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Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine

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MessageSujet: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Mer 31 Déc - 19:29


Intrigue 2 ❧ Yohoho, a pirate's life for me !
Eowyn & Eomer & Meadred & Saruman
& Sevieth & Absinthe & Elorin & Björnul



L'hiver était bien installé sur les plaines de l'Enedwaith et tout particulièrement sur la ville portuaire de Lond Daer. Depuis des semaines maintenant, les volets restaient clos, afin de protéger les intérieurs des pluies violentes et du vent froid de l'océan. La vie semble au ralenti dans les rues, tandis que les forges humaines et les salles d'entrainements se remplissent, afin de former la nouvelle armée du nouveau seigneur des lieux : le jeune Dunlendain Méadred.

Sur les remparts qui se reconstruisent, les tours de gardes sont désormais doublés, depuis que le jeune homme a décidé de se séparer d'Isengard. Toutes les forces sont tournées vers les terres, chaque arme disponible prête à défendre la cité contre les créatures impies que sont les orcs.

La pluie battante ne cesse pas, elle est froide, pernicieuse et bloque les champs de vision. Elle empêche les torches de brûler correctement et irrite les gardes. Le vent, quant à lui, va et vient à son gré. Il souffle par moment, de longues et fortes rafales, et se repose, des heures durant pour reprendre son œuvre.

Les réserves s'épuisent tandis que reste le mauvais temps et malgré les appels à arrêter de sortir en mer de la part de Méadred, les marins pécheurs continuent d’œuvrer afin qu'une rentrée de nourriture continue à se faire. Privés du soutien d'Isengard et ennemis du Rohan, les rares alliés sur lesquels peuvent compter les Dunlendings sont loin et incapables de les aider.

Ce que ne savent pas les humains de la ville, c'est qu'à quelques milles d'eux, sur une mer déchainée, voguent actuellement quatre navires de guerre : des pirates. Et pas n'importe quels pirates : des hommes du Sud, envoyés par le Mordor en guise de réponse à la défiance du seigneur dunlendain.

Ayant interceptés et tués les pécheurs, une vingtaine de pirates ont pris leur place dans les bateaux de pêches, et entre actuellement au port, les quatre navires de guerres attendant patiemment le signal d'un port sécurisé et une accalmie du vent. Dès lors, ils entreront en ville avec un seul mot d'ordre : prendre chaque vie qui se mettra sur leur chemin.

Mauvais jour pour la ville et ses habitants. Mauvais jour pour Méadred et son conseiller Sevieth, actuellement en pourparlers avec deux émissaires Rohirrim : Eowyn et Eomer. Les quatre se sont enfermés depuis le matin dans une des pièces de la mairie et discutent afin de tomber d'accords.

Dans les rues, encore paisible malgré les pluies battantes, nous pouvons retrouver des personnalités comme la jeune Absinthe ou la voleuse Elorin. Personne ne le sait, mais d'ici peu, les rues s'embraseront.

Un premier cor se fait entendre dans la nuit. Celui des remparts du côté terrestre. Les portes s'ouvrent et dans la nuit, le voyageur pénètre la ville. Sous ses vêtements trempés, le voyageur ne s'arrête pas à la porte, il continue son chemin jusqu'au bâtiment où Méadred reçoit ses invités du Rohan. Lorsque la porte s'ouvre en trombe et que le voyageur parait dans le Grand Hall de la bâtisse, il ôte finalement sa capuche et découvre son identité : Saroumane le Blanc.


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Lun 5 Jan - 20:25
Il n’était pas dans les habitudes du magicien blanc de se déplacer ou d’intervenir pour la survie de quelques hommes, mais la situation imminente en était une dont les répercussions se feraient sentir bien plus loin que Dun. Lors de l’une de ses séances de divination effrénées, il avait aperçu une fraction du plan de l’Ennemi et bien qu’une escarmouche de Suderons ne soit que le mouvement d’un pion sur l’échiquier de Sauron, si la ville était prise avec les seigneurs Dunlendais et ceux du Rohan pris au piège, la géopolitique de la Terre-du-milieu s’en retrouverait profondément perturbée. L’Ennemi avait-il prévu cela où bien était-ce simplement un cruel tour du hasard ? Peu de cela importait, il fallait agir.

C’est avec un certain soulagement que l’Istar franchit les portes de la ville, accompagné de l’accueil tonitruant du cor. Son cheval laissé libre sur une coline environnante, c’est à pieds et dans l’anonymat que le Maiar entra dans la cité. Comme il faisait bon fouler la terre de ses propres pieds. Depuis son arrivée en Terre-du-milieu, celui que l’on appelait maintenant Saruman avait du apprendre à la dure les désagréments du vieillissement accompagnant l’adoption d’une enveloppe charnelle et la chevauchée depuis l’Isengard n’avait été des plus reposante. Il se mit donc en marche, résolu, sachant de par l’une de ses oreilles placées aux cotés du jeune seigneur Dunlendain, où se diriger. Nul n’arrêta la marche du vieil homme, ponctuée du bruit d’un bâton de marche sur le sol boueux et même les gardes loyaux aux seigneurs et dames réunis à l’intérieur se virent convaincus d’entendre la requête du voyageur.

Évidement, les paires d’yeux se tournèrent vers lui au moment où Saruman fit irruption au cœur des pourparlers, silhouette mystérieuse enveloppée de grands voiles de voyages trempés de pluie et de boue. Avant même que l’on puisse dire un mot, dans le fracas métallique que produisit le bâton de fer sur la pierre du plancher, le magicien se délesta de ses manteaux, comme une mue grise-bleutée tachée de boue et apparut enfin dans toute sa splendeur. L’immaculée brillance de ses cheveux et ses habits fit danser l’espace d’un instant sur les murs mornes de la mairie un kaléidoscope de couleurs comme un souvenir fugace des journées d’été.

Alors que le regard sombre de l’Istar baigne la pièce et ses occupants, l’on peut y discerner un calme froid mais aussi un je-ne-sais-quoi de chaleureux qui se retrouve aussi dans le sourire bienveillant qu’il adresse à ses hôtes.

« Pardonnez-moi une entrée aussi cavalière, messeigneurs et ma dame. » Débute-t’il de sa voix grave et caractéristique. Il scruta alors plus minutieusement les traits des hommes et femme devant lui, relevant instantanément certaines facettes de leur personnalité de par leurs expressions. Son regard se posa légèrement plus longtemps sur Méadred aux autres. La tension était palpable malgré l’intention d’une trêve. Les mines rendues maussades par le mauvais temps et le travail ardu suivant la prise de la ville étaient posés sur le magicien et il était malheureux qu’il n’ait eu point de nouvelles réjouissantes à leur communiquer.

« J’ai bien peur de devoir troubler vos négociations avec de biens tristes présages. J’ai vu l’Ennemi, il bouge et un groupe d’hommes du Sud attaqueront les côtes du pays de Dun incessamment. »

Malgré le calme et la chaleur de sa voix, une certaine urgence y transparaissait et qu’un personnage aussi auguste que Saruman se soit déplacé à Lond Daer, cela se devait d’être sérieux, non ?
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Dim 11 Jan - 18:29

   
Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine

   

Les négociations allaient de bon train lorsque l'étrange personnage à capuche fit son interruption dans la pièce. Les yeux de Méadred s'écarquillèrent lorsqu'il vit le mage se dévêtir et découvrir son identité. Ses ordres avaient clairement été donné aux gardes de ne laisser passer personne, alors pourquoi diable celui que le seigneur humain avait trahi quelques lunes plus tôt. Comme à son habitude, le dunlendain repris rapidement son calme, ne laissant paraître qu'une seconde sa réaction de voir ainsi Saroumane dans sa salle de réunion.

Les traits tirés par des heures de discussions sans fin avec ceux qu'il appelait ennemis il n'y avait pas un an, la situation pour Méadred venait encore de se détériorer d'un échelon. En convenance avec ses invités, chacun d'entre eux avait en effet déposé les armes afin d'éviter les mauvaises surprises quant à la tournure que prendrait la discussion. Passant la salle du regard, le seigneur de la ville portuaire ne savait pas, une fois de plus, qu'elle était la position qu'il devait prendre dans cette affaire.

La voix du magicien emplit la salle. Sa voix grave et puissante ainsi que son sourire plaçaient le jeune homme dans une colère noire. Le mage semblait ignorer que sa présence n'était pas requise aujourd'hui et malgré la prévention que celui-ci semblait vouloir dispenser, le dunlendain ne voulait rien entendre.

- Grand mage Saroumane. Vous souhaitez me prévenir du danger qui guette la ville alors que vous connaissez parfaitement la différence qui nous sépare aujourd'hui ? Le regard du brun ne fléchit pas en croisant celui du magicien, qu'il sait pourtant beaucoup plus puissant que lui. Les choses se sont précipitées depuis la rencontre avec le roi nain et bien que les choses n'aient pas été dites en personne, le magicien ne peut ignorer la trahison du seigneur de guerre envers Isengard. Comment pourriez-vous savoir que des hommes du Sud viennent en la direction de la ville ? Votre magie est puissante mais elle a ses limites, je n'en crois pas un mot.

Se redressant, Méadred laisse son regard parcourir la petite assemblée autour de lui. Si les dires que vient de lui annoncer Saroumane sont vrais, ils ne présagent rien de bon, la ville se remettant tout juste de la prise de pouvoir de Méadred, il est encore impossible pour lui d'envoyer les hommes encore en formation au combat.
   
crédit (c) Chaussette
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Jeu 15 Jan - 11:38

Vent d'inquiétude


Après des longues journées de cavalcade dans la blancheur virginale, à avoir supporté le blizzard draconien et la morsure du froid, Eowyn n’était pas mécontente d’arriver à destination pour abriter sa carcasse ankylosée loin du climat extrême de ces dernières semaines.  Bien que l’idée d’éprouver réconfort à se blottir dans l’antre d’un seigneur longtemps considéré comme l’émule du Rohan fâcherait presque la cousine du roi, mais jamais autant que son aîné. Cette expédition avait pour seule entreprise l’espoir d’abaisser définitivement les armes entre deux peuples qui n’avaient eu de cesse de se dessécher dans une véhémente animosité depuis de trop longues décennies. C’est du moins ce qu’intimaient les dernières rumeurs rapportées du Nord, et la lettre calligraphiée par Meadred. Un possible traité de paix ? Aux vues des récentes attaques menées par les Dunlendings aux frontières du Rohan, cela pourrait paraître culotté... Dans un premier temps qui suivit la lecture du parchemin scellé, les réactions successives de son royal cousin et de son frère furent plutôt retentissantes. Quoi de plus compréhensible en vue de leur émoi personnel pour « ce fourbe », comme ils se complaisaient sans peine à le crachoter dans un étau de colère. Tout autant sensible mais plus modeste dans ses émotions, la Dame du Rohan était aussi soucieuse pour l’avenir de leurs terres.  Les ragots vont de bon train dans le moindre interstice de la ville : cavaliers noirs, orques…la menace est bien là. Subtile, discrète, mais venimeuse comme une toxine qui se répand progressivement dans les entrailles de la terre. Spectre familier aux vieilles créatures de ce monde, mais relativement nébuleux, si pas méconnu, des nombreux mortels cohabitant dans ce macrocosme millénaire.

Après avoir tamponné les réactions excessives et incité à la réflexion, là voici donc repliée dans l’intimité d’une pièce à peine réchauffée par un maigre brasier, sanglée à des négociations moins tapageuses qu’elle ne l’avait redoutées. Emmitouflée d’un manteau en peau de daim pour supporter l’algide douloureux de la saison, Eowyn était assise aux  côtés de son frère, Méadred et un prénommé Sevieth leur faisant face de leurs sobres statures. Le froid lui mordillait les phalanges, lui faisant paraître le temps long lorsque les quatre esprits butaient sur un problème commun. Mais l’aboutissement semblait proche...

Jusqu’à l’irruption inattendue et plutôt bruyante d’un certain magicien dans la pièce de la mairie où les pourparlers allaient de bon train. Interrompant sans détours une discussion longue et délicate, le vieil homme, dont le visage ne relatait rien de familier dans l’esprit de la seule femme ici présente, se défit de ses protections humides et crottées de boue pour laisser apparaître une charpente lactescente. Une blancheur pure de sa longue crinière platinée et filandreuse, et dans ses robes d’ivoire. De quoi dissiper les dernières incertitudes quant à l’identité du vieillard. Le magicien blanc… Que faisait-il ici ? La blondine reluqua l’entité magique avec curiosité mais inquiétude, s’interrogeant sur la raison énigmatique qui avait pu déloger le magicien de son repère pour affronter les intempéries de l’hiver. Lorsque ses iris céruléens ondoyèrent jusqu’au maître des lieux, elle nota avec intérêt une certaine agitation sur le visage du grand brun. Y avait-il matière à s’inquiéter ? Les paroles délestées par leur aîné ne laissaient planer aucun doute sur la conviction d’un danger en approche dans le fief du seigneur des Dunlendings,  mais la réaction vive de ce dernier laissait clairement supposer que la présence du vieil homme n’était ni requise, ni souhaitée. Tout comme ses mots… Un peu confuse de cette altercation d’antagonismes, mais impliquée dans l’idée que si attaque il y a, il semblait judicieux de prendre des précautions, quitte à déployer des préparatifs inutiles, Eowyn s’introduisit avec vigilance dans la discussion. « Pourquoi être si récalcitrant à de tels avertissements ? » Elle n’avait nulle idée de la relation qui sévissait entre l’homme et le magicien, ni de l’alliance sournoise qui avait pu les relier jusqu’à récemment, aussi s’étonnait-elle de l’imperméabilité farouche de Méadred aux dires du nouvel arrivant. Un mage n’était pas-il pas en faveur de la paix et du bien être qui en découle dans les terres du milieu ? Un mage blanc qui plus est. « Si un danger menace les abords de cette ville, il serait préférable de prendre des dispositions… » Elle préférait éviter de se retrouver imbriquée au bord de la mort à cause d’un entêtement borné… Eowyn ne pouvait dissiper ses muettes interrogations quant à l'athéisme virulent dont fit preuve le Dunlending à l’égard de mises en garde cabalistiques ?  




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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Sam 17 Jan - 11:35


       

       Intrigue 2
       Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine
L
ond Daer suintait l'humidité. La ville suintait, la ville pleurait, la ville refusait catégoriquement d'afficher le moindre petit espace sec et chaud. D'accord, vous me direz, chaud, cela sonne presque comme un luxe que seuls les grandes gens peuvent obtenir, mais le froid qui vous transperçait jusqu'aux os, le vent qui vous envoyait vos cheveux dans la figure - et faisait que les pièces et pierres dissimulées dedans vous frappait et vous explosaient les lèvres - et faisait s'envoler votre chapeau, les averses qui semblent jamais avoir de fin...Et en prime, les passants qui se faisaient rares, et les maisons closes à double-tour pour conserver un peu de chaleur, c'était la mort de tout honnête voleur dans mon genre.

Je dormais au milieu d'une flaque ( on me souffle qu'il s'agissait simplement du sol au pied d'un bâtiment de pierre, je n'étais même pas dans le caniveau. Ah ! Pour une fois....parce que Lond Daer n'avait pas vraiment de trottoir ni de caniveau. Vraiment, et on me dit que c'est une capitale de royaume, elle est belle la capitale, moi je vous le dis... ), au milieu d'une flaque, d'une étendue d'eau assez profonde pour que le vent vienne en rider la surface.
J'avais voulu dormir à l'auberge hein. Oui en utilisant les dés pipés qu'étaient Méawyn pour baisser le prix de la chambre, bouh, je suis malhonnête. Croyez-moi j'ai déjà utilisé des méthodes bien pires, je suis en petite forme ces derniers temps. Je dois couver un rhume si une pneumonie ne se déclare pas après cette nuit dans ce lac qu'est Lon Daer. Laketown, Lond Daer, même combat, on a les pieds dans l'eau et on mange du poisson. Quand on a de la chance.

Je disais ? Je voulais dormir dans un lit, avec un toit pour empêcher trop d'eau de me tomber dessus durant mon sommeil - l'autre seigneur en culottes courtes ( il est plus jeune que moi et il envisage de donner des ordres à Méawyn, je lancerais bien Björnulf lui croquer les fesses et je récupérerais son manteau de fourrure chaude avec délice, s'il n'était pas la première étape pour que Mééyn devienne "princesse" comme n disait, et si accessoirement, il ne m'avait pas accueilli à Lond Daer. J'avoue, ne pas avoir les gardes aux trousses dans UNE ville de terre du milieu, c'était plutôt agréable. Croire que je vais définitivement signer pour appartenir à leur camp avec les ennuis que ça rapporte. Cf. Plus tard dans cette journée moisie ( avec toute cette eau, est-ce une surprise ? )  - l'autre seigneur en culottes courtes et manteau confortable a beau se vanter de sa nouvelle cité toute en pierre, je trouve qu'il y a pas mal de trou dans sa jolie cité. Pas trop d'eau donc, parce que être au sec n'est pas possible dans cette foutu ville portuaire, même la classe régnante a l'air de se geler les miches. Sauf que, l'aubergiste a voulu mettre Björnulf dehors, Björnufl a voulu bouffer l'aubergiste, j'ai fait quelques doigts d'honneur par-ci par là, de la vaisselle et un genou ont été brisé, bref on est parti en claquant la porte.

J'avais volé un manteau de fourrure de misère, pas aussi chaud que la pelisse de Méadred, mais accueillant tout de même et dans lequel je pouvais me recroqueviller entièrement. J'étais surtout nichée contre mon warg préféré, allongée de tout mon long contre la masse deux fois plus longue que moi avec l'objectif avoué de ne faire plus qu'un avec l'épaisse fourrure noire, doigts entremêlées dans les poils, visage fourré dans le cou de la bête qui fait peur aux petits enfants et aux guerriers. Au moins, je ne me fais pas détroussée dans mon sommeil.  Mon chapeau empêche les gouttes de tomber sur mon visage et dans mon cou, de troubler mon rêve de chaleur. J'ai le manteau de Méadred sur le dos, qui me tient bien chaud alors qu'un bon petit plat est déposé devant moi. Je suis en Comté, c'est pas possible autrement, cela ne sent pas aussi bon ailleurs. Ferrin rit quelque part près de moi, et mon estomac gronde devant l

Avec un grognement, j'ouvre un oeil.  J'ai faim. C'est ça mon gros problème, je peux faire avec la flotte, avec l'odeur de poisson, pas les rafales de vent, et l'impression que mes doigts restants vont tomber tellement j'ai froid, mais je suis une hobbite, j'ai besoin de six repas par jour, au bas mot, et avec un verre de vin chacun. C'est dur de voler de la nourriture à des gens qui sont eux-mêmes affamés. Je me redresse tant bien que mal. J'ai faim et je suis de très mauvaise humeur quand j'ai faim. Faites gaffe aux hobbits affamés. Ils sont en général qu'à un repas du cannibalisme. Je suis pas loin du port, et j'y descend d'une démarche vacillante, mon mètre trente étant une pauvre protection contre

Les pécheurs continuent de se battre contre les éléments pour approvisionner la ville. Des bons gars, je les ai vu plusieurs fois en taverne, je les aime bien. D'autant plus que certains me filent à manger pour presque rien, parce que j'ai l'air d'une gamine famélique ( hargneuse la gamine ) et parce que il vaut mieux garder le warg l'estomac plein, si vous voyez ce que je veux dire. Y en a un surtout, si je vais le matin sur le port quand il rentre, il me donne un poisson contre les nouvelles . Björnulf boulotte les mouettes qui cherchent à manger sa pêèhe.  J'ai grandi loin de la mer, et la pèche a jamais été mon loisir préféré, là bas en Comté, mais comptez sur moi pour reconnaître la main qui me nourrit. Et ça c'est son bateau.
Sauf qu'il y a d'autres types.
Sauf que j'ai assez fait dans l'assassinat et les coupe-gorges pour reconnaître quand des types en tuent un autre d'une manière aussi discrète que silencieuse. Alors forcément, je gueule à la ronde :

"-Besoin d'un coup de main ? Enfin, vous savez..."


J'agite ma main à laquelle il manque des doigts. Je renifle légèrement, mon nez coule depuis plusieurs jours, et j'hausse les épaules. Aider les types à tuer les pêcheurs ne froisse pas mon honneur inexistant, s'il y a quelque chose à gagner. J'ai pas mal de points communs avec les meurtriers.
On est deux, ils sont plusieurs. Ils ont la gueule de types avec qui je traînerais bien pour des coups bas, si traîner avec des congénères m'avait un jour dit quelque chose. Pas de guilde, pas de compagnie, j'ai un warg et trois quatre amis, pas plus de confiance que ça. J'ai pas franchement la gueule de quelqu'un qui veut défendre la cité, elle peut bien tomber, cela ne me remplira pas l'estomac ni la bourse. Mourir pour l'honneur et le bien commun, pas mon truc.
Mais bon, le type qu'ils viennent de tuer était celui  ramenait du poisson à la ville malgré les conditions exécrables et qui en plus m'en filait. La bouffe c'est sacré, et mon estomac gronde. Je jette un coup d'oeil à Björnulf, t'en penses quoi ?
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Dim 18 Jan - 15:48

« Yohoho ! A pirate's life for me ! »
Intrigue #02



Sevieth écoutait plus qu’il ne parlait. Les mains posées l’une sur l’autre sur le bois de la table, il prenait la parole presque uniquement pour appuyer les intérêts de Meadred, pour soulever quelque interrogations, ou pour approuver – d’un léger signe de tête accompagner d’une sorte de grognement positif, dira-t-on – les paroles de n’importe laquelle des trois autres personnes présentes dans la salle. Le semi-elfe n’aimait pas ouvrir la bouche pour rien, préférant dispenser de « sages » paroles quand il le pouvait ; l’un des rares traits de caractère elfique qu’il aurait récupéré, avec ses oreilles en pointes bien trop souvent masqué par une coupe de cheveux plus que douteuse ?... – Pour en revenir à la réunion entre Meadred, son conseiller, et les représentants du Rohan, elle ne se déroulait pas trop mal. Et la minuscule lame cachée entre deux flacons, dans la poche intérieure de son manteau, n’aurait jamais aucune raison d’en sortir. Ben quoi ? On n’était jamais trop prudent… Même Méadred ne savait rien, pour dire la vérité, de la présence de cette lame de quelques centimètres servant, en général, à couper des herbes pour ses concoctions.

Le regard de Sevieth épiait les visages d’Eowyn et Eomer, lorsque la porte s’ouvrit soudainement. Pourtant, personne d’autre n’était prévu ; en voyant l’expression de Méadred, le brun devina qu’il ne s’agissait de rien de bon. Et en effet. Pourquoi Saruman leur rendait visite – en voilà une excellente question. D’autant plus qu’ils avaient trahit le magicien quelques mois plus tôt, et qu’il s’agissait de l’une des personnes qu’ils auraient préféré ne jamais croiser… Sevieth jurait ; il n’y était pour rien. Certes, à une époque relativement lointaine, le mage l’intéressait plus que tout le reste, mais son allégeance allait à présent à Méadred. Jamais il ne se serait permis de trahir l’homme qui lui avait permis sentir qu’il n’était pas totalement inutile.

Néanmoins, aux paroles de Saruman, il quitta sa chaise pour se rapprocher de la fenêtre, le visage fermé, ne laissant passer aucun indice de l’inquiétude qui l’habitait dès que quelque chose pouvait mettre en danger sa nièce. Son regard neutre fixait l’extérieur, alors que la pluie frappait contre la vitre, rendant la visibilité plus que moyenne. Piège ou vérité ? Pourquoi les prévenir, surtout ? Il écouta son chef et la jeune femme, avant de quitter la fenêtre, les mains dans le dos.

« Dame Eowyn a raison. Il serait peut-être plus prudent de… Vérifier… On ne sait jamais comment les Mages peuvent acquérir leurs informations... »


 

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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Dim 18 Jan - 16:11




Yohoho ! A pirate's life for me !
Intrigue #02 


Il pleut. Il pleut et, en plus, on ne trouve pas beaucoup de nourriture par ici. Il pleut, on ne trouve pas de nourriture et, SURTOUT, les aubergistes n’aiment pas les Wargs – et les Wargs n’ont pas le droit de manger les aubergistes… Bon, d’accord, ce n’est pas nouveau, Björnulf n’a JAMAIS eu le droit de manger les aubergistes qui le mettait à la porte. Pourquoi ? Il n’avait pas vraiment compris les raisons données par Elorin à une telle injustice, mais il les écoutait. Par contre, il n’aimait pas cette fichue ville. Son pelage était humide, et il allait sentir le chien mouillé (quelle honte pour un Warg comme lui !). Heureusement, il supportait assez bien les intempéries, il en fallait plus que ça avant que l’eau n’atteigne sa peau, et il réussissait à garder la fourrure de son ventre relativement sèche (du moins, c’est ce qu’il supposait puisque sa Hobbite était lovée tout contre). Si elle dormait – ou tentait de dormir, Björnulf ne le saurait dire – lui restait éveillé. La tête droite, les yeux fixant les allers et venues, les oreilles dressées. Ce n’est pas comme s’il n’était pas habitué aux dures conditions de survies ; après tout, il n’avait fait que ça, survivre, entre le moment où il avait quitté les siens et celui où il avait adopté Elorin.

Depuis quelque temps, il ne dormait que quelques heures par jour. Mais cela ne le dérangeait pas outre mesure. Ce qui l’agaçait plus, c’était la faim – mais Elorin était dans le même état que lui. Aussi, quand elle émergea de ses songes en grognant, lui était plutôt satisfait. Il savait ce que cela voulait dire : on va trouver de la bouffe, rapidement si possible. La créature du « mal » (erm) en avait marre du poisson (il allait faire une overdose), mais quand il n’y avait que ça, on ne crachait pas sur la nourriture. Il y avait, dans cette ville, un homme qui avait gagné ses amitiés. Il pêchait, et leur donnait du poisson. Et c’est là qu’Elorin allait, et qu’il la suivait en remuant doucement la queue. Pourtant, lorsqu’ils arrivèrent, il n’y avait plus de pêcheur… Enfin, ça n’était pas exactement vrai ; il était là, mais il était mort. Un sourd grognement monta dans la gorge du Warg, ignorant presque les paroles de sa Hobbite de Compagnie.

« Manger ?... » gronda-t-il doucement. Sa question devait se perdre au milieu de ses grognements pour les hommes, mais pas pour Elorin. Avait-il droit de les manger, ceux-là ? Oh dis oui, Elo, dis oui !





© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart




   


 L'horreur ne va pas sans l'imagination. 

   

Sir Arthur Conan Doyle
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Mar 27 Jan - 22:52


just a young lady in the middle of a war
 


As rain run down my skin, I can feel the world is changing. Something in me is dying, but I do not feel the pain. My eyes are open wide, looking upon the sky, so board, infinite of grey. It's just another day, don't worry. ✤Long Daer... Voilà plusieurs semaines déjà qu'elle s'était installée ici, sous la tutelle de son oncle, s'épanouissant à travers cette nouvelle vie qu'elle chérissait, oubliant presque celle d'avant, oubliant un passé trouble et les cicatrices de souvenirs enfouis. Elle avait redécouvert ce que c'était que de vivre simplement, sans se soucier chaque jour pour sa vie, avec un plat chaque soir pour manger, un toit où dormir et l'opportunité d'épanouir ses connaissances plus que jamais. Absinthe avait même commencé à apprendre à lire et à écrire sous la supervision de Méawyn, même s'il fallait avouer que depuis le retour de Meadred d'Erebor, la jeune femme ne l'avait pas revu. Cela ne l'empêchait point de progresser et de demander conseil auprès de Sevieth si besoin était. Ici, elle connaissait une semblant de paix qu'elle n'avait pas eu l'occasion de connaître ailleurs, se complaisant dans cette nouvelle vie, ce nouveau milieu et cette nouvelle langue. Elle n'était pas une dulending, ne partageait pas leur culture, mais le Gondor n'était pas plus dans sa peau que l'était encore cette culture. La belle s'identifiait plus à une sans nation, pour le moment, plus que quoi que ce soit d'autre, bien qu'avec le temps, elle s'intègrerait sûrement plus à Dun que tout autre lieu visité sur sa route.

En ce jour particulièrement pluvieux et où le vent faisait claquer les volets des fenêtres fermées à double tour pour empêcher l'eau de s'infiltrée, la nièce de conseiller du chef de la ville avait fini par quitter la chaleur de son foyer pour s'engouffrer parmi les rues désertes. Elle n'avait pas vu son oncle de la journée, celui-ci enfermé dans une salle du conseil avec deux envoyés du Rohan qu'elle ne connaissait pas. Après avoir tourné en rond un long moment à ne pas trop savoir quoi faire de cette journée morne, la jeune femme s'était aventurée à l'extérieur dans le but de cueillir un spécimen de plante qui ne poussait qu'à cette période-ci de l'année sous les pluies torrentielles. Ainsi, bravant le froid et la température capricieuse, la brunette enfila une grande cape sur ses épaules et rabatti un épais capuchon sur sa tête pour se protéger des intempéries, s'enfonçant dans les ruelles en direction du port. Elle avait déjà eu l'occasion d'observer la présence de cette dite plante sous les quais, mais elle n'était pas encore à la période de sa fleuraison. Absinthe avait donc patiemment attendu le bon moment et elle croyait le jour arrivé.

Peu d'âme osait s'aventurer à un temps pareil et la demoiselle ne croisa personne sur son chemin vers le port, tous préférant trouver abris au sec plutôt que de terminer mouillé, mais la perspective d'être gelée jusqu'aux os ne l'empêcha guère d'aller droit à son but, pressant même le pas pour arriver le plus tôt possible afin de rentrer en coup de vent auprès du foyer crépitant dans la maison de Sevieth. Bien loin d'être comparable à la chaumière où elle vivait avec sa mère auparavant, c'était pour elle un véritable petit paradis, même si ce n'était pas le luxe absolu. Après de longues minutes de marche, elle arriva enfin à destination, observant que quelques braves pêcheurs continuaient tout de même leur besogne. Avec de petits pas rapides, elle franchit la distance qui la séparait d'un quai et elle se pencha, sortant une main blanche et frêle de sous sa cape qui vint plonger dans l'eau glaciale à la recherche de son du. Elle brassa l'eau un moment avant de finalement tomber sur ce qu'elle désirait et ses doigts se refermèrent sur les tiges et elle tira un bon coup, extirpant la plante de son sôcle pour y découvrir un végétal qui au bout de ses tiges possédaient plusieurs fleurs d'un bleu profond. Elle arracha les têtes des fleurs pour les déposer dans un petit sac qui disparu aussitôt dans une poche intérieure.  

Son regard fut cependant attiré par un mouvement non loin, quelque chose de discret qu'elle n'eut pas vraiment le temps d'analyser, simplement une ombre. Elle regarda autour d'elle, mais ne vit rien. Se redressant, Absinthe ne se rendit pas compte qu'une silhouette la suivait à quelques pas et arrivant sur la place où les cargaisons étaient déchargés, elle balaya les lieux du regard. Ses pupilles bleus accrochèrent à une tête rousse un peu plus loin qui ne la regardait pas... Elle plissa des paupières avant de reconnaître Elorin qui semblait occupée à regarder elle ne savait trop quoi. Se décidant à aller à sa rencontre, une immense masse qui aparut aux côtés d'elle sembla la ralentir, tout comme ce bruit qui retentit derrière elle... La brunette fit volte-face avant de se retrouver nez-à-nez avec un homme qui de par ses habits lui indiqua visiblement qu'il n'était pas un habitant de Long Daer et la lame de sa dague qui brilla dans la pénombre ne lui indiqua rien de bon. Absinthe lâcha un cri avant de prendre ses jambes à son coup, un hurlement bien audible pour la semi-hobbit et sa créature quelconque de compagnie. Elle n'avait aucune idée de ce qui arrivait en ce moment, mais tout cela ne lui inspira guère confiance. Qui était cet homme... ces hommes à bien y penser, car comme ses jambes la portaient à travers le port, il lui sembla en observer d'autres du même genre. Et soudainement, son pied se prit contre une latte de bois mal placée et elle s'écroula par terre dans l'eau, faisant basculer son capuchon et dévoilant les traits fins et délicats de son visage de jeune femme. Son regard s'agrandit lorsqu'elle aperçut une ombre se dresser derrière elle. Par pitié, aidez-moi.
 
 
 
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Mar 24 Fév - 14:27


Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine...Intrigue n°2

Décidément, la politique, ce n’était pas le domaine d’Eomer.
Lorsque les émissaires de Méadred avaient franchi les portes d’Edoras, le Maréchal avait senti une colère fulgurante s’emparer de lui, et il avait eu grand mal à se calmer puisque Theodred lui donnait allégrement la réplique. A Méduseld, ce message était la première étincelle qui venait embraser un âtre qu’on avait trop rapidement éteint, sans faire attention aux braises restantes… Rien de bien étonnant, Eomer était un homme à prendre rapidement feu.
Le calme d’Eowyn pouvait encore être loué, et celle-ci s’était débattue aux milieu du flot d’insultes pour calmer son frère et son cousin et leur faire voir que ce messager leur apportait la nouvelle suivante : Meadred voulait parlementer. Discuter. Négocier… Alors oui, cela calma un peu l’ardeur habitant le palais d’or. Cela, ainsi que le froid du voyage d’Eomer et d’Eowyn en direction de Lond Daer, se retrouvant au bout de leur périple à contempler une ville qui était des leurs à peine quelques semaines auparavant. Les habitants étaient cloisonnés chez eux à cause du temps insupportable, ce qui dénotait avec les bruits de forges et d’entraînements que le Maréchal de la Marche Est entendit sur son passage, attisant sa haine. Il suffisait d’un regard vers sa sœur pour qu’il garde le silence.
Il parvint ainsi à se retenir une fois conduit devant Méadred, le voyant siéger dans cette ville comme un seigneur conquérant. Ce qu’il était, en somme, mais Eomer ne pouvait avouer cette défaite que son peuple venait de subir. Chose pourtant extraordinaire, il garda son calme et le salua dans la plus polie des formes.
Et la discussion débuta. Peut-être ne fut-ce que par la présence tempérée de la jeune femme, ou par un réel bon fond de la part de Méadred (bien plus que de celle d’Eomer, il fallait l’avouer), mais elle semblait plutôt avancer sur un résultat consensuel et positif. Bien que cette fâcheuse manie qu’avait l’espèce de conseiller elfe à fixer les deux émissaires du Rohan était énervant, et le Rohirrim ne se gênait pas pour régulièrement lui envoyer des regards priant fortement le dénommé Sevieth de détourner ses yeux, ou d’épier plus discrètement.
Les évènements prirent une tournure soudainement différente quand la porte s’ouvrit sur Saroumane. Le magicien blanc… A l’égal de tous ici, Eomer se sentit pris de court. Ce fut surtout la réaction de Méadred, le premier braqué par l’apparition de ce vieillard exceptionnel, qui le surprit, et il préféra garder un temps le silence. Bien qu’il n’eût rien à reprocher au magicien, il ne pouvait refouler ce sentiment de malaise et de méfiance à son égard, surtout qu’il eut la fâcheuse manie propre aux magiciens d’annoncer de mauvaises nouvelles. Peut-être était-ce la source de cette méfiance ? Peut-être pas ? En tout cas, dans l’instant présent, des pirates arrivaient sur la ville. Cela mettait ses habitants, mais surtout Eowyn, en danger.
Méadred exprima vivement sa réticence envers le magicien, ne le croyant pas, ce que la prudente Dame de Rohan tempéra, expliquant que le risque était trop grand pour être pris à la légère, appuyée par le conseiller elfe. Eomer lui-même acquiesça… et ne put tout de même s’empêcher d’éprouver des réserves non pas à l’égard de Saroumane, auquel il n’avait rien à reprocher, mais plutôt à l’égard du chef ennemi qu’il avait tant à détester. Et de présenter ces réserves à vois haute.

« Il nous faut prendre cette mise en garde au sérieux, ou cela serait bien terrible si, le cas échéant, elle s’avérait vraie. »

Eomer n’en avait pourtant pas fini.

« J’ai plus à craindre d’une alliance avec vous que des paroles infondées du magicien. Un couteau pourrait très vite s’égarer dans le dos de ma sœur ou de moi-même si combat, il devait y avoir. »

Le regard du Maréchal se tourna alors vers Méadred et son elfe subordonné.

« Je n’ai pas confiance en vous, Dunlending. Pas assez pour me battre aveuglément à vos côtés. »
Non, la politique, ce n’était définitivement pas le domaine d’Eomer.


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Mar 24 Fév - 19:18



Intrigue 2 ❧ Yohoho, a pirate's life for me !

Eowyn & Eomer & Meadred & Saruman
& Sevieth & Absinthe & Elorin & Björnulf

Pluie battante, prenant un chemin parfois détourné pour atteindre le sol sous la force du vent qui balaye les rues désertes et la mer déchainée. Pluie battante, contre les vitres du consort exceptionnel qui se tient à la mairie de Lond Daer. Oui, consort, car chacun désire la paix même si les divergences d'opinions et les querelles de deux peuples tendent à faire taire l'idée première. Le conseil des quatre est interrompu alors qu'il arrive presque à son terme par le discret mais puissant mage blanc Saroumane. Quelle erreur ne fut pas celle de Méadred de ne croire les sombres prédictions du magicien. Non loin de là, sous la tempête qui ne semble pas vouloir se lever, dans le port déserté par ses gens, à l'abri sous leur toit, nul n'a vu venir l'envahisseur, dont les tambours de guerre se turent, bien que le sifflement du vent et le battement des gouttes d'eaux eut bien fait d'étouffer l'arrivée des pirates.

Ce que les pirates n'avaient pas prévu, c'était la hobbit Elorin et son warg Björnulf. Un beau duo comme comité d'accueil. Bien moins à l'aise, cependant, Absinthe, dont le nom vous échappera surement, mais dont vous feriez bien de vous méfier, surtout si vous êtes un homme. Alors que la tempête continue à déverser son épais brouillard sur la ville portuaire, un cor sonne, puissant et violent, déchirant le clapotis des gouttes dans les flaques, résonant comme si le dieu lui-même du tonnerre venait de frapper le sol de son marteau. Un second cor lui répond, puis un troisième.

La violence se répand dans les rues tandis que discutent le conseil et le magicien. Il n'est pas trop tard pour organiser la défense de la ville, déjà sortent les soldats et leurs lieutenants de la garde, prêts à défendre la ville. Le port tombe sous l'attaque furtive des hommes de la mer. De la fenêtre de la mairie, on distingue l'épaisse fumée qui ne peut signifier qu'une chose : des bâtiments brulent et l'incendie se répand malgré la pluie et le vent. Sur le port, Elorin, Björnulf et Absinthe (dont je vous laisse le soin de décrire le sauvetage) sont obligés de reculer face à l'attaque.

Que ferons nos cinq personnages barricadés dans la mairie ? Nos trois héros seront-ils se sauver des dangers du port, ou un tout autre destin attend-il Elorin, Björnulf et Absinthe ? A vous de jouer.

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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Lun 23 Mar - 13:45

   
Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine

   

Les cors sonnent, démontrant l'erreur de jugement du seigneur des lieux. Sous son regard froid qui passe à travers la fenêtre de la mairie, il ne peut que se mordre les doigts de son comportement buté. Fallait-il donc que ce soit aujourd'hui qu'une attaque se fasse sur la ville qu'il peine à gouverner ? L'homme, depuis sa montée au pouvoir et sa trahison envers Isengard, ne dort plus que peu la nuit, rongé par la paranoïa et l'effroi d'un nouvel ennemi trop grand pour lui. Si Vasariäa, sa femme, tente de l'aider à prendre les bonnes décisions, il n'en reste pas moins sur la défensive.

Défensive qui, ce jourd'hui, ronge sa ville d'un incendie qu'il aurait pu éviter. Son visage trahit ses pensées, ses doutes. Que vient donc faire Saroumane ici ? Au moment même où l'attaque a lieu ? Cela n'a que peu d'importance, il ne doit pas laisser paraitre son erreur à ses invités, prestigieux et sur le point de conclure une trêve si difficilement amenée. Les cors sonnant annoncent la défense de la ville, sa garde prend surement déjà place dans les rues pour arrêter les envahisseurs.

- Messeigneurs, madame. Vous ne pouvez l'ignorer, mais désormais, Isengard et mon peuple ne partagent plus les mêmes idées.

Le regard de Méadred passe tour à tour du mage à son conseiller, pour croiser finalement celui d'Eomer et d'Eowyn. Il ne peut risquer leur sécurité, mais il ne peut partir de là, les abandonnant. Son coeur le tiraille, il veut tirer son épée et son bouclier pour partir à la défense de la cité portuaire mais les conseils de sa dame et de sa première conseillère résonnent encore dans son esprit : La place d'un seigneur n'est pas dans les rues pour combattre, elle est ici, afin de traiter d'affaires, de papiers et de politique. Depuis quand sa vie ressemble-t-elle tant aux seigneurs qu'il haïssait jadis ? D'un pas leste, il se dirige vers la porte de la salle par laquelle Saroumane entra quelques instants plus tôt.

- Envoyez le maximum de force vers le port, nous devons contenir l'attaque. Leur dit-il en dunlendain, seule langue qu'ils ne connaissent. Gardez également un œil sur les remparts terrestres de la ville, je n'ai pas l'intention d'être pris en étau. Et éteignez moi cet incendie ! Venez faire un rapport dès que la situation évolue.

Hochant de la tête, l'un des gardes disparait dans les couloirs de la mairie. Refermant la porte, Méadred tente de reprendre son calme et reviens vers le groupe d'invités dans la pièce.

- Je vous demanderais de ne pas quitter la mairie tant que la situation ne se sera pas calmé. Il semblerait que les prédictions du Sage Saroumane soient véridiques et pour le moment, mes troupes contiennent l'attaque. Espérons que la situation ne s’enveniment pas, sans quoi, je me verrais contraint de vous demander de quitter la ville avant qu'il ne soit trop tard.

Marchant nerveusement vers la fenêtre, Méadred ne peut s'empêcher de penser aux personnes qui ont déjà péri dans l'incendie et dans l'attaque par sa faute. D'autres victimes, pense-t-il, d'autres victimes innocentes d'un conflit stupide et sans intérêt.

- Je propose que la réunion ne reprenne que lorsque les assaillants seront en déroute. Déclare-t-il sans quitter du regard les flammes qui rougeoient sous la pluie torrentielle qui ne semble pas vouloir prendre fin.
   
crédit (c) Chaussette
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Mar 7 Avr - 9:34

« Yohoho ! A pirate's life for me ! »
Intrigue #02



Etaient-ils bloqués ici ? Voilà bien une chose que Sevieth ne pouvait supporter, une idée absolument inconcevable. Pourtant, Saroumane se tenait entre eux et la porte alors qu’au-dehors, les pirates débarquaient en ville et attaquaient Lond Daer. Voilà qui usait les nerfs du druide. En temps normal, Sevieth n’aurait certainement pas perdu son calme et sa stabilité apparente ; mais déjà quelques fumées noirâtres s’élevaient dans le ciel, présages des combats. Et son Absinthe, sa chère nièce, au-dehors. C’était trop qu’il ne pouvait en supporter ; s’il venait à perdre la seule personne qui comptait réellement pour lui, sa seule famille, il était prêt à s’exiler chez les elfes – oui, chez les elfes. N’ayant pas bougé de son poste près de la fenêtre, il pinça doucement ses lèvres. Ce qu’il allait faire était fou, tellement inhabituel de lui… Mais il avait du sang d’elfe, il avait leur agilité et leur souplesse lorsqu’il daignait s’en servir, et il comptait bien mettre cela à profit.

« Je ne suis pas certain que la réunion se passe dans les meilleurs conditions, maintenant que... » Il marqua une légère pause, lançant un regard brûlant à Saroumane. Un moment, peut-être, avait-il hésité entre sa loyauté envers Meadred et l’admiration qu’il avait pour l’Istari. Cette hésitation n’était plus, depuis quelques temps déjà, mais son choix se dévoilait pleinement en ce jour. « Je ne peux rester ici les bras croisés. Veuillez m’excuser, mais je crois qu’il y a fort à faire au-dehors. »

Cela paraissait évident. L’intensité de son regard passa sur chacune des personnes présentes dans la pièce ; il y avait fort à faire au-dehors. Il se laissa quelques minutes de battement, pour faire imaginer qu’il réclamait le droit de sortir – pour tous. Mais il ne demandait pas ce droit, il le prenait. D’un geste rapide, il ouvrait la fenêtre, grimpait dessus et se jetait sur un toit non loin, ne laissant derrière lui qu’un bruissement de sa lourde cape noire. C’était assez grisant, il se découvrait une forme qu’il n’usait que trop peu (tout ce qui lui rappelait les Oreilles Pointues avait tendance à le dégouter)... Posant enfin pied à terre, le semi-elfe épousseta ses vêtements avant de s’enfuir en courant. Il alla avertir le plus haut gradé de la garde de la ville qu’il trouva sur la situation à l’intérieur du donjon et, son devoir accompli, laissa l’inquiétude guider ses pas précipités à travers les ruelles, une dague suintante de poison à la main, sa voix grave criant désespérément le prénom de sa nièce qu’il n’avait pas trouvé chez eux.


 

[
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Sam 30 Mai - 0:53


       

       Intrigue 2
       Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine
M
anger ? S'enquit innocemment Björnulf alors que les pirates se stoppaient net en entendant la voix rauque mais compréhensible qui émanait de la gueule du warg. Pauvres petits. Ca jouait les gros bras et les vilains méchants, jusqu'au moment où ils tombaient sur le grand ( taille poney ) méchant ( affamé ) loup ( warg, c'est pire ) et le petit ( 1m35 ) chaperon ( semi-hobbit ) rouge ( roux ) . A ce moment-là seulement, ils envisageaient la politesse et la modestie. Notre boulot, à Bjor et à moi, était un boulot d'éducation, voilà. Ah, la jeunesse.
J'eus un sourire qui n'avait aucune place sur le visage d'une bonne hobbit ; vicieux et un rien sadique. J'adore Björnulf, pour tout un tas de qualités,et accessoirement, parce qu'on partage pas mal de entres d'intérêts. Exemple : la nourriture. Et puis, il va toujours droit au but, il comprends toujours mes idées avant que je les exprime. Nous n'avons pas besoin de mots pour nous comprendre – même si j'essaie d'enrichir son vocabulaire. Rien que pour le plaisir de voir les mâchoires des Grandes Gens se décrocher lorsqu'il ouvre la gueule pour les insulter. Ou les manger,  plus régulièrement.

« Yep, bon appétit. »

J'acquiesce tranquillement, donnant le feu vert à mon monstre de compagnie de dévorer une troupe de pirates mal attifés qui ont fait l'erreur de tuer notre pécheur. La loi du ventre est toujours la meilleure, très chers. Un large sourire étire mes lèvres alors que je dégaine mes dagues. Mon manteau est devenu trop long, trop large avec le poids que j'ai perdu depuis que la pluie et la misère sont tombées sur Lond Daer, et les pointes de mes lames dépassent à peine de mes manches. Cela ne les rend pas moins tranchantes, ni elles, ni le reste des armes que mes fripes dissimulent.
Un moment de silence s'étend cependant sur le port, le temps que l'idée monte jusqu'au cerveau des pirates, qu'ils calculent leurs chances. Je ne suis guère impressionnante, mais mes accoutrements et armes indiquent clairement que ce n'est pas la première fois que je me retrouve dans une telle posture – si seulement ; une attaque de pirates. La routine, j'en suis blasée aujourd'hui -. Je suis encore en vie, j'ai survécu aux précédents incidents – pas mes ennemis. Et surtout, surtout, j'ai à mes côtés un warg aussi haut que moi, et qui me fait pas mine de me prendre pour son petit-déjeuner.

Le silence est brisé avant qu'on ait le temps de faire couler le sang, par un cri de femme. Etrange comment les sons voyagent hein, ? Je veux dire, des femmes qui crient à l'aide, il va y en avoir des centaines d'ici un instant, et déjà autour de nous le tumulte et les cris grandissent, mais ce cri me semble particulièrement destiné. Foutaises, qui appellerait à l'aide une semi-hobbit qui n'a pas le mètre cinquante ?

Je me retourne et …

« - Merde. »

Evidemment, sur tous les putains de foutus innocents qui allaient se faire matraquer aujourd'hui – se réveiller au son d'une attaque de pirates sur un port de civils, oui c'est de mauvais augure et j'ai pas besoin d'un cours défense militaire assené par Sieur Draigoch pour savoir que d'ici la fin du jour, il y aurait un amoncellement de cadavres partout dans Lond Daer. - sur la centaine de morts dans les caniveaux et la foutue bruine de Lond Daer, il fallait qu'on attaque deux des cinq personnes que je connais dans la ville. Devant moi, en plus, histoire que je puisse pas faire la sourde d'oreille trop facilement ( je peux hein, je pourrais même mâchonner une saucisse devant un vieil homme ami en train de se faire étriper...mais j'ai pas de saucisse et Absinthe n'est pas tout à fait une vieille amie. Une vieille liqueur, et encore. Un truc de bourges et de dégénérés aux oreilles pointues d'Harad. )

Absinthe s'écroule dans une flaque à quelques mètres de mois, ses longues mèches sombres s'échappant de son chaperon, son minois reconnaissable malgré la frayeur qui l'habite. Merde, vous-dis-je. Je peste à nouveau dans ma barbe, juste le temps de mesurer mes possibilités et les voies d'évasion comme une bonne petite fripouille.
Je devrais foutre le camp. Je saute sur mon warg, et en dix minutes je peux être loin de la ville, loin des fracas des armes et des cris des femmes innocentes. Loin des embrouilles. Les embrouilles, cependant, c'est mon gagne-pain.
Mon chat est toujours à l'intérieur des murs, quelque part. Techniquement, ce vieux truc bouffé aux mites à plus de chances de survie que moi, comme il doit être à l'aise au milieu des cadavres et du feu, mais quand même. Histoire de. La vermine survit à tout, dit-on et je crois dur comme fer à ce proverbe ( je suis toujours là, je vous ferais dire ) mais la vermine attire la vermine ; j'dis pas non à le récupérer. Et surtout, surtout Absinthe me doit dix pièces d'argent pour le dernier boulot fait pour elle. Ca m'apprendra à bosser pour un commanditaire.

L'une de  mes dagues de jet atteint le type derrière elle dans l'oeil dans un lancer parfait. Je laisse à Björnulf le soin de se servir sur ceux à qui je faisais la causette et je me met à courir en direction d'Absinthe. De la demoiselle en détresse que j'ai décidé de sauver, c'est vraiment le monde à l'envers. Mes pieds de hobbits ne glissent pas dans le sable humide mêlé de boue et.. de sang, c'est une chance car j'arrive près d'elle à temps pour récupérer ma dague et la planter dans l'estomac du suivant, tandis que mon bras droit s'étend, sur la pointe des pieds, orteils dans la flotte, pour trancher la gorge de l'humain dansu ne magnifique gerbe de sang. 3 pour moi, Björnulf t'es lent du bide ou quoi ? Je jette un regard à Absinthe à mes pieds, lui donnant le temps de se relever avant que les pirates qui continuaient de débarquer n'arrivent sur nous. J'ai un signe de tête vers le reste du port qui remonte vers la ville et ses fortifications, me permettant un clin d'oeil envers ma camarade :

«- Tu évites de mourir jusqu'à ce que tu m'aies payé okay ? Et ça fera 30% de majoration, à cause du sauvetage, et de rien. »

Je l'effleure de l'épaule en passant, mon regard passant sur elle de haut en bas dans un souci négligent, vérifiant qu'elle est en une pièce et je siffle.

« - Björnulf ! A la ville ! »

Où il est ? J'aperçois du coin de l'oeil la fourrure sombre et je me surprend à respirer à nouveau. Je range ma dague le temps d'enfouir mes doigts dans son pelage humide, et d'entraîner Absinthe à ma suite, sans lâcher le warg d'une semelle. Pour quitter Lond Daer, il nous faudrait longer la plage et même à dos de warg ce serait vouloir traverser une série de bateaux de pirates remplis de forbans armés jusqu'aux dents. Pas dit que c'est impossible, mais on risquerait de se péter quelque chose, la retraite dans la ville me semble une meilleure option. Il y a des guerriers là-haut, des types avec des lames hautes comme moi, derrière qui me cacher, pendant que je fais les poches aux cadavres. Mais d'abord, courir et trancher dans le vif.
Dans trois minutes, le chaos.
WILDBIRD
 


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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Lun 24 Aoû - 13:02

   
So long goodbye my love.

   


L'épaisse fumée de l'incendie s'élevait dans le ciel, bien visible malgré la nuit et la pluie. Méadred avait dépêché plusieurs soldats pour accompagner ses visiteurs à leur logement. La réunion avait dû être écourté à cause de l'attaque et reporté à plus tard.

Fatigué par la journée, par les discussions interminables , le seigneur dunlendain n'avait qu'une hâte désormais : retourner au près de sa femme et se coucher pour oublier l'espace de quelques heures tous ses problèmes. La situation avec le Rohan avait un petit peu évolué mais restait critique malgré tout. Il faudrait tout refaire, après l'intervention inopinée de Saroumane qui était reparti bien vite après avoir prévenu l'attaque. Dans l'esprit de Méadred, tout se compliquait : en plus des tensions avec le Rohan, ennemi de toujours, il devait désormais gérer le mage et son Isengard, dont ils n'étaient plus les alliés que de manière théorique. Méawyn et lui avait décidé de garder leur trahison secrète pour le moment mais l'intervention de Saroumane au comble de cette soirée avait précipité le gérant de la ville qui avait perdu son aplomb l'espace d'un instant.

Espérant que malgré ses mots forts et son empressement à mettre en doute les paroles de Saroumane, tous le croyait encore au service d'Isengard.

La demeure était silencieuse, un calme presque olympien après le tumulte des discussions et de l'attaque qui semblait désormais repoussée. Ayant congédié ses servants pour le reste de la nuit, le brun se dévêtit rapidement, ôtant ses vêtements d'apparats mis spécialement pour recevoir Eomer et Eowyn. La tension dans ses épaules se de détendit légèrement tandis qu'il enfilait une simple tunique en lin et un haut-de-chausse en coton afin d'aller se coucher.

Plaçant sa ceinture sur l'épaule, ne quittant pas son épée par ancienne habitude plutôt que par réel danger, il monte encore des escaliers, son esprit embrumé par la fatigue. Ses pensées se trouble quelque peu, il est plus que temps d'aller dormir. Tandis qu'il s'apprête à pousser la porte de sa chambre, les lattes du parquet craque à l'intérieur de la pièce. A-t-il réveillé Vasariaä partit se coucher tôt à cause de migraines ? Tandis qu'il pousse la porte, l'horreur se réveille à lui.

« Vasa... » Sa voix se tait tandis qu'il aperçoit les deux silhouettes  dans la chambre avant que son regard ne se porte sur le mur opposé à la fenêtre. Son coeur se brise à cet instant, un désespoir sans nom prenant le dessus. Accrochée au mur, Vasariaä pend crucifiée, ses vêtements de nuit blanc assombris du sang qui s'écoule de sa gorge ouverte. Méadred veut crier mais il n'y parvient pas, sa voix se meurt sans gorge tandis qu'un des deux meurtriers se jette sur lui. Faisant un pas de côté pour esquiver, il se retrouve au sol, sa ceinture glissant à côté de lui. Saisissant son arme puis se retournant, il pare de justesse le coup de son assaillant, l'autre arrivant en contournant le lit. Mû par une rage désespérée, Méadred se relève en écartant l'arme du premier tueur et en lui déchirant la gorge d'un coup latéral rapide. Il n'a pas le temps de se reconcentrer qu'un nouveau coup vient. Il esquive de justesse mais sa tunique se déchire à l'épaule, la lame arrachant la peau de son épaule gauche. Hurlant et en pleur, recouvert du sang de son ennemi, le dunlendain charge de son épaule blessée, s’amenant à nouveau au sol. Désarmé, son ennemi tende de le prendre à la gorge et de le basculer mais l'adrénaline, la haine, ce tourbillon de sentiments sanguinaires qui fait battre le sang du guerrier. Il se redresse et abat son épée en plein torse de son ennemi, puis il recommence, encore et encore, jusqu'à ce que ses bras ne puissent plus soulever l'arme.

Se redressant, les larmes coulant sur ses joues, il décroche celle qu'il aima plus que tout du mur. Il tremble jusqu'au plus profond de âme meurtrie. Pourquoi fait-il que ce soit-elle qui paye le prix de ses erreurs ? Pourquoi avait-il fallut que ce soit ce soir-ci alors qu'il n'était pas à ses côtés pour la protéger ? La déposant sur le lit, Méadred ne sent même pas ses jambes défaillirent et il tombe à genoux à côté du corps meurtri de Vasariaä. Enfin, après son long silence, il parvient à laisser percevoir sa peine.

Aux alentours du manoir qu'occupe le couple régent, le long hurlement de Méadred déchire la nuit. Quelques secondes après, plusieurs gardes armés pénètrent la pièce pour découvrir le massacre et la dépouille de Vasariaä. Amorphe, Méadred ne remarque même pas leur arrivée, il ne réagit qu'au moment où ils tentent de l'arracher à celle qui partagea sa vie durant des années.

« Fermez les portes, bloquez le port et préparez les cordes. Il n'y a pas un pirate dans cette ville qui sortira d'ici vivant. » Sa voix est dure, sans appel. Il ne quitte pas du regard le visage ensanglanté de Vasariaä, il ne lâche pas sa main froide. Il finit bien par s'endormir ainsi, rompu de fatigue, affaibli par le saignement de son épaule.

Cette nuit-là, il revoit sa rencontre avec celle qui devint sa femme. Pourtant, dans ce souvenir heureux, Méadred ne trouva aucune joie.

   
crédit (c) Chaussette
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Jeu 27 Aoû - 23:47


just a young lady in the middle of a war
 


As rain run down my skin, I can feel the world is changing. Something in me is dying, but I do not feel the pain. My eyes are open wide, looking upon the sky, so board, infinite of grey. It's just another day, don't worry. ✤Le chaos, les cris, le bruit des armes qui s’entrechoquaient. Tout commençait à défiler rapidement, plus rapidement que l’esprit d’Absinthe était capable d’analyser. Elle s’était accroupie au sol, main contre la tête en attente d’un coup qui ne vint jamais. Un miracle ? Pas tout à fait. Elle entrouvrit un œil, osant jeter un regard derrière elle, observant d’un air médusé l’homme étalé par terre, une dague dans l’œil. Quoi ? Il vient de se passer quoi exactement ? La belle tourna la tête juste à temps pour voir une silhouette plus petite qu’elle passer en flèche, récupérer la dague et la planter dans l’estomac d’un second juste derrière elle. Un cri mourut dans sa gorge, alors que la semi-hobbit dansa du bout des orteilles pour couper la gorge d’un troisième, comme si de rien était. Elorin, elle ne pouvait pas mieux tomber. Un soupir de soulagement franchit ses lèvres et promptement, l’humaine fut sur ses pieds en un bon, prête à déguerpir en quatrième vitesse. «- Tu évites de mourir jusqu'à ce que tu m'aies payé okay ? Et ça fera 30% de majoration, à cause du sauvetage, et de rien. » Absinthe balaya les paroles de sa comparse d’un geste de la main sans plus d’attention. Qu’importe, tant qu’elle sortait d’ici en un seul morceau, la hobbit en aurait le double même, elle n’en avait rien à faire.

Pendant un bref instant, lorsqu’une silhouette massive de loup se dessina auprès d’Elorin, le cœur de la belle ne fit qu’un tour et elle manqua bien figer sur place, mais à la réaction de la voleuse, cette bête semblait être avec elles… Tant mieux, sans doute ? Incertaine, elle se laissa entrainer sans résistance vers la ville, sûrement l’endroit le plus sûr dans l’instant, là où il y avait des gardes qui pourraient offrir une certaine protection. Ainsi, les pirates sur les talons, les trois s’enfoncèrent dans le dédale des rues inondées par la pluie. Trempée jusqu’aux os, le froid mordait sa peau glacée, mais l’adrénaline tapant dans ses veines lui prévenait de flancher dans le moment. Le souffle le cours, les poumons brûlants et hurlants pour de l’air, elle continuait, ses pas s’enfonçant dans la boue. Absinthe en perdit bien une chaussure quelque part dans une flaque, mais n’y porta guère attention, trop occupée à rester sur ses deux jambes. Elle suivait aveuglément la semi-hobbit à travers les ruelles sombres. Puis, soudain, comme provenant de nulle part, une voix familière criant son nom résonna jusqu’à ses oreilles, comme un son qu’elle aurait naturellement isolé du brouhaha général des combats qui faisaient rages. Un battement de cil, elle tourna légèrement la tête vers cet appel. D’où venait-il ? Elle tourna encore le cou dans un autre sens, courant toujours derrière Elorin.

Puis du coin de l’œil, une silhouette familière se dessina au détour d’un mur. Mais il allait dans une direction opposée à la sienne. « SEVIETH !» Mais le cri de la belle se perdit dans le brouhaha général et pas même les oreilles aiguisées du semi-elfe ne purent à se moment distinguer sa voix du reste. D’un bond, sans plus réfléchir, la brunette se délaissa de la poigne de celle qui l’avait sauvé quelques minutes plus tôt. Son oncle partait vers le port, elle devait l’arrêter avant qu’il ne se jette dans la gueule du loup. Malgré la poigne de la voleuse, la stature naturellement plus grande de l’humaine lui donna l’avantage pour se défaire de sa prise et la belle se mit à courir en direction opposée sans même un regard à Elorin. Rattraper Sevieth, c’était tout ce qu’elle avait en tête en ce moment et rien ne saurait l’arrêter. Elle continua de hurler son nom, s’enfonçant vers l’endroit où elle l’avait vu, mais, évidement, il n’y était plus. Absinthe continua de l’appeler à plein poumons, sentant sa voix lui défaillir à mesure que la pluie engourdissait ses muscles vocaux par le froid et que les cris usaient aussi sa gorge. Puis, un bruit venant de sa droite la fit sursauter et elle crut sur le coup que son oncle l’avait entendu et était revenu sur ses pas pour la chercher, mais elle déchanta rapidement lorsque la silhouette d’un homme inconnu se dessina devant elle, dague à la main. Elle tourna les talons pour déguerpir, mais un second fit son apparition, lui barrant la route. Oh que ça sentait mauvais. Elle déglutit légèrement, titubant sur place d’un air terrorisé.

Puis soudain, un silhouette sortie de nulle part atterrit derrière l’assaillant se trouvant dans le dos de la belle et égorgea le pirate sans plus de façon. Néanmoins, cette inattention causa que le bandit agrippa ainsi Absinthe par le bras et l’emprisonna avec une lame sous la gorge. La belle croisa alors le regard de son oncle dans la pénombre se poser sur elle d’un air rassurant avant de glisser vers l’homme dans une expression beaucoup plus meurtrière. En un éclair, Sevieth avait fondu sur l’assaillant avant qu’il n’ait eu le temps de faire quoi que ce soit et dans la cohue, la belle fut projetée plus loin sur le sol, un peu étourdie par le choc. S’en suivi un accrochage de quelques secondes et le pirate finit par s’écrouler par terre, inerte. Elle vit son oncle tituber un peu, mais il reprit pied rapidement avant d’agripper sa nièce et tous deux s’éclipsèrent dans la noirceur. Après quelques minutes de course, ils arrivèrent enfin à la maison du semi-elfe et tous deux barricadèrent la porte avant que la tension ne s’écroule doucement. Absinthe se jeta alors vers Sevieth pour l’enlacer, mais lorsque celui-ci s’effondra pratiquement dans ses bras, la panique commença à s’immiscer dans ses veines. «Sevieth… » murmura-t-elle et lorsqu’elle retira ses mains après l’avoir déposé au sol, du sang les recouvraient. Sa gorge se serra devant le teint livide du semi-elfe. La main de son oncle agrippa la sienne, mais sa force semblait lentement s’évanouir. La jeune femme resta accroupie à ses côtés, les larmes roulants doucement le long de ses joues, alors qu’elle le suppliait de s’accrocher et de ne pas l’abandonner. Mais elle était tant épuisée, que son esprit ne parvenait pas à faire ce qu’il fallait pour guérir Sevieth. Celui-ci cependant  sembla l’arrêter dans son initiative, comme s’il désirait qu’elle reste à ses côtés et aussi dans un signe qu’il était trop tard. Alors Absinthe  se laissa tomber à ses côtés, enlaçant son bras avec force. Et sa voix chanta dans la langue des Hommes une berceuse que sa mère fredonnait souvent. Et sa voix murmura jusqu’à ce que la pluie cesse et que dans le regard de son oncle s’éteignit la dernière lumière de vie…

 
 
 
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MessageSujet: Re: Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine   Dim 30 Aoû - 16:05



Intrigue 2 ❧ Yohoho, a pirate's life for me !

Eowyn & Eomer & Meadred & Saruman
& Sevieth & Absinthe & Elorin & Björnulf

La pluie ne semble pas vouloir s'arrêter sur la ville portuaire qui flambe. Les pirates ont envahis le port et ses alentours mais n'ont pas le loisir d'aller plus loin. La garde s'organise, l'armée se mobilise, les armes sont tirés et la situation jusque là stable passe dans le chaos le plus total lorsque les troupes sont lancées à l'attaque. Les coups résonnent dans les rues et sur le port. Les flèches enflammées sont tirées contre les navires.

La bataille fait rage, elle dure jusqu'à l'aube, voilée par les nuages. Si les pirates étaient venus en nombre, cela n'a pas été suffisant pour renverser la ville désormais aux aboies. Les navires prennent la fuite, abandonnant ceux restés à terre et qui ne se rendent en voyant leur capitaine les abandonner. Les cadavres jonchent les rues et lorsque la pluie s'arrête alors et que les nuages se dissipent, on constate alors les dégâts de la nuit sanglante : de nombreux bâtiments brulés, de nombreuses provisions réduites en poussières. Des deux côtés, les pertes sont lourdes. Les pirates restant sont conduits aux cachots de la ville, enchainés par cinq ou six.

La ville n'est pas la seule à avoir souffert le martyr. Sur le port, Elorin et Miléador ont disparus dans le tumulte, la dernière fois qu'ils furent vu, le pauvre hobbit vomissait le chapeau de sa très probable cousine éloignée. Accouru sur le port en voulant secourir sa nièce, le fidèle de Méadred, Sevieth, a perdu la vie. Les gardes ont le plus grand mal à le séparer de celle pour qui il était venu : Absinthe. Impossible à consoler, elle suit le brancard transportant le cadavre de son oncle jusqu'à la mairie. N'étant pas un simple soldat ou un pirate, il lui sera fait des obsèques, auxquelles seront conviés ses rares proches.

Autre mort des plus cruelle, celle de la femme du régent de la ville, Vasariaä, retrouvée morte dans la chambre à coucher familiale. Effondré, Méadred n'a pour le moment accepté de ne recevoir personne dans les étages de la mairie, la dépouille de la jeune femme ayant été embaumé puis remis sur le lit du couple en attendant l'enterrement. En apprenant la nouvelle, les envoyés du Rohan, Eomer et Eowyn, sont partis, sous bonne escorte, retournant bredouilles dans leur pays. Les négociations étaient pourtant bien engagés, mais qui peut dire qu'elles le sont encore après tant de bouleversements en si peu de temps ?

L'aube chasse la nuit mais pourtant, les cauchemars semblent avoir pris vie pour tous ceux qui étaient présents dans la ville. L'enterrement de Sevieth est suivi par celui de Vasariaä, la reconstruction des bâtiments détruits est entamée la semaine suivante, les restes de maisons ayant finalement cessés de fumer. L'aura de la ville a changé, le seigneur des lieux a perdu son envie, sa foi envers le peuple de la Terre du Milieu. Des navires ont été lancé contre les pirates fuyant mais nulle trace d'eux n'a été retrouvée.

La ville est désormais refermée sur elle-même, les patrouilles sont doublées dans les rues et sur les remparts, la peur grandit dans le coeur du peuple. Sur les places, sur le port et aux remparts, de nombreux corps pendent : des pirates, des voleurs, des brigands et autres racailles, punis de leur vie sans respect de la loi. Dans les tavernes et les auberges, le petit peuple discute, il pense que leur leader, le dunlendain Méadred, est devenu fou à la mort de sa femme, que sa lignée est brisée. S'ils croient de plus en plus en Rhian et en sa soeur, Aerelis, revenue du Gondor en chevalier, ils perdent la confiance durement acquise du lord actuel. La situation est tendue et ne semble pas prête de se désamorcer. Un conseil, hors-la-loi et voleurs : fuyez Lond Daer si vous ne voulez pas sentir le nœud glisser sur votre nuque.

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Intrigue 2 : Grand manteau et longue barbe blanche ne font pas le moine

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