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Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)

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MessageSujet: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mer 31 Déc - 19:34



Intrigue 2 ❧ My precious !
Thorin & Gabrielle & Radagast & Balin



Le Dragon avait beau avoir été chassé de la Montagne Solitaire – et abattu –, le Troll avait beau avoir été vaincu lui aussi, il semblerait qu’il ne soit pas encore l’heure, pour Erebor, de trouver un peu de repos et de savourer la reprise du royaume par ses propriétaires légitimes. La neige tombait à gros flocons à l’extérieur, recouvrant le sol d’une fine couche de poudreuse. Le roi sous la montagne avait envoyé une expédition explorer le tunnel emprunté par le Troll sortie de l’intérieur de leur Montagne, afin de découvrir comment (ou qui) avait permis à la créature de pénétrer dans la forteresse. Mais qu’importe ce qu’ils allaient pouvoir trouver à l’intérieur de l’impressionnant tunnel ; Thorin n’allait pas avoir le temps de s’en soucier pour le moment.

La salle du trône était occupée par quelques personnes, naines ou non, restées auprès du roi. Gabrielle et Balin, mais également Biblo, le Hobbit cambrioleur épris d’aventures, et Radagast le Brun, mage de son état. Les discussions allaient de bon train, et sur tous les sujets, ne s’arrêtant pas seulement aux problèmes rencontrés, à la bière naine où au vin de Mirkwood. Mais si l’un d’entre eux avait été attentif, des bruits de pas crissant dans la neige auraient pu être entendus par qui tendait l’oreille.

Bientôt une forme sombre juchée sur un imposant Warg apparue à l’entrée d’Erebor. La silhouette pris le temps de descendre de sa monture avant de pénétrer à l’intérieur de la Montagne, tout vêtu de noir, une capuche rabattue sur la tête ; les nains qui gardaient l'entrée d'Erebor tentèrent bien de l'arrêter, mais elle les repoussa vigoureusement sans prêter aucune attention à eux. Alors qu’il s’avançait dans la salle du trône, les quelques personnes présentes autour du roi ne purent manquer le nouveau venu qui n’inspirait pas confiance et dont chaque pas résonnait d’un son métallique et sinistre sur le sol.

Les mêmes questions semblaient alors traverser tous les esprits ; que voulait cet inconnu, que faisait-il ici ? Ami ou ennemi ? Le Warg resté à l’entrée de la Montagne laissait penser qu’il ne s’agissait de personne de désirable ou d’intéressant, et bon nombre de nains impulsifs auraient déjà certainement brandit leur hache en sa direction. L’inconnu ne pris qu’à peine le temps de s’incliner devant Thorin, et annonçait la raison de sa visite sans plus de cérémonie ; il est un émissaire de Sauron, venu demander une alliance à Erebor ; et si on l’écoutait, il n’y avait que des avantages pour le Royaume Nain…


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Ven 2 Jan - 12:55


✖ My precious !

❝ Le pouvoir du pouvoir ❞
Thorin & Balin & Bilbo & Radagast & Gabrielle.


Pour une fois, c'était sereinement que je m'étais présentée dans la salle du trône. Depuis le temps que j'étais ici, je commençais à connaître les lieux, et donc à moins me perdre. Oui. Je sais. Une naine qui se perd dans son propre royaume, c'est risible, j'en suis bien consciente. Mais à ma décharge, je n'y avais pas vécu toute ma vie, comme tout un chacun le sait, et  même ma grande sœur qui vit là depuis cinq années - au minimum – trouvait encore le moyen de s'égarer dans l'immensité des lieux.
Bien. La raison de ma présence dans la salle du trône, outre rire avec mes amis ? Très simple. Je souhaitais repartir sur les routes – plus précisément à Imladris - et il me fallait donc en avertir Thorin. Oui, l'avertir. Car il avait beau être mon roi, et tout ce que cela pouvait impliquer derrière ce titre, je n'en restais pas moins libre d'aller où je le désirais. Non mais sans blague.
Pardon ? Oh, je vous entends déjà râler. Sachez que c'était là une décision mûrement réfléchie, qui avait d'ailleurs déjà connue son lot de protestations diverses et variées, en passant par tous les stades : l'excuse du temps couvert et enneigé, les jurons, les menaces, et enfin l'envol de coussins dans la figure. Je commencerais presque à avoir l'habitude …
Pourquoi une telle décision, me demanderez-vous. Je dois avouer que, outre le fait que les elfes me manquaient, la présence de Radagast, parmi nous depuis peu, m'avait drôlement retournée. Sa présence ne pouvait signifier qu'une chose : les choses bougeaient dans la terre du milieu. Et j'avais beau être naine, une naine d'Erebor, j'avais avant tout été élevée comme une rodeuse … Et les habitudes étaient dures à déloger. J'avais besoin de rentrer. Vérifier que tout allait bien. Prêter main forte au besoin. Je ne pensais pas partir pour ne plus revenir : ma sœur m'aurait tout bonnement étripée, juste faire un aller-retour. Erebor était devenue ma maison, quoi que je puisse en dire, et pour la première fois depuis longtemps je me sentais tiraillée de l'intérieur, entre mon devoir, mes obligations, et une nécessité liée a un désir. L'angoisse qui me mettait l'estomac à l'envers ne cessait de grandir depuis l'arrivée du magicien, et si il y avait bien là quelque chose que je suivais à la lettre sans me poser de questions c'était bien mon instinct. Et puis ce n'est pas comme si Erebor allait être de nouveau envahie ou aux portes de la guerre en mon absence, n'est-ce pas ? Après tout, même si quelques nains valeureux étaient partis dans les tunnels, accompagnés d'un elfe de ma connaissance, il restait des guerriers à Erebor. Et puis avec Radagast, que pouvait-il donc se passer d'atroce ?

J'avais tour à tour salué Balin, Radagast et ses hérissons - dont un que j'avais déjà croisé la veille - ainsi que Bilbo, pour finir par Thorin en utilisant l'un de ses titres honorifiques. « Mon roi. » Oui. J'étais devenue polie en prime. J'avais par la suite échangé quelques paroles avec tout un chacun les usages de politesses, avant de rentrer dans le vif du sujet et interroger Radagast. Que se passait-il exactement sur le continent ? Comment allait Gandalf – que je n'avais pas vu depuis une paye – et, si il le savait – Elrond ? Mon cerveau tournait à tout allure et je luttais contre mon propre corps qui n'avait qu'une envie : reprendre les armes elfiques laissées au placard et partir sur le champ, quitte à subir le courroux de Thorin plus tard. Tant concentrée que je l'étais, je n'entendis point le capharnaüm qui se présentait aux portes de la Montagne … Je n'entendis pas, mais en revanche, je sentis. Je sentis mes muscles se nouer subitement, mon corps se figer dans un sursaut d'horreur. Je reconnu l'odeur nauséabond du mal quelques secondes avant que la silhouette de noir vêtue ne rentre. L'odeur putride du métal, du sang et du warg. Mes yeux s'écarquillèrent et il me fallut toute ma concentration et ma force pour m'empêcher de décrocher ma hache à ma ceinture. Pour m'empêcher de sauter à la gorge de l'importun et de le tuer avant qu'il n'ai eu le temps d'ouvrir la bouche. Mon regard se changea, devint aussi dur que mes muscles se contractaient, aussi froid que la glace des montagnes. Je me redressais d'un mouvement infime, droite, rigide, prête à agir sur un ordre, un simple mot du roi.

Fermer mon coeur pour revenir à ce qui avait longtemps été mon rôle, m'empêcher d'émettre mon avis quant à la proposition honteuse, sceller mes lèvre pour ne pas un grognement de rage ne s'en échappe, me contenter d'observer en silence … Et laisser parler Thorin, en priant pour que jamais, au grand jamais il n'accepte quoi que se soit.
Laisser parler mon roi et se plier à sa décision … Obéir. C'était la chose la plus difficile qui me fut demandée en ce jour. Du moins … Ça c'est ce que je croyais.


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Lun 5 Jan - 15:27
Une seule journée entre les murs d'Erebor, et Radagast commençait déjà à en avoir assez des Nains et de leurs moeurs épuisants. C'était à se demander comment le Magicien Gris avait pu les supporter autant de temps, avec à leur tête un Roi aussi têtu qu'un Nazgul.
Il n'avait pas attendu pour sortir marcher dans les montagnes, respirer l'air frais et la lumière de la neige. Il avait pu au moins rencontrer quelques oiseaux, qui lui assurèrent par ailleurs que tout se passait bien aux alentours de la Forêt Noire. De même, il avait planté quelques graines de ci de là qui, arrivées au printemps, deviendraient de magnifiques fleurs donnant des couleurs à la Montagne Solitaire. Ces sorties le sauvaient, tant être entouré de civilisation l'empêchait de respirer. Non pas que les Nains fussent désagréables, mais s'il y avait bien une Race de la Terre du Milieu qui se trouvait le plus éloignée de la Nature, c'était bien les Nains. Il y avait peut-être une pointe d'ironie dans cette mission que le Conseil Blanc avait donnée à Radagast. C'était là l'explication à l'accord de Saruman, ce dernier se doutant sûrement que les Nains et leur manque total de Faune ou de Flore finirait par épuiser le Magicien Brun. Et il ne s'était d'ailleurs aucunement trompé, Radagast se trouvant plus que submergé par un univers qu'il ne contrôlait pas, et qu'il n'aimait pas plus que cela.

Cela ne l'empêcha cependant pas d'y apporter ses petites touches. Quelques hérissons se baladèrent librement dans les couloirs d'Erebor, surprenant la plupart des Nains qui découvraient une part extravagante du Magicien Brun. Rien qui puisse alors redorer la réputation des Istari, déjà bien en mal depuis que les Nains avaient croisé la route de Gandalf le Gris. Les appartements qu'on lui avait donnés, les plus proches d'ouvertures de la Montagne, avaient été aménagés personnellement. On trouvait des plantes un peu partout, quelques oiseaux entrant par différents trous plus au moins grands faits dans la roche. Des livres et des fioles étaient disposées sur les tables et bibliothèques, rendant l'atmosphère du lieu moins pesante et moins "Naine". Il savait dores et déjà qu'il n'y resterait pas plus longtemps, que le soir même il repartirait vers Rhosgobel afin de s'affairer à ses véritables missions. Une certitude qui le réjouissait, lui permettant ainsi de supporter les quelques heures passées à Erebor.

Il fit ce que le Conseil Blanc voulait de lui. Il s'entretint avec plusieurs Nains, fit le tour des Bibliothèques, on lui fit également visiter les forges et les Mines de la Montagne Solitaire. Il s'assura auprès de certains de la santé mentale de Thorin, moins endommagée qu'à leur retour dans Erebor après la chute de Smaug. Certains Nains prétendirent qu'il chercha à trouver des restes d'une des griffes du Dragon rouge, argumentant en faveur des propriétés magiques de tels morceaux. Ce furent que rumeurs, bien que celle-ci semblait particulièrement bien teintée en comparaison de toutes les autres qu'on put entendre encore bien des mois après cette visite.
Il va sans dire que le Magicien Brun se perdit un nombre éperdu de fois, et qu'il oublierait à chaque fois tout d'Erebor et que malgré bien des années à revenir en ce lieu, il ne réussirait jamais à s'y retrouver. Des nains le trouvèrent à certains coins de couloirs en train de bougonner et marmonner des paroles incompréhensibles. A chaque fois, il leur passa devant sans la moindre explication, semblant perdu dans ses pensées aussi furtives qu'excentriques.

Après ce tour d'inspection, il demanda légitimement audience au Roi. Et le Roi de sous la Montagne, malgré l'accueil peu chaleureux qu'il avait réservé au Magicien, accepta tout naturellement, sûrement pressé d'en finir avec ce dernier.
C'est pour cette raison que Radagast se retrouva dans la Salle du Trône lorsque les événements qui vous sont racontés se déroulèrent. Le Magicien Brun ressentit une énergie négative quelques minutes avant l'entrée de l'ambassadeur de Sauron. Une énergie qu'il n'avait pas ressentie depuis qu'il était entré seul dans les ruines de Dol Guldur, avant de se faire attaquer par l'un des Neufs. Une expérience qu'il ne voulait pas un seul jour revoir revenir. Il frissonna alors que l'Inconnu se présentait devant la petite assemblée.

Radagast était loin d'être idiot. Il n'était certes pas le premier des courageux, mais il comprenait un certain nombre de choses. Notamment qu'il se trouvait devant l'un des Serviteurs de Celui que lui et les autres Istari avaient pour mission de combattre. Une âme divine enfermée dans un corps mortel, le tout donnant l'apparence d'un vieillard Magicien à bâton.
Le petit homme était totalement pétrifié. Il voulait ressembler à Gandalf le Gris, faire en sorte de dispenser de sages conseils au Roi, mais il n'y parvenait pas. Ses muscles ne répondaient à rien, tandis que bouillonnait en lui un pouvoir qu'il ne devait pas exposer.

« Ne laissez pas le Mal revenir dans votre Royaume... Ne l'écoutez pas. Ne l'écoutez pas ! »

Il ne put que murmurer à Thorin ces paroles si faiblement prononcées que personne mis-à-part lui ne purent les entendre. Une prouesse bien Magique. L'art de la parole des Magiciens faisait ses effets. Mais Radagast s'exposait à de grands dangers en faisant cela face à l'un des serviteurs de Sauron.
Un risque qu'il ne pourrait reprendre.

Et ne parvenant pas à regarder cette forme noire, il se contenta d'observer ses pieds. A eux seuls, ils pourraient en faire tomber plus d'un.
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mar 6 Jan - 0:10


     

       Intrigue 2
       Le pouvoir du pouvoir
E
tre roi inclut beaucoup de temps assis sur son trône.
On ne devrait jamais obtenir ce que l'on veut. C'était tout à fait une morale d'elfe, soyons honnêtes, mais c'était un constat très réel : Thorin avait passé sa vie à se languir de son titre et de son royaume, mais à présent qu'il était revenu à Erebor et que la folie semblait être tenu en respect dans un coin sombre de son âme, qu'il était roi... Eh bien il découvrait que son éducation princière mise à part, il tenait bien plus du guerrier que du roi. Du roi-guerrier, du moins et non pas d'un roi siégeant et gouvernant par temps de paix, plus occupé par de la paperasse et des conseils quotidiens que par
Il s'était tant attendu à mourir en reprenant la montagne, ou à ne jamais y reposer le regard qu'il ne s'était guère préoccupé de sa réelle habileté à régner, et ce que ses mots voulaient dire. N'aurait-il pas du se méfier, vu que les heures passées à assister son grand-père dans son enfance, n'étaient pas ses meilleurs souvenirs ?
A l'instant, il aurait donné n'importe quoi ( … à l'exception de l'Arkenstone ) pour être avec ses neveux et Indis dans le tunnel creusé sous sa montagne. Orcrist, en main, équipé comme lorsqu'il était en exil et prêt à combattre, le cœur battant et a prise ferme sur son arme. Utile.

Envoyer la quasi-intégralité de la famille royale au devant d'un même danger n'était pas une grande preuve d'intelligence, en plus d'envoyer le signe contradictoire qu'il ne faisait pas confiance à Fili et Kili pour se débrouiller seuls. Bien sûr qu'il leur faisait confiance, plus qu'à lui-même, ces derniers temps. Malgré leur aptitude incroyable à se mettre dans les ennemis jusqu'au cou et à les faire mourir d'inquiétude, lui et leur mère. Mais le nain regrettait surtout de ne pas être à leur côté. Que ce soit pour les protéger comme pour affronter le même destin qu'eux. Ou tout simplement ne pas être assis et parfaitement inutile, tandis que son esprit accompagnait en pensée ses héritiers et ceux qui les accompagnaient.

La compagnie de Radagast, Bilbo, Gabrielle et Balin l'apaisait et lui occupait l'esprit. Il les entendait discuter autour de lui, mais ne participait pas à la conversation, l'esprit ailleurs ( s'étaient-ils déjà engagés dans le tunnel ? Qu'y trouveraient-ils ? ).  Gandalf, les elfes, le reste du monde. Ses compagnons d'aventure étaient tous épris du monde extérieur et partageaient les dernières nouvelles. Aucune bonne nouvelle, nota distraitement Thorin, qui rongeait son frein, lorsqu'un mouvement à l'extérieur de la salle attira son attention.  De l'agitation résonnait dans les murs de pierre

Ce n'était pas un nain, sa haute stature le prouvait immédiatement. Et son aura sinistre aussi bien que son allure déterminée et menaçante étaient plus criante encore que son apparence réelle. Ce n'était pas un ami des nains, et il n'était pas le bienvenu en leurs murs. Il était une insulte faite au roi sous la montagne et à son peuple.  Ni Orcrist ni Sting ne brillaient, mais c'était tout comme et l'instinct de Thorin lui hurlait que l'intrus avait beau avoir figure humaine, l'oeil assuré et le sourire amicale, son âme ne valait pas mieux que celle d'Azog ou que les monstres qui avaient voulu prendre Erebor, six ans auparavant. Le nain se redressa sur son trône, et se tendit, serrant les accoudoirs de pierre sous ses doigts alors que l'homme s'approchait.

Qu'il entrât à l'intérieur du royaume d'Erebor sans invitation ni introduction était déjà assez insultant seul – Erebor n'était un moulin et les nains étaient l'opposé le plus strict des hobbits en ce point. Thorin préférait ne pas penser à ce qui avait du arriver à ceux qui s'étaient interposés.  Mais sa proposition ? Le nom même de son maître, prononcés sous ses halls de pierre ? Un envoyé du Mordor, voilà ce qu'il était, et son sourire ne cachait pas la joie qu'il avait à servir son maître, quel que ce soit les gains qu'il en tire. Le Mordor s'éveillait, et recherchait des alliés, cherchait à faire main base sur Erebor et la voie que la montagne ouvrait pour reconquérir Gundabad. Pas d'armée cette fois, juste un homme et ses promesses tentantes, ses offres alléchantes, qui tendait une main amicale au peuple nain.
Il restait encore vague sur ce que l'ombre chassée de Dol Guldur avait à offrir, mais Thorin sentait un nœud se former dans son estomac, la bile dans sa gorge. Il ne voulait pas savoir, mi-part car il était hors de question qu'il prête l'oreille à un tel individu, mi-part parce qu'il avait peur de ce qu'il avait à offrir, peur de ne se laisser tenter et d'accepter de jouer encore une fois avec le feu. Il y a dans le cœur de Thorin une éternelle insatisfaction, une colère qui refuse de s'éteindre qui veut tendre l'oreille alors qu'il fixe le message. Le temps semble immobile, figé dans la mélasse, jusqu'à ce que le mage brun murmure : « Ne laissez pas le mal revenir dans votre royaume, ne l'écoutez pas, ne l'écoutez pas ! »
Le nain cligne des yeux et posant son regard bleu sur le mage qu'il accueille depuis plusieurs jours à Erebor, avant d'incliner lentement la tête dans sa direction. Les conseils bien avisés de Gandalf lui ont durement tapé sur les nerfs, Thorin n'appréciant guère de s'entendre dire ce qu'il devait faire. Mais cette fois-ci, les choses sont différentes et Thorin fait un signe de tête au mage avant de se lever lentement.

Il se rend alors compte de l'agitation du corbeau de Gabrielle, croassant en khuzdul sur l'épaule de la naine : « Ouste, ouste, dehors ! ». Une chance que l'envoyé ne parlait pas le langage de l'adorable diplomate emplumé, mais Thorin tourna légèrement le regard vers lui, un regard en coin presque amusé, si la situation s'y prêtait plus. Il partageait le sentiment du corbeau, mais ces oiseaux n'étaient-ils pas aussi attachés à Erebor qu'il l'était lui-même ?

« - Vous n'êtes pas le bienvenu ici, et votre présence même est insultante. Sortez de ma montagne. »

Ton lourd et grave, autoritaire. Contrôlé, alors que son poing gauche se serre et que sa main droite se posait sur la garde d'Orcrist – comme il était heureux de l'avoir récupéré, son alliée fidèle. Couper la tête de l'homme sans sommation démangeait le roi nain, mais même lui pouvait deviner qu'il s'agirait d'une idée hâtive. Toujours garder de bonnes relations avec l'ennemi, voyons. Certains auraient pu argumenter qu'il y avait sans doute des questions à poser, des informations à obtenir. Ou qu'il ferait mieux d'écouter ce que l'homme avait à dire, juste pour être sûr de faire le bon choix.

Simplement, dites lui qu'il s'agit d'un pur hasard, que le même jour qu'il envoyait Fili et Kili dans le tunnel, qu'un émissaire de Sauron frappe à sa porte. Dites lui que la proposition de l'intrus ne vaut rien et qu'il ne mets pas en danger Erebor en refusant de l'entendre, en laissant le corbeau s'envoler  pour lâcher une fiente sur le costume sombre de l'homme, message de la politique d'Erebor comme ses ancêtres.
Donnez lui la force de ne pas écouter.

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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mar 6 Jan - 11:08



Intrigue 2
Le pouvoir du pouvoir

U
ne fois de plus Bilbo s’était perdu dans les longs couloirs d’Erebor. Après quelques semaines passées dans le royaume nain il avait espéré connaitre quelques chemins au moins. Il pensait notamment savoir retrouver les cuisines ainsi que les garde-mangers puisqu’il s’y rendait plusieurs fois par jour. Pourtant voilà qu’il était perdu et en plus de cela affamé. L’heure de l’apéritif s’éloignait de plus en plus tandis qu’il errait dans les couloirs. A ce rythme il allait devoir sauter l’apéritif et préparer directement son repas. Cela vous semble peut être futile comme préoccupation, mais suivre l’ordre des repas hobbit était quelque chose qui lui tenait à cœur. Il avait abandonné son foyer, son pays, sa race tout entière. Il était allé vivre dans un royaume lointain peuplé de nains dont les coutumes sont très différentes de celles qu’il connait. Il aimait les nains et leur culture et essayait de mieux la connaitre, de s’intégrer. Il n’y avait qu’une seule chose qu’il avait souhaité conserver de son ancienne vie et c’était ses repas. Qu’il en saute un parce qu’il était perdu n’était pas si grave en soit, mais cela agaçait quand même Bilbo.

Finalement il finit par déboucher sur une énorme salle qu’il ne tarda pas à reconnaitre. C’était la salle du trône. Il fut frappé par cette image de Thorin, siégeant avec majesté, le crâne orné de cette couronne qu’il ne l’avait pas vu porter depuis si longtemps. Cette image ne lui rappelait pas de bons souvenirs. Son cœur se serra dans sa poitrine, presque autant que lorsqu’il avait vu le nain dans la salle du trésor le jour de son retour. Il aurait dû laisser sa place à Fili. C’était ce que le hobbit pensait au fond de lui tout en sachant qu’il n’avait pas le droit de formuler cette pensé à voix haute. Il ne savait que trop bien quelle serait la réaction de Thorin. Il était prêt à faire demi-tour mais il aperçut Balin et il s’approcha de lui pour lui demander son chemin. Finalement le nain et le hobbit se mirent à parler de choses et d’autres et la discussion devint assez intéressante pour faire oublier sa faim à Bilbo.

Puis il y eut quelque chose et ils le sentirent tous, même Bilbo. Il n’avait pas les sens aussi aiguisés qu’un guerrier nain, mais il savait tout de même reconnaitre le mal quand il approchait. Il sortit Sting de son fourreau, juste un peu pour voir si elle brillait, mais le métal elfique ne réagit pas à la présence de l’intrus. Il vit que les autres aussi réagissaient, avant même que la source du mal ne pénètre dans la salle. Un instant passa, silencieux, puis la haute figure sombre fit enfin son apparition. Il ne fallait pas l’écouter non. Il fallait s’en débarrasser le plus vite possible. Les muscles de Gabrielle étaient contractés, si bien qu’elle semblait prête à bondir, et si Thorin avait gardé un air calme il vit qu’il avait porté sa main sur la garde d’Orcrist. Ils étaient tous tentés de l’attaquer sans lui laisser le temps de parler, mais personne ne fit rien et l’homme continua d’avancer.

Qu’est-ce que je fais ici ? Le hobbit n’était pas à sa place dans la salle du trône alors qu’un messager du Mordor décidait de faire une visite inopinée. Lui tout ce qu’il voulait c’était trouver les cuisines ! Peut-être était-ce le destin qui l’avait amené là. Peut-être avait-il un rôle à jouer dans tout cela. Il glissa sa main dans sa poche pour sentir l’anneau. Il semblait plus lourd que d’habitude, mais ça ne devait être qu’une impression…

Désolé pour le petit post, j’ai pas le temps de faire mieux il faut que je retourne réviser. =( Je ferais mieux pour la suite de l’intrigue ! ♥

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In mountains that are stacked with fear
His crown lit up the way as we moved slowly past the wondering eyes of the ones that were left behind. Though far away, we're still the same. And as the world comes to an end I'll be here to hold your hand. 'Cause you're my king and I'm your lionheart.


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Dim 18 Jan - 17:05


Intrigue 2 ❧ My precious !
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Contre toute attente, les quatre personnes présentes dans la salle du trône semblaient contre la venue de l’Emissaire de Sauron. Mais il s’y était attendu ; quand on croit en les idéaux d’une telle personne, et qu’on chevauche un Warg arborant quelques cicatrices et grognant à tout va, prêt à manger les boucs de la Montagne où le Caribou dont il avait senti l’odeur, on ne s’attendait pas à être accueilli à bras ouvert.

Il n’y aurait, à priori, pas que le Roi à convaincre si celui-ci était devenu plus sage et prêt à écouter son entourage. La présence de Radagast le Brun était inconvenante, mais ce que l’émissaire cachait était – espérait-il – bien plus attrayant que la compagnie de n’importe lequel d’entre eux, aux yeux de ce roi dont il connaissait le penchant pour l’or, les richesses, ce genre de chose. Rien n’échappe au Mal quand il se donne la peine de se renseigner – et surtout pas à Sauron le Grand.

« Sortir de la Montagne ?... » articula-t-il doucement.

L’Emissaire rabattit sa capuche, dévoilant un visage d’Homme plutôt avenant. Pas le genre d’homme que l’on s’attendrait à voir dans ces conditions – avec un beau visage et un sourire en coin, mais un regard froid, sûr de lui et presque cruel.  

« Pourtant… Vous auriez beaucoup à gagner… Un bien ayant appartenu à votre famille… » Il laissait traîner sa voix, pour que ses paroles s’impriment dans l’esprit du roi, sans pour autant dévoiler de quel objet il s’agissait. « Un bien d’une valeur… Inestimable. » Il croisa les bras en s’avançant doucement de quelques pas, sans trop s’approcher pour autant. Juste assez pour que la lumière puisse jouer sur les bijoux qu’il arborait aux doigts, en espérant faire réfléchir le Roi sous la Montagne, titiller son esprit sans pour autant lui dévoiler encore la nature de ce Bien.

Ce que l’Emissaire ne savait pas, en revanche, c’était qu’à quelque pas de lui, l’Unique était cachée dans la poche du Hobbit. Que l’Unique appelait, désespérément, qu’il ne voulait qu’une seule chose ; être trouvé. Être porté jusqu’à Sauron. Unique qui usait de tout son pouvoir sur l'esprit de son actuel porteur pour que celui-ci le glisse à son doigt, et qu'il ait ensuite l'occasion de rouler jusqu'aux pieds de l'émissaire...


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Sam 24 Jan - 19:37
Y-avait-il pire que savoir et ne rien pouvoir faire? Sûrement pas. Les Istari connaissaient l'ordre du monde comme nuls autres, à l'image des Elfes qui avaient vu bien des vies s'éteindre et d'autres s'accomplir. Mais l'immortalité des Elfes n'était pas divine. Entendons par là qu'ils n'avaient pas été envoyés sur la Terre du Milieu comme des résidus, des morceaux de divinités ne semblant être d'aucune espèce et les comprenant toutes à la fois.
Car les Magiciens savaient bien des choses, mais devaient laisser à chaque race la possibilité d'agir dans leur total libre-arbitre. Leur mission ne consistait qu'à préserver l'équilibre des forces, et à faire en sorte que chaque libre-arbitre puisse s'accomplir de la meilleure manière qu'il soit. Et cela pris en compte, il devenait aisé de comprendre qu'avoir la possibilité de contrer directement le mal, en éliminer l'un de ses membres, mais ne pouvoir rien faire sans faillir à sa mission, le tout représentait une épreuve plus que complexe.

De fait, Radagast le Brun se trouvait enfermé dans cette position qui était la sienne. Il n'avait aucune idée de la puissance de cet être, notamment parce qu'enfermé dans les sous-sols d'Erebor, il était moins lui-même. Qu'on ne doute pas une seconde qu'emprisonnés dans des corps humains n'avait aucune incidence sur les Istari. Tout au contraire. Radagast avait pleine possession de ses pouvoir lorsqu'il se trouvait à même d'être en communion avec son être le plus profond. Et entouré de civilisation naine n'était pas la plus limpide définition de cette "communion".
Le Magicien Brun avait bien des qualités, mais nombreux étaient les moments où il se rendait compte qu'il manquait cruellement de courage. Il ne voulait pas prendre de risques. Il n'était pas Gandalf, encore moins Saruman. Trop emberlificoté dans ses questions, le Magicien n'osait faire un mouvement. Mais un mouvement n'est pas la manifestation la plus évidente d'un pouvoir en exercice.

En quelques secondes, le Magicien avait conditionné son esprit à invoquer des sortilèges plus que puissants. Peut-être pas de quoi détruire un des ambassadeurs du Seigneur Ténébreux, mais certainement de quoi le ralentir voire de l'handicaper sérieusement. Ce choix semblait être à la fois le meilleur, mais aussi l'un des plus risqués. Il laissait tout d'abord à d'autres la mission de conseiller Thorin. De même, ainsi prêt à se défendre, il se mettait dans une position qui ne facilitait pas l'aide qu'il pouvait donner au Roi de Sous la Montagne. Etait-ce une tactique? Une manière d'enfermer le Magicien dans ses propres pouvoirs afin d'en éteindre la menace?

Peut-être. Peut-être que non.
Si Sauron savait de quoi était capable Gandalf, ou Saruman, il en ignorait sûrement un peu plus à propos de Radagast. De quoi donc préparer de belles surprises dans ce combat qui s'annonçait pour tous.

Le Magicien observa de près ce visage qui semblait tout sauf naturel. Le Mal a bien des masques avec lesquels il joue, trompant alors ceux qui se battent dans l'honnêteté. Mais le Bien avait sûrement tout autant de visages, et celui de Radagast le Brun en était un.

Ne pouvant véritablement prendre la parole, il se décida à tenter autre chose. Il fit un petit bruit dans sa bouche, comme lorsqu'une bulle éclate ou qu'une bouteille de vin s'ouvre. Un bruit cependant très discret, que seul lui put entendre. Il grinça ensuite des dents, et sans que cela ne se vit d'une quelconque manière, commença à gratter de son ongle sur son bâton.
Une subtile Magie se trouvait alors être à l'oeuvre. Petit à petit, cette dernière attaquerait cet émissaire. Ou du moins, elle tenterait de le faire. Son visage ressentirait des picotement, sa bouche deviendrait quelque peu pâteuse, ses oreilles se mettraient à lui siffler des bruits plus que désagréables. Radagast tentait ainsi de briser le masque, d'amincir la couche ténébreuse et sûrement de magie maléfique qui entourait l'émissaire.
Une manoeuvre magique entièrement discrète, aux effets d'apparence banals et inintéressants. Car s'il ne pouvait infléchir Thorin et ses décisions, il était libre de déstabiliser cet ennemi qui se présentait dans la Montagne du Destin.
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mer 28 Jan - 2:06



Le pouvoir du pouvoir
Des nains, un magicien, un hobbit et l'Ennemi

 


Le vent souffle à l’intérieur du grand hall d’entrée, les portes d’Erebor se sont ouvertes sur la venue d’un étranger. La rumeur s’était répandue telle une trainée de poudre à l’intérieur des murs de la forteresse, si bien que Freyda elle-même ne tarda pas à l’apprendre. Elle n’avait pas perdu son temps avant que ses pas ne la mènent jusqu’aux portes de la Montagne Solitaire où s’alignaient les soldats face à la présence d’une créature difforme qui tournait en rond dans l’attente du retour de son maître. La fillette observa la scène d’un œil averti, se demandant pourquoi le warg n’avait pas été abattu sur le champ. Il fallait avouer que d’un côté, la situation lui échappait et qu’elle n’avait aucun moyen de savoir de quoi il en retournait exactement, mais elle était bien déterminée à le découvrir.

Après un moment d’observation derrière les grandes colonnes de l’entrée, la tête auburn de la jeune naine disparut à la course à travers les interminables couloirs d’Erebor qu’elle avait appris à connaître par cœur. En six ans, elle avait exploré chaque recoin, découvrant des lieux fréquentés ou peu, des richesses amassées ou perdues et marquant de sa présence les pièces, les dédales et les recoins les plus sombres, laissant sur son passage un air de renouveau. L’innocence marquait encore ses traits d’enfant, elle qui touchait tout juste la puberté, elle ne connaissait pas la souffrance, ni la perte, ni le labeur d’un dur combat. Et si elle s’était adonné à tuer un gobelin durant l’attaque d’il y a quelques mois, la demoiselle était bien loin de la réalité des choses qui impliquait la mort et le sang versé des siens.

Au pas de course, elle s’engouffra plus loin, en direction de la salle du trône, là où toute chose importante avait lieu et où elle avait la certitude de trouver Thorin et potentiellement cette présence étrangère qui était venue à dos de sa monture hideuse. Elle avançait rapidement – du moins tout autant que le lui permettait sa taille – et avec une discrétion certaine ; ses petits bottillons en cuire faisant peu de bruit contre les dalles de marbre des marches qu’elle montait deux par deux. Les flammes des torches qui éclairaient les allées faisaient danser des ombres de sa chevelure ambre qui semblait se teinter d’un rouge plus éclatant sous cet éclairage. Sa silhouette minuscule parmi les siens se frayer un chemin jusqu’à cette immense couloir suspendu menant au trône et déjà les murmures d’une conversation parvenait à ses oreilles, mais elle ne sut en distinguer les mots.

Ralentissant son allure, elle traversa néanmoins rapidement la longue distance qui la séparait encore de Thorin assis là sur son siège royal. Une tension palpable s’installa dans sa poitrine lorsqu’elle fit son apparition, bon ou mauvais moment, qui savait. La discussion semblait déjà bien avancée, entre la présence du magicien brun qui avait fait son apparition récemment, de Tharis et Bilbo qui ne semblait pas du tout se sentir à sa place, son regard glissa momentanément sur cet homme inconnu qui se tenait devant le roi et son nez sembla se plisser de manière tout à fait perceptible comme elle le dépassa en le contournant, comme si instinctivement elle savait que quelque chose n’allait pas avec lui, bien qu’elle n’aurait su dire quoi exactement. Les perceptions d’un enfant étaient souvent plus justes qu’on ne pouvait l’imaginer, même aux yeux de Freyda.

La cadette gravit les marches du trône en silence, n’ayant pas prononcé un mot depuis son arrivée et elle vint prendre place juste au côté de Thorin, l’une de ses mains venant chercher celle du roi pour la serrer doucement. Voilà que sa présence ici promettait de faire pencher la balance des choses, en bien, comme en mal. Car sans le savoir, la petite avait cet effet étrange capable de calmer la maladie du dragon sur le descendant de Durin, rappelant que la véritable richesse des nains n’était pas l’or, mais les enfants. Joyaux encore plus rare que toutes pierres précieuses que l’on pouvait retrouver ici ou ailleurs. Le regard curieux de Freyda se posa alors sur ce messager humain et une étrange question lui effleura alors l’esprit : depuis quand les humains montent-ils les wargs ? Ne disait-on pas de ces bêtes qu’elles dévoraient tout ce qui n’était pas orque ? … et encore. Voilà une situation qui promettait d’être particulièrement intéressante.



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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Ven 30 Jan - 3:58


✖ My precious !

❝ Le pouvoir du pouvoir ❞
Thorin & Balin & Bilbo & Radagast & Freyda & Gaby.


Tous s'agitent à la venue de l'être difforme. La peur me noue le ventre mais je fais face, Rambert agrippé fermement sur mon épaule. Je l'écoute pester de nouveau et je ne peux m'empêcher de frotter doucement ma joue contre sa tête duveteuse, tentant de le calmer de par ce geste.
« Sortir de la Montagne ?... » articule l'ennemi. Ne pas se fier à sa beauté, il n'y a que la mort dans ses yeux et cela Radagast comme Thorin et le reste des invités l'a bien senti. Le reste de ses paroles en revanche me glace le sang de plus belle, et je suis désormais à deux doigts de l'étêter. Non ! Non, ai-je envie de crier alors que mes yeux s’agrandissent d'horreur face aux bijoux de l'émissaire. Cela ne se peut. NON !
Inconsciente des gestes du magicien brun qui use de sa magie de son coté ou du fait que Bilbo se trouvera sûrement d'ici peu en difficulté, mon attention est désormais entièrement posée sur l'émissaire et son venin. Je connais les légendes. Elrond me les a racontées tant de fois que je les connais par coeur. J'ai écouté Balin me raconter celles des nains, patiemment, avec une faim avide de connaissance. J'apprends le Khuzdul pour communiquer autant que pour lire et si il y a bien une chose que je sais – et que j'ai pu apprendre à Bilbo il y a peu - c'est que les anneaux forgés sont aussi dangereux que l'arkenstone elle-même, si ce n'est bien plus encore. Je m'apprête à ouvrir la bouche juste au moment où une jeune tête adorable passe le pas de la porte. Freyda. La colère qui emplissait mon coeur se calme subitement à la vue de la jeunette, laissant la place à une détermination plus farouche encore mêlée au désir ardent de protection. Je me détends, et Rambert en profite pour quitter son perchoir pour aller se poser près de Freyda et Thorin – une première. Je reste droite, mais mon regard, nerveux, se fait désormais plus sûr ; mes muscles se relâchant également. Je deviens, aujourd'hui plus que jamais, ce que je suis censée être : une naine, fière de sa race. Fière de son sang. Un être certes encore sauvage et taillé dans diverses cultures mais toujours animé par la même rage de justice et de liberté. Une naine prête à tout pour protéger les siens, mais agissant en adulte réfléchit plutôt qu'en gosse irresponsable qui agiterait son arme toutes les minutes.

C'est ainsi que je m'avance lentement. Je fais un pas, puis deux en direction de l'étranger, suivit d'un troisième puis d'un quatrième, laissant ma voix emplir les lieux pour la première fois depuis le lourd silence. Je me dresse de toute ma hauteur, défiant presque l'ennemi, la voix douce et posée, mais malgré tout ferme.
« Il y a longtemps de cela, plusieurs anneaux furent forgés. Trois Anneaux pour les rois elfes sous le ciel, sept pour les seigneurs nains dans leurs demeures de pierre, neuf pour les hommes mortels destinés au trépas, un Anneau pour le Seigneur ténébreux sur son sombre trône, au pays de Mordor où s'étendent les ombres. Un Anneau pour les gouverner tous, un Anneau pour les trouver, un Anneau pour les amener tous, et dans les ténèbres les lier, au pays de Mordor où s'étendent les ombres. » Il s'agit là d'une histoire. D'un conte pour enfant, mainte fois entendu. Je m'adresse pourtant à l'ensemble de la salle, sans pour autant jamais quitter l'émissaire du regard jusqu'à cet instant. Le moment même où je tourne la tête vers notre souverain, le regard brillant, le coeur lourd, avant de m'incliner avec respect. Thorin, je t'en prie.
« Mon roi. Avec votre permission … Quand bien même il s'agit d'un héritage, n'oubliez pas le mal dont il est emprunt et dont est emprunt celui qui vous l'apporte. Le pouvoir de corruption de l'arkenstone est dérisoire à coté de celui d'un tel objet. Rappelle-toi tes erreurs que tu disais ne plus vouloir commettre. Rappelle-toi ta relation avec Bilbo suivi de ton exil forcé. Si les anneaux nains furent en grande partie perdus, il faut mieux qu'ils le restent aujourd'hui.
Mon roi. Si je suis tant fière d'être naine c'est grâce à vous. Vous m'avez montrée la grandeur de notre royaume, la force de notre peuple. Sa loyauté. Son courage. Outre le fait de ne jamais renoncer face à l'ennemi, nous protégeons les nôtres. Vous protégez notre peuple, notre famille. Vous nous protégez du mal, quoi qu'il en coûte. » Je martèle ces mots d'une voix sereine, mes prunelles dérivant cette fois-ci vers Freyda avec un tendre sourire. Jamais je ne permettrais que l'on puisse faire du mal à un enfant ou un adolescente, quelque soit son âge. Mes yeux vont ensuite de nouveau se planter dans ceux du nain majestueux assis sur son trône, plus durs, mais baignés de cette même lueur d'espoir. « J'ai eu tord durant 75 ans de ma vie, et si je suis fière d'être naine aujourd'hui c'est avant tout car je suis fière de vous revendiquer comme mon roi. Je vous en prie. Ne le laissez pas corrompre notre race une nouvelle fois et réduire nos royaumes en cendre. Ne le laissez pas faire de nous des pantins comme les Nazgüls sont devenus. Ne le laissez pas nous prendre une nouvelle fois nos foyers et nos enfants. Ne le laissez pas détruire notre famille. »
Car si il y a bien une chose que je sais, Thorin Oakenshield, c'est qu'il n'attend que ça et qu'il s'agit là de la plus grande erreur de ta vie si tu acceptes son marché.


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mar 3 Fév - 16:16


     

       Intrigue 2
       Le pouvoir du pouvoir
L
es nains sont loyaux, déterminés, joyeux, fidèles et travailleurs. Ils haïssent plus que tout la trahison et les orcs, tenant fierté de vaincre le mal envers et contre tout, même lorsque les chiffres et les dieux sont contre eux. Erebor était un bastion inébranlable, tenu par des nains plus encore inébranlable que le cœur impénétrable de la roche. Mais ils sont rongés par une faiblesse depuis que le premier anneau de pouvoir a été déposé au creux de leur paume. L'amour de l'or, la cupidité et la fascination malsaine pour les joyaux brillants se transmettait de pères en fils, malgré la disparition de l'objet maléfique.

Mais si l'émissaire croyait que quelques pièces et joyaux suffiraient à corrompre les nains d'Erebor, il se trompait lourdement, Thorin n'était avide qu'une chose ; lui prouvait qu'il avait tort. Ils avaient plus qu'assez, tout ce qu'il leur fallait, merci bien, allez donc voir les elfes et leur impuissance sous la ceinture, voir si votre joli minois y peut quelque chose.
« Pourtant, vous auriez beaucoup à gagner, un bien ayant appartenu à votre famille. Un bien d'une valeur inestimable.... » Le messager qui osait s'avancer vers son trône laissa traîner sa phrase, sous-entendant plus qu'il ne révélait. Thorin n'avait pas besoin de plus pour croire à l'impossible. Pour y croire et le souhaiter de toutes ses forces, malgré sa raison qui lui hurlait le contraire.

« - L'Arkenstone... »


Le mouvement de Thorin ne pouvait pas passer inaperçu, et il était incapable de le contenir, alors que le murmure cupide passait ses lèvres et qu'il se penchait en avant. Thorin ne se croyait pas guéri. Il l'avait espéré alors qu'il cheminait par monts et par vaux, à des milles de son foyer, mais il savait à présent qu'il ne l'était pas et ne le serait jamais. Le désir insatiable et jaloux de l'or et des joyaux rampait, latent, dans un coin de son âme, et parfois encore aujourd'hui, il avait des mouvements de méfiance et de violence qu'il ne réalisait que trop tard, se rattrapant de justesse. Il le savait et son orgueil premier avait été réduit à néant. Il était comme son grand-père, à la différence près qu'il le savait. Il devait juste se rappeler de combattre ce mauvais penchant, et le fait qu'il ait choisi de s'entourer de Radagast, Bilbo et Gabrielle avait tout à voir avec cette volonté farouche.

Le regard de Thorin avait repris cette coloration sombre, d'un bleu nuit qui rappelait de bien mauvais souvenirs, mais il détourna le regard du messager sans hésitation lorsqu'une petite silhouette timide vient le rejoindre à côté du trône ; Freyda, sa pupille, la jeune enfant naine d'Erebor, qu'il avait pris sous son aile. Il étendit sa main libre vers la jeune fille, posant brièvement, dans un geste qui se voulait rassurant, sa main sur son bras avant de la reposer sur l'accoudoir. Son cœur battait la chamade, depuis que l'adolescente était entrée à la périphérie de son champ de vision. Rappel qu'il ne devait pas échouer, garde-fou au bord de la falaise, phare au milieu de la tempête. La petite ne devait pas comprendre ce qui se passait, mais la tension de la pièce ne pouvait manquer de l'affecter songeait Thorin lorsque Gabrielle rappela la légende des anneaux de pouvoir.

Thorin fronça les sourcils et tourna lentement, au ralenti la tête vers elle. De quoi parlait-elle ? Tout à son obsession envers le joyau étincelant, Thorin n'avait même pas envisagé que le message puisse évoquer un autre bien ancestral. La valeur de l'arkenstone dépassait après tout celle de l'anneau de pouvoir pour Thorin ; non pas en or, l'anneau permettant d'accroître les richesses des nains, mais du point de vue symbolique : l'un commandait à l'union des nains autour de l'étendard d'Erebor, l'autre rappelait la soumission des Nazgûls et la folie, la déchéance d'Erebor.
Thorin avait du mal à se rappeler que la fidélité de son peuple s'ancrait en sa personne, plutôt qu'en de jolis bibelots.

«  Mon roi, avec votre permission quand bien même il s'agit d'un héritage, n'oubliez pas le mal dont il est emprunt et dont est emprunt celui qui vous l'apporte. Le pouvoir de corruption de l'arkenstone est dérisoire par rapport à celui d'un tel objet. » Facile à dire pour quelqu'un n'ayant jamais ressenti la morsure de l'Arkenstone. Bien sûr, elle avait raison dans la hiérarchie des deux objets, mais le rapport de Thorin aux deux était très différent.  3Gabrielle parlait. Elle parlait, et tenait un discours que Thorin, en d'autres circonstances aurait adoré écouté. Il l'aurait écouté, son cœur se serait gonflé de fierté et de joie. C'était tout ce qu'il avait voulu accomplir, depuis le jour où il avait croisé la rousse se battant avec fougue, depuis qu'Enelyë lui avait révélé qu'elle avait arraché sa fierté à sa fille. Cela ne pouvait qu'être miel, or fondu aux oreilles du roi nain. Elle était fière d'être naine, fier de l'avoir pour roi, et pour Thorin cela valait bien des trésors. Pourtant, il secoua lentement la tête, son regard fixé sur l'émissaire et trancha d'un ton grave, qui n'attendait aucune contestation. Qui espérait que la suite de la rencontre n'allait pas le détromper.

« - Vous vous trompez. Il ne peut être question de l'anneau de mon père, disparu avec lui depuis des années. L'anneau donné au peuple de Durin a disparu pour tous, et même de bon nombre de mémoires. »


L'Arkenstone avait prise sur son cœur, elle ne faisait que relâcher le piège dans lequel il était pris, mais il ne pourrait jamais totalement s'en échapper, pas sans laisser sa patte entre les dents mortelles du piège. Mais l'anneau ? Fierté des Durins, héritage ancestral dont ils avaient tiré richesse et gloire, plus que de raison. Donné à sa famille en reconnaissance de leur position parmi les rois du monde, les mettant sur un pied d'égalité avec les seigneurs elfes et leur accordant plus de richesse que les nains ne pourraient jamais en user. Il n'avait pas revu l'anneau depuis l'enfance, alors qu'il n'avait que quelques années de plus que Freyda ; Au doigt de son père , alors que celui-ci partait dans un projet fou et suicidaire, celui de reprendre la Moria et de laisser conjoints veufs et veuves ainsi qu'orphelins pour quelques joyaux.
Il ne laisserait certes pas la jeune naine assister au même spectacle que celui qui lui avait volé joie et innocence. L'anneau lui avait volé son grand-père et son père, il avait créé des richesse qui avait cappelé un dragon qui lui avait volé, foyer, famille et peuple.

Si l'émissaire proposait de lui rendre l'anneau de son père en échange de sa fidélité à Sauron, Thorin ne pouvait avoir qu'une seule réaction. Sans s'apercevoir du trouble de l'émissaire, tourmenté par Radagast, ou de celui de Bilbo, tourmenté par l'anneau, il descendit de son trône. lentement, lourdement, ses bottes de fer frappant les marches.

A la pensée de l'anneau, Thorin n'était plus qu'un jeune nain dont la barbe ne touchait pas encore sa poitrine. A la pensée de son père, il n'était qu'un enfant et son cœur battait la chamade, comme lorsque son père et son grand-père le jaugeaient, alors qu'il voulait faire ses preuves et mériter leur affection . Et Thorin fixa Gabrielle, le visage impénétrable, mais résolument fermé.

« - N'osez pas parler de l'anneau ni de ma famille, »
prévint-il la jeune fille d'un ton lourd de menaces alors qu'il passait près d'elle.

Le ton était bas, mais parfaitement discernable. Il ne pouvait pas tolérer qu'elle se mêle de ça. Qu'elle se mêle du royaume, du peuple nain, il lui en était gré. Mais sa sœur, feu son frère, feu son père, grand-père et mère étaient des sujets douloureux, dont il gardait farouchement le caractère intime. Il pouvait bien donner sa personne et sa vie à son royaume, mais pas sa famille, dernier bastion de sa vie privée. Et qu'elle puisse oser évoquer la déchéance des siens...Thorin était conscient de son existence, plus que quiconque, mais il tâchait de conserver une mémoire digne de ses ancêtres.

Puis, il se fit face à l'émissaire. Thorin ne faisait pas la moitié de l'homme, même si sa couronne et sa fourrure augmentaient masse et hauteur. Mais cela ne l'empêchait aucunement de se dresser face à lui avec majesté et une stature de mauvaise augure, comme s'il le surplombait de toute son aura menaçante. Torse bombé et regard plus sombre que les tréfonds de la montagne, Thorin interrogea d'une voix de stentor :

« - Avez-vous l'anneau de mon père ? Me proposez-vous, en gage de ma soumission, de mon aliénation et de mon esclavage, l'anneau qui a été remis au peuple nain il y a des siècles ? Osez-vous me vendre à un prix indécent et insultant, ce qui est à mon peuple par droit et usage ? »


Il baissa la voix pour fixer l'émissaire avec un petit sourire. Le ton était doux, calme, le sourire apparent sur ses lèvres. Pourtant, on ne peut pouvait se méprendre sur son intention . Sa bouche était cruelle, son ton couvait la menace, sa main était sur la garde d'Orcrist, et chacun de ses termes étaient choisis avec soin.

« - Avez-vous l'anneau volé sur le cadavre de mon père après que vos tortures et cruautés l'aient assassiné et commis un régicide ? »


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Dim 1 Mar - 2:50



Intrigue 2
Le pouvoir du pouvoir

U
ne atmosphère pesante s’était abattue sur la salle du trône. L’arrivée de ce sombre émissaire les avait pris au dépourvu. Bilbo avait été témoin du renforcement des pouvoirs obscurs dans la terre du milieu. Il avait vu les araignées qui se multipliaient dans la forêt de Mirkwood, mais aussi l’armée des orcs qui avait marché sur Erebor. En envoyant cet homme dans les frontières du royaume nain pour s’adresser directement au roi, leur ennemi faisait preuve d’audace, comme s’il souhaitait montrer qu’Erebor ne représentait pas une menace pour lui. Il parlait d’un ton assuré, comme si il était sûr que rien n’allait lui arriver. Bilbo se demandait d’ailleurs comment on avait bien pu laisser entrer cet homme. Sa présence le mettait mal à l’aise. Il avait une main sur Sting, le contact de la poignée dans sa main était rassurant, tandis que l’autre était toujours dans a poche. L’anneau avait une douce chaleur sous ses doigts, mais il semblait également plus lourd. Alors que Thorin demandait à l’étranger de partir, celui-ci répétât ses paroles sur un ton sarcastique. Non il ne partirait pas, du moins pas si facilement. Alors qu’il enlevait la capuche qui camouflait son visage, il fut surpris de découvrir qu’il ne s’agissait non pas d’un orc comme il l’avait pensé en premier lieu, mais d’un humain. Ses traits étaient réguliers et avaient même quelque chose de séduisant. Ses yeux cependant révélaient la noirceur de son âme. On voyait bien à la lumière qui éclairait ses pupilles qu’il ne fallait pas se fier à lui. « Pourtant… Vous auriez beaucoup à gagner… Un bien ayant appartenu à votre famille… Un bien d’une valeur… Inestimable. » Un bien ayant appartenu aux Durin ? Bilbo ne savait pas bien de quoi il pouvait s’agir, mis à part l’Arkenstone… et dans tous les cas il souhaitait de tout son cœur que cette pierre maudite reste aussi loin que possible d’Erebor. « - Vous vous trompez. Il ne peut être question de l'anneau de mon père, disparu avec lui depuis des années. L'anneau donné au peuple de Durin a disparu pour tous, et même de bon nombre de mémoires. » Un anneau ?

Ils étaient tous immobile, contemplant l’étranger, quand une jeune naine entra dans la salle du trône. Il s’agissait de Freyda, la pupille de Thorin, qui entra dans la salle comme si de rien n’était. Gravissant les quelques marches qui menaient au trône, elle alla se placer à côté du roi. La présence de la filette sembla le calmer, mais ce ne fut que d’une courte durée. Gabrielle à son tour s’avança, prenant la parole pour parler des anneaux de pouvoir. Quelques jours au part avant il avait parlé avec elle. Il ne se souvenait plus comment ils en étaient venu à aborder ce sujet, mais depuis Bilbo était inquiet. Ses doigts se resserrèrent sur cet anneau dont la nature lui était incertaine. Un anneau magique qui étendait petit à petit son emprise sur son esprit. Il s’en rendait compte au fond de lui, même s’il ne voulait pas l’admettre. Cette histoire d’anneaux de pouvoir lui faisait peur. Il craignait que le bijou qu’il avait dérobé à Gollum soit un des artefacts que mentionnaient les histoires. Il se répétait que ce n’était pas possible, que jamais un tel objet n’aurait pu atterrir entre ses mains. Celui qu’il détenait devait être autre chose. Une simple babiole avec un peu de magie rien de plus. Alors que Gabrielle prononçait ces mêmes paroles qui étaient inscrites sur l’anneau d’or, ce dernier devint plus lourd et l’esprit de Bilbo se troubla. Il serra ses doigts sur l’objet et l’extrait de sa poche, sentant monter en lui la curieuse envie de le mettre. L’anneau voulait révéler sa présence, il voulait être vu, rejoindre son maitre. Mais quelque chose, peut-être la magie exercée par Radagast, le ramena à lui. Il secoua la tête et rangea à nouveau l’objet dans sa poche. Il évita de garder sa main au contact du métal froid comme il avait l’habitude de le faire. Il fallait qu’il reste concentré sur ce qui se passait ici et maintenant. Gabrielle conseillait à Thorin de refuser cette offre, mais ces paroles ne furent pas au gout du roi.

Il descendit de son trône, avançant vers le messager. De sa voix grave qui résonnait contre les parois de pierre, Thorin défiait le messager, le questionnant sur sa proposition et sur l’objet qu’il venait lui offrir. Mais sous ses airs provoquants, Bilbo voyait bien que le nain ressentait de la curiosité, peut-être même du désir envers ce que le messager lui promettait. Récupérer un bien ayant appartenu à sa famille, à son père disparu… S’il détenait véritablement cet anneau alors il avait réellement de quoi faire pression sur Erebor. Ce n’était pas simplement le mal du dragon qui parlait. S’il s’était agi d’une bague quelconque Thorin n’aurait montré aucun intérêt, même si cette dernière était emprunte de magie. Mais la bague en question avait appartenu à son père qu’il avait si longtemps cherché, refusant de croire à sa mort. La famille n’était pas un sujet de plaisanterie chez les nains. Pourtant il était vital qu’il refuse de prendre cet anneau. Si l’esprit de Thorin n’avait pas été assez fort pour résister à l’influence de l’Arkenstone, un anneau de pouvoir le changerait surement à jamais. Bilbo secoua son bras, essayant de résister à l’envie de plonger sa main dans sa poche. Il ne comprenait toujours pas pourquoi ils avaient envoyé un messager seul portant un objet si précieux. A tout instant les nains pouvaient le tuer et prendre l’anneau sur son cadavre. Ses yeux s’agrandir lorsqu’il comprit enfin que tout cela n’était qu’un piège. L’ennemi n’avait pas besoin d’un serment d’allégeance de la part du roi nain. Tout ce qu’il avait à faire c’était de faire en sorte que l’anneau parvienne à Thorin. Ce dernier ne tarderait sans doute pas à succomber à l’anneau tout comme il avait succombé à l’Arkenstone. Le pouvoir maléfique de l’artefact prendrait alors possession de lui et il deviendrait quoi qu’il arrive un serviteur du seigneur obscur.

Sans se soucier du protocole, le hobbit avança vers son ami. Il s’était fait discret jusque-là mais il ne pouvait plus regarder sans rien faire. Son propre anneau lui lançait un appel strident pour qu’il le prenne, mais l’esprit de Bilbo était occupé par quelque chose qui l’obsédait encore plus que le bijou caché dans sa poche. Il posa la main sur l’épaule de son ami pour attirer son attention, le détourner du messager et de ce qu’il transportait. « Quoiqu’il arrive ne prend pas cet anneau. » Sa voix était un murmure presque inaudible, mais il était sûr que Thorin l’avait entendu. Il savait aussi que ces mots n’allaient pas lui plaire. Il jeta un coup d’œil rapide vers le messager, comme pour s’assurer qu’il ne l’avait pas entendu, avant de s’expliquer. « Je sais que tu le veux parce qu’il a appartenu à ton père, et que tu souhaites préserver l’héritage de ta famille. C’est aussi ce souhait qui t’a amené jusqu’à Erebor. Mais cet anneau… Il faut que tu renonce à l’avoir. » Il avait envie de lui expliquer qu’il savait ce que cet anneau allait lui faire, parce qu’un autre anneau magique se trouvait dans sa poche et que son pouvoir était en train de lui retourner le cerveau. Il était prêt à l’admettre, mais comme à chaque fois qu’il essayait d’en parler à quelqu’un quelque chose le bloquait. Les mots ne venaient pas alors même qu’il était essentiel de faire comprendre à Thorin la dangerosité de ce genre d’objets. « J’ai lu beaucoup de choses à ce sujet. » Menteur… « Ces anneaux sont maléfiques. Ils corrompent leurs porteurs, créant en eux une obsession terrible. Si tu prends cet anneau alors peu importe que tu veuille ou non te joindre à Sauron parce que tu finiras par le faire. »
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Dim 1 Mar - 15:09


Intrigue 2 ❧ My precious !
Thorin & Gabrielle & Radagast & Balin




L’annonce de l’Emissaire semble avoir jeté un certain effroi sur les amis du roi – ou, du moins, sur ceux qui connaissait les légendes. Car « l’arme » que l’Emissaire avait en sa possession, le bijou inestimable, était un argument de poids. Et l’agressivité ou la tension qu’il pouvait sentir monter chez ses « hôtes » ne l’effrayait pas le moins du monde ; il reste calme, sûr de lui. Il voyait le roi flancher pour sa plus grande faiblesse. Il fut néanmoins surpris par l’arrivée d’une toute jeune naine qui alla prendre la main du roi, le sortant de sa léthargie. Il laissa la naine plus âgée s’avancer vers lui en récitant une histoire bien connue de tous, qui lui arracha un sourire enjôleur.

« Vous m’impressionnez presque. » siffla-t-il ironiquement. Tout ce qu’il lui importait, pour dire la vérité, c’était le roi. Thorin. Le discours de la naine lui semblait empli de niaiserie. Fierté, mon roi, blabla inutile – du moins l’espérait-il – qui l’ennuyait plus qu’autre chose. « Mon maître ne veut point réduire votre royaume en cendre, ou détruire votre famille. Il veut une alliance. » rappela-t-il d’une voix dure. « Et mon maître a... Plus de ressources que vous ne le pensez. » délivra-t-il d’une voix mielleuse.

Que se soit l’Arkenstone ou l’Anneau, nul doute que l’Emissaire était en possession de l’un des deux. Lequel ?... Evidemment, il avait l’anneau, et il était prêt à le sortir. Mais le roi descendait de son trône, et gonflait la poitrine de l’Emissaire d’une joie qu’il cachait sans peine. Le ton sec de Thorin à l’égard de la naine le faisait jubiler. Il se sentait à deux doigts de son but. Mais Thorin n’était pas encore convaincu, pas tout à fait ;

« Je ne sers que mon maître, je n’ai arraché l’Anneau forgé par mon maître à aucun cadavre. N’accusez pas les jeunes de ce que leurs ancêtres on perpétré, je n’ai jamais eu l’honneur de voir votre père. Et Sauron le Grand ne demande aucun prix, juste une allégeance, une alliance. »

Le Hobbit attira son attention, cependant. Quelque chose… Pourquoi ? L’homme de Sauron commençait à ressentir quelque picotement au visage dont il ne comprenait pas l’origine ; la magie de Radagast faisait son œuvre, lentement. Et l’Emissaire ne pouvait deviner la présence de l’anneau dans sa poche, dont la tentation se faisait de plus en plus forte, dont le besoin d’être porté s’immiscer lentement et sûrement dans son esprit. Glisse-moi à ton doigt… semblait-il murmurer à l’oreille du Hobbit. Disparaît, sauve ton roi, sauve Thorin… Glisse-moi à ton doigt et abat l’Homme qui ne lui veut que du mal, prend son Anneau, toi, tandis que personne ne peut te voir… Sauve ton roi…



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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Lun 16 Mar - 21:09
Il était là. Complètement tétanisé. Observant de ses petits yeux furtifs le moindre des détails de ce bonhomme là. Mais mon pauvre vieux, l'observer ainsi ne changera rien ! Oiseaux, méduses, méduses, poissons, poissons et eau vont toujours ensemble, lalala, lalala... Il n'y arrivait pas. Combattre ses propres sens, aller au-devant des peurs de cette carapace humaine qui l'handicapait tellement.
Alors il attendait. Que cela vienne. Que le courage arrive au triple galop, qu'il reprenne le dessus et qu'il l'emmène exiler cet ennemi venu de l'Est. N'imaginez pas qu'il ne se rendait pas compte de la menace qui pesait sur Erebor. Il en avait plus que conscience, et c'était cette même prise de conscience qui l'affolait ainsi.

Dans l'esprit de Thorin, les choses devaient aller à une vitesse encore pire. Peut-être associait-il la venue de cet ambassadeur des Ténèbres à l'arrivée du Magicien Brun. Ce dernier, complètement à côté des réalités, ne se posait plus ces questions. Mais il demeurait certain que si l'accueil eût été plus chaleureux, Radagast aurait, avec le temps, eu plus de facilité à aider les Nains face à une aussi grande menace. Les animaux apportaient équilibres à la Terre du Milieu, de même que les herbes, les oiseaux et les arbres. Ils ne faisaient rien à personne si on ne leur faisait rien, si on ne modifiait pas leurs habitudes, si un esprit malsain ne venait pas enfreindre leurs lois naturelles. Mais que faisaient les Nains, si ce n'était faire la guerre aux autres dès que leurs propres intérêts se trouvaient en jeu et mépriser ceux qui avaient risqué leur vie et l'équilibre naturel pour leur venir en aide, dans leur folle et imbue quête ?
L'esprit de Radagast se corrompait, tout simplement. Il lui fallut quelques secondes pour s'en rendre compte. Mais ces secondes avaient été de trop.

«  Une alliance contre qui ? Contre quoi ? »

Les mots étaient sortis tout seul.
Et ils étaient arrivés fluets, mouvementés, à l'image du Magicien Brun.

Mais les mots avaient un pouvoir peu estimaient. Ils étaient là, tremblants, fiers ou attaquants, se balançant de bouches en bouches sans que personne ne les remette un tant soit peu en question. Et pourtant. Le discours de l'Ambassadeur avait de quoi offrir nombre de problématiques rhétoriques à qui se posait les bonnes questions. Il avançait des présupposés que seul lui se permettait de faire, installant une guerre là où il n'y en avait pas, ou laissant échapper par mégarde un projet bien plus vaste.

Il s'avança de quelques pas et planta son regard dans celui de l'Indésiré aux noires couleurs du Mordor. Petit de taille, Radagast le Brun restait un Istar. Vieillard, il était une divinité envoyée de Valinor. Certaines choses outrepassent les simples apparences physiques. Et si le corps du Magicien n'avait pas de quoi renverser une citadelle, le regard lancé n'en était pas moins dangereux.

«  Que vous faut-il d'autre, Ombre du Mordor, si ce n'est ce refus ? La voix de Radagast ressemblait cette fois à un cri lourd d'Aigle face à sa proie. Les teintes de voix du Magicien avaient souvent de quoi surprendre. Qu'avez-vous donc besoin de balbutier vos indignes offres ? Le Mal n'offre que la facilité. Vous êtes dans un Royaume qui repose sur de solides de bases, que des millénaires ont mis le temps à construire, à solidifier. Votre essence même ne fait que renier ce qu'est cette Montagne, ce qu'est la Terre du Milieu. »

Il attendit.
Un petit oiseau s'était posé là, sur son épaule. Une trace de la Nature. Peut-être serait-ce un jour l'ultime, mais elle était là, fière, droite, et vivante. Il resterait toujours une Lumière à toute ombre, tout n'était qu'une histoire d'équilibre. Il fallait simplement espérer que cette givre posée là rappellerait à Ecu-de-Chêne le présent offert par l'Istar Brun.

« C'est par fidélité à votre peuple et à la Terre du Milieu, Roi, que vous avez repris cette Montagne. Votre peuple vit dans le bonheur, la sécurité, l'économie, n'est-ce pas là le Bien auquel vous avez toujours aspiré ? Laisseriez-vous cette Montagne tomber pour récupérer un joyau qui ne fait que confirmer ce que tous les peuples Nains pensent déjà de vous ? »

Les mots des Magiciens avaient de quoi rivaliser avec ceux du Mordor. Le combat ne s'en tenait qu'au mot, pour le moment. Et il était fort probable que si la Magie se mettait en marche, bien des choses dépasseraient Thorin Ecu-de-Chêne.

Puis des murmures se firent entendre. L'oiseau sembla perturbé. Il sauta d'une épaule à une autre. Tout n'était pas précis, Radagast ne comprenait pas. Il ne comprenait pas une langue qui semblait communiquer d'elle-même, avec un réceptacle bien présent mais sûrement très bien caché. Une communication que personne d'autre ne pouvait intercepter, encore moins comprendre.
Mais sous-estimer le Bien de la Terre du Milieu semblait être la principale erreur de Sauron, et de ses envoyés. Car aussi petite fut-elle, la pureté de vie qui grandissait dans le petit oiseau comprenait. Et les petits piaillements discrets firent comprendre à Radagast qu'une autre personne venait d'entrer en jeu. Bilbo était une nouvelle cible, même si le Magicien Brun ignorait absolument tout du sens et du fond du propos. Il ne comprenait pas cette langue, ou avait oublié de la comprendre.
Quelque chose se tapissait dans l'ombre, là. Cela attendait. Sans-doute bien plus grand et puissant que cet Envoyé Ténébreux. Sans-doute bien plus surnaturel que la Magie de Radagast le Brun. C'était ici, et les murmures caressaient la roche de la Montagne sans que personne ne s'en rende totalement compte.
Et pourtant...

Radagast tourna très discrètement le pierre précieuse bleue fixée au-dessus de son bâton. L'oiseau s'immobilisa. Le Magicien claqua sa langue contre ses dents. Et tout se réalisa en quelques secondes seulement.
L'oiseau chantait.

« Hel-Lum-Fal Shael-Um-Pul-Lum Shael-Um-Pul-Lum Hel-Lum-Fal Nef-Sol-Ith. L'oiseau chantait, Radagast pensait. Les incantations allaient de l'un à l'autre, et la Magie tentait d'agir à son humble et discret niveau. Radagast oeuvrait à brouiller les champs dans ce langage. Pour Bilbo et l'Emissaire, cela ne ressemblerait plus qu'à un chant d'oiseau omniprésent, si bien que celui qui parlait ne s'entendrait plus, et celui qui écoutait ne comprendrait plus. Hel-Lum-Fal Shael-Um-Pul-Lum Shael-Um-Pul-Lum Hel-Lum-Fal Nef-Sol-Ith. »

Une chose demeurait certaine : tout n'était qu'un jeu d'équilibriste, à un fil du bris. A un fil de l'utlisation de choses qui ne pourraient jamais permettre de revenir en arrière. Tout tenait encore sur les épaules de Thorin, tandis que tous les alliés du Bien oeuvraient discrètement mais avec un acharnement courageux.
Le courage vient toujours des forces qu'on n'attend le moins. Et le petit oiseau continuait à chanter.
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mer 25 Mar - 16:45


✖ My precious !

❝ Le pouvoir du pouvoir ❞
Thorin & Balin & Bilbo & Radagast & Freyda & Gaby.

Tous les regards convergeaient vers le roi, et dans ma poitrine comprimée je me battais moi-même violemment pour ne pas étêter l'envoyé sur place. Nous attendions tous la sentence, lourdement, et si la remarque de Thorin me blessa, je ne me permettais pas de laisser cela transparaître. « N'osez pas parler de l'anneau ni de ma famille. » Je pouvais comprendre. Je ne l'avais pas vécu, je ne savais pas réellement l'ampleur que le malheur avait eu, mais toutefois … je pouvais me mettre à sa place. Je me tus suite à sa réplique cinglante à mes oreilles, enfermant mes sentiments à double tours. Je le savais depuis le début. Je m'étais accrochée vainement à un espoir, j'avais cru être son amie. Mais qui étais-je d'autre qu'un simple sujet pour me permettre de vouloir aider le grand roi ? Il n'avait apparemment pas confiance en moi … Et bien qu'il aille en Harad voir si j'y étais. Je lui ferais mes excuses plus tard, lorsque j'aurais digéré sa remarque, avant de, peut-être, faire mes bagages et retrouver le grand air. Pour l'heure, ma place restait ici car Erebor était malgré tout … ma nouvelle maison. Hors de question d'abandonner ma sœur et mes amis, hors de question de rester là sans rien faire alors qu'un émissaire venait mettre la zone dans leurs vies.

« Mon maître ne veut point réduire votre royaume en cendre, ou détruire votre famille. Il veut une alliance. » Je grognais aux mots du messager imperceptiblement, Rambert lançant lui-même un sifflement aigü de désaccord. « Et mon maître a... Plus de ressources que vous ne le pensez. » Bien sûr. Les orcs semblaient se reproduire plus vite que l'on pouvait les occire, sans parler des araignées à Mirkwood, et je n'osais pas parler de leurs « ressources » humaines en Harad. Rambert revint sur mon épaule, sifflant une injure en langue naine, tandis que Thorin se dressait face à l’émissaire pour lui répondre avec verve. Je me mis à sourire en comprenant soudainement que, quoi qu'il puisse faire ou dire, l'envoyé ne s'en sortirait pas vivant, et je retrouvais ma garde et une attitude plus tranquille, observant, écoutant attentivement, postée près de Freyda, les doigts perdus dans les plumes de mon corbeau.
Bilbo pourtant me surpris par la suite, se déplaçant aux cotés de Thorin, et je me repris totalement. Il sembla lui susurrer quelque chose d'inaudible d'ici, et je jetais un coup d'oeil intriguée à Radagast, tandis que celui-ci semblait ailleurs. Rambert quitta soudainement mon épaule pour venir sur celle de Bilbo, enserrant ses griffes doucement dans la chair de mon ami : non pas pour lui faire mal, mais pour s'agripper, sa façon à lui de dire que tout irait bien. Il fixait l'émissaire avec ses petits yeux cruels, lançant un cri d'avertissement : je le savais parfaitement capable de lui voler dans les plus la seconde qui suivait si il s'approchait de trop. Il avait beau ne pas apprécier beaucoup Thorin, ce dernier restait le roi de la Montagne et son meilleur souffre douleur; tandis que Bilbo, lui, était une curiosité de la nature qui lui filait de la nourriture de temps à autres - il l'appréciait donc assez à sa façon pour le protéger au besoin.

« Je ne sers que mon maître, je n’ai arraché l’Anneau forgé par mon maître à aucun cadavre. N’accusez pas les jeunes de ce que leurs ancêtres on perpétré, je n’ai jamais eu l’honneur de voir votre père. Et Sauron le Grand ne demande aucun prix, juste une allégeance, une alliance. » Par Iluvatar qu'on en finisse ! Assez de lavage de cerveau pour la journée je vous en prie. Mais son attention était à présent figée sur Bilbo, et Radagast choisi cet instant pour sortir de sa transe  pour mon plus grand bonheur. « Une alliance contre qui ? Contre quoi ? » Je pris doucement la main de Freyda dans la mienne. Elle était trop jeune pour assister à ça, mais elle devait se montrer courageuse. «  Que vous faut-il d'autre, Ombre du Mordor, si ce n'est ce refus ? Qu'avez-vous donc besoin de balbutier vos indignes offres ? Le Mal n'offre que la facilité. Vous êtes dans un Royaume qui repose sur de solides de bases, que des millénaires ont mis le temps à construire, à solidifier. Votre essence même ne fait que renier ce qu'est cette Montagne, ce qu'est la Terre du Milieu. » Bénis soyez-vous, Radagast. Mais je redoutais pourtant la réaction de Thorin : pourvu qu'il ne prenne pas ces mots comme une insulte à son autorité. Je souris doucement à la fillette, tentant de la rassurer, tandis que le magicien reprenait de plus belle, s'adressant cette fois-ci à au roi lui-même. Pour ma part, je restais en retrait, grimaçant quelque peu face à la future réaction de mon souverain, jusqu'à ce qu'un mouvement de Rambert ne me fasse froncer les sourcils. Il s'agitait désormais sur l'épaule de mon ami hobbit, quelque chose semblant le déranger. Il claqua du bec, se débattant contre un ennemi invisible tout en resserrant sa prise sur l'épaule de Bilbo et je n'eus pas le temps de m'avancer vers eux que le mal se produisit. L'oiseau de Radagast – comment diable avait-il pu atterrir ici ? - que je n'avais pas remarqué au départ se mit à chanter une chanson étrange, et mon ami corbeau n'en attendit pas plus pour quitter brutalement son perchoir et fondre sur l'émissaire, toutes serres dehors.
« Poison ! Traitre ! Pestilence ! Bouffeur de salade ! Dehors ! Dehors, rat ! » crôassa-t-il furieux. J'eus à peine le temps de me positionner devant la jeune naine pour lui éviter les détails sanglants : déjà le volatile, vif et rapide, s'acharnait à lacérer le visage de l'envoyé du Mordor tout en évitant ses coups, cherchant manifestement à lui crever les yeux ou lui ouvrir le crâne à coups de becs.

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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Mar 26 Mai - 17:24


     
       Intrigue 2
 
     Le pouvoir du pouvoir
M
ais ce désir insatiable qui le hantait, qui rongeait son ventre revenait toquer à la porte. Il avait regardé ses démons dans les yeux, et leurs yeux d'or et de lumière le fixaient encore la nuit, le réveillant en sursaut. Ils n'étaient jamais bien loin, sa déchéance lors de l'attaque d'Erebor, à son retour, le dévorait de culpabilité, et il percevait parfois la méfiance et l'inquiétude dans le regard des siens, dans les paroles de Gabrielle à l'instant. Sans Indis, il y a quelques mois, qu'aurait-il fait ? Laissé Erebor s'écrouler autour de lui pour quelques pièces ? Voilà un roi bien misérable à nouveau placé face à son pire cauchemar, à une seconde chance.

Pris à sa colère et à ce dragon plus sournois qui l'envahissait alors qu'il résistait difficilement à l'envie d'étriper pour de bon l'émissaire qui lui faisait face, il ne s'aperçut pas des mouvements autour de lui. Thorin sursauta, sentant une main se poser sur son épaule. Bilbo. Il tourna à demi la tête prêter l'oreille à son ami sans lâcher une seule seconde l'émissaire du regard, aussi captivé que furieux. Les propositions de l'homme de Sauron lui faisaient voir rouge, ulcéré par leur existence même, par ce qu'il osait appeler cadeau et qu'il n'avait nul droit d'avoir, par cette audace ignoble qui lui faisait croire qu'il pouvait avoir le fier peuple de Mahal à sa botte.

« Quoiqu’il arrive ne prend pas cet anneau.  Je sais que tu le veux parce qu’il a appartenu à ton père, et que tu souhaites préserver l’héritage de ta famille. C’est aussi ce souhait qui t’a amené jusqu’à Erebor. Mais cet anneau… Il faut que tu renonce à l’avoir. » Du coin de l'oeil, le regard plus brillant que l'anneau indécent qu'on lui proposait, il observa son cambrioleur qui tentait de d'entraver ses projets et de lui faire entendre raison, écho de Gabrielle. Entendre raison. La douleur qui prit son coeur était pire que la morsure d'un dragon ; Gabrielle, Bilbo, Radagast, tous doutaient de lui et cela lui faisait un mal de chien de les voir l'observer à longueur de temps comme s'il allait s'écrouler dans le gouffre d'or.  Il serra les dents, ses mâchoires se crispant à cette pensée, et par l'illusion de choix qui s'offrait à lui. Quoiqu'il arrive, il devait prendre cet anneau.

«-Je ne peux pas leur laisser, Bilbo.»


Souffla-t-il au hobbit à mi-voix, à peine audible par un autre que lui et dans sa voix on entendait de la lassitude et de la tristesse. Qu'était-il censé faire ? Renvoyer l'émissaire sain et sauf, lui laisser l'anneau, puissance de ses ancêtres ? Mahal savait à quel point il ne voulait pas cet anneau. Il sentait attiré par lui, irrésistiblement, oui. Mais par-dessus ce désir il y avait dégoût, peur et lassitude. Souvenirs de ses jeunes années où il avait vu sa famille et ceux qu'ils aimaient détruits par cet artefact maudit. Il ne voulait pas cet anneau, il voulait le voir aussi loin que possible des siens, mais il ne pouvait pas le laisser dans la nature. Les nains n'accepteraient pas qu'il rejette leur fierté. Quelqu'un d'autre l'aurait. Pire, Sauron l'aurait. A partir du moment où l'émissaire était entré dans la pièce, le jeu était joué d'avance, et aucune des personnes présente dans la pièce pouvait y changer quoi que ce soit. Sauron gagnait cette partie.
« Votre peuple vit dans le bonheur, la sécurité, l'économie, n'est-ce pas là le Bien auquel vous avez toujours aspiré ? Laisseriez-vous cette Montagne tomber pour récupérer un joyau qui ne fait que confirmer ce que tous les peuples Nains pensent déjà de vous ? » Les magiciens avaient toujours le talent pour enfoncer une lame dans une plaie. Thorin Oakenshield n'était pas fait pour le bonheur, pour être roi, il était fait pour diriger un peuple en exil et pour accomplir une quête impossible, jamais il n'avait pensé survivre assez longtemps pour devoir affronter ce genre de choix. Mais cela, Thorin ne le dit pas, ce n'était ni l'heure, ni le moment. A cela s'ajoutait encore la perplexité face aux agissements du magicien brun que Thorin ne percevait qu'à moitié, au-delà de son champ de vision. Mais le magicien brun ne savait-il pas ce qu'il faisait mieux que le nain ? Il n'avait qu'à espérer que Radagast se soucie plus des intérêts du peuple sous la montagne que Gandalf ne l'avait fait.

Surtout que Thorin était plus occupé par son vis à vis et l'humain qui osait susurrer à son oreille des paroles qui indignait la fierté du roi nain. «  Mon maître ne veut point réduire votre royaume en cendre, ou détruire votre famille. Il veut une alliance. Et mon maître a... Plus de ressources que vous ne le pensez. » L'émissaire savait parler, il fallait lui accorder ça et le coeur de Thorin battait à tout rompre dans sa cage thoracique.  Un amusement sans joie vint naître sur les lèvres de Thorin qui s'étirent en un rictus sous forme de sourire. Une alliance contre, qui contre quoi ? Radagast avait raison, contre quoi le Mordor pouvait-il bien se lever à part contre eux ?

«- Je sais bien les ressources que votre maître possède. Des milliers d'entre elles sont mortes à nos portes.  Je sais aussi ceux qu'il a conquis. Nous sommes alliés aux elfes, aux hommes. Contre qui voudriez-vous nous ... »

Il y avait deux oiseaux dans la salle du trône, l'un rappelant à Thorin une discussion qu'il avait eu avec Radagast, ce qu'il avait à perdre ici, l'autre rappelant à Thorin l'honneur des rois sous la montagne et leur volonté de garder la tête haute. Et pour, c'est de lui que soudain la situation s'accéléra, alors que Rambert fonçait sur l'émissaire, insultes et bec en avant.  Les corbeaux d'Erebor étaient si proches de la ligne de Durin qu'il ne fallait pas vraiment s'étonner d'un tel tempérament; Thorin avait fait un pied de nez à un dragon pourquoi est-ce qu'un corbeau, symbole de sa lignée n'irait pas insulter un envoyer du Seigneur sombre ? Pourtant, comme lors de l'audace de Thorin, cela n'était qu'une pirouette vaine, destinée à finir dans la souffrance. Avant que Thorin puisse rappeler le corbeau, ce qu'il craignait arriva alors que l'émissaire se redressait, frappait dans un éclat d'acier et de sang et de plumes noires, rejetant le frêle volatile sur l'or du sol comme un jouet de Freyda.

« - Assez ! »


Il n'était pas son grand-père et il ne rejouerait pas la tragédie dont il avait été spectateur un siècle auparavant, ne laisserait pas la ligne de Durin et Erebor tomber à nouveau dans la déchéance. Orcrist sortit du fourreau en un instant, tandis que la tête de l'émissaire roulait au sol tranchée nette dans un mouvement vif, suivant de peu l'oiseau blessé.

« - Les fils de Mahal ne prêtent allégeance à quiconque. »


La pointe ensanglantée d'Orcrist effleurait le sol d'or, tenue d'une main aux jointures blanchies tandis que la voix du roi vibrait de tension, de colère et de fierté. Le corps sans vie de l'émissaire s'effondra à côté des bottes de Thorin, des pieds nus de Bilbo et des plumes tordues de l'oiseau symbole de sa lignée et des héritiers. Et tandis que l'anneau roulait hors de sa poche, dans le silence de la salle du trône ne se faisait plus qu'entendre que le chant de la grive, et le murmure tentateur de l'anneau au sol qui appelait doucement son grand frère.
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Jeu 28 Mai - 20:29


   
   Intrigue 2
   Le pouvoir du pouvoir

« J
e ne peux pas leur laisser, Bilbo. »

Cette simple phrase avait annihilé les faibles espoirs du hobbit de faire entre raison au roi nain. Pendant un instant il avait cru qu’il changerait d’avis. En entendant le hobbit parler une lueur avait éclairé son intense regard bleu. Mais cette lueur ne dura qu’un instant avant de disparaitre et de laisser place au voile sombre qui annonçait le retour des inquiétudes du roi. Les nains sont fiers et l’importance qu’ils donnent au maintien de leur honneur les amène parfois à prendre de mauvaises décisions. Même en connaissant le danger que représentait cet objet, il ne saurait se résoudre à y renoncer et à le laisser entre les mains de leurs ennemis. Rambert, le corbeau de Gabrielle, descendit en planant jusqu’à lui et se posa sur son épaule, resserrant ses griffes sur lui comme pour lui donner du courage. Tout comme l’oiseau, Bilbo leva le regard vers l’émissaire, le maudissant intérieurement. Si seulement cet homme n’était pas arrivé jusqu’à Erebor… D’après ce qu’on lui avait raconté le royaume nain avait jouit d’une relative tranquillité durant son absence. Une attaque était survenue peu avant son arrivée et désormais un émissaire venait amener un objet maudit. C’était à se demander si le hobbit ne porterait pas malheur !

Lorsque le messager repris la parole ce fut pour s’adresser à eux d’un air hautain et moqueur, comme s’il se sentait infiniment supérieur aux personnes présentes, comme s’il était convaincu que le camp qu’il avait choisi était de toutes manières le plus fort. Le cœur du hobbit se serra alors qu’il se demandait si les armées des orcs étaient réellement assez puissantes pour tous les détruire. L’émissaire ne parlait pourtant pas de destruction mais d’alliances. Bilbo fronça les sourcils, se méfiant de ces paroles comme de la peste. Un nom fut prononcé. Sauron… Ce n’était pas la première fois qu’il entendait ce nom, mais il lui semblait étrange qu’il soit évoqué en ces circonstances. Dans ses livres on parlait de sa chute lors qu’une ancienne bataille. Lorsque ce nom fut évoqué l’anneau unique s’alourdit soudainement dans la poche du hobbit qui ne le remarqua  pas vraiment. L’artéfact commençait pourtant doucement à lui susurrer de viles paroles, essayant de prendre possession de son porteur, impatient d’être retrouvé par le serviteur de son seul véritable maitre.

Alors que Radagast s’avançait pour parler à son tour Bilbo glissa sa main dans sa poche, sentant le métal froid contre ses doigts. Tout comme lui et Gabrielle, le mage s’efforçait de faire entre raison au nain, ce qui n’allait pas être chose aisée. Cela relevait même de l’impossible, sans euphémisme. Le hobbit voyait bien dans le regard déterminé de son ami que sa décision était de toute façon prise et qu’aucune parole ne saurait le faire changer d’avis. Pendant longtemps il avait parcouru la terre du milieu à la recherche de son père sans le trouver. On venait désormais lui apporter son ultime héritage, bien que celui-ci constitue également la preuve de son décès. L’oiseau sur l’épaule du magicien se mit à chanter. Bilbo secoua la tête, dérangé par un soudain bourdonnement qui résonnait à ses oreilles. Rambert sur son épaule s’impatientait. Finalement, il croassa des insultes à l’adresse de l’émissaire tout en s’envolant vers lui.

Avant que quiconque puisse réagir, l’oiseau lacérait le visage de l’homme de ses griffes et de son bec. L’émissaire n’attendit pas non plus pour réagir face à cette attaque. Le corbeau s’écrasa au sol, rependant son sang sur les dalles de la salle du trône, tandis que quelques plumes qu’il avait perdu descendaient doucement à leur tour. Choqué, le hobbit ne pouvait détacher son regard de l’oiseau. Thorin cria « Assez ! » et d’un mouvement d’épée il libre les épaules de l’émissaire du poids de sa tête. Du coup tranché de l’homme jaillit une gerbe de sang qui atteignit Bilbo qui se tenait encore out prêt du roi. Incapable de faire un seul geste, il sentait son estomac se contracter alors qu’il prenait conscience de la chaleur du sang qui coulait sur son visage. Il n’entendit plus les paroles que prononça le roi après cela, seul le bruit métallique de l’anneau des nains glissant hors de la poche de l’émissaire parvint à ses oreilles. Sa main dans sa poche tripotait nerveusement l’anneau doré qui utilisait désormais tout son pouvoir pour faire flancher sa volonté.

« Je peux pas te laisser le prendre…. »

Il ne l’avait pas dit très fort, presque comme s’il s’adressait plus à lui-même qu’à Thorin. Il avala sa salive avec difficulté avant de lever les yeux vers le roi nain. Il tremblait comme une feuille et pourtant jamais sa détermination n’avait été aussi grande.

« Je ne vais pas te laisser le prendre !! »

Un instant plus tard il glissait l’anneau unique à son doigt et disparaissait aux yeux de l’assemblée. Le monde autour de lui semblait à présent fait de brumes, comme si un vent incessant soufflait, emportant sur son passage les couleurs et les formes, rendant le monde difficile à discerner. Il se penchât et avant que l’on puisse l’attraper il s’emparât de l’anneau des nains. Il sentit comme une sorte d’euphorie, comme si il avait rêvé depuis longtemps de trouver enfin cet objet. Ce sentiment de réjouissance ne venait pas de lui, mais de l’anneau unique. Mais la détresse de Bilbo le ramena à sa raison, repoussant la volonté de l’anneau. Cet anneau il n’allait pas le garder, mais le cacher. Là où Thorin ne pourrait pas le retrouver. Il se fichait des conséquences, il pourrait accepter la haine et la colère de Thorin. Parce que s’il le laissait garder l’anneau et qu’il perdait à nouveau la raison comme avec l’arkenstone, alors il ne pourrait jamais se le pardonner. Serrant l’anneau dans sa main, il se mit à courir, déterminé à ne pas se laisser attraper et à cacher l’anneau aussi loin qu’il le faudrait que pour Thorin ne puisse pas le retrouver.
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Lun 15 Juin - 14:40


✖ My precious !

❝ Le pouvoir du pouvoir ❞
Thorin & Bilbo & Radagast & Freyda & Gaby.

La rapidité de l'instant fut-elle que je ne pus rien faire pour empêcher le massacre. Rambert fondant sur l'Ennemi, moi tournant le dos à la scène pour protéger les yeux de la jeune naine, des croassements, des cris. Je sentis en mon cœur un soubresaut déplaisant et douloureux, suivit de près par un coup dans mon ventre suivit d'un autre, au point qu'il me fallut serrer les lèvres pour ne pas gémir de souffrance. Assez, assez d'horreur ! Le temps se fige comme pour annoncer la scène qui s'ensuit, terrible, inévitable. Le corbeau s'est tût, mon oiseau, mon ami, et je ne peux même pas détourner le regard ni même me retourner pour ramasser son petit corps brisé. Non. Il me faut rester, protéger Freyda. Mes mains plaquées sur ses tempes, je la prends dans mon giron comme pour la cacher, la noyer dans mes tissus pour ne pas qu'elle voit ça, la berçant. Comme j'aurais aimé rester innocente encore un peu plus longtemps à l'époque … Si seulement elle pouvait rester enfant encore un peu.
« - Assez ! » La voix de Thorin claque et je ferme les yeux, luttant contre l'étirement au fond de mon ventre, luttant contre cette meurtrissure et la mal de tête qui me prend soudain. Le monde se met à tourner si j'ouvre les paupières. Il faut tenir encore un peu … Serrer les dents tandis qu'une masse chute et roule. Protéger Freyda.
« - Les fils de Mahal ne prêtent allégeance à quiconque. » Reprend mon roi, et un sourire se dessine derrière mes yeux. Une fillette rousse danse dans ma tête alors qu'un corps sans vie s'effondre derrière moi, étêté, rependant le liquide rouge immonde et souillé. Une vie de prise, encore. Avons-nous vraiment gagné cette bataille ?
Le silence de nouveau se fait, ce doux silence, et je suis tétanisée. Après quelques secondes, le temps reprend ses droits et dans ma gorge un cri se bloque. Rambert, ai-je envie de hurler, mais je ne peux ni crier ni bouger, ni gémir ni lâcher Freyda. Un nouveau coup dans mon ventre se fait plus dur, menaçant, et j'ai l'impression qu'on m'écartèle vivante de l'intérieur sans que je ne puisse rien faire. Mon bébé, je pense. Mon tout petit, arrête. Lui aussi doit sentir la peur et la tension, lui aussi se bat déjà contre le mal. Assez de sang sur nos belles dalles, assez de cris et de larmes. Mon bébé, cesse donc ce mal, tu es sécurité caché dans mon ventre.

Je finis toutefois par rouvrir les yeux, crispée, lorsque le goût métallique envahit ma bouche – je me suis mordue la lèvre. Ca et l'odeur déplaisante me prend le nez, je lutte contre la douleur et désormais la nausée qui me prend. Ma gorge se serre, mes yeux commencent à voir trouble. Non, pas maintenant. Je secoue la tête, essayant de rester lucide, de me reprendre. Qu'est-ce qu'il se passe ? J'entends Bilbo dire quelque chose, mais tout est confus dans mon esprit, mes oreilles bourdonnent et le sol se remet à tanguer. Pourquoi ? Je lâche Freyda, puis m'écarte quelque peu, d'un pas peu sûre comme si j'étais ivre, en me tenant le ventre. J'essaie de me raccrocher à quelque chose de stable – le siège du trône par exemple – mais ma main se referme sur le vide. Raté.
Il n'y a plus rien à cacher. Il est trop tard, le mal est fait. Lorsque je tourne enfin la tête pour demander de l'aide, je vois Bilbo disparaître subitement et l'anneau des Durin subir le même sort. Je n'ai que le temps de gémir un « non » étouffé lorsque mes pupilles se posent sur mon pauvre Rambert – heureusement encore en vie, même si je ne suis plus assez consciente pour le savoir – avant que ma vue ne se brouille pour de bon et que je perde connaissance. Lorsque je touche le sol, Bilbo sort de la salle en étant invisible, et dans ma tête, le calme reprend ses droits, enfin, et les coups dans mon ventre disparaissent jusqu'à la prochaine tempête.

(c) sweet.lips



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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Jeu 25 Juin - 22:40



Le pouvoir du pouvoir
Des nains, un magicien, un hobbit et l'Ennemi

 


Freyda était restée immobile, là debout juste à côté du trône, observant de ses yeux d’argent ce qui l’entourait, sans que peu de gens ne portent davantage attention à sa présence, à part peut-être Gabrielle. Une présence pratiquement invisible, car tous agissaient comme ils l’auraient fait même si elle n’avait pas été là. La jeune naine ne leur en voulait pas pour autant, elle comprenait que la situation avait quelque chose d’important. Que ce n’était pas le temps d’interrompre la discussion ou ne serait-ce que déranger, alors elle ne bougea point, tentant au mieux de comprendre les paroles basses qui volaient à travers la salle du trône. Elle aurait certainement voulu pouvoir aider autrement, mais elle sentait bien que c’était en dehors de ce qu’elle savait faire du haut de ses quelques années parmi les siens. La demoiselle commençait tout juste à apprendre la vie de la cours. Mais elle restait bien droite, malgré la tension montante.

Puis, à un certain moment, sans qu’elle ne comprenne pourquoi sur le coup, elle se fit recouvrir par Gabrielle qui posa une main sur ses oreilles en enfouissant son visage entre ses vêtements. Freyda ne bougea point, ni ne chercha à se débattre, relevant tout juste les yeux vers son aînée qu’elle sentait tremblée. N’était-ce pas elle que Gaby tentait de consoler ou de rassurer ? Pourtant, Freyda aurait juré qu’elle était la plus calme des deux sur le moment. On prenait peut-être un peu trop son innocence pour acquis ? Certes, elle restait une enfant, mais elle n’était pas si inconsciente de ce qu’était le monde. Elle avait bien fait un voyage entre les Montagnes Bleues et Erebor, la gamine avait vu certaines choses et lors de l’attaque des gobelins aussi. Elle n’était pas particulièrement choquée – la jeune naine était d’ailleurs très fière d’en avoir tué un – elle voyait plutôt ses étapes comme essentiels dans son vieillissement. Un jour, elle serait grande et une guerrière aussi talentueuse que l’était Indis.

Puis soudain, alors que le son étouffé bourdonnait dans ses oreilles et l’empêchait de comprendre d’avantage ce qui se passait dans la salle, Freyda sentit du mouvement provenir du ventre de Gabrielle, comme un coup, un tambour résonnant pour qu’on l’entende. Elle sentait la poigne de son aînée faiblir à mesure que s’enchaînait les chocs. Les mains minuscules de la cadette se posèrent sur le ventre, sachant pertinemment ce qui s’agitait là et elle frotta doucement comme une tentative de calmer le nouveau-né à venir. Il ne fallait pas s’en faire. Le calme sembla se faire autour d’elle, suffisamment pour que Gaby se décide à la relâcher en posant un pas incertain vers l’arrière. Lorsque la pupille d’Erebor la vit lui tourner le dos, quelque chose lui affirma qu’elle n’allait pas bien. Peut-être son teint ou bien le fait qu’elle tournait de l’œil. Chose fut que Freyda vint se positionner non loin derrière et c’est elle qui rattrapa Gabrielle lorsqu’elle perdit pied, faute de support. Elle calla le dos de la naine contre son épaule avant d’amortir sa chute et de l’étendre sur le carrelage près du trône. Lorsque sa tête toucha sol, elle perdit connaissance.

«Gabrielle… » appela-t-elle en lui frottant un peu le visage. Pourquoi s’était-elle évanouie ? La fillette redressa la tête alors vers la salle, y découvrant le spectacle macabre. La tête de l’émissaire au sol et son sang qui se répandait sur les dalles plus bas. Rambert s’agitait péniblement, visiblement mal en point, mais en vie du moins. Le hobbit avait disparu. Il ne restait plus que le vieux magicien et Thorin. Freyda se redressa doucement, descendit les marches du trône d’un pas rapide, contourna la marre de sang sans prêter un regard au corps inerte et se pencha vers le corbeau qu’elle enveloppa doucement de sa cape avant de le prendre dans ses bras. Puis, elle retourna vers Gabrielle pour s’agenouiller à ses côtés. « Il va bien Gabrielle, il est juste un peu blessé, mais il s’en remettra… » La naine ne pouvait certainement pas l’entendre et la cadette lui toucha encore l’épaule, comme si elle espérait qu’elle se réveille. Mais rien. Le visage inquiet de la gamine se tourna alors vers Thorin. « Je crois qu’elle ne va pas bien… »




Mélaïs

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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   Jeu 9 Juil - 14:05


     
       Intrigue 2
 
     Le pouvoir du pouvoir
L
L'émissaire était mort , la tête de l'émissaire roulait sur le sol de la salle, et le sang éclaboussait le roi sous la montagne. Ses jointures blanchies serraient encore la garde d'Orcrist, et un instant Thorin se laissait hypnotiser, fasciner par la goulée d'air qu'il avalait, certain pour une fois d'avoir fait de son mieux.
Evidemment, comme toujours, cela ne dura pas longtemps, alors qu'un murmure lui parvient à l'oreille, le tirant de sa transe et de sa fureur. Thorin cligna des yeux , quittant l'ambassadeur du regard pour tourner la tête vers le hobbit. Plus fort cette fois, Bilbo lui faisait face, comme il en avait pris l'habitude lors de leur voyage pour récupérer son foyer. Pour les bonnes raisons, habituellement, et un instant la perplexité, la surprise passa sur le visage du nain. « Je ne vais pas te laisser le prendre !! »

«  Bilbo ! »

Surprise, étonnement étourdi, d'abord. Quoi ? Qu'avait-il dit ? Mais avant qu'il n'ait le temps de comprendre, de faire un geste, d'agir et de prendre son destin en main, son ami disparut. Purement et simplement. Par réflexe, le guerrier s'était élancé en avant, voulant rompre la maigre distance qui les séparait encore, comme pour saisir le hobbit... pour ne brasser que du vent et marcher dans le sang.

«  BILBO ! »

Hurlement cette fois.
Son cri déchira le silence mortuaire qui était tombé sur la pièce, résonna, rebondit contre les hauts murs de pierre du royaume sous la montagne. Salle conçue pour répercuter les ordres des seigneurs sous la montagne, leur donner une voix grave, capable de tonner et de rugir, tels des dragons invincibles. Et soudain, la voix de Thorin Oakenshield résonnait contre les pierres, portées par l'accoutisque des lieux jusqu'à s'évanouir, parlant au vide et au mort qui lui faisait face.

Il criait après un fantôme.

Mais les fantômes étaient morts; La paix, la sérénité, le silence dans son crâne, dans son coeur et dans son âme. Les voix de la tentation et du mal qui le rongeaient étaient soudain réduites au silence. Thorin en s'en aperçut pas de suite, ses yeux occupés à fouiller l'espace où devait se trouver Bilbo. Rage de se retrouver ainsi joué, manipulé, son incompréhension alimentait sans colère et sa détresse. Il avait un anneau magique, un qui lui permettait de s'évaporer dans l'air; Thorin l'avait oublié, en six ans, cet artefact sur lequel aucun nain n'avait jamais posé la moindre question et qui leur avait sauvé la mise, lors de leur aventure. Et qui lui revenait brutalement en mémoire.

L'anneau de son père avait quitté la pièce, mais il ne s'en apercevait pas encore, ni du vol, ni de la trahison ni du silence qui régnait soudain dans son crâne. Jusqu'à ce qu'un poids tombe dans un estomac et que sa gorge se noue et que la réalité le heurte comme un mur construit par Durin lui-même;

« Je crois qu’elle ne va pas bien… »  La voix de Freyda, si menue et tenue face à sa détresse lui fit tourner la tête, alerté. Un mauvais pressentiment grandissant dans sa poitrine. Aussi vite que Bilbo s'était évaporé, la situation dans son dos s'était bouleversée. Gabrielle gisait au sol, sa pâleur mortuaire d'autant plus visible, inquiétante au milieu de ses boucles rousses et de l'éclat des bijoux. Freyda, encore une enfant, tenait la jeune femme sur ses genoux, l'une et l'autre aussi frêle et fragile en cet instant. Comme si son roi et son tuteur avait la solution.

Dans un sens, il préférait cela, c'était tellement plus simple. Plus aisé à gérer que la situation précédente. Réagir vite, parer au plus pressé, Thorin savait comment agir alors que, lâchant Orcrist pour qu'elle tinte au sol, abandonné, il se précipitait au chevet de la nain rousse.  Il s'agenouilla aux côtés de Tharis, ses doigts calleux s'aventurant dans son cou pour y chercher le battement vivace. Elle était encore en vie, malgré sa pâleur elfique et mortuaire et l'angoisse de Thorin ne diminuait pas. Bilbo disparaissait, l'héritage de son père évaporé, et à présent une chère amie évanouie au sol, ses boucles épanouie comme une flaque de sang autour de sa tête. Que s'était-il passé, alors que Bilbo l'accaparait ? Etait-ce un méfait du hobbit ? Une horreur de Sauron ? La naine était solide comme le roc, il le savait et pourtant, elle semblait vulnérable soudain alors qu'il passait ses bras en-dessous de son corps.

"- Va à l'infirmerie, préviens qu'on arrive. "

Ordonna-t-il d'un ton haché à Freyda, alors qu'il libérait la jeune naine en soulevant le corps inanimé de Tharis. Il n'eut pas besoin, ni le coeur d'ajouter qu'elle devait se dépêcher. Lui-même ne pouvait pas courir, craignant de secouer encore plus la jeune femme, sans savoir ce qu'elle avait, mais son pas était précipité alors qu'il enjambait le corps sans vie et sans tête de l'émissaire, son regard s'attardant qu'un instant sur la dalle où l'anneau avait roulé. L'espace vide.
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Le pouvoir du Pouvoir (groupe 1)   
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