Partagez | 
 

Sous le manteau de la nuit. {Faelon}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Minion en quête de pouvoir
Royaume : Erebor
Localisation : Parmi les ombres
Amour Gloire et Beauté : Dévouée aux dieux
I'm beautiful biatch, look at me :
Copyright : Wild Heart; fassylover; tumblr
FT. : Jessica Parker-Kennedy
Date d'inscription : 02/03/2014
Messages : 623
Date de naissance : 28/07/1995
Age : 22
TALES OF MIDDLE EARTH



MessageSujet: Sous le manteau de la nuit. {Faelon}   Mer 19 Aoû - 21:53
Sous le manteau de la nuit
Faelon & Méawyn
Lond Daer ▬ POST INTRIGUE N°2.

La ville semblait plongée dans un sommeil tranquille. Le chant des grillons et le clapotis de la mer contre les amarres du port s’élevaient à l’unisson vers les étoiles. Quelques passants troublaient parfois cette mélodie de leur pas, pressant l’allure jusqu’à leur maison. A n’y rien savoir, cette nuit paraissait paisible, mais à y regarder de plus près, on y décelait facilement le calme caractéristique qui succède à la tempête. L’obscurité ne dissimulait que partiellement les ruines de certains quartiers, et la crainte d’une nouvelle attaque dissuadait tout habitant de sortir de chez lui trop fréquemment. Lond Daer léchait ses plaies comme un animal blessé. Malgré ses efforts pour garder la tête haute, les apparences ne la trahissaient que trop bien. Il était impossible de jeter sur le voile des dégâts causés par les pirates, quelques jours auparavant.

Méawyn se tenait accoudée à la fenêtre, les yeux perdus dans le vague. Le fil de ses pensées l’avait maintenue éveillée tandis qu’elle se tournait et se retournait dans son lit. Lasse, elle s’était finalement levée. Son visage profitait des courants d’air marin qui lui rafraîchissaient – littéralement – les idées. Ses nuits n’étaient jamais très longues, et se transformaient même parfois en insomnies. Dès lors, elle avait rapidement pris goût au travail nocturne. Le jour, le monde fourmillait dans un rythme effréné où hommes et paroles défilaient à toute allure. La nuit était pour Méawyn un moment d’éternité dont elle profitait allégrement pour réfléchir, et même agir. Même si, à Lond Daer, le temps n’était plus à l’action mais au bilan. La brune regarda le bureau de ses quartiers où trônait un journal relié de cuir. Il y avait une tâche qu’elle n’avait que trop repoussée, mais qu’elle se devait de faire. L’instant était arrivé.

Elle s’installa sur sa chaise, ouvrit le journal et trempa sa plume dans l’encrier. Les dernières notes relataient sa mission au Mordor, où Saroumane l’avait envoyée. C’était ce qui l’avait occupée durant l’attaque de Lond Daer. Fidèle à son habitude, Méawyn se mit à rédiger les évènements des jours derniers. Les pirates, le combat, tels qu’ils lui avaient été racontés. Elle écrivit sans s’arrêter, mais bientôt sa plume se figea. Elle avait achevé son récit, et il manquait pourtant un détail essentiel. Avec application, elle écrivit au bas de la page "Vasariaä : " mais sans avoir la force de noter la suite.

Cela faisait plusieurs jours que Méawyn portait son masque. A la triste nouvelle, elle n’avait pas réagi, ayant simplement présenté ses condoléances à son chef avant de se retirer dans ses appartements. Depuis, elle se tenait à ses côtés en statue de marbre, inerte et silencieuse. Il n’y avait aucune parole de réconfort pour Méadred. Elle n’en était pas capable. Porter le masque était bien plus facile. Ou peut-être n’avait-elle pas encore pleinement réalisé qu’elle ne reverrait plus l’une de ses rares amies. Une amie sincère.

Elle hésita un long moment. Devait-elle écrire un message d’adieu ? Devait-elle garder l’espace vide, comme le vide que la jeune femme avait laissé chez les Dunlendings ? Finalement, lorsqu’elle reprit sa plume, elle se contenta de compléter "Vasariaä : compromise." avant de porter un point final à son rapport. Même sur le papier, le masque lui était préférable. Cependant, pour celui qui y portait assez d’attention, il était possible de distinguer la tâche laissée par une seule et unique larme sur la calligraphie du V. Le papier eut tôt fait de sécher, laissant pour seuls témoins l’encre diluée et ce bout de page froissé.

Méawyn posa la tempe contre sa main, le coude en appui sur la table. Elle ne se préoccupait plus des bruits extérieurs ou de ses réflexions. Lentement, ses paupières se fermèrent. Lorsqu’elle les rouvrit, elle fut incapable de dire si elle avait dormi une minute ou même une heure. Elle releva doucement la tête avant de s’interrompre, alertée par un bruit étranger dans son dos. Elle comprit rapidement qu’un bruit du même acabit l’avait réveillée quelques secondes auparavant, et tendit lentement la main vers sa ceinture pour y saisir son couteau. A peine eut-elle le temps de se rendre compte que là où devait être son fourreau se trouvait la simple étoffe de sa robe qu’elle se souvint d'avoir laissé son ceinturon à côté de son lit. Elle décida de faire volte-face, sans d’autre choix que celui de faire son enquête désarmée.


© Gasmask


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Invité
Invité
TALES OF MIDDLE EARTH



MessageSujet: Re: Sous le manteau de la nuit. {Faelon}   Dim 17 Jan - 13:20
Sous le manteau de la nuit
Méawyn & Faelon
E
coutez, mon bon monsieur, si j’avais su, je n’aurais pas tenté de… Je me baissais juste à temps pour éviter le coup maladroit du mari aviné qui visait ma tête. D’un geste agile, rompu que je suis au combat de rue, je place un coup dans ses côtes que j’entends craquer. Le (pas si que ça) gentilhomme recule en grognant et j’en profite pour me redresser et d’un second coup, un uppercut cette fois, je lui fais claquer la mâchoire, l’envoyant valdinguer sur une table adjacente où jouait d’autres hommes, enivrés au même point que mon nouvel ami.

Depuis l’attaque, les tavernes sont beaucoup moins bondées que d’habitude. Chacun a peur, préférant se réfugier chez lui à attendre un nouvel éclair dans une tempête qui fut aussi brève que puissante. Ne reste plus que dans les lieux habituellement si chaleureux que quelques marins bloqués au port à cause de l’embargo du seigneur des lieux, quelques filles de joies – pas que, apparemment, vu la querelle de ce soir – ainsi que ceux faisant désormais parti des meubles, préférant la tiédeur de la taverne à la froideur de leur chez eux.

Les temps sont mal tombés pour moi, qui avait choisi ce temps pour venir voir mon principal commanditaire, la femme qui me fasse le plus peur dans toute la Terre du Milieu. Reprenant mon chapeau, tombé sur les planches du sol lors de mon esquive, je le replace là où est sa place et m’approche de la jeune femme que je courtisais avant que son ivrogne de mari ne déboule pour m’apprendre, et je ne fais que le citer ici, la vie.

- Ma douce, vous n’auriez pas dû me mentir concernant votre mariage, voyez donc ce qui arrive alors aux maris ! Je souris tout en parlant, le regard effrayé de la dame passant de son mari nageant dans les voluptés de l’alcool à ma personne. Je n’ai cependant plus de temps à vous consacrer, la nuit est encore jeune mais m’attends une personne que je n’aime pas faire attendre.

Je lui fais un salut rapide et je tourne les talons, déposant au passage quelques pièces sur le comptoir du tavernier qui me regarde de travers. Déjà que ses affaires ne sont pas glorieuse, il ne doit pas aimer voir ses clients se faire tabasser par un inconnu.

L’air frais de la nuit m’enchante, je suis une créature nocturne, comme la dame que je vais visiter, je suis donc plus certain de ne pas la déranger qu’aux dernières lueurs du jour, où son seigneur risquerait de nous importuner. Je marche rapidement dans les rues désertes, la nuit pour manteau. Je croise de ci, de là des gardes desquels je me soustrais de leur regard, de rares passant ivres et quelques malandrins faisant le guet pour une victime qui ne viendra pas ce soir.

J’arrive sous la fenêtre qui m’attend ouverte. Plus haute que dans mon souvenir, je vois cependant la lueur d’une bougie. Méawyn n’est donc pas encore dans les bras de Morphée. Agilement, sans autres bruits que le froissement de mes vêtements, je gravis le mur grâce aux lierres et aux roches pauvrement ajustées. Lorsque je dépasse la fenêtre, je peux la voir, douce enfant, endormie sur son bureau. Je passe le cadre de la fenêtre et me glisse dans la chambre, faisant craquer le plancher sous mes pieds, ce qui a pour effet de faire se relever la brune. Je la vois qui cherche à sa ceinture une arme et je ne peux que sourire devant ce réflexe, inutile puisque la dague que je suppose habituellement à sa hanche trône fièrement sur une chaise à côté du lit. Lorsqu’elle se retourne et que je vois son visage, fatigué, triste, je ne peux cependant pas m’empêcher de sourire. Voilà trop longtemps que je n’avais pas vu ce regard.

- La plus grande des sécurités serait de commencer par fermer cette fenêtre. Dis-je en le faisant moi-même. Ne vous ai-je pas déjà dit que seuls les fous font confiance à la hauteur de  leurs murs ? Mon sourire s’estompe cependant rapidement. Je connais désormais Méawyn depuis un moment et son visage stoïque n’est qu’une façade utilisée pour se protéger. Je suppose la peur d’une attaque dans sa chambrée désormais passée puisqu’elle m’a vu, mais elle garde cette expression distante. Certes, je viens de la réveiller, mais la dame que je connais et apprécie n’est pas du genre à être longue à réagir.

>>Veuillez excuser mon incursion, ma dame. Je la salue en ôtant mon chapeau et en me courbant. Je suis venu au plus vite pour vous faire part des dernières informations que j’ai pu récolter, mais la récente attaque de la ville m’a ralentie, les gardes se montrant particulièrement intéressés dans ceux qui ne sont pas de la cité portuaire. Aussi, j’espère ne pas vous déranger et n’hésitez pas à me congédier si le temps n’est pas propice pour ma visite.

Je parle d’une voix assez basse pour ne pas trahir ma présence au-delà des murs de la chambre à coucher de mon amie, mon patron. Je suis bien des choses, de mauvaises choses, mais je ne me considère nullement comme un rustre et la santé de ces dames est une des choses qui me tiennent particulièrement à cœur. Autant dire qu’en voyant Méawyn dans cet état, je n’ai qu’une envie : l’aider à aller mieux.  
© Starseed
Revenir en haut Aller en bas
 

Sous le manteau de la nuit. {Faelon}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1


 Sujets similaires

-
» Un film palpitant [Pv]
» Rendez-vous orbital (Missa, Nacht)
» Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains le dissimulent mieux que d'autres. (terminer)
» La nuit du renouveau.
» Une douce nuit sous le Balcon [Terminé]





Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tales of Middle Earth :: Archives rps 2014-2016-