – ils préfèrent regarder les femmes du convoi ou commenter leur stature et leurs armes. Toujours est-il que je passe pour invisible, et cela m'arrange bien. Après la trappe, il ne me reste qu'à retrouver mon trapus cheval noir – plus fin et petit que ses congénères, il ressemble plus à un poney que les autres, mais je l'aime tel quel – et grimper à cru ou sur un tapis ouvragé. Prendre ses crins noirs dans mes paumes fines, nul besoin de harnais ou de longe, et, enfin, le faire galoper au loin pour rejoindre mon grand frère, laissant l'équidé soulever un tas de poussière orangée des steppes derrière son passage. Il est vif et rapide, docile et robuste, résistant comme la majorité des nôtres, mais bien plus doux et c'est Erathuil qui m'aide à le dresser. J'en suis tellement fière ! Mais aujourd'hui, je n'en ai pas besoin. La caravane est restée à l'entrée de la ville, la cité de la reine Fang Yin, dans l'enceinte des énormes murs, à l'abri d'éventuels voleurs. Les variags gardent nos tentes et charriots ainsi que nos bêtes – nous avons quelques chèvres, un ou deux dromadaires et quelques chameaux mais surtout des chevaux – tandis que mon peuple commerce; il est donc facile de se faufiler sans être vu quand tout le monde est occupé. J'ai recouvert mes cheveux et mon visage d'une étoffe douce et légère, car il fait chaud, mais cela me masque tout de même assez pour que l'on ne me reconnaisse pas au premier coup d'oeil - je ressemble à n'importe quelle gosse de la grande caravane de mon père. Je porte toujours les vêtements de mon peuple cependant, mais je n'ai cure des regards étrangers. Je m'avance sans peur dans le marché immense et gigantesque, ayant repéré mon frère, et je me mets à le suivre à distance, en silence.

C'est comme un jeu. Tenir le plus long moment envisageable, être la plus discrète possible. Il sait se faire discret lui aussi, malgré ses cheveux solaires, mais moi je sais le débusquer où qu'il se cache. Même si je sais bien qu'il sait que je suis là, tant qu'il ne se retourne pas, tout est bon. Tant qu'il ne dit rien, je reste silencieuse. J'observe ce monde étrange sans trop quitter sa prestance du regard, j'écoute ces gens qui hurlent sur le marché, je respire ces odeurs qui se mélangent à m'en donner la migraine. Epices, étoffes, poudre, animaux inconnus immenses et poilus, il y a de tout, cela me dépayse un peu, il n'y a pas tout ça chez nous. Il y a le bleu du ciel, l'or auréolé de rouge du sable, il y a le vent et la chaleur du jour, il y a la beauté des étoiles et la fraîcheur glaciale de la nuit, la lumière du désert et ses quelque oasis, il y a l'herbe drue des steppes à chevaux et parfois la froide neige d'hiver. Nous avons nos caravanes pour maisons, eux leurs cités qui touchent le ciel, et je me tords le cou pour admirer tout ce rouge et ce marbre blanc qui explosent mes pupilles. Dis-moi Erathuil, où sommes nous ? Maman nomme ça le Rhûn, mais moi je n'en suis pas si sûre. Il y a des hommes qui nous ressemblent, d'autres ayant la peau sombre et plus courts sur pattes, il y a des êtres aux yeux bridés et graciles qui sont moins massifs que papa. Papa est un guerrier vêtu de soie, sur laquelle repose des épaisses couches du cuir et des peaux. Parfois il y a du métal noir et or sur sa poitrine, fermée par des liens épais de cuir ouvragés, et divers colliers d'or à son cou. Ici il n'y a que l'acier pour les hommes, rouge sang de nouveau, et des sabres plus longs et fins que les nôtres et droits qu'ils nomment katanas – rien à voir avec nos sabres recourbés à double tranchants sur leur embouts, nos lances travaillées ou nos arcs composites. Je suis certaine qu'eux aussi ont des arcs et d'autres armes fabuleuses, mais pour le moment je n'ai pas eu le temps d'en apercevoir, concentrée comme je suis pour ne pas trop me perdre.
Je regarde cette contrée avec étonnement et perplexité, ils parlent une langue que je ne comprends pas vraiment, avant de chercher à nouveau mon frère des yeux. Ce n'est pas difficile de le suivre, grand comme il est, il dépasse de nombreux hommes. Erathuil ? Zut. Mes jambes sont petites malgré mon âge, et je fatigue vite – lui a des jambes de géant, il marche lorsque moi je cours, et un être gros et gras me barre soudainement la route alors que je tente d'apercevoir l'être de plus important de ma famille à mes yeux. Le temps de passer entre ses jambes, le turban clair, élimé et vieilli par l'âge, de mon frère a disparu, et je me sens soudain en proie à la solitude. Je ne suis pas triste pour autant, ni ne panique : juste décontenancée. Il y a beaucoup à voir et à faire, et mais me perdre sans Erathuil est une mauvaise idée. Je me retourne donc, car il est inutile de vouloir le retrouver  avec ce monde, et tente de revenir sur mes pas, louvoyant habilement entre certains étales, flânant plus que d'accoutumée, jusqu'à me stopper nette devant un étale de fruits exotiques. Ce sont là des fruits inconnus à mes papilles mais pas à mes yeux, ma mère m'en ayant déjà fait la description, et je dois reconnaître que je commence à avoir faim. Seulement, dans mon brusque arrêt, je ne me suis pas aperçue que j'étais sur le chemin d'une noble femme, et c'est donc tout naturellement qu'elle me rentre dedans. Je cligne des yeux en sentant mes mains agripper par réflexe les étoffes douces et glissantes qu'elle porte qui cachent de grandes jambes fines, et je lève la tête pour tenter d'observer l'être que j'ai heurté. Pas plus grande qu'Erathuil – être plus grand que lui serait impossible à mes yeux, à moins de se nommer Sauron –, mais d'une taille nettement plus haute que la moyenne des femmes connues, je me tords pour l'observer dans son entier. Ses cheveux d'or blanc lisses tombent sur son visage d'opaline, et ses yeux me transpercent autant que le rouge cerise de ses lèvres appellent la couleur des murs des maisons de la cité. Je cligne des yeux, éblouie, avant de remarquer son compagnon animal. Qu'est-ce donc que ce monstre prestigieux paré de blanc, de noir et d'abricot rayé. Il semble vouloir me renifler avec ses grands nasaux, et je suis plus intriguée qu'effrayée pour l'heure, même si je me recule quelque peu, avec calme et lenteur, par simple précaution. Si je m'écoutais moi, je lui donnerais l'une des pâtisseries au miel que maman m'a donnée ce matin, mais pour l'heure, mieux vaut-il faire encore un peu attention.

« Te serais-tu perdue ? Que fais-tu toute seule ici ?  »
« ... Bonjour. » sa voix est douce et son accent me parait étranger, toutefois  je m'étonne de pouvoir comprendre son langage chantant. Je penche la tête, mes boucles brunes en désordre quittant le voile coloré qui tombe par terre, avant de regarder autour de moi de nouveau. Les passants affluent, sans faire attention à nous, et je finis par ramasser mon avant de prêter attention à la femme et son gardien une fois encore. « J'ai perdu mon frère. » je réponds simplement. A moins que ce ne soit l'inverse, allez savoir. Je sais d'avance que lorsque Erathuil comprendra que je ne le suis plus, il remuera ciel et terre, et manquera de peu de faire une crise d'apoplexie suivit un massacre. Il me faudrait donc le retrouver au plus vite, suivant cette logique ci.
« Mais je voudrais lui trouver un cadeau avant de rentrer. » Je souris un peu en pensant à ce qu'il pourrait avoir besoin, sûre de moi et de mes propos - je tiens réellement à le gâter, pour m'excuser de ma désobéissance et du soucis que je lui cause. En y regardant à deux fois, il a bien assez d'armes, et les bibelots ne lui vont pas. Je n'ai pas l'âge pour lui offrir un bijoux digne de lui, et je ne possède pas de biens qui me soient propres ... Voyons. Je réfléchis, faisant fi du reste, avant de finalement trouver ce qu'il me faut. Evidemment ! Cela ne peut être que cela ! « Excusez-moi, madame, sauriez-vous où se trouvent les étales d'étoffes ? Il m'en faudrait une, en échange je vous offrirais les gâteaux au miel de ma mère. » Je la regarde comme si ma vie en dépendait, droite et retenue, car c'est ainsi que l'on m'a élevée, malgré la fougue qui se lit dans mes mouvements et la grande détermination que nourrit mon âme résolue. Ne pas faire honte à la tribu, réfréner ses gestes, modérer ses propos ... Mais dans ce cas particulier, je me ficherais presque de la bienséance. Car si je dois donner mes six piécettes esseulées ainsi que les bijoux de mes ancêtres pour avoir ses informations puis ce présent, je le ferais sans hésiter, car lorsqu'il s'agit de mon frère et surtout de son sourire, il n'y a plus à discuter.


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MessageSujet: Re: • Flashback ❧ « Are you lost ? » [PV : Taghrid]   Mar 26 Mai - 13:47

« Are you lost ? »


Etrangement, je me voyais mal me redresser pour demander d'une voix forte à qui appartenait cette enfant. Cette adorable enfant, du reste. Comment pouvait-on laisser un tel petit joyau se perdre dans un quartier marchand ? Non pas que je prenne mes gens pour des coup-jarrets, mais rien ni personne n'est parfait, et non, parmi mon peuple il n'y a pas que des personnes correctes. Ce serait trop pour être vrai, et de toute façon, la diversité est capitale, à mon sens. Mais cela ne change rien au fait que si j'attrape les parents inconscients de cette fillette, je leur passerai un savon qu'ils ne seront pas près d'oublier, vous pouvez me croire ! ... Plaît-il ? Oui, je sais, au fond, ça ne me regardait pas, mais... En tant que mère à qui on avait arraché son enfant, j'étais devenue quelque peu paranoïaque sur ce sujet, qui était devenu un point sensible... Alors j'avoue que là, je ne comprenais pas.
... Son frère ? Sans trop savoir pourquoi, je m'imaginais déjà un grand abruti trop occupé à conter fleurette aux jolies demoiselles des quartiers des bains ou des quartiers du théâtre pour se soucier des allers et venues de sa jeune soeur. Pour un peu, j'en aurais levé les yeux au ciel avec un profond soupir désespéré et las. Cependant, ce ne serait digne ni de mon rang, ni de mes origines. Alors je restai impassible, me contentant de passer une main légère sur la tête de Wang. Celui-ci semblait de plus en plus intrigué par mon interlocutrice, les moustaches tremblantes de curiosité. Elle devait appartenir à l'une des caravanes de nomades qui passent parfois par Ming Yue. Et à présent que je prenais la peine de l'observer plus en détails, il est vrai qu'elle me disait quelque chose... Le Khând, non ? Sauf qu'ils étaient bien loin de chez eux, si tel était bien le cas... Rien de franchement inhabituel, mais leurs visites se faisaient rares.

J'écoute les paroles de la petite Suderonne, et j'en suis si surprise que je hausse un sourcil perplexe. Ce petit brin de femme veut faire un cadeau à son frère ? Se pourrait-il que ce soit elle qui ait faussé compagnie à son aîné ? Rien d'impossible là-dedans, je le crains... En tout cas, les sentiments que je sentais émaner de son coeur étaient formels. Elle semblait aimer cet homme plus que tout, et était bien déterminée à lui trouver quelque chose. Eh bien... Je n'allais pas la laisser errer ainsi dans les rues de Ming Yue, n'est-ce pas ? C'était décidé, j'allais l'aider à trouver un beau cadeau, et la ramènerai aux siens. Ainsi, je serais rassurée et elle, serait en sécurité.
Cette fois-ci, je m'autorisai un léger sourire, tandis que je faisais reculer le tigre qui s'avançait un peu trop à mon goût. C'est qu'il avait parfois du mal à contrôler sa force, ce gros chat rayé... Et je ne voulais pas qu'il blesse par inadvertance cette charmante fleur du désert en devenir.

- Je peux faire mieux que ça. Si tu veux bien, je peux te conduire dans les quartiers tisserands, là-bas tu trouveras les plus belles étoffes de la ville, et sûrement de quoi faire plaisir à ton frère. Et tu n'auras pas à te séparer des gâteaux au miel de ta mère ni de quoique ce soit, je te l'offre. ajoutai-je avec un léger signe de tête entendu. La perspective d'aider cette enfant me faisait plaisir, et me réchauffait quelque peu le coeur. Je suis Fang Yin, mais tu peux m'appeler Fang si tu préfères. Le tigre que tu vois là, c'est Wang. Et toi, quel est ton nom, petite demoiselle ?

J'espérais juste que je n'allais pas l'effrayer, allez savoir ce que ses parents ou les gens de sa caravane avaient bien pu dire sur les personnes vivant au Rhûn... Bien que le Khând et le Rhûn aient chacun une réputation assez sombre. Et de toute façon, elle n'avait pas l'air bien effrayée... Elle ne l'était même pas du tout, je ne sentais aucune peur émaner d'elle. Ce qui me surprenait assez, je dois bien l'avouer.
@ pyphi(lia)


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MessageSujet: Re: • Flashback ❧ « Are you lost ? » [PV : Taghrid]   Lun 15 Juin - 19:31



Are you lost ?

ft. Fang Yin


Are you a princess ?

J'attends la réponse sans plus bouger. Je la fixe elle, juste elle, et le monde s'atténue tout autour. Je dois le faire. C'est une question d'honneur, et puis c'est ma faute alors … Papa peut bien me passer un savon que je recommencerais plus tard, mais Erathuil … Non. Je ne veux pas me faire gronder par Erathuil. Je ne veux pas le voir lever les yeux au ciel, je ne veux pas être un fardeau pour lui ou, pire encore, lui faire honte. Je laisse la dame me détailler songeuse, ignorant royalement l'animal rayé qui avance, avant que mon regard ne s'illumine lorsque je la vois sourire. Même léger, il est bien joli, et mon cœur palpite comme les ailes des oiseaux qui apprennent à voler, frénétiquement, maladroitement, tandis qu'elle retient le gros chat.
« Je peux faire mieux que ça. » Ah ? Je cligne des yeux avant de froncer les sourcils, perplexe mais très intriguée. Non, ça c'est pas possible, sauf si elle sait comment on décroche une étoile … Et il n'y a que Sauron qui sache le faire, d'après maman. « Si tu veux bien, je peux te conduire dans les quartiers tisserands, là-bas tu trouveras les plus belles étoffes de la ville, et sûrement de quoi faire plaisir à ton frère. Et tu n'auras pas à te séparer des gâteaux au miel de ta mère ni de quoique ce soit, je te l'offre. » Je cligne des yeux soufflée. Elle veut faire tout ça pour moi ? Mais …. Mais ! Non, je ! Mais je n'ai pas le temps de dire ouf ou de protester, parce qu'elle continue sur sa lancée. « Je suis Fang Yin, mais tu peux m'appeler Fang si tu préfères. Le tigre que tu vois là, c'est Wang. Et toi, quel est ton nom, petite demoiselle ? » reprend t-elle donc, et j'écarquille désormais les yeux. Comment papa avait dit que la reine de cette région se nommait déjà ? Fah Min ? … Non … zut. Fan Lin ? … Ah mais … AH MAIS ! Mais en fait … Ce serait pas le même prénom que la dame ? … Oups. Je crois que finalement même une étoffe ne suffira pas à pas me faire punir. Ceci dit … Elle a l'air gentille. Même très gentille alors … Peut-être que je peux lui demander de ne rien dire ? Hm. Ouais. Non. Pas sûr que ça fonctionne tout ça. Je me reprends bien vite cependant, avant de faire la révérence comme mamie m'a apprise – elle m'a donnée des coups jusqu'à ce que je sache l'effectuer de façon naturelle et parfaitement – avant de me redresser et relever le museau vers cette dame, un peu plus nerveuse. Mamie dit que si je ne fais pas les choses correctement, alors je pourrais froisser les liens diplomatiques, et il faut mieux pas que cela arrive.
« Maman m'a nommée Taghrid. » je réponds d'une petite voix. Je refais une révérence suite à cela, comme mamie m'a montrée. J'espère qu'elle est bien faite. « ça veut dire piaillement d'oiseau. » Je fronce quelque peu le nez, pas vraiment d'accord à ce sujet, avant de reprendre, un peu plus timide. « Hm, Madame Fang Yin ? » Est-ce que c'est bon si je la nomme comme ça ? « … J'aimerais vraiment beaucoup aller dans les quartiers tisserands, s'il vous plait. » Oui. Une étoffe sera parfaite pour mon grand frère. Une bleue, bleu nuit, comme le bleu du ciel lorsque nous le regardons ensemble. Je ne pense pas que le bleu clair irait. C'est le ciel du jour, et le soleil s'accroche déjà dans ses cheveux, lui offrant son or pour que tous courbent l'échine sur son passage. Non. Il lui faut le bleu des abysses, avec des reflets de lune, pour que les étoiles se délogent de l'univers pour venir s'accrocher à son foulard. Il lui faut une couronne d'argent sur ses cheveux de roi – j'ai maintes fois entendu papa, à la lueur d'une bougie, dire qu'il le deviendrait lorsque Sauron reviendra.
Je regarde la femme avec espoir. Il faut que je trouve pareille étoffe ! Mais je suis certaine qu'elle sera chère, très chère, et je ne veux pas qu'on me l'offre. Non. Erathuil ne mérite pas de cadeau gratuit, il faut que je le lui dise. Il faut que le sang coule, qu'un marché soit passé, et si maman m'a brièvement expliqué comment l'on faisait dans le convoi, j'ai plusieurs fois observé de moi-même nos gens en passer – surtout papa lorsqu'il engage une nouveau variag. [color=#98A2AB] « Je vous remercie de votre gentillesse, mais je me dois de la payer. » je reprends, me campant sur mes jambes. « Maman me fera d'autres gâteaux, mais je sais qu'eux même ne suffiront pas. » je réfléchis. Je ne connais pas vraiment les prix du marché, mais je sais en revanche combien Erathuil vaut, dans mon monde. Alors je souris. Je souris, et je prends mes gâteaux dans ma petite sacoche cachée avant de les lui tendre. Il y'en a quatre, trois petits, et qui fait bien le double de la taille des autres. « Je jure par le grand maître que dès que je serais en âge je reviendrais pour mettre ma vie à votre service pour douze lunes complètes. Si je mens ou si je n'honore pas ce contrat, alors j'accepte la torture et la mort sans protestations ni plaintes aucune » je la regarde de mes grands yeux sombres décidés, solennelle. « Si cela vous convient, alors acceptez mes gâteaux. Il faudra couper le plus grand en deux et en manger chacune un bout, puis boire à la même coupe un thé chaud pour célébrer le contrat. » je ne dis pas que j'ai vu certains marchants cracher ensuite par terre, ce n'est pas vraiment digne d'une grande dame aussi belle. Je pense en revanche que le thé que maman à préparé ce matin fera l'affaire car il est très bon et j'en ai encore assez dans ma gourde. J'espère juste avoir fait les choses comme il faut, et qu'elle dira oui car, si je refuse que l'on m'offre le cadeau de mon frère, je ne peux mettre que ma vie en gage pour l'obtenir. Il la vaut bien. Et, il a vraiment besoin d'une nouvelle étoffe pour se couvrir du soleil.


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