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Première neige

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Minion en quête de pouvoir
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MessageSujet: Première neige   Mar 30 Déc - 19:42



Bilbo&Thorin
Première neige

L
es bruits dans le couloir le tirèrent de son sommeil. Il se retourna, reposa sa tête sur l’oreiller et essaya de se replonger dans son rêve avant qu’il ne s’efface complétement. Il rêvait de la comté, de hobbitbourg. De sa maison sous la colline et de sa porte verte brillante. Une porte sur laquelle une rune était gravée. Il essayait de se replonger dans ces paysages, il se voyait assis sur le banc devant sa maison, fumer sa pipe tranquillement en saluant les voisins. Mais encore une fois les bruits de gens qui courent dans le couloir et les rires effacèrent son rêve. Il souleva son coussin, posa sa tête sur le matelas et rabattit le coussin de plume sur elle dans une tentative désespérée de s’isoler de tout ce boucan. Son rêve était si paisible, si calme… Il espérait qu’ils avaient au moins une bonne raison de faire tout ce boucan. « Fichus…. NAINS ! » S’exclama-t-il en lançant son coussin vers la porte, il frappa quelque chose qui atterrit avec un bruit sourd sur le sol de pierre. Bilbo espérait seulement qu’il n’avait rien cassé. Il resta allongé dans un demi-sommeil, sentant la mauvaise humeur monter en lui. Lorsque vous interrompez le sommeil d’un hobbit il vaut mieux s’attendre à ce qu’il soit d’humeur ronchonne ensuite. Il resta allongé pendant un certain temps. Un quart d’heure ou une demi-heure peut être puis, abandonnant l’idée de retrouver le sommeil il se redressa. Sa chambre était plongée dans une semi pénombre. Une faible lumière filtrait sous sa porte, interrompue parfois par le passage d’un nain qui courrait précipité à la suite des autres. Qu’est-ce qui pouvait bien leur prendre ? Les connaissant surement un nouvel arrivage de bière. Ou peut être qu’un des mineurs avait trouvé une très grosse pierre précieuse. Même si Bilbo aimait les nains et leur culture, il y avait certaines choses pour lesquelles il ne partageait pas leur passion et c’était réciproque. Ces gens-là étaient-il capables d’apprécier une bonne nuit de sommeil ?

Il prit le temps d’allumer sa lampe à huile et attendit quelques instants que ses yeux s’habituent à la lumière, assis au bord du lit. Il faisait nettement plus froid une fois sortit de sous les couvertures et Bilbo aurait pu parier que la température avait drastiquement chuté depuis la veille. Motivé par ce froid il se leva enfin à la recherche de vêtements chauds. Les nains lui en avaient donné quelques-uns, plus adaptés au froid à venir. Les vêtements qu’avait apportés le hobbit étaient adaptés à l’été et à l’automne, mais ils ne suffisaient pas pour affronter le froid de l’hiver d’Erebor. Il enfila un pantalon épais ainsi qu’une chemise par-dessus laquelle il mit deux pulls assez épais. Les Hobbits supportent assez mal le froid et même habillé de la sorte Bilbo n’était pas tout à fait à l’aise. Il n’y avait presque plus personne dehors, à part un nain qui courrait et qui eut vite fait de disparaitre au détour du couloir. Il sentit que la curiosité le gagnait. Il avait envie de savoir où ils étaient tous passés, mais Bilbo savait où étaient ses priorités.

Il finissait de déguster son petit déjeuné. Il s’était préparé un « petit » quelque chose dans les cuisines et l’avait ramené dans sa chambre. Il n’avait pas croisé grand monde. Erebor était toujours bouillonnant d’activités, d’allées et venues, mais ce matin-là les nains semblaient s’être évaporés. Ça ne l’avait pas vraiment inquiété jusqu’à ce qu’il ait finit de manger son dernier morceau de lard. Etaient-ils tous partis à la mine ? Ce serait surprenant. Les nains exerçaient des activités très variées, ils n’avaient pas pu tous disparaitre là-bas. Mais où étaient-ils alors ? Il se sentait bien plus d’humeur à l’aventure une fois l’estomac bien remplit. Il se leva, prit son manteau et sa paire de gants, et partit découvrir ce qui se tramait. Après avoir parcouru quelques couloirs sans croiser personne, il décida de se diriger vers l’entrée principale. Cela faisait déjà quelques jours qu’il était ici et il avait commencé à mémoriser quelques trajets. Il avait comment aller de sa chambre à l’entrée principale, il connaissait le chemin qui menait au trésor, même s’il ne s’y rendait jamais, ainsi que vers la salle du trône. Quant à la cuisine, il connaissait à peu près tous les chemins qui y menaient. Finalement alors qu’il était proche de l’entrée il vit un groupe de trois nains arriver en sens inverse. Ils riaient alors qu’ils étaient trempés. Une sorte de poudre blanche était accrochée à leur vêtements, mais ça ne semblait pas les déranger et ils semblaient même de bonne humeur. En passant à côté d’eux, Bilbo réussit à entendre un mot. Neige… Il se figea, se demandant s’il avait bien entendu. De la neige… Il en avait déjà entendu parler mais il n’en avait jamais vu. Tournant les talons il se mit à courir vers l’entrée, envahit par l’excitation et la curiosité. Même pour aller chercher le dernier morceau d’une tarte il n’aurait pas couru aussi vite.

En voyant le paysage il se figea. Tout était blanc, parfaitement blanc. Comme si le monde avait perdu ses couleurs. Tout semblait doux et moelleux et Bilbo du résister à son envie de se jeter dedans. Il observait tout cela avec de grands yeux émerveillés, le souffle coupé et le cœur qui accélérait dans sa poitrine. Il s’avança timidement jusqu’à l’endroit où le sol commençait à être enneigé et s’arrêtât devant. Il avança le bout de son pied nu et le posa dans la neige avant de le retirer aussitôt. « C’est froid ! » Il avait été surpris par le contact avec cette poudre étrange, mais en réalité il ne sentait pas autant le froid de la neige sur son pied que si un individu d’une autre race avait fait la même chose. Les pieds des hobbits ont une semelle naturelle qui les protège à peu près de tout. Les nains avaient voulu lui donner des bottes, lui disant qu’il aurait trop froid s’il sortait pied nus, mais pour un hobbit c’est tout simplement inimaginable de mettre ses pieds dans des chaussures. Il avança à nouveau le pied et le posa sur la neige. Un frisson le parcouru mais cette fois il ne retira pas son pied, au contraire il avança le deuxième qu’il plongea aussi dans la neige. C’était à la fois froid et doux, et il sentit comment la neige fondait sous ses pieds pour devenir de l’eau à nouveau. Là où il était il y avait à peine un petit centimètre de neige, mais plus loin il voyait les nains s’y enfoncer jusqu’à mi mollet. Bilbo sourit. C’était donc là qu’ils étaient tous ! Ils étaient sortis pour voir la neige ! Certaines construisaient des bonhommes en empilant des grosses boules de neiges, d’autres s’amusaient à se jeter de la neige qu’ils avaient formés en boules. Bilbo s’avança prudemment, sentant à chaque pas la neige recouvrir un peu plus ses pieds. Finalement il décida d’enlever ses gants qu’il rangea dans sa poche et se pencha pour ramasser une poignée de neige. Il sentit celle-ci se tasser sous la pression de ses doigts. Il sentait bien plus le froid de la neige sur ses mains que sur ses pieds, et il la lâcha. Il se rendit alors compte que de la neige s’était accumulée sur ses épaules. Mais d’où pouvait-elle venir ? Il passa sa main sur son épaule pour chasser la neige, c’est alors qu’il le vit. Une sorte de poussière de neige venait de se poser sur son épaule, tout doucement, comme une plume. Il regarda autour de lui, leva les yeux et il comprit. La neige était en train de tomber. Elle tombait en petits copeaux depuis le ciel, tout comme la pluie. Mais ce spectacle avait quelque chose de bien plus merveilleux que de la simple pluie. Comment ces petits copeaux de neiges avaient-ils ainsi pu recouvrir la montagne en une seule nuit. Il avait envie d’aller voir si il y avait vraiment de la neige partout, il voulait s’éloigner un peu pour avoir une vue d’ensemble sur le sommet. Mais ses pas furent un peu trop précipités et il glissa, tombant sans la neige de tout son long. Un éclat de rire lui échappa. Il se fichait pas mal d’être tombé ou bien de la neige qui lui glaçait la nuque et trempait ses cheveux. Il se sentait bien allongé là à regarder la neige tomber. Il était à nouveau ce jeune hobbit qui ouvrait des yeux émerveillait sur le monde.
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MessageSujet: Re: Première neige   Mer 4 Fév - 18:19




Bilbo & Thorin
Première neige
Q
uand on est une race maudite qui ne parvient pas à se débarrasser d'une malchance impressionnante, cumulant dragons, balrog et défaillances génétiques en plus de mesure moins d'un mètre cinquante, on a tendance à se réjouir de ce que l'on peut.
Ceci explique donc qu'en ce beau matin d'hiver, le soleil brillait sur la montagne solitaire, faisant scintiller telles des paillettes les flocons de neige qui s'y étaient déposés dans la nuit, et que les rires résonnaient contre la montagne qui surplombait, telle une mère protectrice et souriante, une bande de gamins qui jouaient à ses pieds.

Par « gamins » il fallait entendre de petits individus entre 15 et 250 qui pataugeaient joyeusement dans la neige, riant comme des enfants à gorge déployée, s'envoyant des boules de neige et se jetant mutuellement sur l'épais tapis blanc quand ils ne bâtissaient pas de fragiles constructions blanches. Les nains étaient des bâtisseurs nés, et les bonhommes de neige portaient tous la barbe, voisinant des constructions miraculeuses et merveilleuses. Mais une bonne partie de l'agitation et provenaient de la neige qui fusait et maculait fourrures, barbes et chevelures.

Le sommet d'Erebor connaissait les neiges éternelles et de fins flocons étaient descendus sur ses flancs plusieurs fois ces dernières semaines, mais sans jamais s'y attarder : mais de gros flocons duveteux s'étaient amoncelés pour former une épaisse couche blanche qui invitait à la joie et aux jeux, préliminaires au réconfort du feu et des festins. Elle continuait à tomber, pesamment, presque paresseusement, mais attirés par l'éclat pur et l'air frais, les nains s'étaient jetés dehors dès potron-minet. Elle tiendrait, ils pourraient en profiter longtemps encore, mais la première neige a un goût tout particulier dont les enfants de Mahal savaient profiter. Mines, chantiers, joaïlleries, fonderies, tout était fermé pour la journée et ceux qui souhaitaient fermer boutique pour lutiner avec leurs camarades dans la neige le pouvaient. Les nains sont nés pour travailler, mais l'époque de la cupidité acharnée avait vécu ; ils pouvaient redevenir des enfants, goûter à une enfance insouciante que bon nombre d'entre eux n'avait jamais eu.

Evidemment donc, Thorin était dehors avec les siens.

Il n'y avait que quelques enfants et adolescents dehors, mais ils se trouvaient près de lui, engagés dans une féroce bataille de neige avec le roi d'Erebor ; Freyda sa pupille, et un petit garçon tentaient de faire tomber le roi dans la neige en l'assaillant de boules de neige, en vain. Jusqu'à ce que Dis prenne le relais et se mette à bombarder son frère sans la moindre pitié, rappelant leurs jeux d'enfants.

Thorin Oakenshield, roi d'Erebor prit la fuite.
Il fuit sous la neige qui tombait autant du ciel que de ses ennemis d'un jour, ahanant dans la neige qui recouvrait ses bottes et entravait sa progression. Le nain se retourne en arrière pour envoyer la neige pressée dans son poing, et ses longs cheveux sombres lui retombent devant les yeux, lourds de flocons qui s'entremêlent à ses bijoux, giflant ses joues, baillonnant ses lèvres alors qu'il recule encore d'un pas, emporté par l'élan de sa course.

Thorin trébuche sur un obstacle sous ses pieds, glisse dans la neige et s'écroule sans pouvoir garder son équilibre. Il tombe sur un corps chaud allongé dans la neige, et se réceptionne tant bien que mal, enfonçant ses doigts nues dans la neige. Après avoir brièvement mangé de la neige, Thorin se redresse sur ses avant-bras et se rassoit dans la neige, une jambe pliée, un bras étendu derrière lui, l'autre main s'essuyant sur sa poitrine protégée par de la fourrure.
La neige blanche se mêle à ses tresses d'onyx, ajoutant de nouveaux cheveux blancs à ceux qui strient déjà la chevelure du roi. Les flocons s'accrochent, pitoyables petits hobbits frigorifiés, recroquevillés, à la fourrure de son col, tandis que Thorin secoue sa crinière pour dégager son visage et l'exposer à la morsure de la neige et du froid. Il n'a plus combattu de véritables adversaires depuis des mois, depuis qu'un troll ait manqué de lui arracher un bras et lui fracasser le torse, mais sa course effrénée lui rappelle que certaines zones de son corps sont encore marquées d'hématomes jaunâtres, se perdant entre ses cicatrices. Le vieillard va avoir besoin d'un instant de repos avant de chercher à se venger de ses cadets.
Thorin ramène ses jambes sous lui, pour soudain (enfin ? ) poser sur ce qui l'a fait tomber ; c'est à dire Bilbo, invité du roi, hobbit cambrioleur et treizième membre de la compagnie sur qui Thorin est tombé. Sourire d'enfants, yeux brillants, malgré son souffle court, ses vêtements trempés, et sa dignité majestueuse aux oubliettes , le brun lui tend une main amicale et secourable, alors que lui même n'est pas encore sur pied .

«-Maître Bilbo ? Vous joignez-vous aux nains pour cette première neige de l'hiver ? »
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MessageSujet: Re: Première neige   Jeu 12 Mar - 22:31


   
   Bilbo&Thorin
   Première neige

A
llongé dans la poudreuse, le froid commençait à s’emparer de lui sans qu’il s’en rende vraiment compte. Il ne pouvait que succomber à la beauté du spectacle des flocons tombant du ciel en une danse douce et délicate. Il resta allongé un instant, sans vraiment être conscient de ce qui se passait autour de lui. Les nains riaient courraient, et bien entendu ils ne pensaient pas forcément à regarder où ils mettaient les pieds. Bilbo sentit quelque chose cogner sa jambe, et l’instant d’après sa vision était obstrué par une masse de cheveux noirs. Un nain était tombé sur lui de tout son poids, lui coupant le souffle. Alors que le nain se redresse, Bilbo le reconnait enfin. Le cœur du petit hobbit se déchaine dans sa poitrine tandis que ses oreilles prennent une couleur cramoisie. Allongé contre lui, Thorin Oakenshield essaye de se relever tant bien que mal. Ses cheveux lui collent au visage et il ne voit pas tout de suite sur qui il est tombé. Il ne voit pas non plus l’air terrifié du hobbit ni la rougeur qui s’étend sur son visage. Il se redresse  et tourne légèrement le dos au nain tandis qu’il se passe une main sur son visage. Il sent bien à la chaleur qui envahit ses joues qu’il doit être en train de rougir. Après tout il pourrait bien dire que c’est à cause du froid… Comme si son corps voulait lui jouer un tour, il sent encore sur sa peau la sensation des cheveux de Thorin contre son visage. Il fallait qu’il arrête de penser à ce genre de choses.

   

«-Maître Bilbo ? »  Il se redressa en entendant la voix du nain dans son dos. Est-ce que son visage était encore rouge ? Il se retourna, sans vraiment en être sûr. Le froid… C’est le froid qui avait fait rougir sa peau, rien d’autre. Thorin est debout et lui tend une main pour l’aider à se relever. « Vous joignez-vous aux nains pour cette première neige de l'hiver ? » Serrant les dents et déglutissant avec difficulté, il prend sa main et se relève à son tour. « Hmm..Je… »  Il s’interrompt, remarquant que sa voix était bien trop aigue, et se racle la gorge. « J’en serais heureux oui mais je… »  Le hobbit parvient enfin à esquisser un sourire, le malaise commence enfin à le quitter. « C’est la première fois que je vois de la neige ! »  Il regarde à nouveau autour de lui avec de grands yeux brillant. D’un seul coup on le croirait bien plus jeune qu’il ne l’est. Il sourit en regardant les autres jouer dans la neige. Certains construisent de véritables statues de neiges, certains la compactent pour s’en servir de projectiles et se battre avec.

En comté il ne neigeait jamais comme ça. L’hiver pour Bilbo ça avait toujours été l’herbe glacée par la rosée et l’air froid le matin, mais rien de plus. Ce paysage entièrement blanc était l’une des choses les plus étonnantes que le hobbit ai vu de toute son existence. Il n’avait jamais imaginé que ce serait SI blanc, si éclatant. Il n’avait jamais senti quelque chose d’aussi froid sous ses pieds. L’air lui-même était bien plus froid que la veille. Cette fois-ci le visage de Bilbo risquait bien de rougir petit à petit à cause du froid s’il restait longtemps dehors. Il se tourna vers Thorin et lui sourit. « Alors Roi sous la montagne… A quelle activité hivernale allez-vous m’initier d’abord ? »  Il se pencha et ramassa un peu de neige entre ses mains. En se redressant il regarda autour de lui avant de tourner un regard malicieux vers le nain. « Construirons-nous un nain en neige ? »  Sans rompre le contact visuel avec Thorin, il tassait discrètement la neige entre ses mains. « Ou bien ferons nous une bataille de neige ? »  Le hobbit, qui n’avait aucune idée du vrai nom de ces jeux, en avait cependant compris le principe. Ayant fini de tasser la neige entre ses mains, il l’envoya d’un geste rapide sur le nain et l’atteignit en pleine figure. Il y avait bien peu de choses dont les hobbits pouvaient se vanter, mais la précision au lancé en faisait partie. Bilbo ne put s’empêcher de rire d’avoir réussi. Il le lui avait bien dit pourtant lors de leur première rencontre : il était doué aux fléchettes. En réalité il était doué pour lancer des projectiles avec précision. « Aurais tu oublié la précision lé-gen-daiiiire des hobbits ? » Pour une fois qu’il pouvait se vanter un peu il en profitait. Bien entendu il ne mesurait pas tout à fait les conséquences que pouvaient avoir un tel acte. En jetant cette boule de neige il avait déclaré la guerre ! C’était la première fois qu’il se lançait dans une bataille de boules de neiges tandis que le nain avait sans doute joué à ce jeu des centaines de fois avant cela, depuis sa plus tendre enfance en réalité. Si Thorin décidait de prendre tout cela au sérieux c’en était finit du petit hobbit !
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MessageSujet: Re: Première neige   Ven 3 Avr - 15:25


       

       Bilbo & Thorin
       Première neige
T
Thorin, les deux pieds profondément enfoncés dans la neige fixait le petit hobbit éprouvé par les événements. Il semblait disparaître dans la neige, comme avalé par l'or blanc dont les cristaux se précipitaient sur eux, comme mû par une volonté propre, une joie sans fin. Thorin fronça les sourcils, observant la carnation érubescente de son cambrioleur ; chancelant alors qu'il le relève, sa voix passant difficilement sa gorge, ses joues marbrées de rougeurs inhabituelles. Les hobbits étaient bien moins résistants que les nains.
Les enfants nains couraient joyeusement autour d'eux, à peine enroulés dans leurs fourrures sans que leurs parents craignent aucunement pour eux. Les nains était solides comme la pierre d'où ils étaient issus, la maladie inexistante pour eux. Les hobbits semblaient prêts à s'évanouir à la moindre brise, et c'était un point que Thorin avait hurlé à la face de Gandalf dès que celui-ci avait établi la Comté comme point de rendez-vous pour la compagnie.
Durant l'aventure, combien de fois Thorin avait eu envie de laisser Bilbo en plan, alors qu'ils étaient sans cesse ralenti par les minauderies du petit être sans défense ? Si fragile, inadapté à la vie réelle et la dureté de la damnation des nains. Thorin n'avait pas donné cher de son courage, de ses compétences, mais surtout de sa survie, et encore aujourd'hui, sur les pentes d'Erebor, il fouillait les traits de Bilbo du regard, guettant les signes d'une nouvelle maladie. L'exaspération se battant avec son instinct protecteur.

Les chances de survie d'un être aussi faible en dehors de l'Eden qu'était la Comté était nulles. Le nain était peut-être né avec une cuillère en argent – en or – dans la bouche, mais sa vie ne s'était pas déroulée entre des draps de soie. Sa nature pessimiste, à l'horizon noirci de visions eschatologiques lui dépégnait un monde sombre et jamais, la réalité n'était venue démentir cette philosophie. Qu'avait-il eu comme source de joie, à l'exception de la naissance de Kili, Fili, Freyda ? Il se souvenait des scolopendres des régions humides et humaines dans ces atmosphères fuligineuses et immondes. Cette impression de ne jamais réussir à se débarrasser de ces odeurs humaines, de cette pollution et de cette pauvreté crasse qui imprégnait tout. En comparaison, l'euphorie des nains devant les premières bourrasques de neige semblait apporter un sang neuf dans ses veines, ravissant son cœur et son âme. Comme pour compléter cette nouvelle aurore, la surprise rajeunissait ses traits, alors qu'il fixait le cambrioleur, qui observait les alentours comme s'il se retrouvait à nouveau à Fondcombe pour la première fois. « C’est la première fois que je vois de la neige ! » L'aveu prit Thorin de court, l'empêchant de formuler sa question sur l'état de santé précaire du hobbit.  Thorin lui jeta un regard en coin, surpris, éberlué même.

« -Comment est-ce possible ? »

Il avait toujours connu la neige. De tout temps, les neiges éternelles ornaient Erebor, et chaque hiver, le pic se retrouvait recouvert jusqu'aux racines de flocons blancs. Les enfants apprenaient à patauger dans ce tapis aussi haut qu'eux, on les faisait grimper sur leurs premiers mouflons pour qu'ils puissent crapahuter un peu partout, on sortait les vieilles armes rouillées pour décorer les nains de neige, on menaçait de fessées indignes les jeunes nains adolescents et stupides s'amusant à dessiner des bistouquettes – Frerin lui manquait -  ou à glisser du haut des proéminences neigeuses sur des boucliers de métal forgé par leurs ancêtres.... C'était... normal. Cette routine réchauffait son cœur alors qu'il se tenait là, laissant la neige s'agglomérer sur ses épaules et dans ses tresses. Tandis qu'un hobbit n'avait jamais vu la neige ? Comment était-ce possible ? Jamais la Comté ne lui avait parue plus étrangère.
 
« Alors Roi sous la montagne… A quelle activité hivernale allez-vous m’initier d’abord ? »  Thorin croisa les bras sur son torse et laissa un sourire goguenard monter à ses lèvres. Il ne seyait guère au roi de s'amuser de manière aussi futile avec un invité, certes, mais sa chevelure d'ébène était encore marquée de son combat impitoyable face aux enfants d'Erebor. C'était sans doute la part de son statut qu'il préférait – loin devant la paperasse dont Balin et Dis l'inondaient depuis son retour. Le nain ne comprenait cependant pas où Bilbo voulait en venir bien qu'il ne le lâchait pas du regard. Il secoua joyeusement la tête, agitant ses tresses qui cliquetaient dans le vent, détendu par les cris heureux des siens, l'absence apparente de leurs périls habituels.

« - Je ne voudrais... »

Pas vous faire du mal maître hobbit, vous êtes mon hôte, et que le démiurge m'en préserve, je ne souhaite plus vous blesser. Vous devriez d'ailleurs rentrer dans vos quartiers, et et... C'était un tel discours rationnel, souverain et raisonnable que Thorin s'apprêtait à prononcer. Une bataille de boule de neige lui semblait une entreprise plutôt risquée, entre un fragile hobbit mal emmitouflé, pieds nus, et un nain aguerri et guerrier. Si c'était pour voir ensuite Bilbo alité durant des jours...
Pourtant, Thorin n'eut guère le temps d'appliquer ces beaux préceptes.

Une déflagration nivéenne l'atteignit en pleine face.

« - Mahal tout puissant ! »

Cracha Thorin crachant au passage la neige qu'il avait ingéré, bouche entrouverte alors que l'ignoble petit monstre le visait. Menace eschatologique, de fin du monde et prédisant les pires maux qui pourraient s'abattre sur le petit hobbit . Crime de lèse-majesté ? Non. Thorin considérait la bataille de neige comme un jeu. Mais la définition de « jeu » changeait grandement en fonction de la race du locuteur.  Et les nains étaient connus pour être de mauvais joueurs et jouer aussi férocement qu'ils se battaient à la guerre. D'un revers de main il ôta la neige qui s'était prise dans sa barbe, avant de river un regard bleu sombre de mauvais augure sur son compagnon. « Aurais tu oublié la précision lé-gen-daiiiire des hobbits ? » Il se moquait, le narguait qui plus est ? La petitesse fine et fragile de Bilbo cédait le pas à son grand sourire ravi. Oh, il était ravi d'avoir pris le dessus sur Thorin Oakenshield ? Il allait voir ce qu'il allait voir.
Le nain se pencha pour saisir de la neige qu'il envoya à la volée vers le hobbit. Stratégie apparemment nulle et bourrine, cultivée depuis des décennies par la famille des Durins. Il n'envoya qu'un nuage de poudreuse vers le voleur, sans que celle-ci eut beaucoup d'autre profit que d'envoyer une vague de froid pour s'emparer de lui et l'aveugler un instant.

« - Ne jamais sous-estimer les nains » lui lança rageusement Thorin.

Il bondit pour saisir le petit hobbit par la taille, pour le soulever du sol, arrachant ses pieds nus de la masse blanche et pour l'envoyer bouler à nouveau dans un monticule neigeux proche , où il imprima la silhouette hobbite, comme dans un moule. Malgré la soudaineté violente de l'attaque, il le plaqua dans la poudreuse avec une certaine douceur, retenant sa force. Lui-même resta debout, les deux pieds ancrés dans le sol, mais les mains sur les genoux. Le regard qu'il rendit à Bilbo brillait d'un amusement sauvage, mais présent, dangereusement présent si j'ose dire.

« - Surtout dans leur habitat naturel. Tout ce que vous gagnerez est une pneumonie. »

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MessageSujet: Re: Première neige   Mer 3 Juin - 23:55



Bilbo&Thorin
Première neige

C
e fut avec un sourire de satisfaction que Bilbo observa la boule de neige qu’il venait de lancer atteindre le roi des nains en pleine figure. « - Mahal tout puissant ! » S’écriait le nain tandis que le hobbit laissait échapper un rire léger et enfantin. Il regarda Thorin enlever la neige de sa barbe et de son visage en essayant de cacher son sourire, en vain. Les flocons de neige blancs s’accrochaient également à ses cheveux. Eux qui habituellement cascadaient avec une grâce naturelle, ils avaient en cette journée d’hiver un aspect plus hirsute que d’habitude. Mais alors que les derniers flocons disparaissaient de son visage le nain leva un regard sombre vers son ami. Son sourire trembla un instant sur son visage avant de disparaitre. Peut-être n’aurait-il pas dû se permettre un tel geste ? Après tout il n’était pas de retour depuis si longtemps et la solidité de leur amitié était encore à vérifier. Un soudain leporisme s’empara soudain de Bilbo qui n’avait qu’une envie, trouver un terrier sous cette neige et disparaitre à l’intérieur ! Dans un mouvement impressionnant le nain se pencha, plongea ses mains dans la neige et… Envoya un nuage de neige céruléen vers le hobbit qui resta perplexe. Finalement il afficha le même sourire narquois qu’il affichait un peu plus tôt et ce dernier ne fit que s’agrandir lorsqu’il entendit la réplique de Thorin. « Ne jamais sous-estimer les nains » « Je ne voudrais pas vous vexer mais ce n’est pas un peu de poussière qui va… aïe… qui va…. » Bilbo clignait des yeux, essayant de chasser les flocons qui s’était faufilés à travers ses cils. Pour de si petites choses c’était sacrément désagréable. Alors que le tourbillon des phosphènes l’aveuglait il comprit enfin quel avait té le véritable but de l’attaque du nain. Il se frottait les yeux essayant de recouvrer la vue le plus vite possible mais l’attaque de Thorin fut plus rapide.

Alors que le nain le saisissait à la taille, Bilbo fut surpris avec la facilité avec laquelle celui-ci le soulevait du sol. Il battit des pieds, essayant de se libérer, mais sa pitoyable tentative fut sans succès. Il recouvrait à peine la vue qu’il sentit le nain pivoter. « Nononononon ! » Mais Thorin, impassible et imperturbable exécutait son plan sans se soucier des protestations du pauvre hobbit qu’il envoya dans un tas de neige. Ce dernier avait amortit sa chute, mais la poudre blanche et glaciale s’était débrouillée pour se glisser par les ouvertures de ses vêtements, telle une limace lubrique. Alors que Bilbo essayait de se remettre de ce changement de température soudain, le nain se pencha vers lui. «Surtout dans leur habitat naturel. Tout ce que vous gagnerez est une pneumonie. » Alors ça ne lui suffisait pas de le battre à plate couture… Il fallait en plus qu’il lui fasse son petit discours sur la supériorité des nains et la fragilité des hobbits… Mais même si ils étaient un peuple fragile et peu belliqueux, ils avaient tout de même leur fierté. L’amusement qui brillait dans les yeux de Thorin ne fit qu’enflammer le désir de vengeance de Bilbo qui afficha lui aussi un sourire goguenard. Il se redressa, s’approchant de Thorin pour lui souffler d’un ton faussement menaçant : « Les hobbits ont peut-être l’air fragiles, mais nous n’avons pas que des faiblesses… » Le saisissant par le col de son manteau, il n’eut plus qu’à glisser une jambe derrière les genoux de Thorin et à tirer pour lui faire perdre l’équilibre et l’entrainer dans le tas de poudreuse. Profitant de la mise à terre de son ennemi le hobbit en profita pour lancer sur lui des flopées de poudreuse, s’assurant qu’il en serait aussi couvert que lui-même. « Alors roi des nains ! Se faire battre ainsi par un hobbit est le signe d’une décadence certaine de votre peuple ! » Toujours assis dans la neige, ce fut à son tour de se pencher vers son ami, les mains sur les genoux pour le regarder d’un air condescendant. « Ne jamais sous-estimer un hobbit ! Surtout pas celui qui fit partie de la compagnie de Thorin écu-de-chêne… » Alors qu’il avait commencé sa phrase sur le temps de la plaisanterie, son visage s’assombrit lorsqu’il prononçait ces derniers mots. Ils lui étaient venus naturellement mais ce ne fut qu’en les prononçant qu’il se rendit compte que tout cela faisait partie d’un passé très lointain. Un sentiment de hiraeth avait soudainement inondé le hobbit. Il était partit de la comté pensant qu’il voulait être à Erebor, mais ce n’était pas de ce lieu dont il était nostalgique. Ce qu’il désirait en réalité c’était être à nouveau celui qu’il était il y a 6 ans. Un membre de la compagnie. Il avait toujours été un peu à l’écart, sans jamais se sentir membre de quoi que ce soit. Il était trop étrange pour les hobbit, mais les nains, même s’ils avaient douté de lui au début, avaient fini par l’accepté comme l’un des leurs. Après qu’il eut volé l’arkenstone ce lien s’était brisé et il s’était à nouveau retrouvé seul. Pendant son exil cul-de-sac, son foyer, avait fini par devenir rien de plus qu’une ergastule. Ce que l’on disait était surement vrai. Le foyer ce n’est pas forcément un lieu. Il peut être tout simplement auprès des personnes que l’on chérit. Cette vérité avait heurté Bilbo comme une épiphanie. Il avait fallu qu’il retrouve cette joie d’être avec l’un de ses vieux amis à rire dans la neige, pour se souvenir de la raison pour laquelle il aimait être avec eux. Il n’y avait aucune aporie, tout était clair. Il secoua la tête, se rendant compte que son soudain retour au sérieux avait du paraitre étrange. Il se tourna vers Thorin, plongeant son regard dans le sien alors que la raison de son retour apparaissait plus évidente que jamais et lui sourit. « Excuse-moi… C’est juste que tout ça… » Dit-il en jetant un regard sur les nains jouant dans la neige et vers l’entrée d’Erebor. « Je viens de réaliser que revenir était en effet la bonne décision. »
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MessageSujet: Re: Première neige   Sam 5 Sep - 19:41


     Bilbo & Thorin
     
 
     Première neige
Cela faisait une éternité que Thorin Oakenshield ne s'était pas senti aussi léger. Malgré la douleur qui traversait encore son torse meurtri, il respirait plus facilement cet air frigorifique et vif, et les sourires effleuraient ses lèvres comme les flocons qui y mouraient par saccades. Tourner le dos à la montagne, n'avoir dans les yeux que de la neige et un hobbit, oublier les cris et empoignades qui étaient son lembas quotidien. Au revoir, la paperasse, au revoir les responsabilités, les conseils interminables, les décisions faites les mâchoires serrées et le poids toujours plus lourd de l'or massif sur son front. Everything I did, I did it for them. Et ce moment lui rappelait pourquoi il se battait, en ôtant un instant les chaînes de culpabilité qu'il traînait derrière lui. Le monde était suspendu, voltigeant dans les airs comme les flocons, comme les sons étouffés par la tapis et Thorin Oakenshield souriait. Jouait.

Abuser de sa force contre un petit hobbit, fût-il couronné de moultes titres prouvant son courage et sa chance était peut-être une (petite) tricherie - mais il était difficile de demander à un nain de ne pas faire jouer ses muscles, ou de son poids contre un quelconque adversaire - les nains pouvaient être aussi mauvais joueurs que bons perdants, mais seulement s'ils avaient fait tout ce qui étaient en leur pouvoir - aka. l'impossible fait obstination - avant de perdre - faire jouer sa force physique était un plaisir pour Thorin, après avoir passé tant d'heures engoncés dans la fourrure, le trône et la couronne. Il n'avait jamais autant voulu de courbatures que depuis qu'il n'avait plus le temps de s'en faire.

« Les hobbits ont peut-être l’air fragiles, mais nous n’avons pas que des faiblesses… » Thorin allait s'excuser, écarter son attaque et ses insultes d'un mouvement de main - il en avait appris, sur le courage des hobbits et comme Gandalf, ce hobbit là ne cessait de l'étonner. Mais il était difficile de passer outre la possibilité qu'il le brise en deux d'un simple mouvement. Il était si frêle, si peu résistant à ce que le monde pouvait bien faire tomber sur le coin de la tête des nains à tout instant, d'un caprice maudit des Valars. Il n'oubliait pas le rhume qui avait pris Bilbo à Dale, après avoir vécu quelques mois au rythme d'une compagnie de nains. C'était avec ce genre de préjugés qu'il avait débarqué à Bag-end, qu'il avait méprisé le cambrioleur et espéré à chaque battement de son coeur qu'il abandonne, lui donne raison et ne soit abandonné sur le bord de la route. Bilbo avait abattu tant de préjugés, qu'il pouvait faire mentir le proverbe "têtu comme un nain", mais il restait un hobbit, jamais il ne serait un nain. Thorin s'en désolait autant qu'il s'en réjouissait - Mais Bilbo était un membre de la compagnie à part entière, à la différence près qu'il ne pouvait le saluer en cognant son crâne contre le sien.

Thorin eut un mouvement surpris, guerrier surpris garde baissé et l'étonnement éclaircit un instant ses prunelles, écarquilla ses yeux encadrés des premières rides. Bilbo se rapprochait de lui, franchement menaçant, farouche comme lorsqu'ils se disputaient comme si - parce que - l'avenir du peuple nain et d'une partie de la Terre du Milieu était en jeu. Il rompit la distance entre eux, le saisissant par le col et l'entraînant au sol. Les deux compagnons roulèrent au sol, dans la neige qui recouvrait le sol comme un matelas de froid et de douceur.

Thorin était devenu un bonhomme de neige - il s'ébroua tant bien que mal, d'abord allongé, puis assis dans la poudreuse. « Ne jamais sous-estimer un hobbit ! Surtout pas celui qui fit partie de la compagnie de Thorin écu-de-chêne… » Thorin releva lentement le regard vers le hobbit qui le dominait des deux pieds nus dans la neige en cet instant - il interrompit son débarbouillage, la neige agglomérée dans sa barbe et dans ses tresses, les glaçons pendant au bout de ses longs cheveux, les flocons fondant en tâches sombres et humides sur son col et ses épaules, tout cela atténuait gravement sa crédibilité, son sérieux et l'émotion du regard qu'il lançait par-dessous à Bilbo. Un long silence, qui s'éternisait planait soudain entre eux, alors qu'une myriade d'émotions passaient sur le visage glabre du hobbit - jusqu'à aboutir à une image inédite - son expression se ferma, s'assombrit.

Un long silence, qui s'éternisait planait soudain entre eux, alors qu'une myriade d'émotions passaient sur le visage glabre du hobbit - jusqu'à aboutir à une image inédite - son expression se ferma, s'assombrit. Faisant se serrer le coeur de Thorin; une telle gravité sur le visage de Bilbo... Cela lui rappelait des temps anciens et de périls, des souvenirs qu'il aurait préféré chasser de la mémoire du cambrioleur. Lentement, Thorin se releva sur ses deux bottes alourdies par la neige et les flocons fondant sur sa fourrure, pour baisser les yeux, presque soucieux vers Bilbo qui fixait... Les portes ? Les nains ? La neige ?  « Excuse-moi… C’est juste que tout ça…  Je viens de réaliser que revenir était en effet la bonne décision. » Thorin laissa échapper un sourire - un vrai, qui étira le coin de ses lèvres dans une lueur fugace de joie, de chaleur et de bonheur. C'était plus fort que lui, il appréciait la présence du petit hobbit à Erebor, même s'il ne comprenait pas la moindre raison qui l'avait fait quitter son foyer. Il savait bien, se doutait bien que Bilbo devait avoir des doutes;

On ne quitte pas son foyer et tout ce qu'on a toujours connu sans la moindre hésitation - la timidité première de Bilbo en était l'exemple... et le siècle passé à se morfondre loin de sa montagne tant aimée en était un autre. Les six ans d'exils avaient fait beaucoup de bien à Thorin, mais avaient rouvert d'innombrables plaies dans son âme. Il ne voulait pas, ne pouvait pas être loin de chez lui - c'était sa place, son coeur était à la montagne. Il l'avait annoncé à Indis : il préférerait cette fois la mort à l'exil. Alors oui, le choix de Bilbo, d'avoir vu son visage illuminé par les reflets de l'or lors de son retour...Il ne s'en remettait pas. Une part de lui ne comprenait pas, tant de qu'une autre énonçait la vérité : Il était un membre de la compagnie d'Oakenshield, la compagnie qui avait réclamé Erebor, combattu pour le fief nain : sa place était ici. Grave et sérieux, mais sans perdre un demi-sourire en coin, Thorin riva son regard sur Bilbo, même si le regard de celui-ci se perdait ailleurs.

"- Tu as ta place parmi nous, n'en doute pas ; tu es le bienvenu, Bilbo Baggins dans cette montagne et tu le seras aussi longtemps que tu le désires. Nain ou pas. Mais vous devriez vous abriter messire hobbit, vous..." Thorin s'interrompit un instant, battant des paupières : comment être sûr quelqu'un a froid quand les symptômes vous sont à vous mêmes inconnus ? " Nez et pieds rouges, vous tremblez."

Le hobbit grelotte, le hobbit est de faible constitution et semble une hérésie dans la neige qui leur monte aux chevilles. Thorin finit de chasser la neige de son manteau et fit un signe de tête vers la montagne, et ses lourdes portes gardées les deux pieds dans la neige par quelques nains qui observaient leurs camarades goûtaient à une journée de détente.


"- D'ailleurs, j'ai quelque chose pour vous, à l'intérieur, si vous voulez bien... ?"


La dernière fois que Thorin avait escorté, accompagné le hobbit, il lui en avait demandé l'autorisation avec timidité, incertitude. Peur même: peur de la rebuffade, de la crainte ou du dégoût qui pouvait naître chez son amI. Pas cette fois - au contraire, il y avait de l'assurance, presque de la forfanterie dan la façon dont Thorin tendit le bras d'un air grandiloquent - mais sans en avoir conscience vers les portes de la montagne. Il était sûr de lui, car sûr de son présent.  Il le guida à l'intérieur des murs de la montagne, et commanda de quelques mots de khuzdul rapide à un garde d'aller chercher un manteau de fourrure pour leur hôte aux pieds nus et aux joues rougies par la froid -  Il le ramenait à l'intérieur d'Erebor, mais pour mieux l'en faire émerger quelques corridors labyrinthiques plus loin . Un garde nain les rattrapa pour remettre le manteau à Bilbo, et Thorin continua de les entraîner dans sa montagne - vers la paroi extérieure de la montagne, si vous aviez un sens inné de l'orientation à l'intérieur de la Montagne Solitaire : jusqu'à ce que l'air du couloir de pierre où ils cheminaient se rafraîchisse soudainement. Thorin livra un demi sourire, fier et mystérieux à Bilbo :

"- J'espère que cela ne saura pas trop enneigé pour vous. "


Et ils passèrent une arche de pierre gardée par deux nains en armure légère, une arche qui tenait lieu de porte en attendant mieux. Ou plutôt, de portail, car ils se retrouvèrent soudain à l'air libre, avec une vue panoramique des flancs d'Erebor et de la brume qui s'étendait au-delà.

"Nous sommes un peuple souterrain, et notre richesse, notre fierté viendra toujours du sous-sol. Les pieds sur terre et le coeur dans nos montagne, voilà le peuple de Durin. Mais... " il haussa les épaules " par fierté et par méfiance envers les autres peuples, nous avons toujours gardé quelques cultures, mi-souterraine, ou bien aérienne, au cas où."

Sur le pan sud de la montagne étaient élevés des mouflons par exemple - en levant la tête et en se tordant le cou, on pouvait les apercevoir grapahuter sur leur plateforme dominant les hauteurs. Peu de nains étaient véritablement à l'aise avec le ciel immense au dessus de leur tête, son escapade avec Indis sur des flancs inexplorés - et donc dangereux pour l'impénétrabilité du royaume sous la montagne. Ils étaient sur l'une de ses plateformes à ciel ouvert; une sorte de terrasse à moitié encadrée par des murs plus ou moins hauts. Les pans s'étaient écroulés - une montagne est immortelle et l'art des nains solides comme le mithril, mais les galeries creusées dans la roche nécessitaient un certain entretien tout de même, entretien peu facilité par la royauté d'un siècle d'un certain dragon. L'espace était grand, et le vent comme le soleil y passaient librement. Si un tapis de neige fraîche, immaculée et blanche, scintillante sous le soleil, s'y trouvait étendu, il était lisse car on avait évacué les graviers et roches qui maculaient la place. Des monticules élevaient certes la neige : mais il s'agit de terre apportée des alentours d'Erebor, qui n'avait pas encore été aplanie sur le sol. Thorin baissa les yeux, et joignit les mains devant lui, cherchant plus ses mots qu'il ne voulait l'avouer - comme ce jour où il avait avoué ses torts, il n'avait plus la fièvre du dragon pour le porter, ne restait plus qu'une sincérité humble avec laquelle il se sentait embarrassé.

" Je suis bien placé pour savoir qu'il n'est pas aisé de ... se sentir bien, loin de son foyer et mon devoir de faire de mon mieux pour vous remercier de votre aide et de votre amitié. Cette montagne est vôtre, Bilbo de la compagnie de Thorin Oakenshield. Un symbole de notre amitié," continua-t-il doucement, reprenant des termes qui avaient déjà franchi ses lèvres, mais enfiévrés d'un mal qu'il combattait toujours "mais qui correspond à des temps moins troublés, et, je le crains plus à vos goûts."

Les hobbits aimaient la terre, les arbres, les fleurs et les végétaux - Dis le lui assenait à peu près trois fois par jour, le disant ingrat - après tout ce que Bilbo avait fait pour eux, il lui offrait du mithril et une part du trésor ? Certes, avec ça, le hobbit avait de quoi acheter tout l'est d'Arda à partir des monts brumeux, mais les hobbits ne faisaient guère usage de ce genre d'espèces sonnantes et trébuchantes. Thorin était encore aveuglé par la verdoyance de la Comté. Mais il hasarda un sourire timide, sans oser s'engager véritablement sur la terre, restant dos à sa montagne :

"Si vous voulez faire de cet endroit votre doma... jardin, j'en serais heureux."




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MessageSujet: Re: Première neige   Sam 7 Nov - 21:39



Bilbo&Thorin
Première neige

C
’était un bonheur teinté de nostalgie que ressentait le hobbit depuis son retour à Erebor. Une nostalgie qui était née au regret d’avoir un jour trahit la confiance de son ami, et il ne pouvait oublier ce que ce dernier lui avait fait. Cette confiance mutuelle qu’ils avaient forgée au cours de leur voyage s’était brisée et il ignorait s’ils ne pourraient jamais la réparer. Il regardait son vieil ami avec un regard chagriné, ressentant la distance que leur confiance rompue avait fait naitre. Le temps de la bagarre dans la neige ils étaient devenus des enfants insouciants, mais leurs préoccupations d’hommes étaient revenues au galop. La neige avait fini par refroidir ce court instant de bonheur.

Thorin, s’apercevant de l’espressione assombrie de Bilbo, s’était relevé, encore tout couvert de neige. Mais après que le hobbit lui eut donné la raison de son sérieux soudain, il afficha au contraire un grand sourire. Une flamme s’alluma dans le cœur de Bilbo, réconfortante, et il eut l’impression que le froid se faisait moins mordant. Depuis son retour c’était peut-être bien la première fois qu’il voyait une telle expression sur le visage de son ami. Thorin était donc encore capable de sourire sincèrement ! Après l’accueil qu’il lui avait fait, Bilbo avait peur que ce ne soit pas le cas. Ce n’était pas des sourires que le nain lui avait offert lors de son arrivée, et même si par la suite il s’était excusé et lui avait permis de rester, Bilbo n’était pas certain d’être réellement le bienvenu. La rancœur des nains n’avait d’égal que leur entêtement. Mais en voyant ce sourire-là, en cet instant, il s’aperçu qu’il y avait encore un peu d’espoir d’un jour parvenir à reconstruire leur amitié.

Il se sentait libéré d’un poids, celui du doute. Jamais il ne s’était vraiment sentit à sa place en Comté. Il avait toujours été différent des autres. Il rêvait d’aventures et de voyages ! Tout le monde mettait ses rêves d’enfant sur le compte de son ascendance Touque en se disant qu’avec l’âge il deviendrait plus… conventionnel. Le pire étant qu’ils avaient eu raison. Il s’était construit sa petite vie rangée, refoulant ce qu’il était vraiment. Si Gandalf n’était pas venu l’enrôler de force dans une compagnie de nains sans doute aurait-il renié ses rêves jusqu’à la fin de sa vie. Il serait mort sans rien connaitre du monde au-delà de la Comté, ses rêves enfouis au plus profond de son âme. Et c’était sans doute ce même destin qu’il aurait connu s’il n’était pas revenu. Dans cette montagne il se sentait libre d’être qui il était. Les nains avaient une mentalité très différente de celle des hobbits et plus adaptée à la vrai personnalité de Bilbo (même si par habitude celui-ci conserverait sans doute beaucoup d’usages de son peuple). Il pourrait au moins révéler enfin la fascination qu’il avait pour ces terres qu’il avait parcouru et pour les différents peuples qui l’habitent. Bien sûr il y avait bien une chose ou deux que Bilbo devrait continuer de cacher, la deuxième plus importante de ces choses étant son admiration pour les elfes et leur histoire !

Sans perdre son sourire, le roi nain s’adressa à Bilbo sur un ton presque solennel. « Tu as ta place parmi nous, n'en doute pas ; tu es le bienvenu, Bilbo Baggins dans cette montagne et tu le seras aussi longtemps que tu le désires. Nain ou pas. » Un sourire d’abord hésitant apparu sur le visage du hobbit avant de s’étirer franchement sur ses joues rouges de froid. C’était un sentiment douc et réconfortant de penser que sa place était véritablement ici. Il n’avait plus à se chercher. Il savait qui il était, il savait où il voulait être et surtout il savait ce qu’il voulait. Il leva les yeux vers Thorin d’un air décidé, puis il tordis le nez, dans un sens puis dans l’autre, plissa les yeux, et éternua de toute la force de ses poumons, juste au moment où le nain lui faisait remarquer qu’il tremblait. Il sortit précipitamment un mouchoir de sa poche et s’essuya le nez, soulagé que le nain ne se formalise pas de son éternuement. Après tout, pied nus dans la neige, il commençait à avoir franchement froid. Sentant que le hobbit ne pourrait pas rester plus longtemps dehors par ce temps, Thorin lui annonça qu’il avait quelque chose pour lui à l’intérieur. Bilbo le regarda d’un air surpris mais le suivit sans rechigner.

Thorin était plus sûr de lui que lors de leur premier entretien. Sa réaction ce jour-là était peut être due en partie à l’appréhension de ces retrouvailles… Lui-même n’avait pas su sur quel pied danser lors de cette première conversation après ses 6 années d’exil. A présent chaque chose retrouvait sa place même si leurs actions passées n’étaient pas effacées, et même si sans doute ne seraient elles jamais oubliées. Ils marchèrent ensemble vers les portes du royaume où Thorin s’adressa à un garde en Khuzdul. Les intonations rauques et le roulement des syllabes avaient toujours autant de charme aux oreilles du hobbit. Alors que les langues elfiques étaient élégantes et gracieuses, le Khuzdul avait quant à lui un charme brut. Déjà se formait dans l’esprit de Bilbo l’envie d’apprendre la langue des nains, une envie qu’il ne manquerait pas de mettre à exécution par la suite. Il ne sut ce que Thorin avait bien pu lui dire que quelques instants plus tard, alors qu’il suivait le roi nain dans les longs couloirs d’Erebor. Le garde les avait rattrapés, apportant un gros manteau de fourrure pour Bilbo. Surpris, il prit le vêtement des mains du garde et le remercia chaleureusement. Il remercia également Thorin, timidement, étonné de cette attention. Un fois enveloppé dans le manteau il cessa enfin de frissonner.

Thorin ralentit le pas tandis que ses yeux brillaient de mystère, mais également d’une fierté qu’il n’arrivait pas tout à fait à cacher. Deux gardes étaient postés devant une arche et tandis qu’ils s’avançaient vers elle Thorin déclara : « J'espère que cela ne sera pas trop enneigé pour vous. » Curieux, ce fut cette fois Bilbo qui ne put s’empêcher d’accélérer. Une brise légère ébouriffa ses cheveux lorsqu’il s’avança. L’arche ne s’ouvrait pas sur une pièce fermée mais… sur l’extérieur. « Nous sommes un peuple souterrain, et notre richesse, notre fierté viendra toujours du sous-sol. Les pieds sur terre et le coeur dans nos montagnes, voilà le peuple de Durin. Mais... par fierté et par méfiance envers les autres peuples, nous avons toujours gardé quelques cultures, mi-souterraine, ou bien aérienne, au cas où. »

Bilbo ne disait rien, ne montrait aucune expression. Il restait là debout, sans bouger, assimilant ce qui venait de se produire. Il s’agissait d’un terrain relativement grand, couverts d’une terre qui semblait avoir été purgée des graviers caractéristiques du terrain de montagne. C’était comme si on avait voulu transformer cet endroit pour que la culture y soit possible. Comme… un jardin…

« Je suis bien placé pour savoir qu'il n'est pas aisé de ... se sentir bien, loin de son foyer et mon devoir de faire de mon mieux pour vous remercier de votre aide et de votre amitié. Cette montagne est vôtre, Bilbo de la compagnie de Thorin Oakenshield. Un symbole de notre amitié, mais qui correspond à des temps moins troublés, et, je le crains plus à vos goûts. » Thorin, qui semblait mal assuré en s’adressant à lui, n’aurait cependant pas pu mieux choisir ses mots. « Si vous voulez faire de cet endroit votre doma... jardin, j'en serais heureux. »

Bilbo était muet de stupeur. Son cœur débordait d’un sentiment de bonheur profond et de gratitude. Ce cadeau n’était pas un simple cadeau, c’était un symbole. Lorsque Thorin lui avait dit qu’il avait sa place ici ce n’était pas des paroles en l’air. S’il lui offrait cet espace pour qu’il en fasse son jardin, c’était parce qu’il savait que à la longue la nostalgie finirait par, atteindre le hobbit. Il lui faisait ce cadeau parce qu’il espérait qu’il resterait longtemps, assez pour que cette nostalgie l’atteigne, et espérait que ce jardin saurait l’adoucir. « Thorin c’est… » Il déglutit, incapable de finir sa phrase. Il leva des yeux débordants de reconnaissance vers le nain. « Merci. » Il posa sa main sur le bras de Thorin, un geste simple car il n’osait faire plus, mais qui exprimait toute la reconnaissance qu’il éprouvait en cet instant. Thorin ne lui avait pas offert qu’un jardin, il lui avait offert la possibilité de se créer un petit bout de Comté ici, à Erebor, parce qu’il se souciait de lui.
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