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La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)

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MessageSujet: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Mar 30 Déc - 18:19
La Grande Evasion
(d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)
L'attente était fatale. Une ennui sans nom qui ne pouvait se résoudre à disparaitre d'un claquement de doigt. Nous retrouvons donc Wolburgh, après ses péripéties avec la charmante cavalière-garde, en prison. Une arrestation, si vous demandez au pirate, qui est totalement abusive et dénuée de sens. Non, on n'arrête pas les gens car ils puent et qu'ils vous manquent de respect. On ne les arrête pas non plus car une fois que vous avez fini de les reluquer, eux et leur tatouage, ils n'ont plus aucun intérêt.

Donc voilà, Wolburgh pour la première fois depuis longtemps derrière les barreaux. Lorsqu'il avait demandé que l'on lui laisse au moins une couverture, une bougie et un bon livre, les gardes présents lui avaient demandé s'il ne voulait pas non plus un bain et une bière. Trop bavard comme à chaque fois, le pirate avait répondu « J'ai déjà pris un bain aujourd'hui, mais je veux bien la bière.» Comme quoi, même quand on se sert de l'ironie et du sarcasme tout les jours, on peut quand même se faire avoir.

Seul, au fond de sa cellule sans lumière autre que celle de la lune pour lui tenir compagnie, l'ancien capitaine a le cœur serré. Au fond de lui, quelque chose lui dit que rien ne va, que sa place n'est pas dans cette cellule humide et puante, mais dans les rues de la ville, libre. Bien évidemment, chaque prisonnier de la prison pense la même chose, mais peu d'entre eux disposent d'un savoir sur la cité Blanche comme le pirate en possède un, et peu d'entre eux ont un tatouage de rôdeur, de dunedain. La chose est clair depuis des années pour Wolburgh ; Il vieillit plus lentement que ses congénères pirates malgré sa vie rude. Il est un peu plus endurant aux aptitudes physique (et alcoolique).

Lorsque passe le garde pour sa ronde, il frappe sur les barreaux de la cage qui abrite le pirate.

- Alors, on la boucle enfin ! Dit-il à Wolburgh, tout en s'amusant de voir ainsi recroquevillé l'homme afin de se protéger du froid. Non pas que ça ne lui arrive jamais d'être dans cette position, c'est juste qu'il n'est que peu confortable de s'étaler de tout son long sur la dure pierre du sol et que le banc en bois qui doit probablement servir de lit est trop court de cinquante bon centimètres pour que tienne le pirate. Non pas non plus qu'il ne la boucle jamais, mais si vous avez déjà parcouru un morceau de chemin avec pour seul compagnon Wolburgh, il se peut que vous l'ayez trouvé un peu trop bavard. Ce n'est pas qu'il ait plein de choses à dire, mais simplement que ses phrases à rallonge ont le dos de lui mettre les gens à dos.

» Allez, lève toi mon grand ! J'veux voir tout ton corps lors de l'appel , histoire qu'il n'y ait rien de cacher sur toi qui n'ait pas sa place ici ! Braille le garde à l'attention de Wolburgh. Celui-ci grogne et même s'il aurait préféré de ne pas bouger, il sait que plus vite il obéira, plus vite il sera débarrassé du garde. Se levant et tournant sur lui-même aussi vite que ses fers le peuvent, Redbeard sourit au garde, dévoilant ainsi sa dentition jaunie par des mois d'errances en Terre du Milieu.

- C'est bon, t'as tout vu ? Dit-il en se rapprochant de son geôlier, afin de sentir un peu de chaleur de la torche, bien que cela soit un maigre réconfort. Allez, mon gars, t'es pas une pince, t'aurais bien un truc à manger, ou à boire, dans ta besace. Le garde rit et le repousse du bout de sa lance, tout en repartant pour continuer sa ronde. Wolburgh aurait, s'il avait eu la force à ce moment là, hurlé à plein poumon le fond de sa pensée quant à ce personnage antipathique... ESPECE DE POURRITURE ! CHIEN GALEUX ! Non, laissez tomber, il le fait quand même.

Deux semaines plus tard...

- Hey, Redbeard, redresse toi, v'là la bouffe. Gueule le prisonnier à son côté. Amaigri par la prison et semblant avoir perdu de sa vigueur, Wolburgh se traine hors de l'ombre pour se mettre debout. Les contusions de son visage sont encore gonflées des coups qu'il a reçu voilà une semaine pour avoir tenu tête à un garde qui refusait de faire venir un médecin pour examiner un prisonnier malade. Roué de coups et laissé ainsi dans sa cellule, Wolburgh n'avait depuis lors plus décocher un mot à quiconque, sa fierté blessée autant que son corps. De capitaine pirate respectée et tacticien hors pair, il était devenu une raclure de fond de prison. Cependant, son mouvement envers l'autre prisonnier semblait lui avoir attiré quelques "amis" en ce lieu de supposée justice.

Debout au milieu de sa cellule, les bras ballants et le regard se voulant aussi vide que possible, Wolburgh ne bouge pas, ne fronce pas un sourcil ni ne contracte le moindre muscle. Il reste là, à tanguer légèrement, à fixer le mur. Lorsque le garde, un nouveau semble-t-il, lui passe l'assiette de soupe aux croutons et le quignon de pain rassis entre les barreaux, il se jette comme un malpropre afin de manger, rongé par la faim que ces maigres repas n'aident pas à contenter.

Alors qu'il s'assied au bord des barreaux pour ronger son morceau de pain sec, Redbeard tourne la tête pour admirer le spectacle. Au loin, à l'entrée des cachots, les prisonniers se mettent à siffler, ce qui ne veut dire qu'une chose : Ce n'est pas un nouveau prisonnier que l'on apporte, mais une nouvelle prisonnière. Retournant à sa place, au fond de la cellule dans la pénombre, Wolburgh attend patiemment. Lorsque le garde fait un signe de tête pour placer la nouvelle venue dans la cellule du pirate, celui-ci ne peut contenir le sourire qui se dessine sur son visage caché par les ombres. Malgré le fait qu'elle ne porte plus son chapeau et que son ridicule Ward ne la suit plus, il la reconnait. Il la reconnait très bien.

- Alors, Elorin, on ne pouvait se passer de moi ? On est venu dire bonjour ? Dit-il dès que les gardes ont refermé la porte et s'en sont pour faire taire les sifflements et les huées des autres prisonniers. Sortant de la pénombre, Wolburgh sourit toujours. Plus que le fait d'être content de revoir la voleuse (à qui il a volé de l'alcool, dont elle est très friande et qu'elle ne risque pas d'avoir oublié, contrairement à Wolburgh), le pirate vient de retrouver quelque chose qui va lui être utile pour les heures à venir : des idées.
   
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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Jeu 1 Jan - 21:31


       

       Wolburgh & Elorin
       La grande évasion des chiens galeux épiques
A
LLEZ VOUS FAIRE FOUTRE LACHEZ MOI ESPECE DE GLANDS NE ME TOUCHE PAS TOI VA TE FAIRE...

Ca c'était sur le chemin menant de la porte de la prison à l'espace réservé aux geôles.  Délicatesse, subtilité, menaces, divers coups de pieds et de griffures infligés à toute partie de l'anatomie de ses geôliers qui n'avait pas été gardée à une certaine distance de sécurité. Il y en a qui saigne, depuis que je l'ai mordu à l'oreille durant "l'arrestation" ( vaste terme, je vous ferais les fais d'une explication imagée sur ce que je pense de cet évènement, je risquerais de faire faire une crise cardiaque à l'ensemble de la Comté. Tout ce que vous avez à savoir, c'est que ce fut pas joli, joli, et que je ne suis pas du genre à me laisser choper sans me défendre comme un warg avant ).

Le problème de mesurer un mètre trente c'est que l'on prend toujours moins vos menaces et agressions au sérieux; pourtant, malgré ma taille, mignon n'est pas le mot que l'on m'affecte le plus souvent. Quiconque à l'idée saugrenue de me trouver inoffensive se retrouve généralement les poches vides, un couteau planté dans l'articulation du genou, assommé à l'arrière d'une taverne ou avec une gueule de warg à trois centimètre de la sienne. Ou le tout, dans un ordre ou dans un autre. En général, j'en prend mon parti : je suis petite, on ne me voit pas avant qu'il soit trop tard et pour ce qui est de n pas être pris au sérieux, mes manières compensent.

Une fois parvenus dans l'obscurité humide, grouillante et délétère des cachots, j'arrête de gueuler de tout mon saoûl sur mes kidnappeurs pour me concentrer sur mes nouveaux petits camarades. Doigt d'honneur, regard teigneux et crachat au menu, je me fait déjà des amis. Enchanté de te rencontrer, tu me siffles encore une fois je te fais bouffer ta langue. Pas que je n'apprécies pas l'attention ( quoique, les sifflements chez moi, c'est pas dans la rue, juste en prison ) mais fréquenter des prisonniers n'est pas du tout mon genre. Oui, je sais, qui se ressemble s'assemble, mais mon centre d'intérêt, ce ne sont pas les racailles pouilleuses, ce sont les personnes avec de la nourriture, de l'herbe à fumer ou de l'or. Point barre. Avec une dérogation pour les racailles comptables avec de l'or dans les cheveux, mais on va pas y penser à ça.

Après, évidemment,le fait que je sois actuellement traînée de force et presque portée par ces bourriques d'humains stupides, casse un peu l'effet. Vu mon poids plume ( commencez pas comme ma mère et ses idées que j'étais maigrchonne et une grande perche, s'vous plait ) c'est plus facile de me soulever du sol pour me transporter derrière les barreaux. Quelle idée j'ai eu de mettre les pieds au Gondor. A Minas Tirith. Ma tête y est mise à prix voyez vous. Ma main droite à l'origine, pour précise, mais vu que je leur ai laissé une ardoise de trois doigts et une paume, avec les intérêts, je la sens très mal cette case prison. Assez pour qu'un léger frisson de peur me torde l'estomac - non ce n'est pas la faim, pas encore - alors que je me débats. Je suis stupide, incroyablement stupide d'avoir mis les pieds à Minas Tirith. Incroyablement stupide d'avoir ordonné à Björnulf de m'attendre en dehors de la cité. Incroyablement stupide ou en manque d'alcool, d'avoir quitté les plaines et la compagnie de mon warg pour aller boire un coup en taverne. Mais j'avais tellement besoin de bière, tellement envie, j'en rêvais, j'en mourrais. Je ne pouvais plus penser qu'à ça, qu'à cette chopine qui m'attendait, à la chaleur de l'établissement par rapport au froid qui me gelait les petons... Jusqu'à ce qu'un garde me prenne au collet, évidemment. le genre de chose à vous dégriser un homme, mais je n'avais même pas eu le temps de boire un coup.

Ca pue.
La situation pue, mes voisins de cellule puent, la cellule pue et le lieu pue.
J'ai l'habitude de dormir sur les sols d'auberge, blottie sur une poutre d'écurie, dans un caniveau ivre morte, ou nichée contre un warg. Entendons-nous bien : le mot douillette n'a pas franchement l'adjectif qui me sied le mieux - euphémisme, voilà comme ça s'appelle dirait ma mère. Ou princesse Méawyn. Mais tout de même, je n'aime pas les prisons. Même en oubliant ces histoires de me couper des bouts de mon anatomie, la nourriture à faire mourir un hobbit, le manque d'alcool, d'or et de liberté. Le manque de confort des prison me débecte, et excusez moi si je vais ma hobbite, mais c'est sale, malodorant et j'aime un minimum de confort. Dommage que je sois destinée à y passer la majorité de mon temps.

La haie d'honneur des mains tendues et des huées passée, je suis jetée dans un cachot. Frapper les barreaux comme un warg enragé est particulièrement inutile, mais cela fait un bien fou - j'ai testé et approuvé à plusieurs reprises, cela vaut le coup de s'abîmer le pied là dessus.Je m'apprête à participer au rite éternel de tous les prisonniers arrivant dans leur nouveau séjour, lorsqu'une voix sort des ténèbres et m'arrête en plein élan.

- Alors, Elorin, on ne pouvait se passer de moi ? On est venu dire bonjour ? Il sourit. Ce bougre de grand homme sourit. Il ose sourire. Je me retourne pour faire face à l'un de mes compagnons d'infortune préféré ( celui qui tient pas le rhum et qui vous promet un trésor, forcément, je l'aime bien. ). Je l'avais laissé il y a pas mal de temps, dans notre campement, en embarquant au passage sa bouteille et aucun remords. J'aurais plutôt parier pour le revoir en taverne, mais en prison ? Il y a du sens. Par principe, j'ai envie de l'envoyer voir ailleurs si j'y suis - vu ses propos, il s'y attend et les réparties cinglantes ne devraient pas tarder à voler d'un côté à l'autre de la cellule.
En toute amitié, bien sûr.

Sauf que en fait, j'ai bien envie de sourire, et je sens mes oreilles se détendre alors qu'un sourire en coin me vient. Je suis contente de le voir, et si je fréquentais un peu plus Kitéria, qu'il mesurait vingt centimètres de moins et puait un poil moins, j'envisagerais même de lui sauter au cou. Je souris.
Mes doigts manquants me font un mal de chien, comme pour rappeler que je ne dois vraiment pas m'attarder ici, et je suis contente de le voir. C'est pas que je n'ai pas envie d'être seule dans cette galère - l'instinct grégaire c'est pas mon truc - c'est que de un, y a pire comme compagnie, de deux le noeud dans mon estomac se détends un peu.  A moins qu'il se débrouille pour que je me fasse condamnée à mort, avec son ignoble sens de l'honneur à la mords-moi-le-noeud, on va s'en sortir. Je vais m'en sortir, avec son aide, plus précisément.  
En attendant, permettez-moi la surprise et l'oreille dressée en sarcasme, alors je le regarde de haut en bas:

"- Par Yvanna, tu pues. Et pas l'alcool, gueule cassée. Dis moi que t'as pas pissé par terre. "

J'ai froid aux pieds, mais je baisserais pas les yeux, je veux pas savoir où je mets les pieds, hors de question.  Je dois pas ressembler à grand chose non plus. Je n'ai plus de chapeau et je me sens nue avec le bout de mes oreilles exposé au vent, qui dévoilent mes humeurs - actuellement, froncées en arrière, dans le genre très mécontente de ce qui m'arrive. Il y a de quoi - j'ai la lèvre explosée après une rebuffade des gardes et j'ai pas mal d'hématomes en construction un peu partout. Et les pieds gelés, je n'aime pas l'hiver et le sol immonde des gêoles ne contribue aucunement à me remonter le moral. En plus de pas avoir d'armes, l'estomac vide, le sang dénué d'alcool et le manteau en lambeaux . On est beaux, tiens.
Mon regard parcourt notre nouveau chez nous. Sale, pas d'alcool en vue, même si mon regard se fixe sur le crouton de pain sec qui reste du dîner de roi de Wolburgh. Je m'adosse aux barreaux - je les sens froids et poisseux derrière moi, je hais cet endroit - et je croise les bras, comme si ça suffisait à protéger mes mains/me tenir chaud/tenir tête à la grande perche amochée.

" Comment ça se fait que tu sois encore là ? Parce que la mer, c'est pas par là, pirate."

Encore là : Vivant.
Encore là : Dans ce coin du monde.
Encore là : Dans cette prison, alors que à vue de nez, tu y pourris depuis quelques temps ? Pour tout dire je suis déçue, il n'y a pas intérêt que la malchance et le manque de professionnalisme de mon compère continuent. Mon destin est en jeu, quoi.
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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Ven 6 Fév - 22:17
La Grande Evasion
(du moins, quand les deux seront d'avis de le faire.)
La situation, pour notre cher Wolburgh, est très facile à résumé. Voilà deux semaines, après un rentre-dedans dans la capitaine d'une garde montée de Minas Tirith, notre pirate pro-rôdeur a atterri en toute logique dans les pires cachots de la ville. Comme si cela ne suffisait pas, lui et sa grande gueule ont continué à l'ouvrir jusqu'à ce que les gardes le tabassent et le laisse croupir dans sa cellule, avec pour seul ami son ombre. Wolburgh, dans sa façon très à lui d'attirer les autres, n'a pas hésité à promettre monts et merveilles à ses nouveaux copains des cellules voisines pour qu'ils l'aident le moment venu.

Bien évidemment, il mentait, ce que ses compagnons, s'ils avaient été un peu moins cupide et un peu plus intelligent, auraient compris en voyant son allure dépravée.

Pas un rond en poche, pas une goutte d'alcool à s'envoyer et plus un homme à commander, et cela depuis belle lurette. Le plan de l'homme s'était donc vu réduit au plus simple : Attendre que ça passe et compter que bonne fortune lui sourisse. C'était chose faite avec la hobbite qui venait de le rejoindre. Cela n'aurait pas été drôle, d'ailleurs, si elle avait débarqué avec le monstre à quatre pattes qui l'accompagnait habituellement et qui empêchait tout larcin possible contre Elorin, mais rendant l'inverse parfaitement plausible et fréquent.

Se passant l'ongle entre deux dents et espérant y déloger un morceau de poireau -il espère que c'est du poireau dans ce potage - qui le dérange depuis maintenant deux jours, le pirate se contente de hausser les épaules tout en gardant son sourire satisfait.

- Nan, t'inquiètes pas. J'me contente de pisser sur les gardes quand ils passent. Rire guttural, aspect lugubre et blague dégueulasse, le pirate commence vraiment à ressembler aux autres membres de son espèce. Bon, par contre, j'te garanti pas que tout mon sang est sec... Et va pas marcher là-bas, dit-il en désignant un coin obscur de la cellule. J'ai renversé le baquet il y a quatre jours et ils veulent pas nettoyer.

Se grattant l'épaule qui le démange, Wolburgh ne peut que remarquer le regard d'Elorin se poser le bout de pain rassi qui lui reste en main. Soupirant et comprenant sans peine les pensées qui peuvent naitre dans l'esprit - continuellement - affamé de la hobbite, il fait voler le morceau de pain à travers la cellule.

» C'est uniquement parce que j'ai besoin de toi plus tard, pas par charité. grogne-t-il en espérant être convainquant, car s'il est bien une chose que les deux voleurs, tueurs, pilleurs, saccageurs, ivrognes ne partagent pas, c'est le sens de la charité et du partage. Bien que, Wolburgh n'en reste pas moins très égoïste et qu'il ne mentait pas en disant avoir besoin d'elle pour sortir d'ici.

Un rictus mauvais se dessine sur ses lèvres à la nouvelle remarque cinglante de la rousse. Se laissant tomber sur la planche qui lui sert habituellement de lit et plaçant ses mains derrières la tête, les bras en papillon, Redbeard fait mine de réfléchir et de ne pas être atteins par le sarcasme.

- J'étais bien parti, mais on m'a confondu avec... un orque. La routine quoi. Sans prétention, j'ai tenté de prendre la poudre d'escampette, mais j'ai eu la mauvaise idée de me dévêtir et puis, quand j'ai dragué la capitaine, bah ils m'ont collé au trou et... S'arrêtant en pleine phrase, le pirate se tait en prenant conscience qu'il commence à raconter sa vie.

Se redressant, un coude se déposant sur le genou et le doigt pointant Elorin, le bleu des yeux de Wolburgh se voit traverser par un éclair de malice. Après deux semaines d'emprisonnement et de sevrage, mieux vaut se méfier de cette malice.

» Et toi, madame la maligne, qu'est-ce que tu fiches ici ? Et ta bestiole, elle est où, hein ? Pour une fois qu'un warg pouvait être utile.. Et bah non !

La répartie chez Wolburgh est une chose aussi belle qu'un dauphin en plein désert. Capable des pires plans foireux de l'univers, de gérer (plus ou moins bien) une bande de pirates, de draguer une elfe, de chanter faux en six langues différentes, mais la répartie... Aaaah, la répartie.

En parlant de plan foireux, il va falloir penser à s'exciter un peu et à en trouver un, mon cher pirate. Non, parce que conter tes belles aventures dans une cellule qui pue la pisse, qui fait  6m² et qui est à moitié dans la pénombre, c'est assez limité.
   
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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Sam 28 Fév - 12:43


       

       Wolburgh & Elorin
       La grande évasion des chiens galeux épiques
Pour suivre Wolburgh, faut vraiment être con.
Je suis cupide, sans morale, avide et affamée, mais loin d'être stupide. Ceci explique sans doute que je réfrêne mn envie – irrésistible, stupide et complètement hors de l'ordinaire, voire du bon sens – de lui sauter au cou. J'en ai envie, mais c'est une très mauvaise idée ( rien que pour l'odeur et l'honneur ). Pour sauter au cou de Wolburgh faut être con. Pour écouter ce qu'il raconte plus de dix minutes – dix minutes, ça, j'ai fait – et surtout le croire, faut être très con. Il a du bagout, ça c'est sûr, et quelqu'un qui serait versé dans ces choses là dirait qu'il a une belle gueule, ça aide dit Méawyn. Il parle beaucoup, des beaux mots, un ton grandiloquents, des mots qu'on pige pas forcément quand on est de l'origine des gars avec qui nous traînons au quotidien, et franchement, si t'es con, tu peux croire les monts et merveilles promis – mais en réalité, Wolburgh dit de la merde.
Chacun de ses mots est un foutu mensonge sans le moindre fondement, c'est une longue litanie de n'importe quoi qui a l'air de faire sens et d'être convaincant à première vue, mais qui se révèle rapidement
Cela ne m'a pas empêchait de lui laisser une chance, oui, je sais. Prenez moi pour une sentimentale naïve. Non, je n'avais pas vraiment mieux à faire à l'époque, c'était pas une gran perte, les heures passées en sa compagnie. Je vous l'ai dit, je crache pas autant sur Wolburgh que sur la majorité des lascars dans son genre. Il est pas tout à fait de leur genre pour être honnête, et la promesse d'un navire, de piraterie et de trésor...Cela fait battre mon petit cœur vicié.  Presque autant que le pain rassis sur lequel j'ai posé mes yeux et mon dévolu.

Bref, je suis partagée et je garde mes distances. La joie, j'ai connu pire compagnon de cellule – non vous ne voulez rien savoir – l'espoir que ce vieux forban fourbe ait une idée qui puisse nous tirer de là... et la méfiance. Il peut me laisser crever là. Il peut foirer notre plan. Il peut ne pas avoir de plan. Joie, bonheur, il pisse sur les gardes pas par terre. Il dormira pas dans la pisse, c'est chouette pour lui, non ? Rien à voir avec la galanterie – si le pirate en a un jour possédé, c'est sûr que ce n'est pas envers moi qu'il va en faire preuve – mais je ne vous conseille pas de forcer un hobbit à dormir par terre alors que vous vous tapez la planche de la couche. Question de survie messieurs dames.  « -Bon, par contre, j'te garanti pas que tout mon sang est sec... Et va pas marcher là-bas, J'ai renversé le baquet il y a quatre jours et ils veulent pas nettoyer. »

« - J'comptais pas visitier ta piaule ou m'attarder, t'inquiète. »


C'est chouette chez toi, tiens. Comme le morceau de pain que tu tiens à la main ; je suis pas subtile, mais j'ai pas cherché à l'être : lorsqu'il daigne enfin – deux minutes, c'est une longue éternité pour un hobbit affamé – partager le pain ( où est le vin ? ) avec moi, je saisis en vol le croûton. « - C'est uniquement parce que j'ai besoin de toi plus tard, pas par charité. » On en revient toujours au même point : il a besoin de moi, il est dans la merde, je suis sauveur. Oui l'hôpital se fout de la charité, mais laissez moi profiter. On fait une bonne équipe, en théorie. Si on s'étripe pas et qu'il pisse par terre. Je ne bouge pas alors qu'il s'allonge sur la planche. Charité ou égoïsme, l'intention première ne change pas le goût et je grignote, je savoure le quignon de pain en lui prêtant une oreille très distraite. Le pain c'est bon, et malgré tous les défauts de celui-ci, je ronronnerai presque.
« - J'étais bien parti, mais on m'a confondu avec... un orque. La routine quoi. Sans prétention, j'ai tenté de prendre la poudre d'escampette, mais j'ai eu la mauvaise idée de me dévêtir et puis, quand j'ai dragué la capitaine, bah ils m'ont collé au trou et... » Quand je vous disais qu'il avait du bagoût, l'abruti. Il parle, il parle. C'est un orque, un orque, à poil, un orque dragueur...Et c'est moi qu'on accuse d'être ivre morte à longueur de temps ? A-t-il conscience que 1) ce qu'il dit ne fait aucun sens 2) j'en ai rien à fiare. Je me fend d'une moue peu impresionnée alors que je finis de gober mon pain. Juste à temps pour croiser son regard. Son attitude prédit avec exactitude ce qui va passer ses lèvres et je tente de ne pas rouler des yeux par avance. Allez-y, envoyez la sauce, j'attends. Cela va être brillant pardi, vu comme il est fier comme un coq ; «  Et toi, madame la maligne, qu'est-ce que tu fiches ici ? Et ta bestiole, elle est où, hein ? Pour une fois qu'un warg pouvait être utile.. Et bah non ! » Je plonge mon regard bleu dans le ciel, et le soutien, impassible. Blasée. Je lève le sourcil et une oreille, dont la pointe s'étire vers le haut avec sarcasme et mépris. Il se croit drôle, comme d'habitude.

« -Pourquoi, t'es en chaleur ? »

Je réplique du tac au tac. Quoi, comment ça, c'est pas très frais ? Parce que lui c'était mieux, peut-être ? Désolé, mais Björnulf est utile, lui, il passe pas son temps à agiter son postérieur à poil devant les donzelles. Evidemment que Wolburgh est en chaleur tiens, il sait pas se tenir et c'est pour ça qu'il est là. Je le regarde de haut en bas ;

« - C'est de moi que t'as besoin, rappel. Il t'aurait servi à quoi le warg, tu crois qu'tu peux l'convaincre de bouffer le métal, le pirate ? »

J'ai un rictus moqueur. Non, un warg serait pas utile, tss. Je me décolle des barreaux, et me détourne de mon vis à vis – il n'a plus d'arme à me planter dans le dos, n'est-ce pas ? Je suis sobre, je vous rappelle, j'ai droit aux blagues très mauvaises. Je devrais avoir le droit de le charrier pour la fin de nos vies, vu que je vais nous tirer d'affaire. Je passe la main dans mes cheveux, près de la nuque, sous la masse de nœuds roux et métalliques. Je présume qu'ils avaient dans l'idée de me fouiller, palper, dépouiller et compagnie, mais je ne leur ai pas trop laissé le choix, et à part Ferrin ( et encore, il avait parlé d'y mettre un peigne ), il y a pas grand monde pour fourrager dans mes cheveux, ce qui en l'occasion peut se révéler pratique. Au bout d'une dizaine de fois qu'on se fait jeté dans les geôles, il est temps de préparer les évasions avec plus de soin. Au bout d'une natte, un bijou métallique, sous le bijou de bronze ? Un fil de fer entortillé avec soin, parfait pour forcer une serrure et je me mets au boulot pendant que je raconte ;

« - J'avais soif, et froid. T'as déjà commandé une chope avec un warg ? Ca marche pas génial, j'ai laissé Björ dehors. T'as pas vu mon minois affiché dans toutes les tavernes, d'ailleurs ? Putain, faut qu'on trouve un garde, t'as pas une flasque, je présume, non, aussi inutile qu'un warg dans un palais... »


Je jure, je râle, je n'arrive à rien et je sens le regard moqueur de Wolburgh dans mon dos, j'ai envie de lui arracher de force. Mes mains tremblent, je le remarque soudain. J'ai l'impression d'être sur le point de clamser, tant mes lèvres sont sèches, j'ai besoin de boire un coup et mes mains agiles me lâchent. Jusqu'à ce que je lâche le fil de fer, de l'autre côté des barreaux, tombant dans un tintement sec comme ma gorge.
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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Ven 24 Avr - 19:55
La Grande Evasion
(du moins, quand les deux seront d'avis de le faire.)
La situation avait de quoi être désespérante, même pour le pirate sans navire. Le manque prolongé de rhum, boisson qu'il n'appréciait pas particulièrement malgré sa condition de forban, lui avait grillé quelques neurones. Bien qu'il n'y en reste pas beaucoup, ils avaient tout de même réussi à faire une réunion de crise extraordinaire afin de se sortir de ce guêpier, deux semaines au trou à mal dormir, mal manger et se conchier, cela est tout de même intolérable, même pour Wolburgh qui n'a jamais été rupin.

La pique sur une relation désabusée avec Bjorn donne alors l'idée du siècle - et si vous écoutez Wolburgh, de cet Âge complet ! - et il compte bien la mettre en application. Un sourire mélusin apparait sur son visage. Mélusin, mesquin, pervers. Oui, tout se mets en place dans son petit crâne couvert de bleus et rien n'arrêtera plus la marche de Redbeard, jusqu'à ce que, bien sûr, il se prenne les pieds dans un tapis ou qu'il découvre avec horreur une faille énorme dans son plan qu'il aurait dû voir depuis le début.

- Me faire ton warg ? Plutôt coucher avec un ananas. Qu'est-ce qu'un ananas ? Wolburgh ne s'en souvient plus et s'en contrefout royalement, c'est le premier mot qui lui est venu à l'esprit et il se trouve plutôt fier d'avoir répondu au tact au tact, bien que si Elorin à la présence d'esprit de lui faire remarquer que l'on ne peut pas se faire un ananas -il lui semble que c'est un fruit, mais il n'est pas sur, avec tout ces fruits exotiques qui deviennent parfois des légumes et que l'on peut retrouver dans les plats salés -, alors sa réplique n'aura eu aucun impact.

- Sauf qu'entre ce métal-ci et le métal qui sert de porte à cette tour, il y a une bonne vingtaine de garde, alors à moins que la demoiselle est un coutelas de réserve, avec un armée dans sa tignasse, elle ferait mieux de ne pas jouer la maline ou on restera tous les deux ici. Adoptant l'attitude gouaille qui ne le sied guère mais qui pourtant est la seule chose à faire pour que son plan fonctionne, Wolburgh n'écoute que d'une oreille le récit de la hobbite qui tire de ses cheveux un morceau de fer qui pourrait être salvateur pour eux.

- Aussi mirifique que soit ton aventure, j'ai bien peur que même si j'avais la moindre goutte d'alcool, je me la garderais pour moi tant que tu n'auras pas ouvert cette foutue serrure.

Le crochet se glisse doucement dans la cerrure et Wolburgh, toujours avachi avec les bras en papillons, secoue sa jambe, lui donnant un air désabusé, alors qu'il espère tout de même un peu que la voleuse réussisse son coup. Thumble, pas du tout.

- Et "ça" ose se foutre de ma gueule. Non mais sérieusement, t'es aussi douée qu'une orque cul-de-jatte ma parole.

Se relevant en entendant le morceau de ferraille tomber, Wolburgh pousse un long soupir, la galéjade a assez duré. L'air de l'iode lui manque, depuis trop longtemps il erre sur la terre ferme et terminer sa vie dans les geôles de la cité blanche ne fait pas parti de ses plans, comme de s'engager dans son armée pour défendre sa terre natale non plus. Il a d'autres chats à fouetter.

- T'as autre chose dans le même genre dans les poils que tu appelles chevelure ou pas ? J'pourrais essayer, je m'en tirerais surement mieux ! Retourant Elorin d'un geste brusque, il oblige la hobbite à le regarder dans les yeux. Il n'aime pas agir ainsi, surtout avec une dame qu'il aime à appeler son "amie", bien que le terme "camarade de supercherie, de tromperie, de volerie et de course-poursuite" soit plus adapté, mais lorsque l'on est pirate, on ne choisit pas ses amis, on fait avec. L'éclat dans les yeux de Wolburgh en dit long sur ce qu'il pense, sur la suite des évènements, espérons seulement qu'Elorin ne rentre pas dans une colère noire et décide de lui prendre sa vie pour de bon.

- Alors, t'as perdu ta langue, la semi-femme ? T'as plus rien à dire ? Haussant le ton pour que tous l'entendent, les deux compères de galère peuvent déjà entendre les autres prisonniers s'exciter, ils sentent que la chose tourne au vinaigre entre leur copain Wolburgh qui promet mondes et merveilles et la nouvelle qui n'a pas l'air très aimable. Le problème, avec Wolburgh, c'est que lorsqu'il promet mondes et merveilles, ça fini souvent en démons et vermeil.

Les gardes, actuellement derrière une porte pleine de barreaux, n'apprécient que peu le spectacle que donnent Wolburgh et Elorin. Alors qu'ils enfoncent la clef dans la serrure pour ouvrir la porte du cachot, les prisonniers continuent de s'exciter et l'émeute commence à se faire sentir. De son côté, le pirate rame à trouver de nouvelles injures pour sa camarade de chambrée, faut dire aussi qu'il n'est pas bien doué pour insulter, plutôt pour féliciter et endormir la méfiance.

... Parce que si t'étais pas aussi cruche, on serait déjà à un pas plus près de la sortie !

Qu'est-ce que je vous disait ? Pitoyable.
   
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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Mer 29 Juil - 0:07


       

       La grande évasion, à moins que ça ne soit une bagarre d'auberge
       Vermine & raclure
M
e faire ton warg ? Plutôt coucher avec un ananas. Un ananas, c'est de la bouffe, ne vous déplaise cher confrère rabiboché des neurones. Du coup, la comparaison est assez sale et très dépréciative par rapport aux goûts du pirate à mes côtés. Et aux yeux d'un hobbit, c'est tout simplement outrageant, dégoûtant, contre-nature, et oui messieurs dames, peu ragoûtant. Emétique. Du coup j'ai eu une horrible grimace et je peux presque accuser ces propos malheureux comme l'une des causes inhérentes de mon échec. J'y peux rien moi, comme voulez vous vous concentrer sur une tâche aussi cruciale, quand on vous parle de copuler avec de la bouffe, comme ça, au débotté, avant même injection d'alcool pour atténuer la vulgarité.

Ouais c'est vulgaire, et foutre, c'est moi qui vous le dit. J'ai trop envie de vomir pour aller lui dire - re dire ? Je suis plus là, pardon - d'aller se faire foutre, si possible ailleurs que dans un ananas non parce que physiquement, non quoi; mais, de toute façon, il continue sa diarrhée verbale tel un monsieur je-sais-tout n'ayant aucune envie de sortir de prison. " Sauf qu'entre ce métal-ci et le métal qui sert de porte à cette tour, il y a une bonne vingtaine de garde, alors à moins que la demoiselle est un coutelas de réserve, avec un armée dans sa tignasse, elle ferait mieux de ne pas jouer la maline ou on restera tous les deux ici." Mais faites le taire. J'entends nos charmants voisins brailler à côté, taper sur les barreaux dans ce langage universel du ras-le-bol, ajoutant à la cacophonie. Continue comme ça et les gardes vont ramener leurs gros sabots et (encore plus gros ) gourdins.  

Wolburgh aime nager dans sa crasse et vivre comme un oiseau en cage, ces fantasmes de liberté ne sont que des hallucinations d'ivresse - soudain, il révèle sa véritable nature, celle d'un emprisonné soumis. Il n'a pas envie de se barrer. Vraiment, chacun des mots hurle qu'il veut rester là plutôt que me laisser sauver nos vies tranquillement. Empêcheur de tourner en rond.  Je jure dans ma barbe inexistante, je feule, je serre les dents et je tente de faire abstraction de sa voix criarde et barbante. Franchement, c'est dur. Déjà parce que j'ai les mains qui tremblent, parce que je suis sobre, que j'ai foutrement mal au crâne ET QU EN PLUS IL EST CHIANT. Voilà c'est dit.

"- Et "ça" ose se foutre de ma gueule. Non mais sérieusement, t'es aussi douée qu'une orque cul-de-jatte ma parole." La moutarde. La moutarde qui me monte au nez, alors que je pousse un hurlement rempli de frustration, tapant d'une main contre les barreaux de notre prison - bordel si j'étais moins exaspérée, j'aurais mal - tandis que la tige de fer échappe de ma main valide. J'inspire douloureusement une goulée d'air, au goût soudain vicié. Mais quel ... Dire que j'étais contente de le voir.

"- Mais tu vas la fermer oui, espèce de...."


Ma voix passe à peine entre mes dents serrées, ma mâchoire crispée et la colère qui bloque ma gorge. Le manque. Le manque d'alcool et l'envie désespérée d'ouvrir la cage avec la tête de mon petit camarade. Je refuse d'être enfermée, j'ai peur de mourir, j'ai besoin de boire et par-dessus le marché, ce petit pirate sans navire ni jugeote trouve bon de m'insulter. Grande désillusion et stupidité intrinsèque. Insulter quelqu'un qui a autant de sang sur les mains que d'alcool dans les veines - voire plus si l'on prend comme comparaison de base mon taux d'alcoolémie présent - n'est pas une si bonne idée que cela, pas lorsqu'on est enfermé avec dans moins de 3 mètres carrés sans espoir de sortie. Avec une hobbite hargneuse qui a sa fierté, malgré sa réputation de raclure. "- J'pourrais essayer, je m'en tirerais surement mieux !"

"-Eh bien essaie ! "

S'il était si malin, qu'il le fasse lui-même !
Je crache, mais je n'ai pas le temps de lui expliquer ma façon de penser, pas à ma manière. Je suis tirée, malmenée, sans douceur, dos aux barreaux, dos à la liberté, face à face avec sa sale face de rat et son haleine de warg qui a bouffé du pourrit. Son visage, ses traits me sont familiers: combien d'heures de route à faire en sa compagnie, avant que je me lasse du vent de son escarcelle ? Sauf que cette fois, il y a de la fureur, de la rage et des insultes qui me font gronder de colère, mes oreilles retroussées en arrière - j'ai entendu pire, mais ça ne m'embête pas d'avoir envie de lui en foutre une.  Il a des yeux de mer, mer houleuse qui veut ma mort, je serre le poing, furieuse contre lui, contre cette foutue ville, cette police, cette odeur de pisse et ce prétendu ami qui me crache à la figure :  - Alors, t'as perdu ta langue, la semi-femme ? T'as plus rien à dire ?
Semi-femme, bordel, ça fait mal. Semi-hobbite, tout va bien, semi-femme en général tu te prends mon genou dans l'entrejambe sans plus de cérémonie. J'ai à dire, mais rien de bien poli, et je me tais un instant, laissant nos camarades parler pour moi. Je me hisse sur la pointe des pieds pour le fixer droit dans les yeux, prête à mordre, alors qu'il achève :  "... Parce que si t'étais pas aussi cruche, on serait déjà à un pas plus près de la sortie !"  Mon poing fermé heurte sa pommette avec violence, tandis que je le repose de l'autre main, le poussant avec rage.

"-Va chier ! Parce que t'as fait un bon boulot depuis le temps que t'es enfermé ? Essaie si t'es si malin grande bringue ! Tu fais quoi à part tourner en rond avec tes rêves de grandeur ? Trop peur  que la légende ne soit pas la hauteur de la raclure en guenilles ?"

Je le saisis par les lambeaux de sa fierté de capitaine, par les restes autrefois blancs de sa chemise pour l'empêcher d'aller plus loin, de se carapater, ce même si je mesure deux têtes de moins que lui. C'est mon genou qui l'atteint cette fois - trop de frustration et de rage pour laisser passer cette opportunité, j'ai tellement envie de lui envoyer mon poing dans la gueule à nouveau que mes oreilles en tremble lorsque je le fixe, à quelques centimètres de son visage. J'ai un grand sourire, un poil vicieux, un poil cinglé, mais extrêmement ravi, écho de l'étincelle de mon regard. Avant de murmurer  sur le même ton, trop joyeux et fêlé pour aller de paire avec la menace :

"Je te déteste quand même."

Après ces insultes, c'est sauve qui peut, chacun pour soi. Non ?
Sauf qu'ensuite, c'est mon coude qui vole dans l'estomac du garde qui, entrant dans la cellule pour séparer notre engueulade se trouvait dans mon dos.  Déjà, ce n'est guère poli d'interrompre une dispute entre vermines, ensuite je n'ai aucune affection pour cette espèce, ennemie traditionnelle de ma caste et de mes mauvais penchants.
Je profite de ma petite taille et de mon pied léger pour me faufiler sous son bras, lui volant le couteau de sa botte. Je poignarde d'une main son camarade qui m'attendait à la porte, vaguement inquiet par les insultes balancées de part et d'autre, tandis que de l'autre j'arrache les clefs de la serrure. Joli trousseau scintillant, tintant la liberté, il tourne autour de mon doigt avant que je l'envoie à sa majesté l'enfoiré. Au milieu du corridor immonde, au milieu de la canaille de Minas Tirith qui braille à qui mieux mieux qu'ils veulent venir me rejoindre, je tourne sur moi-même, sourire aux lèvres, fierté joyeuse. Les mots de Wolburgh brûle encore, ma gorge est sèche, mais j'ai connu pire alors que je rit jaune ; il faut encore sortir de la prison, traverser la cour, la ville, passer les murailles. Mais je ne suis pas une cruche et j'ai un partenaire de crime insupportable.

"- Gentlemen... "

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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Dim 24 Jan - 19:26
La Grande Evasion
(du moins, quand les deux seront d'avis de le faire.)
Dites ce que vous voulez, Wolburgh est bien des choses, mais stupide n’est pas l’une d’entre elles. Peu courageux, prompt à la fuite, possédant un des pires karma de la Terre du Milieu, oui, mais pas stupide. Sa volée d’injures parfaitement entendue par la destinataire, à peine à quelques mètres de lui, fait son petit effet sur la hobbit, qui lâche la tâche à laquelle elle s’affairait pour sauter à la gorge de Wolburgh et tenter de le tuer. Le rire de fond de gosier du pirate résonne dans tout l’étage, les autres prisonniers réceptifs à l’odeur du sang frais.

Ni une ni deux, les gardes arrivent pour séparer ceux qui osent parfois s’appeler des compagnons de route, mais rien ne se passe comme ils avaient pu le prévoir. S’effondrant, trop faible pour réagir de suite après les coups reçus, il arrive un peu en retard par rapport à sa compagnonne. Secouant la tête et essuyant le sang qui coule de sa lèvre fendue, Wolburgh se redresse, attrapant le sabre du second garde mis hors d’état de nuire par la hobbit, son corps se souvenant par habitude comment réagir face à une telle violence, ses réflexes lui revenant aussi vite que l’espoir de sortir enfin d’ici. Son aura, même, change, comme si la bête endormie depuis tout ce temps venait enfin de sortir de son hivernage. Attrapant par l’épaule Elorin et la retenant en évitant un nouveau coup, tranchant cette fois-ci, il lui arrache le trousseau des mains.

- Tu n’iras pas bien loin comme ça, ma pauvre. Il a sa voix de capitaine, autoritaire et sans appel. Il sait bien que la dame ne le considère pas comme cela, mais derrière l’épaisse couche de crasse, se cache bel et bien un homme capable du pire et la façon dont le percois Elorin n'est pas vraiment sa priorité du jour, tirant plus sur sortir de là vivant avec des pertes acceptables. Vas vers la fenêtre et arrête un peu les cabrioles inutiles, à la fin. Commençant par la première cellule puis revenant vers la sienne, Wolburgh ouvre chacune des portes. Lorsqu’un des prisonniers, un rebelle reperé depuis un moment, tente de s’armer au détriment du pirate, le roux lui coupe le bras sans concession, lui arrachant un cri horrible.

- Hola mon gros ! Qui a dit que tu étais libre ? Vous serez tous libres si vous parvenez à m’aider, moi et ma compagnonne là-bas, à sortir vivant de ce nid de guêpe.
- Comment on peut faire ça, espèce de débile ? Demande un autre prisonnier, arrivé ici à peu près en même temps que Wolburgh.
- C’est facile voyons ! On descend les escaliers et puis on passe par la grande porte !
- Non mais t’es cinglé !
- Oui, on me le dit souvent, mais tout va bien se passer. Préparez-vous, ils vont arriver.

Retournant vers Elorin, Wolburgh s’essuie à nouveau la lèvre.

- Bordel, t’aurais pu y aller mollo, je ne suis pas un putain de punchingball. Grommelle le pirate avant de retourner dans sa cellule et de déshabiller un des gardes tués. Bon, maintenant, on attend. Et je te promets que tu ne vas pas regretter d’avoir atterris avec moi en cellule, la légende étant effectivement un peu plus impressionnante que la raclure en guenilles. Tout en parlant, le pirate enfile comme il peut les vêtements du garde, légèrement trop large pour lui, à cause de son régime drastique des dernières semaines.

Son plan ? Simple comme bonjour : Attendre que gardes et prisonniers aient finis de s'entretuer, prétexter qu'Elorin est transférée, se casser. Un plan sans accroc.

   
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MessageSujet: Re: La Grande Evasion (d'Elorin et de Wolburgh des cachots de Minas Tirith)   Sam 2 Avr - 17:40


     Elorin & Wolburgh

         
La grande évasion d'Elorin et Wolburgh (enfin, de l'un des deux )

« - T'es cinglé, » commentai-je simplement en écho aux propos du prisonnier qui cherchait en vain à se prendre le bec avec Wolburgh.

Ou qui essayait en vain de percevoir la logique derrière ses paroles. C'était déjà une opération de l'esprit complexe de mon point de vue alors que j'étais momentanément dans la team captain, alors pour ce pauvre fou ? Bonne chance, il t'envoie à la mort, camarade. Au moins, Wolburgh et moi-même avions nos priorités bien établies et surtout les mêmes priorités – moi d'abord. Pas nous, hein, moi, chacun soi-même, possiblement l'allié du moment – lui et moi respectivement – et … par contre les autres non, crevez sans nous.

Quant à moi, je suis plus blasée et méprisante – dédaigneuse – que véritablement agressive. J'énonce un simple fait au vu des circonstances – Wolburgh est cinglé, les privations ont affecté le ciboulot du fameux capitaine, lui faisant prendre des vessies pour des lanternes, et son plan bancal pour un plan subtile. Je peux me flatter de penser que j'ai une part dans le déséquilibrage mental de Wolburgh Redbeard. Mais il y a une certaine curiosité dans le regard torve que je lui retourne, aussi bleu et ardent que le sien - qu'est-ce qu'il allait encore inventer ? Pire, qu'est-ce que son plan allait véritablement marcher ? Wolburgh a au moins l'avantage d'être assez bas dans mon estime et assez pouilleux dans mon visuel pour que je n'ai nulle attente envers sa personne. Le retrouver ici au milieu des immondices, loin de ses projets de gloire, ses promesses d'honneur et de trésor, de navire et de piraterie ? Surprise. Le voir m'insulter, chercher mes coups et monter un plan de pisse et de panache pour nous sauver ( nous ?! ) ? Surprise, encore. Tant que c'était un cortège de bonnes surprise, j'étais volontaire pour en être sur le cul.

« Foutez le camp, écoutez papa débile, houste.  »


Je houspille vaguement les récalcitrants qui jette un œil plus courroucé et malveillant que convaincu à Wolburgh - allez au casse-pipe avant que je vous y envoie à coups de coup de pied au derrière.  Je sais que l'homme a de l'allure, et qu'avoir bénéficié par la naissance et les Valars d'une haute stature, d'une grande dégaine et qu'un charisme relativement efficace vous fait gonfler les chevilles, mais le même scepticisme se trouve dans mes yeux que dans ceux de nos faire-valoir. Il a, à mes yeux, trop l'habitude d'être obéi à partir du moment où il gueule assez fort pour passer pour autoritaire – j'ai jamais su cette chance moi. Vous allez me dire, qu'est-ce qui les retient de me mettre une branlée avant que les gardes alertés par le boxon rappliquent ? Parce que je ne peux guère concourir dans la catégorie intimidante, pas selon les critères habituels en tous cas. Mesurant un mètre 35, il est déjà légendaire que je parvienne aussi bien à faire fuir sur mon passage avec un grognement et un regard noir. Mais j'ai le bonus que je viens de tataner la gueule d'un type censé être craint sur les océans d'Arda et qui fait objectivement le double de ma taille – peut-être ai-je quelque peu profiter de la situation et du fait qu'il soit à moitié crevé après ces semaines passées au bon soin du Gondor. Peut-être. Mais je n'ai jamais dit me battre avec honneur. L'honneur c'est bon pour les morts.

« - Bordel, t’aurais pu y aller mollo, je ne suis pas un putain de punchingball. » Ma réponse hautement éloquente et sarcastique ? Un putain de sourire qui montre les dents plus qu'autre chose et menace de le mordre -  je sais que ma dent en or brille dans la pénombre des geôles, tel un doigt d'honneur que je n'ai jamais besoin de faire. C'était un plaisir de te foutre ces pains Wol, j'espère que tu en as conscience – la colère et la rage m'ont quitté, mais je ne regrette pas le moins du monde notre altercation. « Bon, maintenant, on attend. Et je te promets que tu ne vas pas regretter d’avoir atterris avec moi en cellule, la légende étant effectivement un peu plus impressionnante que la raclure en guenilles. »  

« - Je regrette déjà, rien que pour ta grande gueule, »
Répliquai-je d'un air dégouté – en détournant les yeux d'un air exaspéré.  Vous savez à quel point ça me démange de lui refoutre une mandale ? Terriblement. A peu près autant que ça m'a démangé de raser de près Ferrin une fois celui tombé dans le doux sommeil du noble époux bienheureux après son devoir conjugal accompli, niais et un sourire aux lèvres. Et on sait à quel point j'ai succombé à la première tentation de ma comparaison. Qu'il soit donc mis sur mon compte que je ne lui en mets pas une, mais que je me plie à son plan, mon oreille pointue orientée vers l'extérieur où coups et insultes se font déjà entendre.

Je lui tends le bras – je tends le bras au garde famélique, efflanqué, puant et pas rasé qui s'est rapproché de moi, l'air blasé inscrit sur mon visage.

« - Yeah, youpi.. »

Je mime très mal la joie et l'enthousiasme, mais je suppose que ce n'est pas le plan puisque un des types malmenés par Wolburgh redescendant les escaliers la tête la première. Avec un grognement de douleur – je sais, je compatis presque, mais je suis occupée à l'enjamber pour faire ma propre grande évasion.  On apprends pas au vieil escroc et au voleur manchot à s'évader et ce plan est merdique.

« - Tu pues. »

Je murmure à Wolburgh en me laissant entraîner bon gré malgré – au moins, je n'ai pas besoin de faire semblant à ce sujet – au travers des gardes qui filent une raclée aux raclures, laissant à Wolburgh le soin de faire la conversation civilisée, articulée et utilisant des mots – moi je fais exactement la même chose que durant le voyage aller – je crie, je crache, j'insulte et je montre les dents en me débattant. Notez que je crache sur mes co-détenus d'un jour comme sur les soldats en liquette, égalité de haine et de glaire.  Ce plan est merdique, parce qu'il ne faut pas très longtemps aux gardes qui sont en train de mater par la mort et le sang cette rébellion pénitentiaire sans queue ni tête -. Ca me ferait presque mal d'avoir l'indécence de parier devant un combat autant perdu d'avance – les rats libérés ne savent même pas comment ils sont arrivés là – pour s'apercevoir que quelque chose cloche.  Au moins j'ai un point commun avec les évadés en panade : moi non plus je ne sais pas comment j'ai réussi à aller jusque là. Jusqu'au ciel bleu-gris de Minas Tirith alors qu'on déboule hors du bâtiment, Wolburgh ayant réussi à imposer son style sans qu'on lu pose trop de questions - sérieusement ? La haute taille et l'allure martiale charismatique, c'est de la triche. Je me fais jeter hors de la moitié des tavernes avant d'avoir atteint le bar, merde.

Je suis dehors.

« -Hey, toi »

Un garde nous hèle, plus véhément que la dernière fois et je peux distinctement voir sous le bras de Wolburgh – ben non, pas par-dessus son épaule – son nez se plisser de dégoût alors que notre odeur lui parvient à la narine. Puis son cerveau se mettre en branle, connecter les informations – il peine sur la conclusion, avant d'ouvrir la bouche pour crier - assez longtemps pour que j'en profite pour jarter élégamment mon chaperon – je pousse le Wolburgh mal traité sur le garde, sans cérémonies.

Hein ? Quoi ? Où est-ce que j'ai dit que je suivais le plan, que je connaissais le plan, que j'étais d'accord avec le plan ?  Non, messieurs dames, je vois même pas quel est le plan, la grande bique rouquine n'a pas eu la jugeote de m'en informer en temps et en heure – préférant m'insulter puis croire qu'on est frères et qu'on peut communiquer d'un regard. Evader les abrutis, les laisser se fritter avec les gardes, revêtir un uniforme et ...D'accord, je vois le plan. Cela ne veut pas dire que je vais m'y plier docilement. Je n'ai que peu d'expérience pour les évasions à deux et pour les évasions requérant subtilité et fourberie. J'ai de l'expérience pour sauver ma peau et déguerpir à toutes jambes, utilisant la légendaire discrétion et agilité hobbite pour être perdue de vue dans les dédales de Minas Tirith. Non. Je ne regrette pas d'avoir le légendaire Redbeard dans mes amis.



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