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We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd

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TALES OF MIDDLE EARTH



MessageSujet: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Ven 20 Mar - 2:37
crédit TUMBLR

Taghrìd


ft. Angel Coulby

Qui êtes-vous ?

▲ Race : Humaine – Groupe Men ou The Wanderers
▲ Alignement :  Douteux penchant vers le Dark
▲ Emploi : Vadrouilleuse, aide cuisinière, médecin & herboriste, empoisonneuse ... la demoiselle est du genre polyvalente.
▲ Royaume : originaire du Khand et de l'Harad.
▲ Âge : Supposé 32 ans.
▲ Orientation : Donnée floue.
▲ Statut : Théoriquement célibataire.
▲ Arme : Son sourire, son frère, ses prémonitions foireuses, sa précision, sa répartie, ses concoctions diverses et variées, divers couteaux qu'elle lance (et autres objets qui lui tombe sous la main). Sait également se servir d'un arc et tire les cartes à l'occasion.
▲ Niveau : Niveau :Moyen ++ en poisons; Experte + en lancer et en divination
Taghrìd  a beau signifier "le chant d'oiseau" ou encore "piaillements", son comportement ne ressemble en rien à la signification de son prénom.
Discrète comme les femmes du Khand, c'est là ce que l'on remarque avant toute chose. Que ce soit dans ses mouvements souples et fluides comme dans son comportement, elle est l'une de ces femmes prudentes et respectueuses qui préfèrent ne pas se mêler de la vie d'autrui, considèrant par ailleurs que ses affaires ne regardent qu'elle. Désintéressée ? Cela dépend, c'est après tout assez commun dans son pays d'origine. Vous êtes son patient ? Elle se contentera de vous soigner avant de disparaitre sans un mot. Vous souhaitez vous confier ? Faites donc, ce n'est pas pour autant qu'elle vous rendra la pareille. Cela entretient le mystère, dit-elle, et elle n'est pas du genre à se laisser capturer facilement ni à montrer ses réels sentiments, contrairement à ce que l'on attend d'elle. En effet méfiante et prudente, elle ne fait confiance que sur la longue durée et préfèrera mordre le premier qui essaiera de l'enfermer. Sauvage ? Si vous saviez. Le sang de ces nobles ancêtres venus d'Harad coulent également dans ses veines et elle déteste être mise en cage, en bonne claustrophobe qu'elle est. Se laisser avoir par le premier venu – outre son frère – serait nuire à son éducation, renier à ses croyances, détruire à son intégrité sans parler de son image même et c'est là ce qu'elle refuse.

Pour se battre, elle utilise ainsi ses propres armes. Cultivée et rusée, une femme de l'Est et Sud se doit de mettre en valeurs tous ses atouts – non seulement son corps, mais aussi son esprit. C'est ainsi qu'elle a moitié grandit, dans la culture du faste oriental : tandis que l'on prone le respect, la discrétion et l'ordre dans le Khand, il s'agit du contraire en Harad : il ne s'agit pas que de montrer ses paroles parées de beaux atours, non, il s'agit là d'avoir une solide culture générale et d'être polyvalente. Ainsi, sait-elle chanter, danser, jouer de l'Oud lorsqu'elle se doit de charmer une assistance. Seulement Sauron lui-même sait bien qu'elle déteste ça, préférant de loin rester naturelle et vivre simplement malgré ses origines nobles. Ce qu'elle préfère ? Découvrir de nouveaux mets sucrés - gourmande à outrance, oui, et alors ?- ou encore étudier l'histoire, la géographie, la politique ... mais surtout tout ce qui touche de près ou de loin à la botanique où elle veut être incollable. Elle préfèrera d'ailleurs vous rabattre le caquet d'une réplique savante plutôt que par la force brute si vous jouez avec le feu, sans pour autant toujours étaler sa science au grand jour – discrète, vous vous souvenez ? Elle aime voyager, elle aime apprendre, et c'est sa curiosité qui la pousse à faire des allées et venues entre les territoires.

Mais une dame se doit également d'être diplomate et (théoriquement) patiente.Deux qualités non négociables, mais lorsque vous êtes noble mieux vaut-il l'être. Faire preuve de sang froid et être adroite l'a sorti de bien des situations, car qui sait attendre patiemment et manier les mots sait générallement manipuler les coeurs et les désirs. Ceci dit, il ne faut pas se fier aux apparences. Si elle sait se tempérer devant les puissants, elle est réalité hyperactive et s'agace facilement. Se poser pour souffler elle aimerait bien mais ne sait pas véritablement faire. Rester concentrée trop longtemps sur une même chose est donc assez difficile pour elle, et, comme vous vous en doutez, ses troubles de l'attention peuvent engendrer des problèmes dans son métier si elle se montre trop distraite – ce qu'elle est, assurément. Cela la fait par ailleurs beaucoup râler, elle qui peste déjà souvent pour des raisons diverses et variées, surtout lorsqu'il s'agit de son travail qui nécéssite minutie et précision. Ceci dit, sa passion pour les plantes l'aide, et étrangement, lorsqu'il s'agit de clouer un homme à un mur avec un poignard, elle sait parfaitement se concentrer pour viser, tout comme elle devient aussi muette qu'une tombe lorsque son frère lui conte une histoire.

Mais Taghrìd est aussi fanstasque et entière sous ses airs de pauvresse en guenilles. Aussi étrange que cela puisse paraitre cela se marie fort bien avec sa discretion naturelle, entretenant une dose de mystère supplémentaire. Originale, que se soit par ses vêtements colorés ou sa chevelure contenant mille et un trésors – plumes, perles, or ... - , ses bijoux – divers bracelets à ses poignets -, sa démarche rapide, souple et dansante, ou encore son caractère bien trempé qui tranche nettement avec sa discretion coutumière. Elle a beau être gentille, douce, diplomate et patiente, elle n'hésitera pas à vous dire merde et vous traiter de tous les noms d'oiseaux qui lui passe par la tête – et croyez moi lorsque je vous dis que ses insultes sont recherchées. Elle n'est pourtant pas le genre à s'emporter si rapidement mais certains ont cependant le don pour la faire bondir et partir au quart de tour. Ces mêmes gens la traitent générallement de sacrée emmerdeuse aussi bornée qu'un mulet, mais qui aime bien châtie bien, et ce sont générallement des personnes qu'elle aime beaucoup taquiner. Il est à noté qu'elle même est du genre rancunière et susceptible, sa bonne mémoire l'aidant régulièrement pour tenir à jour sa liste noire. Prenez donc garde à vos paroles et évitez de la titiller de trop si vous ne souhaitez pas vous retrouver castré avant l'heure : elle n'hésitera pas à vous envoyer des objets divers à la figure si vous la poussez dans ses retranchements, voir à tenter de vous empoisonner et ce juste pour se foutre de votre gueule.

Enfin, sous airs de conspiratrice avérés, la demoiselle est pourtant d'une loyauté à toute épreuve envers ceux qu'elle considère comme sa famille. Le devoir avant le coeur, sauf lorsqu'il s'agit de son grand frère adoré – la seule personne qu'elle adule à en crever et pour qui elle donnerait sa vie sans broncher. Protectrice, fidèle et ... sensible, oui sensible, elle qui préfère cacher ses émotions, devant ceux qu'elle aime c'est peine perdue. Ils sont si peu, ceux ayant sa confiance, mais lorsqu'ils l'acquierent c'est jusqu'à leur mort. Elle leur est dévouée, de toute son âme, même si leur coeur à eux penchent vers le diable, même si elle sait que la folie les guette parfois. Elle en deviendrait presque naïve, sous ses airs de redoutable lionne. Qu'importe, se rassure-t'elle, car elle les aime tout de même, et si elle doit faire plus de 1000 km à pieds car ils ont de la fièvre, elle les fera. C'est à cause de ses sentiments là qu'elle se perd autant et qu'elle ne sait plus où elle est par moment. Est-ce là le bien ou le mal que d'aimer tant Sauron ? Car si sa famille le prône comme le seul dieu vivant, elle s'interroge encore, mais si il lui offre protection des siens alors elle n'hésitera plus très longtemps.

Derrière l'écran

▲ Pseudo : Shadow; Sweety-Lyl'; aka Gabrielle
▲ Age : 22 :haha:
▲ Comment avez vous connu le forum ? : l'ours en peluuuuuuuche !
▲ Des remarques ? : :amour: (Oui j'ai craqué. Oui c'est une honte. Mais je suis Admin, je me dois donc de montrer l'exemple, et puis Erathuil est là aussi donc chut :out:)
▲ Fréquence de connexion : Régulière
▲ Code secret : On l'a changé sur mon idée et ... et en fait je m'en rappelle plus Mais osef, we (votre staff) rule the world (Sauron n'arrive qu'en seconde position :face:)


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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Ven 20 Mar - 2:41

Que faisiez-vous pendant que les nains reprenaient la Montagne Solitaire et que Smaug piquait sa crise ?

Tout d'abord, je tiens à dire que si vous étiez du coté de Sauron, vous n'auriez pas ce genre de problème avec un petit dragon. Ensuite ... Et bien c'est bonne question.C'était quoi … Y'a six ans ? Sept ? … Y'a pas prescription depuis ? Non parce que si vous pensez que je fais l'inventaire de mes faits et gestes toutes les heures et que je garde toutes ces données là en archives rien que votre joli minois , vous vous fourrez la phalange de votre index dans votre orbite - celle que vous préférez, je ne suis pas difficile – et ce jusqu'à votre cubitus – au final je préfère le coté gauche.
Quoi que pour mon frère, encore que, je pourrais peut-être faire un effort … Mais non. Non. Je ne me souviens plus exactement ce que je faisais à l'époque. Peut-être étais-je au Rohan, ou encore en Harad, à sauver des vies – celle de la Terre du Milieu étant à mon avis perdues depuis longtemps … Allez savoir. Si ça se trouve je faisais griller des saucisses et j'offrais un bol de thé à la gloire de Sauron. Toujours est-il que cela ne vous regarde pas, alors retournez éplucher vos oignons, tailler vos pierres ou pleurer sur votre funeste sort et fichez-moi la paix, j'ai suffisamment de travail comme ça et des doses de cyanure à faire.


Durant l'intrigue n°1, où étiez-vous, que faisiez-vous ?

Passant ma vie en vadrouille et restant rarement dans un endroit plus d'un mois et demi, j'ai tendance à ne retenir que ce qui m'est véritablement important. Comme, par exemple, comment paralyser un homme juste en lui frôlant la main, ou encore la date d'anniversaire d'Erathuil et la façon dont il aime prendre son petit déjeuner. Le reste, tant que je ne m'y trouve pas, m'importe guère, et pour que cette question m'intéresse si peu c'est que je devais être en Harad – certainement avec Dastan, à planter de la menthe pour mes futurs onguents, voir à jouer aux échecs en planifiant une nouvelle conquête pour agrandir son territoire ... ou encore à fouiner dans sa glorieuse, majestueuse, magnifique, royale bibliothèque.


Longtemps caché à Dol Guldur sous le surnom de Nécromancien, Sauron en a été chassé par le Conseil Blanc et s'éveille maintenant au Mordor : que savez vous de ces changements et évènements ?

Vous appelez ça un échec, ma famille nomme cela une stratégie militaire voir un coup de bluff et, crétins que vous êtes, vous êtes évidemment tombé dedans à pieds joints. A vrai dire, je n'y connais pas grand chose, outre ses réelles intentions qui sont claires pour tout le monde en ce charmant pays. Je ne sais que ce qui se murmure, ce qui s'échange entre certains seigneurs ou ce que mon frère veut bien m'en dire – lui qui jure que le Mordor n'est pas une Terre digne de notre Seigneur et Maître incontesté.
Pour ma part ... et bien si ma famille a prêté allégeance à cet être il y a de cela trop d'années pour que je puisse m'en souvenir, j'hésite encore à pleinement me prononcer et n'écoute que ce que je peux galamment récolter. Est-ce le bien, le mal ? Il veut détruire la Terre du Milieu, mais les hommes n'ont-ils pas pillé la richesse de leur terres dans leur folles conquêtes bien avant son arrivée ? Tant qu'aucun des miens n'est blessé, je dirais que je m'en fiche, éperdument. Sauron reste malgré tout un Dieu, bienfaisant envers le peuple qui le sert, il est donc de mon devoir de l'honorer pour que cela continue en ce sens.


Quels sont vos objectifs pour les prochaines années, vos rêves et plans pour l'avenir ?

Mon père n'a pas eu de fils, à son grand malheur, mais il a eu un frère d'arme et de coeur qui a lui même son devoir à accomplir malgré ses ressentis négatifs et les miens sur la question. Je pense sincèrement que, outre finir par rentrer pour accomplir mes propres obligations, je vais partir vers le nord pour veiller sur cet être qui m'est si cher – plus que ma propre vie, il est mon protecteur et mon frère et je ferais tout pour lui ... Même épouser un de ces Seigneurs que je déteste tant, même offrir ma vie pour de bon à l'un des dieux qui régissent ce monde.
Mes rêves ? Je ne rêve que de dunes de sable chaudes et de nuits étoilées. Je ne rêve que de constellations et de silence, je ne rêve que de ces nuits qui n'appartenaient qu'à nous jusqu'à ce que la vie ne m'emporte au loin et que toi même tu te perdes dans un rôle que tu n'aurais pas du endosser.
Mes plans pour l'avenir ? Faire rentrer mon frère à la maison, sa vraie maison et non le château inhospitalier remplies de brutes épaisses dans lequel il est cloitré. Le faire revenir ou le soutenir dans toutes ses folles quêtes, de n'importe quelles façons, et qu'importe si mon coeur se brise de nouveau.


Quelle est votre votre histoire ?

Si l'on me demandait de raconter l'histoire selon mes propres souvenirs, je vous parlerais en premier et tout du long de cet être grand et beau, blond au visage fermé mais aux yeux lumineux. Il était tout pour moi, ce Dieu à la peau pâle venu d'une vile contrée alliée à la notre, jusqu'à ce qu'on me l'enlève violemment. Le problème c'est que vous n'y comprendriez rien, de ce fait voici son commencement exécrable – et tâchez d'écouter car je ne me répéterais pas.


----- La Naissance -----



Tout commence toujours par un lieu insolite, par un temps de bonne ou de mauvaise augure. Nous sommes ici en plein après-midi, et le soleil assèche la terre autant que les êtres qui ont eu la bonne idée d'y vivre. Le désert. Les rochers escarpés, le vent ocre, le goût du sel et de la terre mêlée. Il est des légendes qui remontent à la création du monde et des premiers hommes. Le sang qui parcourent mes veines est bien plus jeune et mon lignage qui, lui, ne remonte aussi loin que du coté de mes grands parents paternels. Ils étaient de nobles souverains nomades du Khand alors, terre maudite et souillée par le sang plus d'une fois. Khaled-le-Cruel dirigeait d'une poignée de fer ferme la tribu, épaulée de sa froide et vicieuse épouse Hanàn-la-Rude-et-Infertile. Valeureux guerriers prônant Sauron en Maître absolu, ils étaient fidèles à leur croyances. Si le Maître vous ordonnait de tuer vos enfants, il n'y avait pas à répliquer. Si le Maître vous ordonnait de vous lier au Royaume voisin par un échange d'enfant, vous le faisiez sans demander pourquoi. Ainsi commence mon histoire : sur un pacte scellé dans les larmes de rage et la douleur de la perte ; sur l'arrivée d'Erathuil, fils premier d'Irsil le numénoréen noir d'Harlond, dans les terres de mes ancêtres.

De cette époque je ne peux guère en dire plus que ce que ma mère m'a contée, mais c'était un âge encore troublé et peu plaisant. Mes grands parents ne s'aimaient pas mais se supportaient assez pour tenter d'enfanter, seulement ma grand-mère avait le ventre aussi aride que le désert nous entourant, à l'image même de son coeur desséché. Priant Sauron chaque jour pour l'arrivée un fils fort et digne, il lui donna pourtant sa bénédiction puisqu'elle fini par avoir mon père à ses côtés : Honaìn-l'Avisé vint au monde durant une rude soirée d'hiver. A ma connaissance, il grandit aux cotés d'Erathuil, et c'est bel et bien de lui que je tiens mon caractère trempé de feu et mon coté sauvage, indomptable. Mon père n'avait alors que deux passions, le cheval et la politique, auxquelles vinrent un jour s'ajouter une troisième : sa femme, ma mère.
Si vous pensiez à une histoire d'amour, vous vous trompez. L'amour renforce les liens, mais il est soigneusement dirigé et maîtrisé, il n'est pas libre ou choisit parmi les gens de notre rang. Ainsi lorsqu'il fut en âge, ma grand-mère choisit une fiancée qui se devait être digne de son fils. L'Harad était une riche contrée nouvellement alliée au Maître, quoi de plus naturel que d'y faire commerce ? La vieille bique noua des liens avec certaines familles nobles et pures, les observant, les jaugeant, acceptant un pacte avec celle qu'elle jugeait la plus acceptable même si son petit mériterait toujours mieux qu'une simple mortelle. Ainsi vint, émigrée des landes de sable, la douce et tendre Raya, ma mère, malicieux oiseau éploré enfermé dans une cage ; malheureuse de quitter sa terre natale si riche et raffinée pour épouser de force celle d'un homme inconnu, plus rèche et plus rustre que ce qu'elle avait connu.

De leur union rien ne vint d'un premier abord, ainsi reporta t-elle son affection sur l'être le plus proche de la famille, à savoir Erathuil, frère adoptif de mon père, qu'elle considéra bientôt comme son propre enfant.
En effet et à l'instar de ses parents, mon père mit du temps à concevoir un héritier. Chaque jour il espérait et priait, chaque jour il ressortait de la tente conjugale assombrit et maussade au possible, et, bien qu'il ne leva jamais la main sur ma mère, il la rendait souvent coupable pour cet échec. Ma grand mère qui ne se gênait pas pour rabaisser ma génitrice ou la blesser, alla même jusqu'à la menacer mais le divorce n'était pas permis dans notre société. Pourtant, comme un nouveau miracle inespéré, je vins au monde un soir de printemps, sous les cris déchirants de ma génitrice. Moi, le petit vœu exaucé à la peau mordorée et aux yeux aussi sombres que la nuit elle-même, moi, l'enfant de deux contrées que tout opposait faisait enfin son entrée dans le grand monde. Mais si ma mère m'aima tout de suite, mon père bien qu'heureux de l’événement, préféra se retirer sans un mot, le coeur accablé de rancœur. Mes grands-parents, qui avaient été attentifs et aimables tout le long de la grossesse, décidèrent d'ignorer mon existence malheureuse et celle de ma mère, nous maudissant en secret. Erathuil quant à lui ... Je ne sais toujours pas et ce n'est pas là une question qui me taraude car ce n'est pas son avis qui changerait leur problème.
Je n'étais pas un fils. Je n'étais pas un être fort, je n'étais pas un futur chef mais une future bouche inutile à nourrir. Je ne sauverais pas ma tribu, non, je l'asservirais à un maître inconnu qui défierait les lois et briserait les croyances. Toujours est-il que c'est ainsi que commença mon périple, pourrissant d'ors et déjà tous les projets de mes ancêtres, et cela allait empirer au fil des saisons pour mon plus grand bonheur.

----- L'Enfance -----



J'ai grandis dans une atmosphère étrange, tantôt considérée comme le petit miracle ambulant, tantôt étant prise pour une menace à éradiquer au plus vite. Tout ce dont je me souviens clairement est la beauté du sable chaud, le piaffement des chevaux, la morsure du cuir de la ceinture de ma grand-mère, les histoires de ma mère et le regard lointain de mon protecteur attitré qui ne semblait pas m'aimer au départ. Raya avait le don de me fourrer dans les bras d'Erathuil dès mon plus jeune âge, et j'ai longtemps gardé l'habitude de le suivre comme son ombre, sans un bruit, sans un mot. Là où il allait, j'allais aussi, quitte à trébucher sans un cri, quitte a m'écrouler inanimée de fatigue.
Pourquoi tant d'égard et de persévérance envers lui spécifiquement ? Je ne sais pas vraiment. Il fut toujours là pour moi, et c'est l'être le plus parfait de ma connaissance – je le suivais comme notre caravane suivait la course du soleil, et lorsque ma grand-mère tentait de m'inculquer les bases du culte et de notre société, je ne faisais que chercher ce grand être aux cheveux d'or des yeux.
«  Les femmes sont la terre nourricière de notre peuple. Sois forte car une femme faible à l'instar de ta mère n'a pas sa place ici. Tu es le rejeton de mon précieux fils, ne te laisse jamais prendre où je te maudirais. Courbe la tête, tiens toi droite et silencieuse, calme comme le fleuve et fière telle une reine, mais jamais ne te soumet à l'homme stupide car il n'apporte que la guerre et la famine, la désolation et la mort. Honneur ton sang, baise nos pieds car ta vie appartient à la tribu et plus tard, tu enfanteras un enfant mâle à la gloire de Sauron. » Cette première leçon, je l'appris à mes dépends et je me forçais à faire plaisir au plus grand nombre, recevant régulièrement des coups par la vieille peau lorsque je n'écoutais pas. Rapidement, je compris que je n'étais désirée que par mes parents. Quoi que je fasse ou dise, jamais elle ou mon grand-père ne m'accepteraient : et ce malgré mon désir de la contenter et tous mes efforts pour y arriver. Je n'étais pas un mâle, je ne serais et ne ferais donc jamais assez bien.
A partir de là, toute l'énergie que je mis dans mes études, je le fis pour mes parents et mon frère, pour rattraper le monde où eux évoluaient. Car si je n'étais pas le genre de gosse à sautiller partout, pas plus que je n'étais une grande bavarde, en revanche j'aimais les livres et je passais beaucoup de temps à tenter de comprendre les saintes écritures en solitaire lorsque je ne collais pas Erathuil. Je n'étais pas à l'aise avec les autres de mon âge, sans cesse mise à l'écart, de part mon rang comme celle de ma condition particulière : ma mère s'était aperçu que je ressentais certaines choses arriver sans pouvoir l'expliquer, et si elle s'enfonça dans ses délires d'enfant divin ce ne fut pas le cas de la majorité de ma famille. Je préférais ainsi me couper du monde, entrant dans un mutisme profond, n'ouvrant la bouche que lorsque je ne pouvais faire autrement. Toutefois, jamais ce ne fut pour perdre du temps en élucubrations. Les mots sont un poème que l'on offre à la nuit, et la véritable beauté est un murmure, un fredonnement de cette vie bohème, une offrande à nos Dieux. Mes yeux parlaient pour moi, ainsi que mes gestes, mais jamais ce ne fut perçu de mauvaise façon puisque de base les palabres n'était pas dans les habitudes de la maison.

Il faut comprendre que mon père est un homme renfermé, ma mère un univers secret et Erathuil fut longtemps un mystère dont je souhaitais apprendre, mémoriser et comprendre toutes les facettes. Ma curiosité, je la manifestais par un comportement déraisonnable : je souhaitais tout voir et tout comprendre, je voulais lire avant l'heure, je voulais m'offrir à un monde impitoyable et être considérée comme l'une des leurs alors que je n'étais pas plus hautes que trois pommes. Erathuil passa beaucoup de temps à me courir après, car après tout je ne faisais que reproduire ce que je l'avais vu faire. Lui l'étranger faisait parti de la famille, moi l'enfant légitime n'y était pas à ma place, et alors qu'il montait à cheval je voulais apprendre à mon tour - ce fut rapidement que je maîtrisais les arcanes et le langage des bêtes, à ma plus grande fierté. Pourtant, ce n'était pas la jalousie qui me poussait à l'imiter. Ce sentiment m'était inconnu, et je ne pense pas l'avoir un jour ressenti. De la fascination, une profonde admiration en revanche, oui : un désir de ressembler à mon occidental de frère car il était fort et sûr de lui. Mon père, bien qu'il fut le chef et donnait les ordres, écoutait ses conseils, ma mère vénérait le sol qu'il pouvait fouler autant qu'elle aimait ma curiosité sur le monde m’entourant, sans parler des guerriers qui semblait toujours venir le quérir. Ce qui scella notre lien pour de bon fut un énième reproche de ma grand-mère. Elle me jugea sur son lit de mort - je n'avais pas sept ans alors –, plongée dans ses délires et les vapeurs d'opium. Coupable de ne pas être comme mon père - un homme obéissant et un bon fils en toute occasion selon elle -, j'étais une aberration indigne de lui et de servir Sauron, j'étais à coup sûr une putain d'enfant illégitime bonne à rien et un petit monstre ambulant : il aurait fallut qu'elle me tue à ma naissance comme prévu initialement.

Si je ne me souviens pas avoir pleuré auparavant, ses paroles-ci me broyèrent le coeur et c'est dans mon endroit favoris que je vins me cacher : ce qui servait de bibliothèque, théoriquement fermée : là où j'allais étudier secrètement. Mais je fus ce soir là surprise d'y trouver Erathuil, accoudé à une fenêtre une pipe à opium entre les lèvres, et la suite de cette histoire ne regarde que nous. Je ne vous offrirais qu'une seule chose : c'est à ce moment qu'il devint vraiment mon frère, le premier homme de ma vie et le seul a qui j'obéirais. Nous finîmes là, moi devant lui, perchée sur son cheval sombre, le sable chaud nous entourait, le vent caressant nos visages, loin de la ville et ses règles stupides, enfants perdus dans le désert : la nuit nous offrait ses merveilles, nous tendîmes nos bras pour en saisir ses trésors, un sourire sur les lèvres, le coeur guérit.
A partir de là ma mère cessa de me conter des histoires sur son pays doré, car je passais la majorité de mes nuits avec Erathuil, à contempler le ciel, emmitouflés dans une couverture. C'était l'âge d'or, la belle vie pour moi, mais comme tout un chacun sait, le bonheur est toujours de courte de durée lorsqu'il faut en payer le prix.

----- Le Départ -----



Lorsque mes dix années sonnèrent, mon enfance toucha à sa fin. Mais qu'est-ce que sont dix années pour les êtres ? Rien, des grains de poussière, mais dans le monde d'où je viens c'est l'âge de commencer à faire ses preuves et mon père décida qu'il était l'heure de m'envoyer au loin. J'eus beau hurler et griffer comme un beau diable, rien n'y fit, je fus jetée dans la famille maternelle que jadis mes grands parents paternel méprisaient, abandonnée de tous dans cet Harad tant rêvée et oubliée depuis cette nuit dans la bibliothèque. Si quitter ma mère fut déchirant, me séparer de mon frère fut bien pire : c'est une partie de moi-même que je laissais, la moitié de mon être, nos rêves que je mettais au placard malgré moi. Envoyée dans les vastes contrée orientales, enfermée entre quatre mur, je ne supporta pas longtemps la vie qui y régnait. Pourtant je me fis à leur mode de vie rapidement, sans pour autant jamais oublier ma véritable maison, portant un masque et rongeant mon frein. Les enfants sont capables de bien des choses, et l'adaptation en fait partie, le sang de ma mère m'aidant fans ce but.
Malgré ma méfiance et mon silence étrange pour eux, ma grand-mère maternelle au doux nom d'Asma m'accepta dès les premiers instants. C'était une femme au noble port et une sage respectée parmi les siens de part son âge avancé, rien à voir avec feu ma grand-mère paternel, et bien qu'elle régnait en maître dans son village – il s'agissait d'une société matriarcale – , elle n'était que douceur et sollicitude. Elle prit le temps de m'enseigner l'art du combat à la dague et le lancer, ainsi que les arcanes de la divination – car mon don venait de son coté et elle-même était une prêtresse dévouée à Sauron. Que ce soit interpréter les signes – quels qu'ils soient –, guérir, maudire (tout du moins faire semblant en utilisant les peurs d'autrui) ou même lire les paumes, je devins bientôt aussi sûre qu'imbattable. Tandis que je grandissais et m'affirmait, elle me montra son monde, ce culte du faste et du fantasque, et je finis par me sentir  presque comme chez moi même si les miens – Erathuil et ma mère – me manquaient. Je fis de nombreuses rencontres là-bas, dont un homme que je n'oublierais jamais : Manech, l'homme aux mystères. Il chevauchait des Mumakil, et pour la première fois de ma vie je m’intéressais à ces bêtes immenses. Je me souvenais soudainement de ma mère qui, attentive à toutes mes aventures, m'avait souvent contée leurs histoires, mais ces pachydermes gracieux n'avaient jusqu'alors jamais trouvé grâce à mes yeux : Erathuil n'en avait pas il était donc inutile que je m'y intéresse. Manech, de part son caractère et ses gestes, me rappela mon frère et il m'offrit ce qui me manquait le plus le temps de quelques mois : une ombre à suivre, une oreille attentive, une complicité que je pensais perdue. Une confiance entre nous s'installa rapidement, puisque lui-même possédait un don même si le sien était doublé d'une malédiction. Plus d'une fois je le trouvais en transe, et je me pris à avoir peur sa vie : c'est comme ça que je devins avide de connaissances pour les plantes et l'alchimie. Jamais je ne me sentis proche d'autres enfants et Manech et Asma furent les seuls adultes à pouvoir m'approcher si facilement. Trois années ainsi passèrent, jusqu'à ce que ma grand-mère accepte de me renvoyer chez moi : l'adolescence commençait son œuvre et il me fallait accomplir le rituel de passage.

Les retrouvailles furent heureuses, la fête somptueuse, et l'épreuve d'une facilité insultante. Lorsque la caravane familiale repris la route, jamais je ne me sentis aussi libre : c'était là ma place, je le sentais dans mes veines. Je n'eus aucun mal à reprendre ma vie d'antan, bien que je vagabondais d'autant plus à présent, tout en continuant d'étudier la médecine. Les années passèrent de nouveau, et Asma ne me rappela à elle qu'une seule fois : elle avait quelque chose d'important à me dire. Je me souviens parfaitement la tête d'Erathuil lorsque je lui ai dit que je partais, seule, et la colère qui s'en suivit. Pour la première fois de mon existence, je ne l'écoutais pas, et mal m'en fut : jamais je n'atteins le village d'Asma. J'avais 16 ans et j'étais encore pleinement adolescente, mais mes formes étaient faites et souvent les hommes lorgnaient ma peau comme l'on convoite l'or. C'était un soir de pleine lune, et alors que je me reposais abritée dans ma tente de fortune, des marchands d'esclaves m'attrapèrent et me firent prisonnière sans que je ne puisse véritablement répliquer. Je réussis à en blesser mais cela ne suffit pas : je fus traînée dans la boue de le sable de ma terre avant d'être assommée.

Lorsque le soleil vint mordre ma peau, je me rendis compte de plusieurs choses. La première, que j'étais enchaînée, la seconde, que je n'étais pas seule. En effet traînée avec d'autres : peaux pâles ou sombre, nous étions tous ferrés de la même façon sous le soleil brûlant, regroupés et enfermés dans des cages aux barreaux de fer. Où allions-nous exactement et qui étaient nos bourreaux ? Partout et nulle part à la fois. Le chef se nommais Arhfa, et si c'était le plus parfait des trous du cul, il restait attentif aux soins apportés aux esclaves qu'il ramassait.
La caravane fit son chemin assez longtemps pour que je perde la notion des jours, passant de ville en désert, vendant nos corps sur la place du marché aux plus offrants. Souvent les langues parlées m'étaient familières sans que je comprenne tous les mots, mais étrangement personne n'accepta jamais de prendre une diseuse de bonne aventure, une liseuse de paume, une fleur à épines, une femme médecin qui entretenait ses compagnons et les guérissait au besoin - j'étais de nouveau une aberration à ma plus grande joie.


----- Le Retour -----



Cinq mois ainsi passèrent, marquant ma peau au fer ; j'étais amaigrit, le tatouage des esclaves brûlait toujours honteusement mon poignet, mes cheveux étaient ternis et mes yeux éteins : je ne faisais que survivre ici. Peu à peu pourtant je devins pourtant presque irremplaçable au convoi et le maître de la caravane hésitait de plus en plus à me faire monter sur l’échafaud. Je rêvais encore de mon frère, cherchait toujours un moyen de me délivrer en utilisant mes dons mais ce fut un Seigneur qui m'offrit la liberté souhaitée. Nous étions alors à Al-Amrûn. Dastan était son nom et bien qu'il était fort jeune il était aussi fort riche. Pour ma part, je ne le connaissais que de réputation : longtemps ma grand-mère maternelle m'avait nommée les grands du monde. C'est lui qui me racheta, car curieux il avait entendu parlé de mes dons. Comme je savais guérir et aussi cuisiner, je ne fus pas inutile à sa maison et lors de mes heures libres il me laissait utiliser son immense bibliothèque – homme généreux et insouciant. Jamais il ne posa sa main sur moi, jamais je ne fus frappée, toujours bien traitée, il devint un ami et ainsi sept autres mois passèrent avant, qu'enfin, mon héro n'apparaisse.

C'était une journée comme les autres, chaude à souhait, et je me reposais à l'ombre en notant mes dernières expériences lorsqu'il apparut, couvert d'un foulard qui enturbannait son beau visage, suivit de certains de ces compagnons. Je lui sautais dessus, et il m'enleva ainsi pour me ramener à la maison – j'eus tout de même le temps de laisser un mot à Dastan et de rassembler mes affaires. Je découvris avec horreur que beaucoup de choses avaient changé suite à mon départ. Ma mère, me sachant en vie, devint plus protectrice que jamais, sans compter mon père qui me fit suivre matin et soir. Quant à mon frère … ce traître reparti aussi vite qu'il ne me ramena : et j'eus interdiction de le suivre. Seulement pensaient-ils réellement que mettre l'oiseau en cage le découragerait ? Malgré ma rancoeur et ma tristesse, je restais sage durant une année complète, jusqu'à ce que mon père arrête ses bêtises, avant de faire le mur de nouveau, comme lors de mon enfance, en laissant un mot. Je volais alors un cheval et prenait la direction du Sud, rejoignant une caravane de passage : Asma m'attendait depuis deux ans et je savais que c'était ma dernière chose de la voir en vie. Je ne restais chez elle que le temps qu'elle ne me remette mon héritage et ses précieux conseils, avant de rentrer fissa, elle m'accompagnant malgré mes protestations. Bien entendu, je me pris un savon une fois à la maison, mais je n'en eus cure. Cette nuit là, Asma rendit son âme à Sauron, épuisée mais ravie de son dernier voyage, et j'ouvrais son vieux livre de remèdes et conseils pour la première fois.

Les années passèrent de nouveau. Erathuil rentrait régulièrement, mais m'interdisait toujours de venir avec lui, et cela me peinait autant que me mettait en colère. Pourtant, je l'écoutais, ne souhaitant pas me disputer avec lui. Ne souhaitant plus me faire enfermer – plus jamais -, je me remis à voyager pour étudier la médecine et développer mes dons, souhaitant échapper à mon père et ses lubies nouvelles de me marier à un Seigneur voisin. Je revins souvent voir Dastan, devenant sa guérisseuse, quand je ne faisais pas parti d'une caravane au gré du vent. Parfois ai-je dépassé la frontière de notre territoire, allant jusqu'au Rohan, découvrant une culture étonnante et de nombreux gens dans le besoin que j'aidais de mon mieux, avant de repartir, déroutée. Car tout mon enfance avait été vouée a Sauron, et je découvrais naïvement que ces gens là en avaient une peur terrible plus prononcée encore que la notre : ils étaient les enfants d'Iluvatar, le seul véritable Dieu selon eux. Sauron n'était qu'une épine dans leur pied, un vil usurpateur, et nombreux furent les gens à me remercier et me bénir de ce nom malfaisant pour moi. Iluvatar par ci, Iluvatar par là, toujours est-il que ces êtres là eux craignaient moins mes dons que ceux de ma contrée. Ils me plongèrent ainsi peu à peu dans le doute, mais jamais je n'en parlais à ma famille, encore moins à Erathuil : à nouveau je mettais en place mon masque de nonchalance ; mon tribu n'avait pas besoin de personnes faibles.


----- La Quête -----



Mes vingt ans passèrent, ainsi que mes vingt-cinq, et peu à peu je voyais ma mère et mon père se flétrirent comme les fleurs se fanent alors qu'Erathuil ne changeait pas. Mon père ne renonça jamais à me marier malgré moi, tentant de nombreux stratagèmes, quitte à demander à mon frère de me convaincre, toujours sans succès. Je m'occupais d'eux de plus en plus, jusqu'à ce que j'apprenne une nouvelle bouleversante pour nous tous : une future reine s’élevait au Gondor, mettant en péril les projets de mon Dieu et surtout de mon frère. De nouveau, l'hésitation pris possession de mon coeur faible et pour n'en rien montrer je prétextais l'urgent besoin de partir, mortifiée à l'idée de les trahir. Rassemblant à la hâte mes affaires, je filais comme le vent pour me retrouver moi-même. C'était il y a quatre mois. Quatre mois à vivre en ermite sous le ciel de mon enfance, recluse, jusqu'à ce qu'un violent mal ne me prenne au coeur et à l'estomac à la moitié de mon périple Jamais mes dons ne me firent autant souffrir, et jamais le mauvais pressentiment ne se fit aussi fort. Pourtant mon état de panique passa comme il était venu, et je continuais ma vie de nomade sans donner plus de nouvelles … Jusqu'à ce que l'un des guerriers variags de mon frère ne vienne me trouver la semaine dernière pour me rapporter les nouvelles terribles à mes yeux.
Il avait osé. Ce fils de troll putride avait osé me le prendre, et bien sûr, Erathuil avait préféré lui obéir en bon fils qu'il était. Pourtant je savais intimement qu'il n'avait pas dû apprécier. Mais dans quel état était-il à présent ? Allait-il bien ? Était-il traité comme il le méritait, avec égards et honneur ? Irsil d'Harlond, le jour où je te trouverais, il me faudra plus que tes soldats pour m'empêcher de t'en coller une. J'ai fait mon sac de nouveau, bien sûr, avant de repartir sans même repasser par la caravane de mes parents. Un nouveau périple s'annonçait à moi : retrouver mon frère, en traversant par la terre ou la mer ces contrées sauvages et interdites.
Notez que le véritable problème n'est pas que l'on ait tenté de l'éloigner de moi, non, ça j'y suis habituée. Tant qu'il reste en bonne santé, voyez-vous, cela reste acceptable, même si je ne suis pas le genre de personne à rester là sagement sans rien tenter. Non. Ce qui explique où j'en suis à présent, à bouffer la poussière, les pieds dans le sable, remontant vers Harlond – terre détestable pour de nombreuses raisons –, c'est qu'ils ont osé profaner nos lois. Ces brutes épaisses ont enlevé mon frère à sa véritable terre, et au lieu d'en prendre soin ils vont certainement le laisser pourrir sur pied. Voilà pourquoi je suis en route, bravant le vent, le jour, la nuit, maudissant ses liens de sang qui n'y connaissent rien sur plusieurs générations, priant tous les dieux existant qu'il fasse attention à ses fesses.
Sauron, veille sur lui le temps que j'y parvienne, car nous savons tous deux à quel point il va avoir besoin de toi ...

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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Ven 20 Mar - 10:02
Ancel, comment je l'aime dans Merlin

rebienvenue et bon courage pour ta fiche :amour:
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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Ven 20 Mar - 11:51
Merci Frodo :3

(Oui, parait qu'elle est choupi dans Merlin )



Maybe, One day
« If by my life or death I can protect you, I will. You have my sword. I do not know what strength is in my blood, but I swear to you I will not let the White City fall, nor our people fail. » ©endlesslove.


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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Ven 20 Mar - 11:54
TAGTAAAAAAG ! y'a Kity qui demande si elle peut venir dans ta cuisine et Furie si tu peux lui prêter une poêle pour qu'elle tape sur Cuthalion Re-bienvenue :amour:

Nix *bondit sur sa copine et l'emmène avec elle au nez et à la barbe à moitié rasée dans son sommeil de son frère* :face: on va aller pirater un peu !
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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Ven 20 Mar - 12:02
Bievenuuuuue


« Si nul ne peut nous délivrer, dit Maglor, alors en vérité la nuit éternelle sera notre lot, que nous tenions ou non notre serment, et nous ferons moins de mal en le brisant. »  ▵ ©endlesslove.

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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Mar 24 Mar - 14:25
:amour: Merci à touuus !
J'ai fini mon histoire, j'espère que tout est correct.

Kitty > quand tu veux :face:
Furie > Je peux même vous empoisonner la poele ma reine
Nix > *se fait enlever* Pas la barbe de mon frèèèèèèèèèèèèèèère ! ... Mais pirater me semble amusant ... Mais pas la barbe de mon frèèèèère !
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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   Mar 24 Mar - 14:45

Welcome Home Beautiful !

Et voilà une jolie TaghTagh ! :amour:

Tu es validé(e), félicitations  !

  Tu peux désormais te jeter dans l'aventure, mais il y a quelques petites étapes qu'il vaut mieux suivre avant :
  ❧ Pense à réserver ton avatar ici à moins que tu aies un jumeau caché, bien évidemment.
  ❧ Ensuite, n'hésite pas demander des camarades d'aventure pour partir à la recherche de dragons à tuer dans la partie des liens et rps ! Au passage, s'il te manque un ami, une famille, tu peux aller créer un scénario ici (et réserver son avatar dans le bottin en passant).
  ❧ De même si tu t'ennuies, tu peux également aller t'amuser à défier tes amis ou remplir d'autres défis qui sont proposés ici.
  ❧ Enfin, le journal du Balrog Enchaîné te propose de participer au prochain numéro mensuel en lui envoyant par MP les rumeurs venues frôler tes oreilles délicates ! Avec un peu de chance, tu seras toi-même sélectionné(e) pour une interview spéciale et figureras ainsi en première page (et pour voir les anciens articles, c'est par ici que cela se passe).

  Flood et RPs t'attendent avec impatience ! Ravi de t'avoir parmi nous, mais plus important encore ... amuse toi bien      



On my way

Tell everybody I'm on my way New friends and new places to see With blue skies ahead yes I'm on my way And there's nowhere else that I'd rather be. Tell everybody I'm on my way And I'm loving every step I take With the sun beating down yes I'm on my way And I can't keep this smile off my face, 'Cause there's nothing like seeing each other again No matter what the distance between And the stories that we tell will make you smile Oh it really lifts my heart !


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MessageSujet: Re: We need to fetch back the time they've stolen from us | Taghrìd   
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