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Odyssée des mystères [ft Thorin]

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MessageSujet: Odyssée des mystères [ft Thorin]   Lun 8 Aoû - 10:44



3 AOÛT 2949 - A moult épopées des fauves flavescents, aux hurlements tonitruants dont les augustes halls se sont gorgés des mois durant, en vint l’appréciation narcotique des bourdonnements de candeur. Foyer de vierge cantique, pléthore universelle. Aux tressaillements des bouches innocentes, la  cantate se veut grisante pour le monarque muet dressé devant l’esquisse enjôleuse.  L’enracinement d’une risette béate à la commissure du labre rosace témoigne de l’humeur sereine récupérée par le sylphe, au grand réconfort de la plèbe sylvaine. Si le tourment longtemps familier au souverain n’est plus que réminiscence esseulée, la santé du sublime, l’antique Vert Bois le Grand, y est en grande partie pour quelque chose. Trois années depuis l’expulsion des hôtes importuns.  Le temps de trois cuvées seulement. Comme un stigmate enchâssé au plus profond des boyaux de la forêt, l’écho des pattes octuplées se fredonne encore depuis les arbres meurtris et soulève parfois inquiétude à l’idée d’un retour en force de la descendance d’Ungolianth.

Or, depuis peu, le malaise se déporte au voisinage. A la quiétude ordinaire supplantée par un charivari sanglant, des éclaireurs ont rapporté des nouvelles bouleversantes. Invasion d’orques, trépas du vaillant Beorn et disparition alarmante du fils héritier, Carrock n’est plus que cendres et y faire escale touristique s’avère fâcheux. Devant ces faits accomplis, une boule de nervosité trouve loge sous le galbe lisse de l’ambre millénaire. La vive allure d’une migration d’orques et l’abdication forcée du Carrock et de ses alentours a suffisance pour désarçonner la vétuste créature. L’alliance entre les deux voisins et sa sympathie pour le chef des beornides mis en branle par une cécité surprenante, les devoirs sacrés de porter assistance à ses proches alliés se sont mués en cendres à l’instant où Thranduil eut vent du drame.

Mais pour l’heure, le royaume des sylvains de Vert Bois le Grand accueille sous sa cime antique la venue d’un hôte familier. Le temps semble devenu poussière depuis la dernière halte du nain monarchique et le royaume de Mirkwood, bien changé en trois lustres. La route qui sillonne la forêt assure sécurité pour les nomades d’Arda et l’accessibilité aux sentiers de la sylve redorée semble avoir fait bonne campagne jusqu’aux cantons alentours. Sans pour autant offrir libre arbitre à l’approche des curieux jusqu’au seuil du fief elfique, le raccourci à nouveau disponible et l’assurance de joindre les deux bouts en un morceau offre moult soulagements aux pèlerins.

Absorbé par la peinture enchanteresse de ses deux tendrons endormis, bercés par le parfum de lavande dont le linceul a été imprégné,  les pas successifs trouvant halte derrière la porte de ses appartements l’ôtèrent à son extase. Sans bruit, les mouvements feutrés pour ne pas éveiller la dyade assoupie, Thranduil sorti de l’havre lénifiant pour découvrir un des gardes de l’entrée principale.   " Thorin Ecu de Chêne, mon seigneur" L’instant des retrouvailles. Leur dernière rencontre avait trouvé armistice sous la voûte boisée des sublimes catacombes. Et si, depuis, il n’y a raisons évidentes à inviter sa némésis de jadis en son palais, outre l’obligeance de préserver une relation correcte avec Thorin, c’est pour des raisons personnelles qu’il a entrepris cette démarche. Sa tendre épouse, sans le savoir, en est la charpente.

Mais en l'absence de sa dame, sûrement emportée à l'humeur des arbres au grès d'une balade sans mot, Thranduil pourrait, s'il en dit au nain, trouver la fièvre du noyau d'affliction qui gangrène l'âme de sa dulcinée au moindre nom du nain murmuré de temps à autres. Thorin, un patronyme devenu tabou pour la Noldor. Malheureusement, Enelye n'a jamais souhaité lui délivrer la cause d'une pareille animosité et, la curiosité embrasée à force, la patience usée, le flave séculaire n'a pu se retenir d'une missive adressée au nain, l'invitant en ses terres pour affaires personnelles. Sans savoir si le concerné s'engagerait tôt ou tard jusqu'à lui. Finalement, il n'a point tardé. Deux semaines se sont écoulées entre le départ de la lettre et l'arrivée du descendant des Durin.

Abandonnant à regret la chambre de ses deux chérubins, le roi sylvain rejoint un lieu moins conventionnel que la salle du trône. Les terrasses, lieu de repos où l'elfe trouve parfois abri pour croquer à la complainte de mère nature. Le temps d'humer les effluves du domaine ancestral, le même auxiliaire s'introduit à la lisière des pavés, flanqué d'une silhouette trapue si familière. Pivotant d'un croissant de lune, les orbes topazes échouent sur son cadet, non sans remarquer quelques ridules creusant la carne surannée et les quelques filaments argentés nichés dans l'épaisse crinière foncée. La résultante d'être mortel, l'ennemi du temps passé. Au contraire, l'elfe se dresse comme d'antan, d'une jouvence imberbe sous l'étoffe bleu nuit. " Je craignais que vous soyez trop pris par vos nouvelles ambitions pour trouver le temps d'accéder à ma missive, Thorin Ecu de Chêne" Les rumeurs vont de bon train à l'égard des projets de l'héritier des Durin. La terre du milieu se gorge à plaisir des convoitises qui peuvent faire trembler sa croûte. Thorin compte t'il, à termes, se lancer dans une nouvelle guerre? Arda n'a t'elle suffisamment tremblé de combats? Écartant ces démêlés, Thranduil dresse mine affable sur son marbre facial, ne souhaitant instaurer le malaise chez son hôte. " Avez vous fait bon voyage?" Le sous-entendu à l'adresse d'un sentier qu'il connut si hostile par le passé. Le paysage a bien changé et le nain a du remarquer la métamorphose bucolique du royaume sylvain.





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MessageSujet: Re: Odyssée des mystères [ft Thorin]   Jeu 18 Aoû - 22:34


「 Odyssée des mystères 」

Thranduil & Thorin
Thorin avait quitté la Montagne Solitaire - et comme à chaque fois qu'il passait les lourdes portes monumentales de ses aïeux, il avait l'impression d'y avoir laissé la moitié de son âme, de son coeur et de son honneur. Les portes ne s'étaient pourtant pas refermées de manière lugubre et funeste, scellant son destin, clôturant son exil. Tourner le dos à la montagne solitaire, voir apparaître son sommet familier au-dessus des cimes, par-delà le lac miroitant doucement - est-ce qu'il ressentir toujours un noeud dans son estomac à cette vision, jusqu'au jour approchant de sa mort ? Parce qu'une part de lui craignait toujours de l'apercevoir pour la dernière fois, de n'avoir pas l'occasion de respecter le serment prêté à Indis que de mourir dans les bras des siens, de ne plus lui tourner le dos, de fuir la queue entre les jambes sans avoir tout tenté pour son peuple et sa famille. Parce qu'il craignait toujours de la voir pour la dernière fois - de ne plus les voir. Ses enfants, la chair de sa chair. Bilbo et sa volonté farouche de le protéger de lui-même alors que le hobbit vacillait sous le poids des secrets. Indis et son regard fier, inébranlable, qui faisait remonter à sa mémoire les espoirs et les rêves qu'il avait eu avant que les dragons, réels et imaginaires ne le rattrape pour le mettre à terre.

Il n'était jamais mieux que dans les bras de pierre de sa montagne. Il pouvait supporter les doutes, les murmures, le poids de sa couronne et des demandes des royaumes nains qui s'accrochaient à ses pieds jusqu'à entraver son âme - il pouvait endurer tout cela. A l'expresse condition de sentir la présence des siens à côté, tels des piliers de pierre creusant la montagne pour lui fournir sa raison d'être. A l'expresse condition d'avoir des constellations de granite au-dessus de tête et les tunnels de ses ancêtres sous ses pieds, l'or terni de ses boucles d'oreille pour seule mémoire de sa royauté. Nulle place telle sa montagne.
Sa montagne qu'il quitterait bientôt pour un long voyage en direction des Ered Mithrin - un périple dont il n'était pas sûr de revenir, dont il n'était pas sûr qu'il ne serait pas vain ou le dernier coup de marteau qui ferait éclater l'union de son peuple après tant de chocs sur l'enclume de Mahal.

Affaires personnelles Encore quelques années auparavant, ces termes évoquaient les remous d'une guerre à venir, une rancoeur suintante et des royautés roides sur leurs positions, prêtes à mourir pour des égarements et le refus des compromissions. La sourde complaisance de proposer des marchés imprenables, de refuser de faire un pas en avant, s'en enorgueillir des haines du passé marquant leurs peuples de traces de sang et de pierreries.
Peut-être qu'un jour, après la mort de l'elfe millénaire, les chroniques diraient des deux rois qu'ils en étaient sortis grandis, qu'ils avaient su tendre la main, outrepasser leurs discordes puériles et que peut-être, cela avait penché la balance dans le grand trouble de la Terre du Milieu. Ou peut-être les actes de droitures seraient oubliés au même titre que les crachats et le mépris.
Thorin Oakenshield admettait aujourd'hui sa part - en son coeur pulsait toujours une terrible tentation, mais il ne pouvait pas blâmer la fièvre du dragon pour toutes ses erreurs. Il y avait fierté, il y avait colère et il y avait faiblesse dans le coeur du roi sous la montagne - mais il y avait aussi la force de prêter oreilles aux avis, de faire ce qui était juste, et de hocher humblement la nuque face à ceux qu'il considérait comme ses égaux.
Affaires personnelles Lorsqu'il avait reçu la missive signée de l'élégante main du roi des bois, il avait été... surpris. Leurs rapports étaient cordiaux, presque, parfois, dans une semblance d'amitié. De respect entre deux rois éprouvés, tout du moins - et des objectifs communs. Ils avaient des accords commerciaux, et des échanges se faisaient entre les deux royaumes si proches, et un jour un corbeau avait quitté Erebor portant le témoignage de la trahison d'un mage et des doutes, des craintes de son roi pour piquer dans les cimes verdoyantes de Vert-bois-le-grand.
Cette missive-ci, était une surprise, et Thorin l'avait lentement posée, à part des parchemins qui encombraient déjà son pupitre, sa main usée par le travail de force et celui de l'épée, effleurant pensivement la signature ornée. Nulle politique, nul conflit, nul commerce - personnel. Y avaient-il une seule des affaires qui avaient liés Thranduil fils d'Oropher et Thorin Oakenshield face à face qui n'avaient pas été intrinsèquement personnelles ?
Le courrier n'affirmait nulle urgence, malgré les autres nouvelles qui étaient parvenus au coeur de la montagne, et Thorin avaient pris plusieurs jours pour régler les affaires quotidiennes d'Erebor - et celles, plus exceptionnelles qui se profilaient à l'horizon, malgré l'impression néfaste qui cognait dans sa cage thoracique comme un Balrog dans les profondeurs des mines. Quoiqu'il en soit, leur rencontre serait profitable – ils avaient à parler, et le monde semblait lentement s'effondrer autour des profondeurs d'Erebor et des racines des arbres ancestraux.

Ainsi il était là, à descendre de son poney fourbu, à annoncer sa venue aux gardes et à tenter de garder le rythme de son escorte sans perdre sa dignité. Le nain avait l'impression que jamais le temps ne se déplaçait passée l'orée du bois. Le silence des feuilles, la sérénité presque effrayante des bois témoignait du temps qui avait passé depuis qu'il s'y engagé avec sa compagnie. Du travail acharné que Thranduil avait accompli pour lutter contre le destin - en vain, peut-être, si on tournait son regard vers l'ombre du Carrock et les cris affolés des oiseaux porteurs de messages .

A part cela ? Il avait l'impression que jamais le temps ne se meut passée l'orée des bois. Mais Erebor devait présenter le même effet, dans l'oeil de l'observateur innocent - majestueux, vieille comme les désirs de Mahal, solide comme un roc. Rares étaient ceux qui savaient à quel point la pierre la plus dure était fragile si on en connaissait la faille unique. Thorin connaissait chacune des éraflures de son domaine, les marques qui entaillaient ses murs, ses anfractuosités, ses éboulements, le coeur de ses habitants, ses troubles, et leur amour indélébiles du travail bien fait et de l'effort victorieux. La seule différence étaient que les nains accusaient les années comme une richesse, comme les longs coups de burins et d'enclumes qui forgent les plus belles statues, les aciers les plus forts. Les nains ne vieillissaient pas jusqu'à l'orée de leur mort où la vigueur les quittait et les ans les rattrapaient. C'était ce que les livres et les légendes disaient, mais Thorin sentaient l'érosion creuser des sillons dans sa peau, dans les cals de ses mains - pour quelqu'un dans la dernière partie de sa vie, il portait beau, et l'âge n'atténuait ni la majesté de ses traits, ni sa prestance, encore moins la force de son bras. Mais lentement, cela s'accumulait, fruits de l'expérience et de la souffrance que de l'âge - les mèches d'opaline pâle s'amoncelaient dans ses cheveux retenus par des broches d'or fin. Au contraire, Thorin savait ce qui l'attendait. Que semblable à la dernière fois où il avait pénétré le royaume sylvestre, ou à celle où il avait été traîné depuis les cachots souterrains, Thranduil l'attendrait, drapé dans majesté et les soieries, patient et immuable, seules les branchages qui sertissaient son front accusant que le temps passait dans le palais immémorial.
Pourtant.

La seule différence était que son guide l'emportait loin de la salle du trône et ses abysses vertigineux, loin des cachots et de leur honte honnie. Le couvert des arbres apparu à Thorin en même temps que la haute silhouette de son hôte, le vent tentant vainement de disperser la chaleur estivale, même sous les lourds ombrages de la forêt noire.

« Je craignais que vous soyez trop pris par vos nouvelles ambitions pour trouver le temps d'accéder à ma missive, Thorin Ecu de Chêne » Thorin cilla, comme si un gobelet de vin l'avait atteint au visage. Il salua pourtant le roi d'un signe de tête et s'approcha lentement de lui. Par Mahal, faites que Thranduil ne l'ait pas fait venir pour tenter de l'écarter de ce chemin. Sans doute aurait-il raison de le faire, Thorin ne pouvait pas disputer ce point - il méritait les avis qui raillaient son nouveau périple, critiquaient sa prétendue cupidité, son désir d'aventure, d'expansion, son ambition de mener son peuple à sa perte. Il avait pensé cela le premier et il soupira doucement, débarrassant cela de son coeur alors qu'il lançait un regard las à Thranduil.

« - Ne les appelez pas ambitions, je vous en prie, »

Aux yeux de Thorin, c'était l'opposé d'ambitions. On lui prêtait des raisons personnelles, d'avarice, d'orgueil. Il les écoutait sans rien dire, ces voix majoritaires hors des roches des royaumes nains, ces voix minoritaires et timorés au fond des montagnes. Aucun de ses conseillers officiels, pas même le sage Balin, ne lui avait dit que c'était une mauvaise idée - S'ils avaient voulu le décourager, c'était de porter son regard sur cette montagne, plutôt que les Monts Brumeux. Thorin n'avait pas besoin d'eux pour savoir la myriade de raisons qui faisaient que cela pouvait mal tourner - et toutes celles qui le poussaient dans cette direction.
Pour lui, c'était surtout une manière de s'accorder un répît face à ceux qui le harcelaient des noms des morts de Khazâd-dûm. Son ancienne fiancée, la fière princesse des gorges souterraines, voulait un royaume. Les nains voulaient ce royaume, puis les Monts Brumeux. Il leur forçait à faire un détour avant d'atteindre leur perte, il gagnait du temps. Thorin comprenait leur désir – nostalgie, avarice, ambition, rêve d'une grandeur pour son peuple. Il ne voulait que de quoi faire vivre son peuple et leur assurer une sécurité chaque jour menacée - et les Ered Mithrin représentait un doux rêve réconfortant face à la grandeur épique mais ténébreuse de la Moria. « Avez vous fait bon voyage ? »

« - Il s'améliore à chaque fois, semble-t-il,» commenta doucement Thorin - il n'y avait pas d'animosité derrière ses propos, bien qu'il y ait un léger humour dans sa voix. Chaque fois, la folie le guettait moins dans les chemins tortueux des bois, chaque fois, l'accueil se faisait plus hospitaliers, chaque fois les bêtes des environs moins présentes. C'était agréable - un progrès sur le grand échiquier des pertes. « Mais je venais du nord, je n'avais aucune troupe de Sauron ou de Saroumane sur ma route.»

Encore une perte, encore un échec, le Carrock avaient été pris par les hordes et Beorn était mort. Cela avait causé un choc au roi sous la montagne. Il avait connu le change-peau, et si leurs rapports n'avaient pas été amicaux... il l'avait aidé. Leur avait sauvé le vie et avait rendu la conquête d'Erebor possible - le peuple de Mahal lui devait beaucoup. Tout. Et Thorin ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils avaient participé à le sortir de sa retraite, là où le vieil ours aurait pu finir ses jours. Que les elfes n'avaient pas pu le sauver plus qu'ils n'avaient sauvé son père, était une ombre qui le hantait, oui. Mais ce n'était pas de cela qu'ils venaient parler, n'est-ce pas ?

Thorin se positionna face à Thranduil, une main passée dans sa ceinture, l'autre se posant sur son poignet. Il prit un instant pour peser ses mots, laisser les doux chants de la forêt planer entre eux - sa nuque était légèrement courbée vers le bas, alors qu'il penchait la tête, le soleil jouant dans l'or de sa chevelure sombre - mais malgré cela son regard bleu était fiché dans celui de son aîné. Il réfléchissait alors même que les mots tombaient de ses lèvres, mesurés, posés mais d'une gravité sombre. Sans faux semblants et avec la franchise droite du roi sous la montagne.

« - Nous nous connaissons depuis longtemps, Elvenking. Vous ne m'avez jamais mandé pour raisons personnelles, bien que nos rapports aient toujours été... » Thorin se passa la langue sur ses lèvres et esquissa un rictus qui recélait autant d'amertume que d'auto-dérision « personnels plus que réellement officiels. Pour le meilleur comme pour le pire. Et, Mahal seul sait à quel point Arda a besoin de face à face pour enrayer ce qui nous menace et que plus que jamais de confiance entre nous. » Il eut un léger signe de tête vers leur environnement, vers l'elfe qui après un mariage, deux enfants, des décennies de guerre le regardait enfin avec un respect ténu mais existant. Un respect qui existait dans les yeux de Thorin en écho, mais qui n'effaçait pas la franchise de son regard ou de sa question.

« - Qu'attendez-vous de moi ? »


I have to wear my crown in my heart, not on my head.

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