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Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental

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MessageSujet: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Jeu 19 Mar - 22:46
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Erathuil l'Occidental


ft. Linus Roache

Qui êtes-vous ?

▲ Race : Humains
  ▲ Alignement : Dark
  ▲ Emploi : Héritier de Harlond, espion de Sauron, guerrier Variag
  ▲ Royaume : Harlond, mais a été élevé en Rhûn et Khand
  ▲ Âge : 95 ans
  ▲ Orientation :hétéro
  ▲ Statut : fiancé
  ▲ Arme : Stylet, cimeterre, rapière
  ▲ Niveau : Expert au cimeterre, moyen aux autres.
Il a été élevé à la dure, même si ses parents adoptifs étaient des seigneurs : ils ne lui ont pas fait de cadeau, méfiants envers ce nouveau venu, et il a passé bon nombre de nuits à la belle étoile. Pour son plus grand plaisir : encore aujourd'hui, il n'est guère familier avec les habitations en dur qu'il ne voit que comme une cage et un emprisonnement intolérable. Notez donc qu'il est claustrophobe ; méfiant et peu à l'aise dans les demeures de pierre, il sera prêt à l'attaque si vous fermez la porte ou l'entraînez dans un réduit sombre. Il ne l'admettra pas facilement, mais cela l'angoisse. Il aime avoir toutes les cartes en main et la fenêtre dans son champ de vision, le contraire ayant tendance à le stresser plus que de raison. Erathuil a d'ailleurs une passion dévorante pour la nuit et le ciel noctune : il aime les nuits passées à contempler les étoiles ou à dormir dehors. Enfant,  il s'échappait  souvent pour observer la nuit et à appris l'astronomie : il accorde beaucoup de foi aux bateleurs capables de lire les étoiles. Il est en effet, rêveur surtout par rapport aux préceptes guerriers qu'on lui a inculqué. D'une nature rêveuse, il est souvent plongé dans ses pensées. Erudit, il a eu accès à bon nombres d'ouvrages et est lettré. Cela n'a fait qu'aiguiser son intelligence naturelle, qui est secondée par une curiosité de chat sauvage et une forte capacité d'adaptation. Il n'est pas loin d'être chevaleresque, corseté par un certain code d'honneur, et il peut se présenter comme charmeur et héroïque. Sa loyauté est totale - il n'est pas dans ses habitudes d'être tendre ou affectueux, considérant cela comme une faiblesse, mais il se battra comme un lion pour vous si vous possédez son affection.

Cependant il demeure sauvage, ce qui se voit souvent par ses réactions spontanées et premières, parfois brutes de décoffrage. Il a été élevé comme un seigneur de Rhûn, pas comme un seigneur occidental, et à présent qu'il se retrouve dans le château de son père, à l'ouest il est parfois en décalage avec ces coutumes nouvelles qu'il ne connait que par les livres.
Cela lui donne l'impression de redevenir un petit garçon perdu et confus, comme lorsqu'il était devenu de poney pour la première fois en Rhûn. C'est un sentiment qu'il déteste profondément et qu'il le fait entrer dans des rages noirs. En effet, l'un des moindres défauts d'Erathuil est sa susceptibilité : s'il n'hésite pas lui même à tourner en ridicule ses vis à vis et à se moquer d'eux, il ne tolère pas le contraire – sa sœur est la seule à pouvoir le taquiner sans s'attirer autre foudre qu'un sourcil levé ou un soupire exaspéré.

Habitué à rôder en lisière des chemins et banlieues de gentes bourgades avec ses hommes, il a pris l'habitude se moquer de tout et de se croire intouchable. Flegmatique, nonchalant, il ne recule devant aucun danger et n'a pas l'habitude de s'avouer vaincu ou en position d'infériorité : on peut parler de témérité ou de panache, en fonction du point de vue. Cela a pu le mettre en très mauvaise position ayant tendance à accepter tous les défis de ses pairs : voler, séduire, tuer, ou laisser ses couleurs en terre ennemie, rien ne lui semble impossible.

Cette audace va de paire avec un tempérament idéaliste. Loyal à ses idées, fidèle à son maître jusqu'à la mort, Erathuil est motivé par un fanatisme religieux et philosophie. Il est dévoué au retour de Sauron dans lequel on l'a élevé. Vu comme un seigneur et un mâne familier chez ses parents adoptifs, il a développé pour le seigneur sombre un amour respectueux, et s'est voué à la défense de son retour. Avec comme moyen, usage de la violence, de la cruauté ou de bontés judicieusement accordées.
S'il a rejoint son camp, ce n'est donc pas par intérêt, contrairement à Irsil : l'égoïsme n'est pas dans sa nature, et il ne convoite ni vengeance, bien matériel ou pouvoir temporel ; il se contente de défendre une cause dans laquelle il croit de manière presque irraisonnée. Bien qu'il ne crache pas sur les projets de son père : il aime le pouvoir, commander et n'avoir personne d'humain au dessus de lui. Dominateur, et ambitieux, il est pourtant obéissant aux ordres s'ils proviennent d'une entité ou d'un chef qu'il respecte - son père adoptif et son ancien mentor étant bien à l'ouest... Il se considère aujourd'hui comme son propre maître – et bientôt maître d'un royaume voué à son Seigneur.

Il faut également remarquer qu'il est particulièrement frileux et qu'il ne sait pas nager. La mer de Rhûn lui a toujours semblé une étendue menaçante et lors de la traversée des fleuves en bac, il est toujours particulièrement ronchon et silencieux...


Derrière l'écran

▲ Pseudo : Elorin
  ▲ Age : 22
  ▲ Comment avez vous connu le forum ? : *pointe l'elfe*
  ▲ Des remarques ? : ...
  ▲ Fréquence de connexion : 7/7
  ▲ Code secret : On l'a changé, alors je sais plus, démerdez vous :amour:


 
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Jeu 19 Mar - 22:46

Que faisiez-vous pendant que les nains reprenaient la Montagne Solitaire et que Smaug piquait sa crise ?

J'étais au cœur du désert, avec mes compagnons. Il s'agissait pour d'un temps semblable aux autres. Objectivement, le seul souvenir particulier de ce temps est que ce doit être à cette période que j'ai fait la rencontre le féroce ailé de Caranthel. Si mes souvenirs sont justes, nous avons du sortir du désert de Far Harad  pour arriver à la capitale de Nem-Umbar à peu près au moment où Smaug s'envolait à tire d'aile de la montagne ; son ombre et son feu n'ont pas touché nos terres bénies par Sauron, n'ont-ils pas compris que rien ne peut s'opposer à ces forces trop puissantes pour eux ? Tant de morts auraient pu être évitées si ces audacieux avaient su se soumettre au vrai Seigneur...


Durant l'intrigue n°1, où étiez-vous, que faisiez-vous ?

J'étais en train de taper du poing sur la table ; nous avions envoyé des horde orques pour soutenir l'effort des Dunlendings pour prendre leur capitale, Lond Daer des mains des Rohirrims. Les orcs sont les enfants de Sauron et je respecte leur aide, mais les envoyer rejoindre les rangs de Méadred était pour moi une aberration stratégique. Ils n'étaient pas prêts à accepter leur aide, pas à ce moment là ni dans de telles circonstances. Honain avait beau évoquer qu'il s'agissait d'un mouvement sûr de notre camp, ordonné par plus haut, et qu'il était plus que temps que les Dunlendings s « mouillent » et affichent leur allégeance …. C'était pour moi le meilleur moyen de perdre leur fidélité, et je crains avoir vu juste. Durant l'intrigue 1, je tempêtais donc emporter plusieurs compagnies de Variags jusqu'à Lond Daer. En vain donc. Au même moment j'ai été sommé de faire mes bagages pour rentrer en Harlond, de toute façon...


Longtemps caché à Dol Guldur sous le surnom de Nécromancien, Sauron en a été chassé par le Conseil Blanc et s'éveille maintenant au Mordor : que savez vous de ces changements et évènements ?

Tout ce qu'un mortel peut savoir. Inera sans doute sait plus que moi, mais c'est sans doute la seule mortelle plus au fait que moi-même. Elevé dans une famille fidèle à Sauron depuis des années, je me voue au retour que vous évoqué. Vous le dites chassés, je le juge plus fort encore ; le Conseil Blanc peut se gargariser de sa prétendue victoire, il est trop pour empêcher ce qui aura lieu. Le Nécromancien est revenu parmi les siens, qui toujours le soutiennent ; ses armées se forment, se renforcent, j'en fait partie et aujourd'hui j'en suis le héraut à l'ouest d'Arda. Ses changements ne sont que les prémisses d'une nouvelle ère.


Quels sont vos objectifs pour les prochaines années, vos rêves et plans pour l'avenir ?


A court terme, long terme, dans mes rêves ? A court terme, je vais épouser Morwen, héritière de Forlond. A la mort de ses parents, d'ici peu, je deviendrais gouverneur de Forlond, prêt à unir les domaines d'Harlond et de Forlond, étant héritier de l'un, époux de l'héritière de l'autre. Renforer les Ered Luin face à Erebor, prendre l'ouest sous notre emprise, engendrer un descendant digne du pouvoir qui l'attend. Cette union prend place dans les projets de mon père et mon maître de prendre le dessus et revanche sur ce qui est aujourd'hui le royaume du Gondor. A plus long terme, j'espère assister au retour de mon seigneur et maître à la place et à la puissance qui lui sont dûs. Si je puis y mettre la main en quelque façon que ce soit, j'en serai honoré. J'espère pouvoir rallier toujours plus d'hommes et de femmes sous sa bannière noire , le servir au mieux et lui vouer ma vie. Il y a une part de moi qui désire terriblement rentrer chez moi, dans le désert de Khand, chevaucher avec mes hommes et observer les étoiles dans le silence de nos nuits caniculaires. Mais cela n'aura pas lieu, mon destin et mon devoir m'appelant ailleurs.


Quelle est votre votre histoire ?



Il y a près d'un siècle maintenant, est survenu un bouleversements majeur dans le petit royaume d'Harlond, dans la plus grande indifférence dans le reste d'Arda. Ma mère, Liscarde d'Harlond été vouée à un mariage sans amour et à une vie sans joie, avait été bouclée dans un tour telle les princesses des légendes d'autrefois. Mon père, Irsil, héros des numénoréens noirs, désirait, selon certains, la belle, selon d'autres le pouvoir que lui accorderait sa main. Je n'ai jamais eu l'occasion de leur demander, pourquoi, qu'est-ce qui les a mené à prendre ces décisions. Cette histoire, je ne les connais que par les brèves explications de mes parents adoptifs, par les rires et rumeurs qui me suivaient, lorsque jeune tête blonde, je cavalais dans les ruelles poussières de la ville qui à défaut d'être ma ville natale, est devenue la capitale de mon âme. Irsil a mené la guerre contre son beau-père et le promis de ma mère, entraînant contre lui des numénoréens fidèles à ce fantôche d'héritier du Gondor, avec lui ses hommes et les hommes de mon père adoptif, Khaled qui été lié depuis des années par amitié et alliance avec Irsil.
Irsil et Liscarde, réunis, à la tête d'Harlond eurent au bout de quelques années le premier de quatre enfants : moi-même. Je me rappelle peu d'eux et de cette époque. Pour une vie humaine, j'ai chéri longtemps pourtant ces souvenirs. Les pleurs de ma mère quand Irsil m'a arraché à elle, ses chants et sa douceur, son sourire qui apaisait les craintes et les blessures. La dureté de mon père, ombre rigoureuse dont j'ai peu de souvenir. Que j'ai haï un temps, l'accusant de cruauté, sans savoir que je lui devrais mes plus grandes joies.
Lorsque je fus assez grand pour chevaucher jusqu'en Khand, j'y fus envoyé. Long voyage pour un enfant d'une quinzaine d'années ; je me souviens avoir été muré dans le mutisme, la fatigue et une curiosité anxieuse. Une part de moi désirait pleurer, s'accrocher aux jupes de ma mère, mais le monde qui défilait entre les oreilles de mon poney me tirait en fait. Les hommes de Sauron avaient servis les intérêts de mon père, mais connaissant Irsil, il y avait fort à craindre qu'il soit le seul gagnant de cette alliance. Liscarde, Irsil savaient-ils ce qu'ils auraient à vendre lorsqu'ils avaient quémandé l'aide de Khaled ? Je l'ignore, et pour être honnête l'unique raison pour laquelle cette question me hante, c'est que la réponse entre en jeu dans l'échiquier des forces dans lequel je dois défendre ma cause.

Khaled. Khaled le cruel, le sévère, le grand. Tant de noms murmurés avec crainte pour le seul père que j'ai jamais connu. Il s'agissait d'un chef noble et puissant, voué au Seigneur Noir. Lorsque j'ai rejoint sa famille et son clan, il était déjà marié à Hanàn depuis de nombreuses années, sans qu'un enfant ne vienne bénir leur union. Je l'ignorais à l'époque, j'ignorais de cette rancoeur et désir qui pouvait noircir le cœur d'Hanàn à mon égard. D'un tempérament rude et sévère, méprisante pour le pouvoir des hommes auquel elle était soumise, elle n'aurait pas été douce comme Liscarde ou Raya envers son propre enfant. Alors moi ?
Je rentrais chaque jour battu et en sang, l'oeil fier mais la paupière tombante, sans qu'aucun geste ne viennent adoucir mon exil. J'étais poussé dans un monde inconnu, mal servi par mon caractère audacieux et dominateur, par mes prunelles céruléennes, ma peau brûlée par l'hélianthe ardent, et ma chevelure de miel. J'aurais été un petit prince parfait, un coq en pâte dans mon pays natal. Ici, j'étais l'étranger, le faible qui ignorait les règles, les us et coutumes et que le pays même semblait vouloir tuer. Les insolations et fièvres qui me prirent dès les premiers mois passés dans la ville orientale me firent mépriser de tous, et surtout de Khaled, mon père adoptif. Les autres enfants ne m'appréciaient guère à l'époque et tous avaient un œil sur moi. Plus tard, je serais suivi, espionné, considéré comme un futur traître. Pour l'instant, je n'étais qu'un enfant, le vilain canard.

Pourtant, je sortais toujours courir dans les sables et la nuit. Plus âgé que mon apparence le trahissait, j'apprenais le plus vite que je le pouvais, les langues et dialectes qui me séparaient des miens, le maniement du cimeterre, à faire corps avec mon cheval, lire les étoiles et les dunes mouvantes. A protéger mon front d'un tissu éclipsant la morsure du soleil et à répliquer dans cette langue sonore, à essuyer les effroyables colères de mon père adoptif.

Quelques années après mon arrivée, enfin l'héritier de Khaled vint au monde. Un garçon, à la joie d'Hànan. Honain, Honain l'avisé ( qu'il est dangereux de confondre avec le miséricordieux ) Elevé comme un frère, auquel je dois obéir comme un père. Il est difficile de trouver plus douloureux que de se voir dépasser en âge et autorité – ma haute taille due à mes ancêtres restant un moyen efficace de le narguer – par son puîné. A terme en effet, Honain devient mon maître, le chef de la famille en effet. Aujourd'hui encore, je prends mes ordres de lui, mais sa sagesse, et le respect mutuel ont effacé l'aigreur de notre adolescence. J'ai grandi avec lui, coude à coude. Ai-je avoir avec les qualités qu'il possède, si étrangères à son père ? Je fis mon chemin au milieu des autres enfants et adolescents. Erathuil l'Occidental, l'Etranger, l'Eternel. Tant de noms me furent donner alors que je faisais mon chemin à la force des armes et de la langue. Je ne vieillissais pas au même rythme qu'eux, mais je me fis rapidement à leurs coutumes. Tel un caméléon, j'ai la faculté de me glisser dans toutes les contrées que ma vie traverse ; Rhûn, Khand, Harad, aujourd'hui Harlond.
A partir de mes quarante ans, je rejoins une compagnie de cavaliers, de Variags. A cette époque, Khaled prenait sa place d'héritier, je découvrais celle des guerriers. Cela acheva de me faire adopter par les autres. Depuis plusieurs années déjà, j'étais progressivement adopté, même si toujours la peur de ma traîtrise les hantait et je sentais parfois quelqu'un sous mes talents. Plus mon intelligence s'affinait, plus mon cimeterre sifflait dans l'air, plus je devenais dangereux à leurs yeux. Comment n pouvaient-ils pas comprendre que le seul danger que je représentait était contre leurs ennemis et ceux de Sauron ?
En effet, cette région d'Arda était depuis longtemps attachée aux promesses du Nécromancien. Seul à entendre nos plaintes et nos prières, nous avions décidé des siècles auparavant de nous attacher à lui, et n'avions jamais renier nos serments. J'étais élevé cette piété, cette foi fanatique qui a rapidement pris ancrage dans mon âme.
A cheval, j'ai tôt fait de le prouver au cimeterre. A cheval, rênes dans une main, lame de mort dans l'autre, j'étais indomptable, invincible. Nous n'hésitions pas à attaquer les caravanes des infidèles, à protéger les nôtres, à pousser vers le sud, en Khand, jusqu'en Harad, proche ou lointain. Plus tard, sous mon commandement, ce seront les côtes et les pirates d'Umbar que nous croiserions. Nos chevaux rapides et vifs sont infatigables dans le désert, nous campions la nuit dans la froidure des dunes, serrant nos doigts éprouvés autour d'un thé brûlant. Je m'épanouissais comme une fleur en Comté.

Malgré tous les efforts de mon chef, cependant. J'avais été placé sous son commandement car il avait la confiance de Khaled, et il avait pour ordre de me garder à l'oeil. En conséquence, il avait décidé de me tyranniser du mieux qu'il pouvait. Sans cesse, il me mettait dans les bras les corvées et me raillait, me rabaisser. Par chance pour lui, j'étais maladroit à l'épée et à la rapière. Mes pieds ancrés dans le sol me rendaient stupide et maladroit. Bien sûr, ses brimades firent que je persistais dans mes efforts et m'endurcit. Je lui suis reconnaissant pour cela, et ma maîtrise honorable de la rapière. Je serais toujours pourtant, plus à l'aise à cheval, me battant au cimeterre.
Le second effet inattendu de ce comportement fut l'inimité que les hommes prirent pour lui. Je gagnais leur amitié au fil du temps, et plus ils m'appréciaient, plus ils rejetaient son autorité. L'âge vieillissant de l'homme, et quelques mauvaises décisions n'aidaient pas à assurer son autorité sur une troupe de jeunes cavaliers audacieux. Au fil du temps, les hommes murmuraient de plus en plus, jusqu'au jour où ils vinrent me trouver, envisageant un changement de chef, une mutinerie. Proposer de prendre le pouvoir est un choix stratégie peu avisé. Se laisser convaincre, jouer les timides est bien plus profitable. Il était entendu qu'à notre retour à la cité, nous parlerions à Honain, qu'ils refuseraient de servir cet homme plus longtemps.

L'incident survint cependant alors que nous venions d'attaquer une caravane particulièrement riche. Or, notre capitaine avait pour idée de garer le butin pour nous, de nous le partager sans en dire mot à nos seigneurs. L'initiative partagea évidemment la troupe, me plaçant en porte-à-faux avec lui. Si j'avais le plus grand mal à accepter ses ordres iniques, brûlant d'être mon propre maître, ma loyauté envers la famille d'Honain était sans reproche. Pour peu que l'ordre soit raisonnable et le commandant supérieur par le mérite, j'accepte les ordres sans ciller. Honain, Inera peuvent sans craindre une hésitation m'ordonner de mourir pour ma cause. Comment l'incident se serait réglé naturellement, je l'ignore. Mais un variag évoqua l'urgence de transmettre ce butin à la cité, fond nécessaire au retour tout puissant de Sauron. Là, ma némésis eut l'ingénue idée d'affirmer qu'un imbécile mort et défait par les armées coalisées il y a des années n'avait que faire de ces richesses, plus utiles à ceux vivants pour de bon.
Je l'ai décapité d'un souple mouvement de poignet.

Mes hommes jurèrent leur soutien, sans doute qu'Honain m'aurait évité de subir le même sort, mais Khaled venait de perdre un vieil ami à lui. J'insistai pour que nous rentrions pourtant, jugeant plus juste de me soumettre au jugement de mon chef quelqu'il soit. Je ne dois sans doute ma tête, ma liberté, et ma place confirmée qu'à l'arrivée, durant notre absence de Raya, de son escorte et de sa famille. Khaled ne pouvait risquer un lieutenant rebelle aux ordres devant sa belle-famille toute neuve, et la lune de miel de mon frère scella la mienne, métaphoriquement parlant.

Ma sauveuse providentielle, je ne l'ai rencontrée que le lendemain, alors que la sévère Hanàn la prenait à parti et lui enseignait ce qui serait attendu d'elle. La pauvre enfant soudain déportée en des terres inconnues semblaient au bord des larmes face au bloc de glace impitoyable qu'était Hanàn. Elle avait toujours régné sur le monde des femmes, et entendait bien continuer ainsi, malgré la présence de sa bru. Aussitôt qu'elle me vit cependant, son sermon se reporta sur moi. J'arrivais à penser que les brimades et engueulades de Khaled étaient la preuve de son affection pour moi, de même Honain n'était guère sentimental, mais je savais son amitié pour moi ; Hanàn ? Son sentiment n'avait jamais changé sur moi, et je douais qu'elle m'aimât plus le jour de sa mort. J'étais impassible sous sa mauvaise humeur et sa froide rage, depuis longtemps je n'y accordais aucune attention. Lorsqu'elle nous laissa, je ne sais plus ce que j'osait dire à ma future reine. Je me rappelle l'avoir fait rire d'un sarcasme sur sa marâtre, et à partir de cela, notre amitié était scellée.
J'ose dire que l'union de Honain et Raya fut heureuse, le premier ayant appris à prêter l'oreille attentive à son épouse. Et l'habitude que je lui ai enseignée de lui offrir des fleurs n'y est peut-être qu'un détail ; la semaine de l'arrivée de Raya en nos terres, je fourrais un bouquet de fleurs arraché à un caravane elfique dans ses bras. Bien sûr, leur mariage était arrêté, mais de même que les femmes que je courtisais savaient toujours où je voulais en venir ; un sourire et des fleurs ne sont peut-être pas obligatoire, mais n'est-il pas mieux d'adoucir nos rapports ?

Raya venait d'une autre culture, plus raffinée et civilisée que la nôtre, étrangère à ce peuple. Malgré cela, et nos âges apparemment égaux, notre proche statut social, nous ne fûmes pas vraiment amis. Après des années de mariage, ils semblaient toutefois accablés de la même malédiction que Khaled et Hanàn, leur descendance se dérobant à leur souhait. Douce et maternelle, l'affection de Raya se reporta rapidement sur moi. Vous n'avez pas idée de la résistance que j'y opposa ; plus âgé qu'elle par les années, semblable par l'apparence, peu habitué aux tendresses des femmes, aux démonstrations d'affection sans jamais avoir connu de mère. Je roulais des yeux, me murait dans une dignité virile exaspérée, mais cela ne l'empêchait pas de me traiter comme son fils. Comme un mère doit le faire, je suppose, sans avoir d'exemple en tête.
Je fus traité au même rang que Taghrid en tous cas. Taghrid que l'année de mes soixante-trois ans, elle me fourra d'autorité dans les bras. Petit nourrisson aussi sombre de peau que sa mère, à la voix aussi féroce que celle de son père.  Honain était mon frère, Raya ma mère, Taghrid fut ma sœur, contre toute logique.
Hanàn refusait se mêler de ses affaires, priant toujours Sauron pour un héritier mâle. N'avait-elle pas compris que le destin n'était pas celui-là ? Raya était mis à mal par l'accouchement, Honain par les affaires extérieures et il fut rapidement attendu de moi que je baby-sitte l'enfant. J'avais la confiance des parents, et une place toujours indéfinie ; je devenais soudain garde d'enfant.
Si j'étais sorti de l'âge bête, j'étais encore un jeune adulte, brûlant de parcourir le désert avec mes hommes, de séduire les femmes, de narguer le monde avec mes hommes. Pourtant, dès qu'entre deux campagnes, je revenais en ville, je me retrouvais avec Tagh sur les talons, plus ou moins vacillante sur ses pieds au fil des ans. Combien de fois ai-je tenté de la semer, sans pitié ? Toujours pourtant, lorsqu'elle s'écroulait épuisée, je finissais par tourner les talons et la rejoindre. Je ne pouvais guère laisser la fille de mon chef de clan au milieu de la rue, incapable de marcher, n'est-ce pas ? Je passais donc une bonne partie de mon temps, l'enfant dans les bras à lui faire découvrir la ville et les mystères, comme j'aurais aimé la visiter dans mon temps. L'entendre tomber et se batailler pour grimper sur le toit, la nuit, pour me rejoindre alors que je comptais y passer la nuit seul, enroulés dans une chaude couverture.
Je finis par la considérer comme une sœur, par vouloir la protéger du mieux que je le pouvais. Et il y avait fort à faire, surtout lorsqu'elle se mit en tête de me suivre hors des enceintes, à cheval dès qu'elle fut en âge. Or, s'il y a un endroit où ma compagnie de cavalier aime à rôder, c'est dans les ennuis. Al-Amrûn, Nem-Umbar, Umbar, Chelkar, ou royaumes de lointain harad, aucun de ses royaumes dont les palais sont aussi féroces que les étendues sauvages ; combien de fois ai-je provoqué Caranthel en duel à l'ombre des murs de Furie, nos caractères s'entrechoquant pour faire des étincelles, avant de nous laisser tomber pour évoquer le seigneur qui fait trembler nos âmes de joie et d'amour ?

Avec le temps, j'ai réuni une troupe d'hommes valeureux et fidèles, fidèles à ma personne autant qu'à notre cause. Nous patrouillons aussi loin que le désert s'étend, à cheval et lame à la main. Au fil du temps, les variags et haradrims cèdent sous la douce main de notre maître, rejoignant nos rangs, les grossissant avec enthousiasme. L'un des plus fervents héraut de mon maître est Inera, croisée et recroisée depuis des années dans nos villes des sables. J'admire son œuvre et je la respecte, cherchant à marcher dans ses pas et de soutenir ses vues du mieux que je peux. Voilà en quoi consistait mon existence ces dernières années, alors que ma famille adoptive se faisait vieillissante. Voir mon frère, dont j'ai vu les premiers pas alors que je me battais déjà, renoncer à l'art de la guerre, sa douce femme perdre sa beauté...C'est un spectacle étrange, mais moins que de voir Taghrid s'enhardir et se transformer en femme. Son aîné de 63 ans, je ne me suis jamais senti plus vieux lorsqu'il y a une quinzaine d'années, j'ai du la tirer, à moitié nue, des rangs des esclaves. Lui ai-je donné un mauvais exemple à toujours vadrouiller aux alentours des villes avec les miens – mes voyous ? Ce qui est sûr, c'est que j'ai passé une année entière à lui courir après dans l'Arda septentrionale, après avoir appris d'une caravane que nous avions croisée qu'une dénommée Tagrid avait été vendue en tant qu'esclave... Oiseau qui sans cesse m'échapper, me rongeant les sang jusqu'à ce que je la retrouve en Al-Amrûn, auprès de Dastan. Elle eu beau jeu de mon tomber dans les bras, à peine vêtue de voilage – certains de ma compagnie ont arboré les marques de leur audace et de leur voyeurisme durant des semaines – je ne l'en ai pas moins ramenée manu-militari...

Ces derniers mois, les choses ont changé. Sauron est revenu en Mordor, auguste voisin tant attendu, célébré par les siens. Le Conseil Blanc, je l'entends, se réjouit de cette prétendue victoire, de cette défaite de mon maître, sans savoir qu'il ne revient que plus fort.
Mais je n'ai pas eu le temps de me réjouir de Le savoir si près qu'Irsil, mon géniteur oublié m'envoyait une lettre. Des lettres je n'en ai guère reçu en 80 années : celles de Liscarde avaient été interceptées, soit par Irsil, soit par Khaled qui me les a donné peu avant de mourir, sans que j'éprouve le besoin de les ouvrir. Il a 28 ans de cela, une expéditive missive d'Irsil m'annonçait la naissance de Morwen, fille du gouverneur d'Harlond, puis de Saellon son frère. Il y a quelques mois, l'information emplie de ressentiment, qu'on murmurait la venue prochaine d'une reine du Gondor , source de fureur indicible chez mon père. Et là dernière, l'ordre auquel je ne puis désobéir, revenir en Harlond, épouser ma promise, prendre la place qui m'est dû.
Quitter tout ce qui m'est cher, tout ce qui fait sourire mon âme, tous ceux en qui j'ai foi et confiance, ma famille, par le sang, la sueur coulés, les rires et souvenirs partagés.

Malgré la rage qui s'est élevée dans mon cœur à l'idée d'obéir à un tel ordre, à revenir tel un chien à la niche, j'ai obéi. Ma vie ne m'appartient plus depuis le jour où j'ai été vendu à cette famille que j'ai appris à chérir. Il y a un plus grand dessein à l'oeuvre en ces unions et départs mortels.  Je n'ai guère hésité à ravaler ma peine pour partir, sans me douter des difficultés qui m'attendrait en Harlond.
Sans pouvoir dire au revoir – heureusement, je n'ose imaginer ce qui se serait passé – à ma sœur, j'ai subi sans mot dire l'embrassade sanglotante de Raya qui voyait partir son « fils » ( et qu'importe si elle porte son âge plus visiblement que moi ) dans un lieu si sauvage et étranger. Lui rendre l'embrassade m'était impossible, mais elle demeure marqué dans mon esprit, tandis que j'espère qu'elle ait trouvé les fleurs laissées à son attention.
J'avais avec moi l'étalon offert sans un mot par Honain le jour du départ – cadeau équivalent à un long discours pour mon frère peu loquace – et une partie de ma compagnie, qui choisit de m'accompagner de l'autre côté du monde. Courageuse initiative, qui seule réchauffait mon cœur alors que nous passions des semaines sur les routes. Quelques bagages, sans savoir qu'aucun de mes vêtements ne serait assez épais pour me protéger de la persistante humidité qui ronge ma chair.

Je vis en Harlond, auprès de ma mère et de mon père, de mes sœurs. Parfaits étrangers, dont chaque mot m'agace. Je suis voué par nature à éprouver un respect infini pour eux, et je joue une comédie presque parfaite. Cependant toujours mon cœur se languit de mon pays, de mon seigneur et d'un monde où les règles font tellement plus sens que cette comédie policée. L'éclat scintillant de la mer me glace le sang, monstre illogique et dangereux, mon corps autrefois éprouvé par la chaleur peine semble affaibli comme pris par l'âge, la faiblesse. De ma position de force tant aimée, je me retrouve faible et perdu, agacé. Rien ne peut ébranler ma conviction toutefois, et je me dois de transformer ces désagréments, pour atteindre plus vite mes objectifs...

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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Jeu 19 Mar - 22:56
MON FIANCÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ

Rebienvenue avec ce perso du tonnerre
Non je ne suis pas du tout biaisée


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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Jeu 19 Mar - 23:15
Merci ma douce

*lui offre des fleurs et s'en va comploter en sifflotant*
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Ven 20 Mar - 0:00

Welcome Home Beautiful !



MON POTOOOOOOOOOOOOOOOOOO :amour:

Tu es validé(e), félicitations  !

  Tu peux désormais te jeter dans l'aventure, mais il y a quelques petites étapes qu'il vaut mieux suivre avant :
  ❧ Pense à réserver ton avatar ici à moins que tu aies un jumeau caché, bien évidemment.
  ❧ Ensuite, n'hésite pas demander des camarades d'aventure pour partir à la recherche de dragons à tuer dans la partie des liens et rps ! Au passage, s'il te manque un ami, une famille, tu peux aller créer un scénario ici (et réserver son avatar dans le bottin en passant).
  ❧ De même si tu t'ennuies, tu peux également aller t'amuser à défier tes amis ou remplir d'autres défis qui sont proposés ici.
  ❧ Enfin, le journal du Balrog Enchaîné te propose de participer au prochain numéro mensuel en lui envoyant par MP les rumeurs venues frôler tes oreilles délicates ! Avec un peu de chance, tu seras toi-même sélectionné(e) pour une interview spéciale et figureras ainsi en première page (et pour voir les anciens articles, c'est par ici que cela se passe).

  Flood et RPs t'attendent avec impatience ! Ravi de t'avoir parmi nous, mais plus important encore ... amuse toi bien      

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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Ven 20 Mar - 0:22
*s'incruste because*

MON FREEEEEEEEEEEEERRRREEEEEEEEEEEEE :amour: :amour: :amour:

... *fixe Morwen d'un air méfiant* ôtetessalespattesdemonfrèretoi.

Rebievenue parmi nous Eraaaa :amour:
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Ven 20 Mar - 0:23
De quoi tu te mêles toi, je suis sa fiancée :thotho:
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Ven 20 Mar - 1:17
Et moi sa soeur :amour:
Et tu as intérêt de te montrer digne de sa magnifique grandeur, jeune donzelle, sinon je viendrais te le reprendre pour le ramener à la maison - sa VRAIE maison, et non pas cet affreux château froid remplit de brutes qui pourrissent sous un ignoble et putride luxe crasseux.

(:face: plus sérieusement, il nous faudra un lien qui pouuuutrrreee )
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Ven 20 Mar - 11:55
Je poste avec Cele' parce qu'elle est blonde, belle et qu'elle a besoin de sortir un peu mais sache que Fufu est RAVIE de te voir et que Carmine a hâte de te rencontrer et... que Nix t'a à moitié rasé pendant ton sommeil. Voilà.

Nix : C'ETAIT L'IDEE DE TAGTAAAAG *fuit*

Kiteria *te colle une fausse barbe le temps que ça repousse* voilàààà

Re-bienvenue :amour:
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   Ven 20 Mar - 13:31
C'est vrai qu'il y a un vrai problème d'humidité dans ce château Heureusement, je vais bientôt avoir la peau de Nix pour me protéger de ce froid glacial :amour:
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MessageSujet: Re: Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental   
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Have you accepted Sauron as your lord and saviour yet ? | Erathuil l'Occidental

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