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My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.

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Minion en quête de pouvoir
Royaume : La Moria, par le Sang
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Amour Gloire et Beauté : Coeur pris malgré elle depuis des années, mais elle ne se plainds plus de tout ceci, s'en accommodant, attendant son jour de chance.
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MessageSujet: My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.   Ven 22 Mai - 20:11



My life was devoted to you and it's still the case today

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Si le temps arrivait à faire s’atténuer les plus douloureuses blessures, il y en avait certaines que l’on ne pouvait faire disparaitre, même en quelques centaines d’années. Il y avait ce genre de maux qui n’avait nulle explication. Et finalement, le manque d’explications vous rendait malade et triste, amer et nostalgique. La nostalgie amenant à la rancune, cette dernière à la haine et la haine amenait sans aucun doute à la souffrance. Ce cercle vicieux ne pouvait alors se terminer sans aucune explication. À qui la faute ? Seul Mahâl le sait. Et pourtant, les nains n’étaient pas de ces peuples purement émotifs. Ils étaient bien plus comme la roche de leur habitation, durs et froids en chaque instant de confrontations. Les nains étaient un peuple fort fier et fort aimable quand on arrivait à les connaître du tréfonds de leurs mines, quand on arrivait à les en faire sortir un tant soit peu. Mais pourtant, les nains, les plus loyaux n’avaient finalement pas de mal à ressentir puisque tout tournait autour de leur peuple. Leur peuple… Tous semblable les uns aux autres. Comment deviner que malgré la joie et la séduction affichée par une naine. Cette dernière soit en proie à des tourments qui vous dépassent. Simplement, comment imaginer une naine souffrir ? Cette petite princesse, des plus rares pour ce peuple d’hommes, comment pouvait-on imaginer que cette dernière regardait toujours derrière elle pour y retrouver les moments les plus heureux de sa vie. Mais finalement quel avait été le moment le plus heureux de sa vie ? En avait-elle eu un ? Dans la chaine de sacrifice et de douleur qui l’entravait, Irien avait-elle connue la véritable joie une fois dans sa vie ? Cette joie pure et éblouissante, cette joie sans remords, sans regret, sans allusion au passé, avait-elle existé dans ses beaux yeux azur ? Avait-elle un jour regardé Dain ou Thorin sans bâtir devant elle ce voile de mensonge irritant ? Irien se sentait toujours ignorée, elle se sentait battre des ailes tout en étant clouée au sol. Sa vie n’était pas des plus plaisante, celle des naines était souvent résumée à vivre dans une cage dorée fermée à double tour. Elle avait tout de même cette chance de vivre dans une branche de la famille royale, d’être une princesse légitime, de vouloir mettre en marche ses plans muris depuis des années. Elle avait ce pouvoir, cette ambition qui la rendait si éblouissante, mais intérieurement, elle était si terne. Tant d’efforts pour quoi ? Pour elle ? Pauvre fou, soyez bien au courant, qu’elle a toujours cherché la reconnaissance, si ce nain le savait, en rirait-il ? Serait-il de ceux qui la traiteraient de folle ? Serait-il de ceux qui la voient comme une simple poupée de cire ? Probablement pas… Enfin, elle ne savait le dire, elle ne saurait le penser. Elle ne l’avait jamais, vu elle n’avait jamais désiré le voir, Irien n’avait jamais voulu que ce voile devant elle soit mis en danger. Elle ne voulait pas qu’on la sache finalement si faible. Irien était un oiseau blessé depuis des années, et les ans n’avaient en rien refermé cette blessure. Entre la naissance du fils de son tuteur, portant le même prénom que ce fantôme, la bataille des cinq armée, la reprise d’Erebor, ses visites aux Monts de Fer… Irien n’avait jamais eu l’occasion de panser ses blessures les plus profondes. Elles se rouvraient sans jamais avoir le temps de se refermer, comme un poignard s’enfonçant dans la chair tendre… Elle était au supplice d’un nom, une personne qui l’avait toujours ignorée malgré lui, malgré les époques, malgré la distance.

Elle s’était toujours languie de savoir ce qui avait bien pu se passer durant son enfance. Si c’était elle, si c’était lui, si finalement c’était les deux ou si ce n’était rien du tout. Dain avait toujours dans la bouche le prétexte de cet accord commercial, comme son père avant lui. Irien ne pouvait que lui sourire et le remercier pour ses réponses. Pourtant, intérieurement, elle avait toujours était la proie de cette tempête de sentiments qui la rongeaient petit à petit au fil des ans. Elle avait désormais deux centenaires, il était temps qu’elle se fasse à l’idée que ce n’était qu’une histoire sans fin, sans début, sans lendemain. Et à cette pensée, son cœur meurtri se serrait dans sa poitrine, elle ne pouvait songer à cela, elle ne pouvait pas capituler sans avoir eu l’occasion de faire ses preuves. Irien n’était pas ce genre de naine, elle ne supportait que moyennement la capitulation et la défaite face à quelque chose qu’elle n’avait jamais entrepris. Mais pourquoi restait-elle ainsi cachée si le problème ne venait que de cette hypothèse ? Pourquoi vivre loin des yeux de celui qui aurait dû être son époux ? Pourquoi l’éviter et peut-être lui faire croire qu’elle le craignait, qu’il la dégoutait, qu’il n’était pas admissible dans son paysage depuis cette année fatidique. Simplement ? Rien de tout ce qui se passait dans la tête d’Irien n’était réellement simple, elle se posait ces questions, elle se demandait toujours ce qu’il aurait pu advenir s’ils s’étaient un jour rencontrés. Durant les huit mois, durant cette préparation à l’union que serait-il arrivé si elle l’avait vu et lui aussi ? Un coup de cœur, un coup de foudre ? Foutaise, les nains étaient un peuple comme un autre, et elle n’était qu’une naine comme une autre, prévue pour la reproduction, un mariage d’amour était des plus proscrits finalement. Elle n’avait pas eu besoin de la voir pour en tomber amoureuse. Pour tomber plus bas que terre quand on lui annonçât que finalement, c’était les autres qui tiraient pour elle les ficelles de son avenir. Elle avait été trompée, trahie et humiliée par les siens, comment leur faire confiance désormais. Mais ce qui forçait par dessus tout Irien à fuir son ancien financé, c’était cette peur viscérale de redevenir cette naine éprise. Elle avait peur de l’aimer. De faire ressortir ses sentiments. Sentiments, qu’elle n’avait finalement jamais rangés dans un coin de son cœur. Elle n’avait jamais voulu les oublier. Qui oublie son premier amour finalement ? Alors, imaginez juste l’horreur qui a pu la saisir quand on l’annonçât avec une compagne de voyage il y a quelques mois ? Imaginez, cette boule dans le creux de votre estomac, remonter dans votre gorge. Cette dernière provoquant la nausée et la haine, la souffrance. Elle avait été remplacée par une autre. Qui finalement n’était rien, Gabrielle n’était rien. Rien du tout, Irien s’était alors fourvoyée…

Pourtant, il était de nouveau dans son royaume d’adoption. Alors que faisait-elle là ? Assise sur quelques coussins de soies, blottie contre un mur taillé dans la roche, ouvert sur la ville intérieure qu’étaient les Mont de Fer. Elle pouvait entendre l’agitation qui régnait dans les salles inférieures où son tuteur devait être en train de converser avec son cousin. Où le fils de Dain devait être également. Ce n’était pas rien, car Thorin Dainson avait tout fait pour la convaincre d’assister au repas en vain. Irien ne se sentait définitivement pas prêt à faire le premier pas. Plus elle entendait parler de lui, plus son masque s’effritait. Plus elle devenait vulnérable. Ce nain était son talon d’Achille et elle refusait de l’admettre, elle se brisait de plus en plus. Petit à petit, elle devenait une pâle copie de celle qu’elle voulait être. Alors, elle restait dans ses appartements, cloitrée dans sa tour d’ivoire comme elle était censée l’être. En vérité, cette attitude la rapprochait bien plus de la naine standard qu’elle refusait d’être. Irien s’était si souvent battu pour être une guerrière, une diplomate, pour avoir de la valeur, bien plus de valeur que celle d’une poule pondeuse d’héritiers. Elle avait pourtant eu cette même attitude fuyarde lors de la reconquête d’Erebor. Préférant rester dans l’ombre et ne pas étaler sa fausse joie lors des divers banquets. Bien que son Thorin n’ait été des plus favorables à cette habitude, la naine aux cheveux blancs en avait décidé ainsi et le fils de Dain ne l’avait jamais fait changer d’avis, pas même en ce soir. Dans sa propre demeure, Irien se retrouvait enfermé. Pourtant bien grée d’être comme cela, elle ne pouvait pas faire le moindre faux pas. Même si sous les arches de la pierre délimitant une sorte de fenêtre. Irien regardait finalement les gens quitter petit à petit les salles. L’agitation se faisait moins présente. Elle jugea donc bon de s’asseoir de nouveau un livre à la main, les voiles mats la cachant à ceux qui revenait. Certains riaient de bons cœurs, d’autres parlaient plus bas. Elle porta son attention sur ce qui se passait en bas de sa fenêtre quand elle reçut une pomme sur les genoux. D’un geste rageur du crâne, elle jeta un regard noir à Thorin en bas. Le Blond avait bu sans aucun doute quand il lui dit : « Arrête de déprimer dans ta chambre ! Viens avec moi ma sœur, il y a encore quelques fêtards en bas. » C’est dans dire un mot de plus, qu’il reçut bien vite la pomme qu’il lui avait envoyé. Bien plus fort qu’il ne l’aurait cru, mais les nains étaient bien plus résistant que certaines races. Et finalement, Thorin ria alors qu’Irien pestait dans leur langue. Pourtant, l’arrivée de son tuteur et d’un autre nain brun la fit se taire. Doucement, elle se remit droite, et posa ses deux mains devant-elle. Dain eut une petite réplique pour reprocher à son fils son attitude peu digne d’un prince nain. Et il adressa un sourire à la naine à la chevelure lunaire.

Une discussion naïve s’enchaina par la suite, que ce soit l’invité de son oncle ou que ce soit elle, aucun des deux ne décrocha un mot. Laissant le père et le fils discutez de ceci ou cela. Mais surtout de l’attitude d’Irien qui n’avait rien de conventionnel aux yeux de Thorin. Pourtant, sans savoir pourquoi, l’inconnu se pencha vers le roi des Monts de Fer, ce dernier approuva d’un mouvement de la tête et il pria son fils de le suivre pour une affaire urgente. Irien toujours à sa fenêtre les regarda s’éloigner. Et elle reporta son regard sur celui de l’homme en bas en ajoutant : « Qu’avez-vous dit à mon Oncle pour qu’il s’éloigne si facilement ? » Le sous-entendu était tel qu’elle demandait comment ce dernier avait-il pu la laisser seule face à un inconnu. Mais si elle avait su qui il était, elle se serait surement cachée derrière les voiles qui l‘entouraient.
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Ce n'est pas d'un tête-à-tête ni d'un corps à corps, c'est d'un coeur à coeur que nous avons besoin. Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses qui attendent de nous voir heureux ou courageux.
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MessageSujet: Re: My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.   Lun 8 Juin - 18:45


     

       Irien & Thorin
 
      My whole life was yours until today
it doesn't have to be this way, this isn't who we are


Thorin n'avait jamais été forgé pour le bonheur; fils aîné voué au trône et à monde de devoir, héritier d'un roi fou, prince sacrifié. Regarder son grand-père sombrer dans la folie et la déchéance, sauver son peuple, forger de quoi nourrir les petits, courir au-devant d'une mort certaine dans une quête héroïque, mais ( car ? ) désespérée. Il ne s'en était jamais plaint, ni n'avait cherché joie pour lui-même; ses sourires venaient en miroir de ceux à qui ils tenaient, tandis qu'il s'efforçait de leur épargner son fardeau. En vain, les derniers temps l'avaient montré, piqure de rappel amère qu'il avait échoué, comme toujours.
Pourtant la joie et le bonheur l'avaient frappé au coin du museau sans qu'il ne s'y attende. Ici.

La dernière fois qu'il avait mis les pieds dans les monts de fer, c'était à la fin de son périple et son exil de six années. Il s'était alors cru apte à la compagnie des siens, à la rédemption, comme revenu d'entre les morts. Guéri d'une maladie incurable. Se croyant prêt à redevenir le roi sous la montagne, alors qu'il était simplement nostalgique de son foyer. Comme un jeune naine pathétique.
Avant de rentrer à Erebor, il avait fait un bref détour chez son cousin, dans les Monts de Fer; au temps par goût ( son cousin et son filleul lui manquaient ) que par prudence ( Dain était intelligent et avisé, il saurait le conseiller et lui apporter les nouvelles que sa vie sur les routes lui avaient caché ).  Gabrielle l'accompagnait alors, après qu'ils se soient croisé au milieu des orcs et des wargs. La naine refusait son héritage et son sang, il avait voulu lui faire découvrir son peuple et sa grandeur, sa générosité et sa joie. Cela avait fonctionné, et Thorin était fier de cela, fier de ramener l'un des siens auprès de son foyer - même s'il y avait eu quelques distractions. C'était l'une des choses qu'il voulait annoncer à Dain, la seule chose qui le distrayait de cet anneau maléfique et de cet or maudit.  Il allait avoir un enfant - oh, il n'avait pas fait d'annonce publique, se contentant de le murmurer  l'oreille de son cousin - Fili restait son héritier, Gabrielle et lui-même libres comme l'air, l'enfant, illégitime.
Thorin n'avait jamais envisagé de se marier que pour deux raisons, l'une pragmatique et fortement probable, l'autre fantasmée et irréalisable; les nains pouvaient trouver le grand amour, mais nombreux étaient ceux qui toutefois ne le trouvaient jamais, et se consacraient plutôt à leur art et à leur peuple plutôt que faire un compromis pour un amour médiocre. La part entière de Thorin y rêvait, lorsqu'il était jeune prince, mais la perspective d'un mariage arrangé était bien plus certaine, surtout sous l'égide toujours plus cupide et malade son grand-père. Irien Mîr, la précieuse princesse naine. Il lui avait été promis un temps, et si une part de lui se révoltait d'être ainsi ordonné, pièce sur un jeu d'échec qui n'avait pas le droit à la parole, encore moins à l'orgueil et à la liberté... N'était-il pas Thorin, héritier de Duin, soumis à son devoir ?

Thorin n'avait jamais rencontré la naine; elle devait avoir son âge, et elle était belle, l'avait-on rassuré, mais qui elle était ne comptait pas alors, pas plus que Thorin ne comptait.
Thror y avait vu des promesses de richesse, plus d'or et de pierres précieuses, toujours plus d'or, et une main déjà tendue au-dessus du domaine de la Moria, prêt à le réclamer.
Thrain avait vu Khazad-dûm, la Moria, ce vieux démon qui ne semblait jamais desserrer les crocs sur les ambitions des de Durin, les attirant comme la ferme de Beorn attirait les araignées géantes.  Thorin lui-même avait cru oublier ce royaume, se concentrer sur la paix et la prospérité de son peuple, mais en vain; les fantômes nains sont plus tenaces que leurs comparses de chair et de sang.
Mais il avait fait des promesses, des serments qui pesaient sur sa parole qui le forçaient à chasser ces fantômes. Redorer l'écu des Durins aux yeux des autres peuples, des autres familles naines. Il y en avait tant qui l'observaient, la méfiance dans le regard et la moquerie dans leur sourire, certains qu'il failliraient à nouveau.

Il espérait que cette venue auprès de son cousin leur ferait voir que Thorin Oakenshield n'avait pas cédé à la folie, comme les mauvaises langues le disaient. ll avait puni l'émissaire de Sauron, refusé sa proposition, récupéré l'anneau de son père et n'était pas tombé sous son emprise ; bien sûr, la réalité était plus délicate, mais d'un point de vue extérieur, il avait fait au mieux. Si Dain et lui avaient échangés quelques paroles sur ce sujet, réfléchissant à la suite, au comportement à adopter, vis à vis de Sauron, de l'anneau que Thorin ne portait pas mais qu'il ne pouvait ignorer, dès que Thorin III les avait rejoint, l'humeur s'était allégée, et des sourires étaient venues aux lèvres du roi, un rire lui avait échappé un peu plus tôt.
Il se sentait bien. Les mets étaient délicieux, la compagnie agréable, et les quelques pintes - moitié moins que son cousin, au maximum - de bière naine qu'il s'était autorisé lui réchauffaient joyeusement l'estomac. Le seul point noir - si l'ont omettait la guerre qui se profilait à l'horizon, la trahison de Sarumane, d'un des nains d'Erebor et de l'anneau de son père ( simples détails ) - était lorsque Thorin III évoquait sa soeur d'adoption.

Irien Mîr. Un nom qui avait un jour occupé tout l'horizon de Thorin alors qu'il lui avait été promis, et qui aujourd'hui servait à désigner une éternelle absente. Comment, en plus d'un siècle n'avait-il pas réussi à croiser son ancienne fiancée, c'était un mystère. Ou, si on voulait être objectif et en croire les paroles de son filleul, un complot. La naine le fuyait. C'était blessant - il ne lui avait lui-même rien fait, jouet de son père autant qu'elle, et il avait autant de raison de lui en vouloir qu'elle de le haïr ; n'avait-il pas été aussi forcé qu'elle ? Aussi pris au dépourvu qu'elle par la rupture du serment ? - quoiqu'il en ait compris les raisons, quotidiennement hanté par les actions de son grand-père qu'il était, même si son coeur loyal de petit-fils tentait de les nier.  

Et contrairement aux insistances de Thorin, le blond, il ne comptait pas forcer la princesse à accepter sa compagnie si elle ne le désirait pas. « Arrête de déprimer dans ta chambre ! Viens avec moi ma sœur, il y a encore quelques fêtards en bas. » Thorin se mordit la lèvre pour réprimer un sourire amusé; la ressemblance avec Frerin ou Fili était parfois frappante chez le jeune nain, et il ne pouvait qu'y être plus attaché. Il leva les yeux pour suivre la trajectoire de la pomme; un peu en hauteur, et isolée du reste des convives, fermée au monde par des voiles, se trouvait une sorte de petite alcôve...d'où ressorti aussi sec la pomme. Derrière les voiles, les yeux de Thorin captèrent comme un éclat de mithril, une chevelure pâle et soyeuse, joyau comme les nains aimaient tant.

Thorin et Dain parlaient entre eux, tandis que le roi sous la montagne se taisaient, observant sans mot dire la naine entraperçue au travers des voiles.
Thorin l'observa en silence, les bras croisés devant son torse tandis que son cousin se chamaillait avec son fils. Ou bien était-ce une discussion amicale ? Avec le niveau sonore des Ironfoot, Thorin n'était jamais bien sûr, même si ce fond sonore le réconfortait toujours, étrangement.
Même s'il se sentait soudainement bien seul, alors qu'il sentait le regar
Irien. Il ne fallait pas être un Istar pour deviner l'identité de la reine dans sa tour d'ivoire, même sans prêter attention au bavardage qui l'entourait. Il devait s'empêcher de voir dans la princesse, comme un amer souvenir des derniers évènements, comme l'écho sans cesse répété des morts de Khazad-Dûm. De son père. De son désir de retourner à la Moria, de retrouver le cadavre perdu de son père duquel le Mordor avait arraché l'anneau. D'enterrer son père dignement avec l'artefact, de réclamer un royaume perdu... Fantaisies que tout cela; il avait fait de son mieux et il se répétait cela comme une litanie chaque nuit pour trouver le sommeil. Pour être accueilli par le fantôme de ses erreurs à chaque fois qu'il fermait les yeux.

Princesse d'un royaume perdu. Il s'était pensé semblable à elle, après la rupture de leurs fiançailles, après Smaug et ce sans même l'avoir jamais rencontrée. Lui aussi avait été en exil, roi sans couronne, sans royaume. Portant ce titre et les espérances qui allaient avec sans être chez lui nulle part, sans jamais pouvoir montrer ce dont il était capable. Pourtant, s'il écoutait le bien qu'en disait Dain ou les nains sous les collines de fer, elle était plus que capable. L'étoffe d'une reine. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, on l'appréciait, la respectait et elle avait sa place dans le conseil de Dain. Elle était admirable.

Quel contraste avec l'image d'une enfant fuyant son ancien fiancé, se contentant d'observer le monde de haut et se cachant derrière des tentures !

Thorin interrompit soudainement la discussion de son cousin et de son fils ;

"-Pouvez-vous nous laisser ?"

Techniquement, il était son roi et pouvait le lui ordonner, mais Thorin n'ordonnait que lorsqu'il était fou à lier ou en train de livrer une bataille. Au contraire, son ton était doux et bas alors qu'il ne détournait pas son regard bleu de la princesse inconnue ; curieux devant ce mystère faite naine. Il senti un instant sur lui le regard de Dain, le sourire de Thorin, puis la main de son cousin sur son épaule alors que les deux hommes s'éloignaient. Il s'approcha des quelques pas qui le séparait encore d'Irien. « Qu’avez-vous dit à mon Oncle pour qu’il s’éloigne si facilement ? » Un sourire fugitif passa sur ses lèvres alors qu'il décroisait les bras, posant un pied sur les marches pour poser une main sur sa propre cuisse. Il la salua d'un signe de tête et répondit ;

« - Je le lui ai demandé, simplement. Mon cousin me fait confiance, et à mon âge je peux me passer de chaperon. »

S'ils étaient fiancés, encore jeunes, et si ce dîner était l'occasion de leur première rencontre, Dain et son père ne les auraient pas laissés seuls à l'époque. Ou non ? L'exil avait apporté un vent de liberté à Erebor, même parmi la famille royale et Fili avait courtisé Haelara sans chaperon, tandis que Thorin n'était lui-même guère respectable de son côté.

« - Et si même vous étiez une princesse elfe, à vous cacher ainsi derrière vos voiles plutôt qu'à festoyer parmi les autres, je saurais me défendre. »

La comparaison pouvait passer pour une insulte, mais elle n'était pas voulue comme telle – une pique, peut-être – et le ton de Thorin était affable, sa voix grave et basse, mais sans aggressivité. Il était...surpris. Déçu et blessé, aussi, devant celle qui aurait du être sa reine, dont on disait tant d'éloges, mais dont il ne savait rien. L'exil, la vie parmi les Hommes, l'adaptation aux Ered Luin avait assoupli les mœurs pour les nains d'Erebor, l'élégance et les rangs passant loin après la survie. Il était maladroit, et il le savait. Il courba cependant l'échine pour ajouter d'un ton apaisant.

« -Pardonnez ma surprise, mais Dain n'a jamais eu l'occasion de nous présenter. Je suis Thorin Oakenshield. »

WILDBIRD


I have to wear my crown in my heart, not on my head.

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MessageSujet: Re: My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.   Ven 10 Juil - 16:12



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La nuit avait toujours cette senteur de pierre et de plats rôtis les soirs de fêtes dans les Monts de fer. Cette nuit ne pouvait être différente des autres puisque finalement, c’était le Roi que l’on fêtait. Elle imaginait parfois être la femme qui l’accompagnait ou qui régnait à ses côtés durant ses absences sur un champ de bataille pour défendre leur peuple. Irien avait été bercé de tant d’illusions qu’elle en avait oublié de se laisser courtiser. Espérant peut-être qu’un jour, elle serait le centre de son attention. Mais en plus d’un siècle, cela n’était jamais venu. Elle avait toujours préféré le fuir que de l’affronter. Certains pourraient dire qu’elle manquait de courage, certaines dames de sa maison pouvaient affirmer qu’elle ne tarissait pas d’éloges quand elle arrivait enfin à parler de lui. Irien était encore un bébé face à l’amour. Face à tout ce que cela pouvait représenter pour une naine, pour une dame, comme pour une servante, l’amour avait la même place dans le cœur des femmes, dans le cœur des races. Il était important et imperturbable quand il était vrai. Si jamais la blonde n’avait pensé à prendre le cœur de son frère d’adoption, c’est qu’elle l’estimait bien plus que comme un simple mâle. Pourtant, cette nuit-là, il avait décidé d’être provocateur, d’être celui qui viendrait la chercher sous le regard rieur de son père le Seigneur des monts de Fer et d’un invité. Le caractère bien trempé de la princesse avait fait des siennes et la violence dont elle avait fait preuves à son égard n’était pas des plus légendaires. Elle ne se laissait jamais marcher dessus, par un homme, par un nain, par ses ennemis ou ses amis. Si elle était ce qu’elle était, c’est grâce à ses sacrifices et ses peurs, elle n’avait pas tort quand elle le souhaitait. En position de force Irien se sentait tellement au-dessus des autres. Quiconque ne connaissait ses faiblesses ne pouvait la faire changer d’avis. Mais au contraire, une personne, comme son frère Thorin, pouvait la rendre vulnérable et lui faire prendre conscience de certaines choses quand on la mettait face à un mur. C’était ce qu’elle redoutait le plus au monde, paraitre faible et ne plus être cette naine qu’on iodait comme une naine forte sur le terrain comme dans la négociation. Irien n’était pas une faible, elle n’avait jamais voulu l’être. Mais l’inconnu et les mauvais souvenirs la faisaient se recroqueviller sur elle-même. Elle oubliait ainsi ce piédestal sur lequel elle était sans cesse. Là, à ne pas faire le moindre faux pas, tout ça pour quoi ? Pour ne pas tomber, pour ne pas passer pour une menteuse, une ratée. La naine avait beau accorder beaucoup d’importance à sa réputation, elle était comme tout le monde, une femme avec des qualités, des défauts, des forces et des faiblesses. Mais comment se douter sans jamais l’avoir vu, que sa plus grande faiblesse se tenait là devant elle et qu’elle passait certainement pour une naine bien curieuse et naïve.

Pourtant, elle osa une niaise question qui avait tout à fait lieu d’être, la curiosité étant peut-être plus naturelle chez les Hobbits que chez les nains. Mais Irien savait que son Oncle ne serait la laisser seule avec quelqu’un, surtout s’il n’avait aucune estime pour ce nan. Néanmoins, il était parti, la laissant là, derrière ses voiles, laissant quelques rayons de lunes ou de flambeaux les percer, dévoilant un regard tout aussi perçant que curieux. D’un gris presque violet, peut-être du bleu. La nuit ne saurait délivrer la bonne couleur. Pourtant, le doute qui ne pouvait persister était la couleur argenté, blanche de ses cheveux, qui lui tombaient désormais sur les épaules au fur et à mesure qu’elle écartait les tentures pour faire face à celui qui lui répondait que Dain avait juste accepté de partir. C’est un sourire qu’elle adressa au nain en face d’elle, quelque chose de sincère et de vrai... Ce qu’elle réservait en général à ses proches. Bien que le mot cousin ne l’ait pas fait réagir, Irien pensa peut-être fort mal que Dain devait avoir d’autre cousin que son ancien fiancé. C’est pourtant une marche de pierre, un simple écart qui séparait la naine aux cheveux lunaires de ce nain à la chevelure corbeau bien mystérieux. Il ne semblait pas en joie, bien que poli et fort aimable envers elle, il se permit de la comparer à une princesse elfe qui se cachait dans sa tour. Elle eut un petit rictus, laissant ses sourcils s’arquer de désagréments avant de sourire en coin en ajoutant : « Les elfes sont peut-être bien pleutres, mais je ne saurais dire s’ils ne sont pas du genre à festoyer eux aussi. Disons que je n’aurais nulle envie d’être inconvenante envers quelques personnes se trouvant dans l’assemblé ce soir. »  Elle baissa les yeux sachant très bien que c’était Thorin, le Roi sous la montagne à qui elle ne voulait pas faire défaut, elle ne voulait certes pas l’affronter d’elle-même. Mais dans le fond, sa réaction à lui l’importait également, que penserait-il si une naine à qui il a été fiancé allait et venait à des fêtes ? Elle ne voulait pas être là, la moue déformant son visage d’ange par la peine d’un passé perdu depuis des années… Alors, elle fuyait. « Mais dans tous les cas… » Dit-elle bas, mais malicieuse « Je ne serais me cacher plus longtemps… Si Thorin revenait je lui ferais peut-être l’honneur de descendre partager quelques choppes pour lui faire plaisir. » Une concession comme elle en avait l’habitude avec celui qu’elle considérait comme son frère. Alors pourtant qu’elle enjambait la marche pour s’y asseoir, réduisant encore la distance. Il était à son goût, pourquoi le nier. Toucher un être d’une façon comme d’une autre pourrait chasser les quelques démons qui lui faisaient défaut.

Quand il courba quelque peu sa personne, les présentations n’étaient finalement plus qu’une formalité. Cependant, malgré son ton apaisant, elle ne put s’empêcher de se redresser sur sa marche droite comme un I à l’écoute de son nom, de son identité. Détourner le regard était désormais ce qu’il ne fallait pas faire. Elle s’était montrée agréable, elle ne devait changer, elle devait garder la tête hors de l’eau. Dès lors, la naine reprit constance, cessant de jouer avec ses doigts et se redressa pour s’incliner à son tour. Ses longs cheveux tombant sur son visage malgré les tresses naines, cachant ses joues rosies sur sa peau blanche. « Irien Mîr, Altesse » elle se redressa en mettant ses mains devant-elle, sur son cœur comme pour se protéger. « Mais, je ne serais douter que vous ne sachiez pas mon identité avant même de vous être présenter. » Ses lèvres tremblaient et son allure était loin de celle qu’on pouvait lui prêter en temps habituel, elle était comme une petite naine lors de son premier rendez-vous. Que Mahâl la protège. Elle ajouta maladroitement en tournant les yeux vers ses voiles pensant qu’elle n’aurait jamais dû les quitter « Je reste néanmoins navrée de prendre de votre temps alors que vous venez visiter mon Oncle. Ma… Conversation n’étant pas celle d’une naine aguerrie, convenons-en. Néanmoins… » Elle reposa le regard sur celui qu’elle aurait dût épouser. Fort puissant, plein de doute, sans la moindre trace de haine, mais nostalgique en ajoutant plus bas, plus doucement. Pour lui et elle. « Je suis ravie de vous rencontrer enfin. »

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MessageSujet: Re: My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.   Ven 25 Sep - 21:36


     Irien & Thorin

       
 
     My whole life was yours, until today
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La fête semblait presque s'être éloignée en même temps que son cousin et que son filleul - laissant les deux anciens fiancés se faire face au coeur du tumulte. Thorin se réjouissait de n'avoir que quelques chopines dans les veines et de pouvoir river son regard à l'améthyste d'Irien sans sentir la chaleur envahir ses pommettes, pouvoir garder sa prestance habituelle et l'observer sans se trahir, sans montrer une timidité qui siérait mal à Thorin Oakenshield, qui avait mené 13 nains au combat sans hésiter un instant à les devancer. S'il avait été honnête avec lui-même il aurait un instant regretté de les avoir congédié - leur compagnie rassurante et familière, familiale lui faisait chaud au coeur. Lui avait et lui ferait toujours chaud au coeur - les siens étaient son arkenstone véritable, son ancrage dans la tempête du monde et de son chaos. Mais seul à seul avec elle, il n'avait pas les rires - amicaux, mais indéniables - de sa famille pour accompagner ses faux pas. Pas la crainte d'être ridicule et semblable à un jeune nain épris.

« Je ne serais me cacher plus longtemps… Si Thorin revenait je lui ferais peut-être l’honneur de descendre partager quelques choppes pour lui faire plaisir. » C'était étrange de partager un nom avec un autre nain vivant, et un instant Thorin II manqua de froncer les sourcils, manqua de rappeler son identité que la naine ignorait encore - Thorin avait été nommé d'après lui, et c'était un lien de plus qui s'était noué entre les deux nains, rapprochant le filleul et le parrain sans un mot. Pourtant, il était difficile d'attribuer l'une de leurs paroles, l'un de leur geste à l'un à la place de l'autre. Preuve en état : Thorin II faisait fuir la princesse de Khazad-Dum tandis que Thorin III l'apprivoisait et la faisait sourire. Doucereuse ironie que Thorin n'eut pas le coeur de relever - pas alors qu'il ne pouvait s'empêcher d'observer son ancienne fiancée.

Guettant, quêtant sa réaction face à son nom. Etat-il vil de fouiller ainsi ses traits du regard ? Est-il abjecte, indigne de lui d'espérer voir la surprise, la gêne apparaît sur les traits de la princesse ? La voir descendre, tomber de son piédestal ? Sans doute, mais Thorin ne pouvait s'empêcher d'être curieux, d'avoir envie de la provoquer et de savoir de quel métal elle était au juste forgée - tant de choses étaient paradoxales en elle, de ce qu'il savait d'elle, cela faisait un siècle que son nom faisait partie de son existence sans que jamais ils n'aient eu l'occasion d'être face à face, de faire face.

Comme ils l'étaient à présent, enfin. Elle s'inclina légèrement à son tour, se présentant à son tour bien que ce ne soit pour lui qu'une formalité - et ils le savaient tous deux alors que Thorin sourit, brièvement amusé. Ils se tenaient l'un en face de l'autre, parfaits miroirs inversés - sa chevelure était aussi claire que la sienne était sombre,

Peut-être était-ce le cas. N'était-elle pas qu'un joyau, une pierre précieuse et lumineuse, digne de posséder sa couronne invisible, alors qu'elle se tenait droite face à lui, malgré tout. Alors qu'il ne faisait que chanceler sur le chemin caillouteux de son devoir, que ses démons l'entraînaient dans les ténèbres souterraines de sa montagne, qu'il était happé sans cesse par l'obscurité de son âme ? Thorin battit des paupières, chassant ses doutes pour relever son regard pâle vers la naine qui s'était rapprochée : « Mais, je ne serais douter que vous ne sachiez pas mon identité avant même de vous être présenter. » Thorin eut le bon ton de paraître presque embarrassé et inclina légèrement la tête, une tresse échappant de derrière son oreille pour tomber sur son visage - oui, il s'était avancé vers elle avec plus de cartes en main qu'elle en avait. Oui, ce n'étaiht pas un stratagème très honnête, mais il ne lui avait pas menti, n'avait pas prétendu, alors même qu'il savait bien qu'il avait plus de chance de lui parler en étant qu'un nain parmi d'autres.

Son regard s'attarda sur sa bouche rosée - ses lèvres tremblaient malgré son allure assurée, presque royale. « Je reste néanmoins navrée de prendre de votre temps alors que vous venez visiter mon Oncle. Ma… Conversation n’étant pas celle d’une naine aguerrie, convenons-en. Néanmoins… Je suis ravie de vous rencontrer enfin. » Thorin soutint un temps son regard, acier contre acier, la même force irradiant des mêmes années passées, des questions et des épreuves. On ne sait pas de quelle force est un métal avant qu'il ne soit passé par l'épreuve de la forge et de l'enclume, n'est-ce pas ?

"Une rencontre qui n'a que trop tardé, en effet." reconnu Thorin d'une voix basse, écho de la sienne. "- Bien que je vous prie de croire que ce retard, ni aucune offense qui ait pu être faite ne furent de mon fait."

Il n'avait pas à être nerveux - malgré son manque d'habitude de telles situations. Non, il n'avait pas l'habitude de revoir des anciennes fiancées, des naines avec qui il avait été lié par un contrat sur laquelle il n'avait pas eu de mot à dire, sur lequel son père n'avait été que peu consulté, et que la santé mentale de son grand-père n'avait jamais vu. Il n'avait pas l'habitude de rencontrer quelqu'un à qui il avait pu faire tant de mal sans même lui avoir jamais parlé. Et pourtant, ils n'étaient pas il y a un siècle, ils n'étaient plus fiancés et nul alliance, nul mariage, nul bonheur n'était en jeu présentement. Il ne s'agissait "que" de réparer des erreurs faites il y a longtemps. Mettre un nom sur un visage, sur une nostalgie sans objet. Agir comme il le fallait, ne plus emprunter les pas de Thror. Ne pas être son grand-père.

La diplomatie, encore moins le charme n'étaient pas son fort, c'étaient des choses dont il se passait bien - mais qu'il apprenait, la nécessité faisant foi. Politesse et amabilité tentant tant bien que mal de draper le nain aussi rustre et tempétueux que l'univers où il était né. Elle s'était montrée charmante, polie pour l'heure - bien aimable envers ce nain inconnu qui venait rompre sa solitude et qui éloignait d'elle sa paix et sérénité.

"- Thorin et Dain m'avaient en effet prévenu de votre identité - je vous serais gré de croire que je n'aborde pas, et encore moins aussi cavalièrement que je l'ai fait, toutes les naines solitaires."

Thorin Oakenshield aborder une femme ? Malgré les aventures qu'il avait pu avoir au cours des siècles - ses futurs héritiers en étant la preuve - on jasait sans doute plus sur son absence de promise que sur ses débauches - les cancans qui les avait poursuivis durant des jours, avec Indis, après qu'ils aient quittés ensembles et éméchés une fête en étaient la seconde preuve . Et oui, il était légèrement indigné qu'on puisse penser ça de lui. Thorin tendit légèrement le bras vers le reste de la salle :

"-Peut-être accepteriez-vous de partager une chope, avec ce Thorin-ci comme vous l'auriez fait avec mon filleul ?"

Proposa-t-il d'une voix égale ; Ils étaient encore séparés par quelque distance, elle sur la marche de pierre, presque plus grande que lui - son regard au niveau du sien. Une marche de pierre, comme un pont comme un mur entre eux - jamais elle n'avait été aussi si proche de lui. Au sens propre, ils n'avaient jamais été dans la même pièce, et si un jour ils avaient partagé les fondations d'une même montagne, cela avait toujours été sans se voir, sans le savoir. Si lointaine, si proche qu'il poursuivit pour eux d'eux, à peine audible et sur le ton de la confidence :

"- Si vous ne me haïssez pas, ce que je comprendrais."

Aurait-il un jour la possibilité d'être Oakenshield sans avoir à s'excuser de ses ancêtres et prendre la responsabilité dont nul ne voulait ?



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MessageSujet: Re: My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.   Mer 28 Oct - 12:44



My life was devoted to you and it's still the case today

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Comment y croire quand c’était une chose improbable qui se profilait au loin, jamais Irien n’aurait pu y croire, jamais, elle n’aurait pu y penser et très franchement, elle ne croyait plus qu’à un rêve, simple rêve. Mais les bruits, l’environnement autour de sa royale personne ne la ramenait malgré tout à la réalité de sa condition, de sa montagne, de sa première rencontre. Avec celui qu’elle avait aimé estimer, celui qu’elle avait détesté, celui qu’elle avait pardonné pour de nouveau tomber sous un charme bien réel cette fois. Autant dire que ce n’était pas qu’une comédie de faux semblants et de titres. Elle ne le connaissait pas, elle ne l’avait jamais vu et quand elle l’avait aperçu avec son Oncle et son cousin, Irien n’avait pas tarie ses pensées sur ce nain qu’elle ne connaissait pas laissant, la bienséance faire le reste pour qu’elle tienne sa langue. C’était une femme de ce peuple, elle était certainement plus cotée que l’or lui-même et elle le savait. Elle savait tout ceci, Dain lui avait déjà fait comprendre que par son rang de femme, son sang d’héritière du Khazad-Dum, elle était une naine précieuse, trop précieuse pour qu’on se mette en tête de faire des folies en ce qui concerne ses fréquentations ou ses aspirations. Elle le savait de toute façon, son tuteur n’était que contre son idée de reprendre son royaume. Pourtant, elle avait devant les yeux La Personne qui avait réussi malgré tout et contre tout. Thorin, le Roi d’Erebor avait réussi à reprendre son bien, là où d'autres avaient échoué avec la Moria. Il était fort, il avait l’étoffe de ce Roi qu’il deviendrait. Et elle, elle n’était que le petit oiseau en cage qu’on protégeait, car elle était née femme. Douce ironie qui prenait les intrigues politiques des montagnes naines, mais elle ne pouvait pas y aller directement de front sans offenser ou bien se faire de puissants ennemis. Pourtant, malgré ces pensées, c’est leurs tons bas qui s’entremêlaient dans la claire obscurité des Monts de fers. Face à lui, bien que séparée d’une marche de pierre bien haute, la Princesse sans royaume avait bien du mal à tenir ce regard d’acier. Malgré tout, c’était une fierté de pouvoir le faire d’une manière neutre, sans que la politique ne se mêle aux relations humaines qu’il pouvait y avoir, qu’il pourrait se créer malgré l’amertume et le souvenir de vies passées depuis bien longtemps. Pourtant, il s’excusa de cette tardive rencontre, en fut réjoui, mais préféra ajouter que sa peine et que la rencontre en elle-même retardée n’était en aucun cas de son fait ! Les joues de la princesse prirent une teinte rosée bien plus prononcée qu’avant. Elle ne savait pas vraiment quoi ajouter de plus... Malgré son culot et sa répartie légendaire, Irien Mîr demeurait muette d’une gêne peu commune à sa personne.

Qu’aurait-elle bien pu lui dire. Oui, ce n’était pas sa faute et qu’elle comprenait que ça quête lui avait pris tant de temps, trop d’énergie pour venir affronter le regard d’une fiancée d’un passé plus que lointain. Lui présenter des excuses pour un contrat qu’il n’avait pu honorer, mais qu’il n’avait pas lui-même créé. Elle trouvait finalement ça absurde de s’excuser d’une chose que l’on n’avait pas commanditée. Juste que… Pour eux, les erreurs de leurs parents se répercutaient sur leurs épaules et qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de les porter comme un lourd fardeau, même si l’on voulait changer la face d’un monde, d’un règne. Pourtant, il ajouta que son Oncle et son frère de procuration étaient dans le coup et elle tourna la tête vers les marches qu’ils avaient empruntées tout à l’heure. Ces félons était certainement en train d’écouter aux portes pour savoir comment cela c’était passé et Alajéa dans leurs dos. Mais elle eut un petit sourire en coin, soutenant de nouveau le regard de son roi par les lois. Oui, elle savait bien qu’il n’abordait que peu de monde, les rumeurs parlaient pour lui… Du moins, Irien préférait s’en remettre à la voix de Tharis en ce qui concernait ce nain qu’elle avait énormément côtoyé durant son immersion dans un monde nouveau. « Vous n’avez en aucun cas besoin de justifier vos attitudes envers mes consœurs. Les autres parlent souvent pour vous. Mais je suis bien aise de l’entendre de voter bouche. Cela est bien plus rassurant que les divers ragots et autres choses qui peuvent circuler dans nos sociétés. » Elle mit ses mains devant elle, les serrant avec vigueur. « Bien que je vous demandais en retour, de ne pas vous imaginer que je suis de ceux qui prennent plaisir à écouter ce genre de sottises, je les suis de divers servants et dames de la Montagne. » Pourtant, autant dire que dès lors que le nom de son ancien fiancé était prononcé, soit elle fuyait, soit elle était captivée par ce qui se disait. Autant dire, que durant son périple vers Erebor, Irien n’avait pas loupé une miette de ce qui pouvait se dire. Elle était curieuse, inquiète. Et elle avait pris les armes malgré tout pour aider les gens de son peuple à battre des orques pour leurs saluts.

Pourtant, c’est d’un bras tendu que le Roi raviva l’attention de la naine aux cheveux de lune sur lui. Mais elle crut un instant se retourner pour éviter tout ceci, éviter la honte et les cancans. Il lui proposait de venir prendre une chope avec lui, comme elle l’aurait fait avec son frère d’adoption. Irien ne put se retenir de baiser les yeux, elle ne savait plus vraiment si elle devait écouter sa raison ou la raison d’État. Elle était un peu prise aux dépourvues. Comme toujours quand venait ce sujet épineux… Toujours faible face à des mots le concernant, ou à des images malsaines ou dangereuses, malgré tout elle avait peur pour lui, malgré tout… Pourtant, cette marche de pierre était un peu comme son armure sa protection. Mais quand il lui confia presque qu’il ne serait que peut étonner si la naine le détestait, la haïssait de tout son être. Elle était à la fois outrée, mais aussi soulagée qu’il comprenne qu’elle n’était en soi pas à l’aise face à lui, que toutes ces histoires ne l’aidaient pas à faire la part des choses en sa présence. Pourtant, c’est un geste gracieux pour une naine qu’elle releva le bas des pans de sa robe pour passer cette marche comme un barreau de prison. Pour ne pas tomber cependant, elle prit appui sur le mur à ses côtés et s’assura d’être correctement en équilibre pour lâcher le tissu de sa tenue. Alors que certains nains encore en état de comprendre ce qui se passait se retournaient du fond de la salle pour regarder les anciens fiancés se tenir côte à côte. Irien passa une main de ses cheveux en lui avouant à son tour sur le même ton. « Je crains, Monseigneur, que la haine ne fasse pas partie de ce que je ressens envers votre personne. De l’admiration sans aucun doute, mais aucune haine. » Et quoi d’autre ? Cela se voyait certainement dans ses yeux. Mais elle n’avait pas besoin de mettre de mots là-dessus pour commencer à descendre une marche se retrouvant cette fois en dessous de lui. « N’attendons pas plus longtemps, le temps ne se rattrape jamais, Majesté. »

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MessageSujet: Re: My whole life was yours until today || ft. Thorin Osk.   Ven 26 Aoû - 0:05


「 My whole life was yours until today  」

Irien & Thorin
« - Bien loin de moi cette pensée. »

Ce n'était pas une flatterie, ni même une parole de courtoisie alors que la voix douce de Thorin se faisait inopinément plus basse et frêle, presque timide, que sa gravité solennelle et majestueuse qui lui était coutumière. Il hocha lentement la tête pour signaler son accord aux propos d'Irien : il la croyait quand elle ne disait ne pas prêter son oreille aux ragots. Ce n'était pas ses affaires, si c'était le cas – il les sentait, frémir sans cesse autour de sa personne lorsqu'il se frayait un chemin parmi la populace d'Erebor. Nori lui rapportait les juteux, Balin, les important – tous le roi sous la montagne les accueillait d'un soupire agacé. Il supposait qu'il méritait ça, de voir ses actions jugées et oui, son peuple restait son plus ferme ancrage dans la réalité - il aurait du écouter sa compagnie plus tôt.
Mais il y avait une différence entre prêter attention aux conseils de prudence, à se rappeler quel genre de nain il était au fond de son coeur, et entendre des murmures sur qui il avait troussé au coin d'un tunnel. Comme si sa vie n'avait pas été plus dévouée à sa famille, à son peuple, à travailler de ses mains jusqu'à être fier de son labeur et des cicatrices sur sa chair plutôt qu'à forniquer des héritiers et des bâtards dont la montagne n'avait nul besoin. Comme si Thorin Oakenshield s'était un jour laissé à clamer quelque chose pour son seul plaisir ou sa seule joie perfide et égoïste. Thorin croyait fermement dans l'idée que ce sont les actes qui font un nain, un roi, un homme – et bien souvent ses actes avaient parlés contre lui alors que ses intentions n'étaient pas si noires. Ils étaient des souverains, ou presque, dans les deux cas, de la trempe de ceux qui n'ont pas besoin d'or ou de diamants sur leur front pour se faire respecter en tant que tels. Des nains approchant un âge vénérable, droits, dignes. Et qui se justifiaient, embarrassés. D'une certaine façon, c'était important qu'Irien le croie - car si de telles paroles courraient dans les royaumes souterrains, il aurait besoin de s'expliquer et surtout, de rejeter les propos. Non pas pour la façon dont elle pourrait le considérer, mais pas principe. Honneur.

Lorsqu'il avait fait sa proposition, franche et honnête – peut-être trop prompte et téméraire - il avait laisser le naturel revenir au galop. Timidement. Il avait appris la diplomatie, les propos mondains, faire la conversation et asseoir des alliances. - mal sans doute, car un grand père gangréné par la folie et la cupidité ne présente qu'un exemple qui tord l'estomac de honte et de peur - pas un exemple à suivre. Mais sa vie l'avait éloigné des cours. Cela ne lui avait pas manqué - ni l'or, ni le respect, ni le luxe. Devoir la pratiquer était une autre paire de manche et il se sentait presque comme un jeune de prince de cinquante ans - a l'exception que ses neveux auraient séduit Irien, gagné ses sourires, fait la conversation, se seraient montrés aussi charmants que diplomate, parce qu'ils étaient jeunes et une montagne à leurs pieds. Thorin était vieux, méfiant, las, accablés de devoirs. Un instant, Thorin eut l'impression que le sol s'ouvrait sous ses pieds, qu'elle allait refuser, battre en retraite, et que le tissu de sa robe allait claquer autour de sa cheville alors que le port altier et sa chevelure pour toute couronne, Irien Mîr allait lui tourner le dos pour retourner dans son antre. Telle un dragon sali dans son honneur, claquant des ailes de soieries pour se moquer.

Il n'avait nulle raison d'être timide ou embarrassé. Il n'y avait pas vraiment d'enjeu – il la rencontrait pour la première fois, après tout, nulle vie commune, nul mariage ne les attendait, faisant trembler leurs mots. Elle pourrait le haïr, cela ne changerait rien, ni du politique ni du personnel - mais par principe, Thorin espérait enfin aplanir les choses avec son ancienne promise. Il n'y aurait pas de grand amour entre eux, ni de mariage - mais respect, amitié, partenariat ? Il s'adoucissait avec le temps, perdait l'amour ancestral pour les rancunes et haines sans fondement. Souhait de laisser un royaume plus paisible qu'il ne l'avait pris. « Je crains, Monseigneur, que la haine ne fasse pas partie de ce que je ressens envers votre personne. De l’admiration sans aucun doute, mais aucune haine. »

« - Un roi n'est rien de plus que la somme de ceux et celles qui sont prêts à le suivre.»


Convint-il simplement, respectueusement - et avant, tout sincèrement. Le regard topaze de Thorin se fit troublé, et il détourna le regard, refusant de lire dans son regard. Refusant d'assumer un compliment, une quelconque admiration, ou pire. « N’attendons pas plus longtemps, le temps ne se rattrape jamais, Majesté. »

« - J'aimerais tant pouvoir vous contredire, »
convient doucement Thorin, soutenant son bras, la guidant au travers de la salle alors que les nains s'écartaient sur leur passage.

Par Mahal, il donnerait tout l'or d'Erebor, Arkenstone comprise pour pouvoir remonter le temps. Mais il n'aurait pas assez d'une vie d'elfe pour défaire tout ses torts et remords.

« -Princesse.»


Il lui présenta un godet de bière, tenant un semblable dans sa main libre, gardant l'héritière à son bras - d'une touche à peine tangible. Hésitant, cherchant ses mots. Respectueux et gardant ses distances, une fierté farouche aussi. Lorsque les regards se firent moins discrets - le roi avait-il sourit poliment ou la princesse au coeur de granit était-elle descendu de sa tour sombre ? Thorin leva son verre, encore plein, pour porter un toast.

« - Aux maisons d'Erebor et des Monts de Fer. Au peuple de Mahal.»
Il eut un signe de tête envers son cousin, son verre s'arrêtant dans la direction de Dain, Thorin, avant qu'il ne l'entrechoque doucement avec celui d'Irien. « - Je porte ma gratitude à ma famille, et à mes hôtes. Puissent nos légendes perdurer aussi longtemps que nos montagnes. »

Les autres nains se rassemblèrent progressivement autour d'eux, alors que les toasts se multipliaient. Les clameurs, les tapes sur son épaule, l'impression d'être à la maison, les chants traditionnels... Thorin ne touchait qu'à peine sa boisson, mais il se détendait, lentement, comme des muscles sous la chaleur d'un bain. Plus tard dans la soirée, il vint prendre l'épaule de Dain, serrant son cousin contre lui.

« - Nous verrons les dernières affaires demain ? Je partirais dans l'après-midi, pour rentrer avec la nuit. »

« - Irien sera présente. C'est une habile diplomate. Meilleure que toi, »

« Je ne doute pas de cela. »
Répliqua Thorin, un sourire en coin devant la fierté malicieuse du seigneur des Monts. Erebor lui manquait déjà - il était attaché à sa montagne par une dévotion bien plus profonde que l'appât du gain. Mais ces quelques jours lui avaient du bien - chahuter son filleul, donner dans l'amour vache avec son cousin, peut-être commencer à amender sa relation avec Irien.


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